Météo du Grand Ouest

2017 : 2e été le plus chaud depuis 1900


L'été* 2017 a débuté par un mois de juin très chaud marqué par une vague de chaleur précoce du 18 au 22. La chaleur a persisté sur l'ensemble du pays durant les trois premières semaines de juillet avec deux pics de chaleur du 5 au 8 et du 17 au 19, suivie d'un rafraîchissement généralisé. Un épisode de canicule a ensuite concerné les régions méditerranéennes ainsi que la région Auvergne - Rhône - Alpes du 1er au 6 août et la Corse du 30 juillet au 7 août. Durant cet épisode, les températures, supérieures à 20 °C la nuit, ont souvent dépassé 35 °C et localement 40 °C. Des records datant de 2003 ont été battus. Sur la façade atlantique en revanche, la fraîcheur s'est maintenue une grande partie du mois d'août. Fin août, la France a connu une vague de chaleur tardive du 26 au 29, puis des températures automnales le 31.

En moyenne sur la saison, la température a été supérieure à la normale** de 1.5 °C, plaçant 2017 au 2e rang des étés les plus chauds, à égalité avec 2015, loin derrière 2003 (+ 3.2 °C).

La pluviométrie a été en moyenne sur le pays et sur la saison déficitaire* de près de 10 %. Cet été a marqué par une quasi-absence de pluie sur les régions méditerranéennes et un déficit record sur la Corse. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à une 
sécheresse des sols superficiels exceptionnelle en Provence – Alpes – Côte d'Azur et en Corse.

L'ensoleillement a été très généreux en juin sur l'ensemble du pays puis plus contrasté en juillet et en août. Sur l'ensemble de l'été, la Corse a bénéficié d'un ensoleillement proche des records de 2003. Sur le reste du pays, l'ensoleillement a été conforme aux valeurs de saison**, avec toutefois un léger déficit sur la moitié ouest.


* Eté météorologique : juin – juillet - août
** Moyenne de référence 1981-2010

Températures et précipitations en France en été de 1959 à 2017

Températures et précipitations en France en été de 1959 à 2017 - © Météo-France

 

Pourquoi les saisons météorologiques diffèrent-elles des saisons astronomiques ?​

 

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Si les saisons astronomiques ou calendaires débutent avec les équinoxes (printemps et automne) et les solstices (été et hiver), en météorologie, elles débutent plus tôt et correspondent à des périodes de trois mois pleins (voir les dates ci-dessous). Pourquoi un tel décalage ?

Prenons comme exemple l'été. En météorologie, l'été correspond à la période de l'année la plus chaude. La durée d'ensoleillement maximale se situe autour du solstice d'été (20 ou 21 juin). Mais en raison de l'inertie de l'atmosphère, ce n'est qu'environ trois semaines plus tard que la température moyenne est généralement à son maximum, c'est-à-dire à la mi-juillet. On considère que ce moment correspond au milieu de l'été. Ainsi, en météorologie, l'été commence début juin et s'achève fin août.
Avec le même raisonnement, l'ensoleillement est minimal au solstice d'hiver (21 ou 22 décembre). Mais avec l'inertie de l'atmosphère, le pic de l'hiver se situe plutôt mi-janvier. Ainsi l'hiver météorologique commence début décembre et s'achève fin février.

Dans l'hémisphère Nord, la plupart des pays ont adopté cette règle et les saisons météorologiques sont ainsi les suivantes :
•    Printemps : du 1er mars au 31 mai (mars, avril et mai)
•    Eté : du 1er juin au 31 août (juin, juillet et août)
•    Automne : du 1er septembre au 30 novembre (septembre, octobre et novembre)
•    Hiver : du 1er décembre au 28 ou 29 février (décembre, janvier et février)

Les saisons sont inversées dans l'hémisphère Sud.​

(source Méteo France)
 

 
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