astrophotographie

  • Le 18.02.2018 :Aujourd'hui : dégradation à l'ouest

    La France se situe entre deux perturbations. La première s'évacue par l'Italie et la Corse, la seconde arrive par l'Atlantique. Entre les 2, c'est un temps variable qui domine, avec le retour du soleil sur les régions méridionales

     

    FRANCE

    De la Bretagne à l'Aquitaine, le ciel est voilé à très nuageux avec quelques pluies éparses. Sur le piémont pyrénéen la grisaille est tenace. Du Massif central au nord-est, après la dissipation des nuages bas et des brouillards parfois givrants dans les vallées, les éclaircies reviendront. Près de la Méditerranée, mistral et tramontane apportent du soleil, excepté de la Corse aux Alpes-Maritimes où quelques averses se déclenchent cet après-midi.

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, le temps est gris et humide toute la journée avec quelques faibles pluies éparses, plus continues en Bretagne.

    Retrouvez ici le temps prévu pour la BretagnePays de la Loire.

    Dans le nord-est, il fait beau sur les Hauts-de-France. Sur le Grand-Est, la grisaille est persistante et limite la hausse des températures.

    En Île-de-France, le ciel devient de plus en plus nuageux au fil des heures.

    Sur le Centre-Est, les nuages restent abondantes dans les plaines et les vallées d'Auvergne Rhône-Alpes et en Bourgogne Franche-Comté.  En montagne, au dessus de la mer de nuages, le soleil s'impose.

    Dans le sud-ouest, le ciel est couvert avec quelques pluies éparses de la Nouvelle Aquitaine à l'Occitanie.

    Retrouvez ici le temps pour l'Aquitaine.

    Enfin dans le sud-est, le soleil brille généreusement des Bouches-du-Rhône au Var alors que les nuages dominent ailleurs avec quelques averses en Corse.

     

    TEMPERATURES

    Ce matin, les gelées sont fréquentes du nord de la Seine aux frontières de l'Est jusqu'au Limousin, avec des températures entre -4 et 0°C. Près de l'Atlantique et sur les bords de la Méditerranée, il fait plus doux avec 7 à 10°C. Cet après-midi, les températures s'échelonnent de 5°C en Alsace à 12°C en Vendée pour le nord et de 8°C sur le Lyonnais à 13°C en Corse pour le sud du pays en passant par 11°C à Bordeaux et à Toulouse.

  • 13.02.2018 : Quel âge ont nos atomes ?

    Quel âge ont nos atomes?

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    Les atomes qui composent le corps humain se sont pour partie formés avec le big bang, et pour le reste dès l'apparition des premières étoiles, où se déroulent des réactions nucléaires formant les atomes plus lourds.

     

    Avant d'être constitués d'organes, de muscles, d'os, de sang et de tissus, nous sommes faits de cellules, elles-mêmes composées de molécules qui elles-mêmes sont constituées d'atomes. Au fond du fond, nous ne sommes que l'assemblage de milliards et de milliards d'atomes. Lesquels sont la brique de toute la matière, y compris organique.

     

    Des particules comme l'hydrogène, l'oxygène, le carbone ou l'azote forment en effet le socle du vivant. Mais d'autres atomes sont aussi essentiels à la vie : les sels minéraux (sodium, calcium...) et les métaux (fer, cuivre...). D'où viennent ces atomes ? Des origines du monde lui-même, il y a 13,8 milliards d'années !

     

    A l'époque, l'Univers est rempli d'une soupe de particules où se côtoient protons, neutrons et électrons. Dès les premières minutes après le big bang, alors que la température baisse de 10 à 1 milliard de degrés, des noyaux se constituent à partir des protons et des neutrons. 300 000 ans plus tard, la température a assez baissé pour que les électrons se lient à ces noyaux et forment les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium, les plus légers et les plus répandus de l'Univers.

     

    L'explosion des supernovae répand les atomes organiques dans l'Univers

    Les autres, nécessaires à la vie, n'émergeront que 200 millions d'années après le big bang, lorsque apparaissent les galaxies : carbone, oxygène, fer et consorts naissent au cœur des étoiles, de la fusion de l'hydrogène en noyaux de plus en plus lourds, par des réactions nucléaires.

     

    Cette précieuse matière, dispersée dans l'espace par l'explosion de générations d'étoiles (sous la forme de supernovae), est à l'origine du Système solaire et, au bout du compte, de la vie sur Terre. Car ce sont ces atomes qui se sont assemblés dans les océans primitifs pour créer des molécules organiques, puis une première cellule, il y a 3,5 milliards d'années. L'évolution a fait le reste.

     

    D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous » - Feuilleter / Acheter

     

    A lire aussi :

     

    • Mort d'une étoile : les derniers instants d'une supernova

     

    PaQuel âge ont nos atomes?

    Les atomes qui composent le corps humain se sont pour partie formés avec le big bang, et pour le reste dès l'apparition des premières étoiles, où se déroulent des réactions nucléaires formant les atomes plus lourds.

     

    Avant d'être constitués d'organes, de muscles, d'os, de sang et de tissus, nous sommes faits de cellules, elles-mêmes composées de molécules qui elles-mêmes sont constituées d'atomes. Au fond du fond, nous ne sommes que l'assemblage de milliards et de milliards d'atomes. Lesquels sont la brique de toute la matière, y compris organique.

     

    Des particules comme l'hydrogène, l'oxygène, le carbone ou l'azote forment en effet le socle du vivant. Mais d'autres atomes sont aussi essentiels à la vie : les sels minéraux (sodium, calcium...) et les métaux (fer, cuivre...). D'où viennent ces atomes ? Des origines du monde lui-même, il y a 13,8 milliards d'années !

     

    A l'époque, l'Univers est rempli d'une soupe de particules où se côtoient protons, neutrons et électrons. Dès les premières minutes après le big bang, alors que la température baisse de 10 à 1 milliard de degrés, des noyaux se constituent à partir des protons et des neutrons. 300 000 ans plus tard, la température a assez baissé pour que les électrons se lient à ces noyaux et forment les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium, les plus légers et les plus répandus de l'Univers.

     

    L'explosion des supernovae répand les atomes organiques dans l'Univers

    Les autres, nécessaires à la vie, n'émergeront que 200 millions d'années après le big bang, lorsque apparaissent les galaxies : carbone, oxygène, fer et consorts naissent au cœur des étoiles, de la fusion de l'hydrogène en noyaux de plus en plus lourds, par des réactions nucléaires.

     

    Cette précieuse matière, dispersée dans l'espace par l'explosion de générations d'étoiles (sous la forme de supernovae), est à l'origine du Système solaire et, au bout du compte, de la vie sur Terre. Car ce sont ces atomes qui se sont assemblés dans les océans primitifs pour créer des molécules organiques, puis une première cellule, il y a 3,5 milliards d'années. L'évolution a fait le reste.

     

    D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous » - Feuilleter / Acheter

     

    A lire aussi :

     

    • Mort d'une étoile : les derniers instants d'une supernova

     

    Par Nathalie Picardr Nathalie Picard

  • Le 12.02.2018 : News Horizons bat des records

    New Horizons bat le record de la plus lointaine photographie jamais prise

    La sonde américaine New Horizons, après avoir croisé Jupiter et le système de Pluton, fonce dans la ceinture de Kuiper, loin derrière la plus lointaine planète...

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    Ce sont les plus lointaines images jamais prises par une photographe. Celle-ci se trouvait à 6.12 milliards de kilomètres de la Terre lorsqu'elle a pris ses clichés. Une photographe ? Oui et non, puisqu'il s'agit en fait de la projection du génie humain dans le cosmos : la sonde américaine New Horizons.

     

    New Horizons fonce vers l'objet transneptunien (un lointain corps glacé) 2014 MU69, qu'elle frôlera dans la nuit de la Saint-Sylvestre, au tournant de 2018 et 2019. En attendant, la sonde américaine, pilotée depuis la Terre, observe son environnement, dans le silence glacial du système solaire lointain. News Horizons a donc, en décembre dernier, tourné ses caméras vers deux astéroïdes de glace, 2012 HZ84 et 2012 HE85, et battu à cette occasion le record de distance pour une photographie. Ce surréaliste record était détenu depuis 1990 par la sonde Voyager 1, qui avait tourné son objectif vers le système solaire intérieur, avant de foncer vers la sortie du système solaire.

     

    L'intérêt de ces images ? Elles montrent ces objets situés à 6 milliards de kilomètres de la Terre, sous un éclairage « de côté » qui permettra aux scientifiques de déterminer mieux les caractéristiques des surfaces de ces deux corps. Une observation évidemment impossible à réaliser depuis notre planète.

     

    Prochain record pour New Horizons : 6,6 milliards de kilomètres !

    Un jour, New Horizons, plus rapide que sa devancière, sera le plus lointain objet jamais conçu par l'Homme, mais en attendant, Voyager 1 tient haut la main ce record, puisqu'elle se situe aujourd'hui à un peu plus de 21 milliards de kilomètres de la Terre, bien au-delà des planètes du système solaire, Neptune se trouvant à seulement 4.5 milliards de kilomètres !

     

    New Horizons et Voyager 1, ainsi que leurs sœurs et cousines Voyager 2, Pioneer 10 et 11, avancent aujourd'hui dans la ceinture de Kuiper, cet espace immense où tournent Pluton et Charon, Makémaké, Hauméa, Arawn, Chaos, Varuna, Ixion, Rhadamanthe, Huya, Typhon, Lempo, Quaoar, Deucalion, Logos, Céto, Borasisi, Sila, Orcus, et des milliers d'autres corps de glace comme les petits 2012 HZ84, 2012 HE85 ou encore 2014 MU69, et tant d'autres à découvrir... Au-delà de cette ceinture, s'étend le halo encore inconnu du nuage de Oort, un immense réservoir de comètes plongé dans la nuit et le froid.

     

    Nos ambassadrices de l'humanité sont donc encore bien loin de la sortie du système solaire, car l'influence gravitationnelle du Soleil sur son environnement de planètes, d'astéroïdes et de comètes s'étend jusqu'à près de une année-lumière, soit dix mille milliards de kilomètres...

     

    En attendant, New Horizons devrait battre son propre record fin décembre, en prenant les premières photographies de 2014 MU69 à 6.6 milliards de kilomètres de la Terre. En attendant mieux, plus loin, dans les années à venir ?

     

    Par Serge Brunier

  • Le 27.12.2017 : L’IA au service de la recherche d’exoplanètes

     

    Parmi les 3700 exoplanètes découvertes à ce jour, très peu d’entre elles ont pu être réellement observées. Leur détection s’appuie en effet sur des méthodes indirectes généralement longues et fastidieuses. Pour accélérer cette recherche, Google vient de donner un coup de main à la Nasa en lui fournissant une intelligence artificielle à même d’identifier de nouvelles exoplanètes.

    Olivier Boulanger, le 19/12/2017

    Le télescope spatial Kepler© Nasa

    Lancé en 2009, le télescope spatial Kepler s’est spécialisé dans la chasse aux exoplanètes. Il utilise pour cela une méthode indirecte, la « méthode des transits », qui consiste à mesurer la baisse de luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant son disque.

    La méthode des transits consiste à mesurer la baisse de luminosité d’une étoile quand une planète passe devant son disque.© Nasa

    Durant quatre ans, Kepler a pu surveiller 150 000 étoiles, et l’analyse des données a déjà permis de détecter plus de 2600 exoplanètes. Mais cette analyse est longue et au moins 35 000 observations doivent encore être étudiées.

    Coup de pouce numérique

    Le géant Google vient de proposer ses services à la Nasa en lui fournissant une intelligence artificielle à même de faire le tri parmi les planètes candidates. Avant de tenter une première détection, l’algorithme de Google s’est entraîné sur 15 000 cibles déjà certifiées, et à ce petit jeu, l’intelligence artificielle ne s’est trompée que dans 4 % des cas.

    Le système Kepler 90 compte 8 planètes, comme notre système solaire, mais concentrées dans un disque comparable à l'orbite terrestre. L'année sur Kepler 90i ne dure que 14 jours !© Nasa

    Le 14 décembre, la Nasa a ainsi annoncé les premières détections d’exoplanètes grâce à cette nouvelle approche. Il s’agit notamment de Kepler-90i, une exoplanète un peu plus grosse que la Terre, portant à huit le nombre de planètes gravitant autour de l’étoile Kepler-90. Un système qui n’est pas sans rappeler notre propre système solaire, mais à une échelle beaucoup plus réduite. L’IA a également permis de détecter une autre planète, Kepler-80g, d’une taille comparable à la Terre, mais bien trop près de son étoile pour être habitable.

    L’apport de l’intelligence artificielle pourrait accélérer grandement la découverte de nouvelles exoplanètes. L’algorithme actuel doit néanmoins être amélioré afin de réduire le pourcentage d’erreurs, encore trop important.

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  • Le 18.12.2017 : Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 !

    Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 ! par Yohan Demeure 17 décembre 2017, 0 h 33 min

    Crédits : NASA

    Le magazine Sciences et Avenir a listé dans une infographie complète les gros astéroïdes qui frôleront la Terre, mais rassurons-nous, aucune collision n’est au programme !

    Tous les jours, des météorites atteignent notre planète, mais une grande majorité se consume dans notre atmosphère. Une collision avec un astéroïde géant est cependant la hantise des passionnés et des scientifiques, popularisée au cinéma par des films tels que Armageddon (1998).

    À la fin de l’été 2017, l’astéroïde géant Florence découvert en 1981 est passé à 7 millions de kilomètres de la Terre, une distance plutôt courte à l’échelle de l’Univers. L’astéroïde 2012 TC4 (diamètre de 10 à 30 mètres), un habitué croisant l’orbite de notre planète régulièrement, a frôlé la Terre en octobre et pourrait revenir pour s’y écraser en 2079, comme ce fut le cas du météore de Tcheliabinsk en 2013. Il y a aussi l’astéroïde 3200 Phaéton, qui passera à 10 millions de kilomètres de notre planète avant Noël ou encore Oumuamua, un rocher de 400 mètres de long également passé non loin de la Terre, alimentant les plus hallucinantes thèses et faisant l’objet d’un projet destiné à le placer sur écoute : le projet Lyra.

    Le magazine Sciences et Avenir a récemment publié une infographie citant les astéroïdes qui frôleront notre planète au courant de l’année 2018. Parmi les 19 objets détaillés, le plus gros devrait être l’astéroïde 2003 SD220 pour la fin d’année (voir ci-après), déjà passé à proximité de la Terre le 24 décembre 2015 à environ 28 distances lunaires et qui fait partie de ces objets qui croisent l’orbite de notre planète assez régulièrement.

    L’astéroïde qui passera le plus proche de la Terre en 2018 se nomme 2014 US7, à une distance de 1,2 million de kilomètres, soit un peu plus de 3 fois la distance Terre-Lune. Cependant, sa taille évaluée entre 14 et 31 mètres de diamètre ne fait pas de lui un objet très dangereux (voir ci-dessous).

    Sources : Sciences et Avenir – Ouest France

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  • Le 16.12.2017 : L'intelligence artificielle révèle un système à huit planètes similaire au système solaire

    VIDÉO. La Nasa a annoncé la découverte d'un système stellaire comprenant le même nombre de planètes en orbite autour d'une seule étoile, comme notre système solaire.

    SOURCE AFP

    Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr

     

     

     

    Pour la première fois, un système stellaire similaire au nôtre a été découvert. Gâce à l'intelligence artificielle, une huitième exoplanète dans un système stellaire lointain a été détectée, ce qui en fait le premier à compter le même nombre de planètes que celles en orbite autour de notre soleil, a annoncé ce jeudi la Nasa. « Il existe un autre système stellaire similaire à notre système solaire avec le même nombre de planètes en orbite autour d'une seule étoile », indique l'agence spatiale dans un communiqué.

    Cette exoplanète rocheuse baptisée Kepler-90i a été détectée autour de Kepler-90, une étoile similaire à notre soleil située à 2 545 années-lumière de la Terre. « Le système stellaire Kepler-90 est une version en miniature de notre système solaireavec de petites planètes à l'intérieur et de grosses planètes à l'extérieur, mais elles sont beaucoup plus resserrées », explique Andrew Vanderburg, un astronome de l'Université du Texas à Austin.

    La dernière exoplanète détectée, Kepler-90i, est inhospitalière. Environ 30 % plus grande que la Terre, elle est tellement proche de son étoile, dont elle fait le tour en 14,4 jours, que la température moyenne à sa surface dépasse les 426 degrés Celsius comme sur Mercure. Une autre planète, Kepler-90h, se trouve sur une orbite à la même distance de l'étoile que la Terre du Soleil, précise la Nasa.

    Des progrès grâce à l'intelligence artificielle

    Cette découverte montre que l'intelligence artificielle est un outil prometteur pour trouver certains des signaux les plus faibles de planètes lointaines, soulignent les chercheurs. Dans ce cas, une machine à apprendre de Google a enseigné à un ordinateur à scanner 35 000 signaux d'exoplanètes potentielles captés par le télescope américain Kepler quand une planète passait devant son étoile, produisant une baisse de luminosité. Cette approche a déjà permis de découvrir 2 500 exoplanètes.

    .Astronomical Journal. Cette découverte fait l'objet d'une publication dans l'au plus de 150 000 étoiles que Kepler a scrutées pendant quatre ansGrâce à cette nouvelle technique d'intelligence artificielle dite de « réseau neuronal », qui imite la structure du cerveau humain en pouvant classer les informations et apprendre par l'exemple, le nombre de découvertes devrait encore augmenter, estiment ces scientifiques. Ils prévoient d'appliquer cette approche 

     

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  • Le 13.12.2017 : Une petite île du Pacifique, un grand pas vers Mars ?

    L'étude de la formation récente d'une île volcanique pourrait renseigner les scientifiques sur le développement de la vie sur la planète Mars.

    SOURCE AFP

    Publié le  |  crédit : Le Point.fr

    <p>L'&#238;le Hunga Tonga-Hunga Ha'apai s'est form&#233;e dans le Pacifique apr&#232;s une &#233;ruption volcanique en d&#233;cembre 2014.</p>

    Une petite île au milieu de l'océan Pacifique pourrait offrir des pistes pour comprendre le développement potentiel de la vie sur Mars. La Nasa a annoncé ce mercredi s'intéresser à l'île de Hunga Tonga Hunga Ha'apai, qui a émergé lors d'une éruption fin 2014-début 2015 à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Nuku'alofa, la capitale des Tonga.

    Les scientifiques avaient initialement anticipé que cette île, produit de l'expulsion d'énormes volumes de roches et de cendres, disparaîtrait en quelques mois. Mais l'île qui mesurait initialement un kilomètre de large sur deux de long, et culminait à 120 mètres, a beaucoup mieux résisté que prévu, peut-être grâce à la consolidation des débris volcaniques en une roche appelée tuf volcanique. Et une nouvelle étude de la Nasa, qui a observé en continu par satellite l'évolution physique de l'île depuis sa naissance, lui prête désormais une espérance de vie entre 6 et 30 ans.

    Mieux comprendre où chercher de la vie sur Mars

    Pour Jim Garvin, chercheur à la Nasa, il y a là une opportunité très rare d'étudier le cycle de la vie sur les nouvelles îles. Il a relevé que la planète Mars possédait de nombreuses anciennes îles volcaniques similaires qui étaient vraisemblablement entourées d'eau au moment de leur apparition. Le scientifique explique que ces anciennes îles volcaniques sont des lieux particulièrement intéressants quand il s'agit de rechercher des traces de vie passées, car elles ont pu être un terreau fertile en ce qu'elles cumulaient chaleur et humidité.

    Observer comment la vie colonise Hunga Tonga Hunga Ha'apai peut par conséquent aider les scientifiques à comprendre où chercher sur Mars des traces de vie, insiste Jim Garvin. « Ce genre d'île pourrait avoir existé sur Mars il y a deux où trois milliards d'années, des lacs et des petites mers comblant les dépressions, des plans d'eau persistants », a-t-il détaillé. Les îles Tonga, un royaume de quelque 170 îles qui compte environ 120 000 habitants, sont situées sur la « ceinture de feu » du Pacifique", où les plaques continentales se rencontrent, causant une activité sismique et volcanique intense.

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  • Le 12.12.2017 : A la suite d’une erreur de calcul, la Russie perd un satellite

    L’agence de presse russe a annoncé mardi que la perte d’un satellite lancé fin novembre était due à une erreur du logiciel utilisé.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cosmos/article/2017/12/12/a-la-suite-d-une-erreur-de-calcul-la-russie-perd-un-satellite_5228306_1650695.html#YawSArIbroRYLi8j.99

    Le lanceur Soyouz 2.1b décolle du cosmodrome de Vosyochny en Russie, le 28 novembre.

    Le 28 novembre, la Russie avait perdu le contact avec un satellite météorologique baptisé Meteor, lancé quelques heures plus tôt par une fusée Soyouz depuis le nouveau cosmodrome de Vostotchny. Mais quelques minutes après le lancement, « durant la première communication prévue avec le satellite, il n’a pas été possible d’établir une connexion en raison du fait qu’il n’a pas atteint l’orbite visée », précise un communiqué de l’agence spatiale russe, Roscosmos.

    En cause : une erreur de calcul. « L’algorithme du système de navigation a conclu à une orientation incorrecte pour le décollage de l’étage supérieur [du satellite] après s’être détaché de la fusée », a déclaré mardi 12 décembre à l’agence de presse russe Interfax le vice-président de Roscosmos, Alexandre Ivanov.

     

    En conséquence, l’étage supérieur du satellite a effectué une rotation dans le mauvais sens, ce qui a mené à sa perte, a-t-il précisé, parlant d’une « situation inhabituelle ». En plus du satellite lui-même, dix-huit charges utiles appartenant à des institutions ou des entreprises du Canada, des Etats-Unis, du Japon, d’Allemagne, de Suède et de Norvège ont également été perdues.

    Série de revers technologiques

    M. Ivanov s’est défendu d’un problème lié « à la qualité, à la rigueur dans l’industrie » spatiale russe, soulignant l’unique responsabilité du « logiciel utilisé », qui a déjà vingt ans de service, a-t-il précisé. La perte du satellite est un nouvel échec pour l’industrie spatiale russe, qui a connu plusieurs revers ces dernières années.

     Lire aussi :   L’homme dans l’espace, pour quoi faire ?

    Construit pour le coût de 300 à 400 milliards de roubles (4 à 5,3 milliards d’euros), le cosmodrome de Vostotchny avait déjà connu en avril 2016 un premier accroc lorsque le lancement d’une fusée avait dû être annulé in extremis en raison du dysfonctionnement d’un câble.

    L’année dernière, Roscosmos avait annoncé avoir perdu le contact avec un vaisseau-cargo non habité qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), peu après son décollage du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Le 22 août 2014, la mise en orbite des deux premiers satellites opérationnels du GPS européen Galileo avait échoué à la suite du gel du carburant dans l’étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz.

    En 2011 la Russie avait interrompu pour un temps l’utilisation de son lanceur emblématique Soyouz, après l’accident d’un vaisseau cargo russe lancé vers l’ISS, qui n’avait pas réussi à rejoindre la bonne orbite et s’était écrasé sur Terre.

     

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  • Le 09.12.2017 En vidéo : Galilée contre la théorie des cordes !

    Tout comme la pomme de Newton, cette histoire-là est légendaire : Galilée étudiant la chute de deux corps de masses différentes du haut de la tour de Pise. Contrairement à ce qui était admis en philosophie naturelle depuis au moins Aristote, les deux corps arrivaient au sol en même temps. Ce qui sera appelé plus tard le principe d'équivalence venait de passer son premier test expérimental et prenait dès lors une part importante à la constitution de la révolution galiléenne, à l'origine de la science moderne. En 2007, nous annoncions un test redoutable : une chute libre de 80.000 km pour deux masses de densités différentes. L'expérience Microscope, réalisée en orbite autour de la Terre, a commencé en 2017 à donner ses résultats. Avec la théorie des cordes, elle questionne la validité du principe d'équivalence.

    Microscope, un satellite pour tester l'universalité de la chute libre  Dans le vide, les objets sont tous censés tomber à la même vitesse, du moins selon la théorie. Pourtant, en pratique, il semblerait que cela ne soit peut-être pas tout à fait juste. Voici Microscope, un satellite conçu pour tester l'universalité de la chute libre et le principe d'équivalence d'Einstein. Il est ici présenté en vidéo par le Cnes. 

    Article publié le 01/06/2007

    Le fait que la gravitation accélère tous les objets indifféremment selon leur masse ou leur composition est un des piliers de la physique théorique moderne. C'est sur la base d'une équivalence entre masse pesante et masse inerte qu'Albert Einstein a construit sa théorie de la relativité générale. Depuis longtemps, les théoriciens pensent qu'il ne s'agit probablement que d'une approximation et qu'à un certain niveau de précision, celle-ci est violée. En fait, dans le cadre de théories comme celles de Kaluza-Klein et sa descendante, la théorie des cordes, c'est une prédiction générique.

    La précision des tests du temps de Galilée et Newton n'était que de 1 %, et les expérimentateurs, comme Eötvös et Dicke, n'ont pas attendu le XXIe siècle pour améliorer la précision des mesures. Aujourd'hui, des tests basés sur la réflexion de rayons laser émis depuis la Terre sur des systèmes optiques adéquats sur la Lune, montrent qu'il n'y a pas d'écarts supérieurs à 10-12 entre masse pesante et masse inerte. De même, des tests à l'échelle atomique, là où la mécanique quantique s'impose pour décrire les phénomènes physiques, ne révèlent pas de déviations supérieures à 10-9 à l'aide d'interféromètresatomiques utilisant des atomes de rubidium et leurs isotopes.

    Illustration du principe d'équivalence dans le vide : un marteau et une plume chutent avec la même vitesse © Nasa, Apollo 15

    Microscope, une mission pour tester la théorie des cordes

    Cela ne suffit pas aux physiciens pour qu'ils appliquent le rasoir d'Ockham et cessent de remettre en cause le principe d'équivalence. La découverte d'une nouvelle physique au-delà du modèle standard est si fascinante et si impérieuse, au moment où plus de 30 années de recherche sur la théorie des cordes n'ont toujours pas fourni de preuves décisives, que des projet pour dépasser ces bornes expérimentales ont été lancés.

    Expliquons rapidement pourquoi une violation du principe d'équivalence serait une preuve possible de la théorie des cordes. Dans le cadre de cette théorie, il apparaît un champ scalaire appelé le dilaton. Celui-ci se couple à toutes les masses en même temps que le champ de gravitation, notamment les masses sous forme d'énergie de liaison électrostatique des noyaux. Tous calculs faits, comme l'a montré notamment le physicien Thibault Damour, il apparaît que deux noyaux n'ayant pas la même énergie électrostatique de liaison ne subiront pas la même accélération en chute libre. Un résultat qui peut être étendu à des théories de supergravité ou de Kaluza-Klein possédant plus d'un champ scalaire analogue au dilaton de la théorie des cordes. Ainsi, deux isotopes d'un même élément mais différant par le nombre de neutrons dans leurs noyaux n'auront pas la même énergie de liaison nucléaire et seront des candidats « propres » pour mettre en évidence cette différence d'accélération en chute libre.

    Comme l'expliquait Clifford Will, une sommité mondiale pour les tests expérimentaux de la théorie de la gravitation et actuellement en visite à l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP), il y a deux projets importants pour tester le principe d'équivalence à un niveau de précision où des effets de la théorie des cordes pourraient se manifester. Le premier est la mission STEP (Satellite Test of the Equivalence Principle) développée à Stanford et le second est la mission du Cnes nommée Microscope (Micro-Satellite à traînée Compensée pour l'Observation du Principe d'Équivalence ) qui devrait être lancée en 2010. STEP est encore en cours d'étude mais il devrait permettre de détecter des différences d'accélération aussi faibles que 10-18. Elles ne seront que de 10-15pour Microscope. STEP a finalement été interrompue mais la mission Microscope commencera à donner des résultats en 2017.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Le principe d'équivalence découvert par Galilée stipule que tous les corps tombent dans le champ de gravitation de la même façon, quelles que soient leur masse et leur composition. Ce principe est à la base de la théorie de la relativité générale d'Einstein.
    • Des physiciens comme Thibault Damour ont montré que ce principe n'étaient peut-être pas exact, notamment à cause de la théorie des cordes, qui autorise de très petites différences.
  • Le 11.11.2017 La révolution du télescope pour amateur !!

    L'eVscope d'Unistellar, une révolution pour l'astronomie amateur

    Le télescope de la société Unistellar est destiné à démocratiser l'accès au ciel profond pour les amateurs d'astronomie tout en faisant de la science citoyenne à grande échelle. L'eVscope est pleinement financé sur Kickstarter.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Développé par la société française Unistellar, l'eVscope est un télescope formant rapidement des images en couleurs de galaxies et nébuleuses.
    • L'eVscope reconnaît les objets qu'il observe.
    • C'est un outil de science citoyenne, qui peut se connecter à l'institut Seti, dans le but de centraliser un grand nombre d'observations effectuées simultanément en différents points de la Planète lors d'évènements transitoires. Il s'agit notamment d'étudier les comètes, astéroïdes et chutes de météorites.
    • Le développement de l'eVscope, assuré par son financement sur Kickstarter, se poursuit. L'instrument devrait être accessible commercialement à 2.000 euros environ d'ici novembre 2018.

    Il y a quelques mois, Futura vous avait présenté le projet d'une start-up française appelée Unistellar. Le but de cette dernière est de démocratiser l'astronomie du ciel profond, ordinairement réservée aux astronomes professionnels et aux amateurs décidés à consacrer de l'argent et du temps pour obtenir les merveilleuses images de galaxies et de nébuleuses qui font rêver.

    À cette occasion, Futura avait réalisé l'interview de l'un des membres d'Unistellar, l'astronome français Franck Marchis, grand spécialiste de Io et des astéroïdes, qui avait prévu qu'un jour, on finirait par découvrir un astéroïde d'origine interstellaire fonçant sur une orbite hyperbolique dans le Système solaire. Il semble que cela soit bien le cas de A/2017 U1 ; les membres de l'équipe Pan-Starrs, qui a découvert cet astéroïde, ont proposé de l'appeler Oumuamua, ce qui signifie « éclaireur et messager » en hawaïen.

     

    La dernière vidéo de présentation du télescope d'Unistellar. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Unistellar SAS

    1,6 million de dollars pour l'eVscope en quelques semaines sur Kickstarter

    Franck Marchis nous avait donc parlé du nouveau télescope qu'Unistellar avait mis au point et qui demandait encore des financements pour pouvoir être commercialisé. C'est désormais chose faite : une campagne de financement participatif a été lancée il y a quelques semaines sur Kickstarter et elle cartonne. Originairement, il s'agissait de récolter 150.000 dollars avant le 24 novembre 2017 tout en permettant à certains donateurs d'acheter partiellement leur exemplaire de l'instrument, baptisé eVscope (pour Enhanced Vision Telescope), dont la livraison est prévue pour novembre 2018.

    Visiblement, le projet a convaincu. Dans une vidéo de présentation, on voit qu'il a même le soutien de Jill Tarter, figure de proue du programme Seti, bien connue des astrophysiciens pour avoir inventé le terme brown dwarf (« naine brune »), servant à désigner les étoiles de masse insuffisante pour entretenir une fusion d'hydrogène ; cette femme est aussi indirectement célèbre auprès du grand public puisqu'elle a servi d'inspiration au personnage d'Ellie Arroway, dans le célèbre roman Contact, de Carl Sagan, personnage interprété au cinéma par Jodie Foster dans le film éponyme.

    La campagne pour l'eVscope a non seulement atteint son but en quelques jours, mais l'engouement pour le nouveau télescope est tel que son financement a déjà dépassé le million et demi de dollars ! Donc, si vous voulez prendre une option sur l'instrument, courez sur Kickstarter.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'eVscope (Enhanced Vision Telescope), le télescope révolutionnaire d'Unistellar

    Article de Laurent Sacco publié le 17/08/2017

    Un nouveau télescope développé par la start-up française Unistellar peut mettre l'univers profond à la portée de tout le monde, et même transformer chaque utilisateur en assistant pour l'astronomie professionnelle. Directeur scientifique de cette entreprise et membre de l'institut Seti, partenaire de cette innovation, l'astrophysicien Franck Marchis nous parle de ce télescope révolutionnaire.

    Malheureusement, plusieurs vocations naissantes d'astronomes amateurs se sont brisées face au mur de la réalité. En effet, on ne peut qu'être charmé par les images somptueuses de nébuleuses et de galaxies publiées dans les magazines d'astronomie ou sur Internet. L'envie de les voir de ses propres yeux ou de les photographier est donc bien compréhensible. Sauf que l'astronome en herbe finit souvent par réaliser que s'il est facile de contempler la surface de la Lune, les lunes de Jupiter ou les anneaux de Saturne, il n'en va pas de même pour explorer les objets du ciel profond. Certes, moins d'un millier d'euros peuvent suffire pour acheter des instruments montrant ces objets mais la déception est parfois au rendez-vous. Les images obtenues sont plutôt floues, peu lumineuses et certainement pas colorées.

    L'amateur découvre que du travail et du temps sont nécessaires pour s'offrir de belles observations à l'œil nu. Le pas suivant est la photographie, qui apporte la couleur, grâce au temps de pose, mais l'addition atteint alors quelques milliers d'euros. Il faut multiplier les prises de vue, qui s'étalent sur plusieurs heures, et disposer d'un télescope dont le diamètre du miroir est assez grand pour collecter suffisamment de lumière, au moins 200 mm, et qui soit capable de suivre le mouvement de la voûte céleste. Des filtres colorés ou « antipollution », pour atténuer la dégradation du spectre lumineux en ville, s'imposent souvent et, pour de belles images, mieux vaut déplacer son équipement en campagne loin de l'éclairage urbain. Il faut ensuite se lancer dans le travail du traitement d'images sur ordinateur, une affaire passionnante mais sérieuse. Alors commence le plaisir d'obtenir de superbes images de la nébuleuse planétaire de la Lyre (M57 pour les astronomes amateurs) ou de la galaxie des Chiens de chasse.

    L'eVscope, un télescope capable d'identifier galaxies et nébuleuses

    Une innovation technologique va peut-être démocratiser encore plus l'accès à l'astronomie, à l'ère des technologies exponentielles chères à Peter Diamandis. Elle vient d'une start-up française, Unistellar, qui développe l'eVscope (Enhanced Vision Telescope). Connecté et offrant une vision amplifiée, il a le potentiel de révolutionner l'astronomie amateur.

    Futura a eu l'opportunité d'assister à une démonstration de l'eVscope lors de la manifestation organisée par l'Association française d'astronomie (AFA) sur le Beffroi de Montrouge, le samedi 29 juillet pour la Nuits des Étoiles. Le résultat était bluffant. Même sous un ciel brumeux et dans la pollution lumineuse de la ville, quelques secondes ont suffi pour former une image en couleurs de la nébuleuse planétaire de la Lyre. En dessous de ses capacités dans cet environnement, le télescope offrait une vue déjà impressionnante.

    En effet, l'eVscope combine une technologie qui permet d'accumuler les photons d'une faible source lumineuse, par un temps de pose, comme le fait un appareil photo, et une technique de traitement de l'image en temps presque réel. En une poignée de secondes, l'engin crée une image qui nécessiterait un télescope d'au moins un mètre de diamètre, alors que celui de cet essai disposait d'un modeste miroir de 114 mm. L'image obtenue s'observe à travers un oculaire, comme dans un instrument classique. Mieux, le télescope reconnaît les astres observés, qu'il s'agisse d'étoiles ou de galaxies, et il affiche automatiquement les noms et quelques caractéristiques des objets présents dans le champ.

    Unistellar a mis en ligne des vidéos réalistes qui permettent de se rendre compte des performances de ce télescope encore à l'état de prototype. La start-up veut continuer à le développer en s'appuyant notamment sur une campagne de financement participatif qui sera lancée en automne 2017. L'eVscope sera proposé en prévente entre 1.000-1.500 euros, avec comme objectif les premières livraisons pour mi-2018.

    Les ambitions de ses fondateurs dépassent ce cadre. Depuis quelques mois, un nouveau membre a rejoint l'équipe et il est connu des lecteurs de Futura : c'est Franck Marchis, de l'institut Seti. Nous avons donc demandé à l'astrophysicien de nous parler de l'eVscope et pourquoi Unistellar se trouve désormais associée avec Seti.

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    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar 

    Futura-Sciences : Comment avez-vous été impliqué dans l'aventure Unistellar ?

    Franck Marchis : Par hasard. J'étais présent en janvier 2017 au CES de Las Vegas (Consumers Electronics Show), le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public, où une démonstration de l'eVscope était donnée. J'ai été emballé par les résultats présentés et par le projet à long terme d'Unistellar. J'ai dédié ma carrière à améliorer la qualité des images des télescopes professionnels avec l'optique adaptative, donc il était évident qu'un jour je ferai de même pour les télescopes destinés au public.

    Unistellar a mis en ligne une démonstration en vidéo de l'eVscope. La formation des images est-elle aussi rapide que celle que l'on y voit ?

    Franck Marchis : Absolument, quelques secondes à quelques dizaines de secondes suffisent pour obtenir une image d'un objet du ciel profond, une nébuleuse planétaire ou une galaxie, en fonction des conditions d'observation. Au bout de quelques minutes, l'instrument atteint son maximum pour la qualité des images. Les couleurs sont réelles, il n'y a pas besoin de travailler sur ordinateur des images prises avec plusieurs filtres et de longues poses imposant un suivi très précis de l'objet sur la voûte céleste.

    Que peut-on vraiment voir avec ce télescope ?

    Franck Marchis : Un de ses objectifs était qu'il soit capable de former une image d'astres aussi faibles que la planète naine Pluton, et c'est le cas. Bien qu'il soit équipé d'un miroir de 11,4 cm, les images obtenues sont équivalentes à celles d'un instrument d'un mètre de diamètre. Lors d'une démonstration, Leo Tramiel, astronome amateur de la Silicon Valley, m'a dit que pour obtenir une image comparable de la nébuleuse du Voile, que nous avons observée à Oakland (une nébuleuse planétaire située dans un nuage chaud et ionisé dans la constellation du Cygne), il lui fallait un télescope avec un miroir de 1 m. Plus précisément, il est possible d'observer des objets dont la magnitude peut atteindre 15,5. Donc, en théorie, les observateurs pourront voir plusieurs centaines d'objets diffus (nébuleuses et galaxies), des étoiles très faibles comme Proxima du Centaure, ainsi qu'un grand nombre d'astéroïdes.

    L'eVscope permet aussi de faire en quelque sorte de la réalité augmentée.

    Franck Marchis : Oui, il peut réaliser ce que l'on appelle une Reconnaissance automatique du champ (RAC). En connaissant sa position sur Terre grâce au GPS, il peut déterminer quels sont les objets célestes dans son champ et afficher directement sur l'image les noms et quelques caractéristiques de ces objets, qu'il s'agisse d'étoiles ou de nébuleuses grâce à une base de données. Le télescope peut aussi suivre ces objets en mouvement sur la voûte céleste sans procédure d'alignement compliquée et sans une coûteuse monture équatoriale.

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    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar 

    Quel est votre rôle dans cette aventure ?

    Franck Marchis : En tant que chercheur à l'institut Seti et directeur scientifique Unistellar, je dois aider à mettre en place le mode « Campagne d'observation » développé pour cet instrument en partenariat avec l'institut. Les astronomes amateurs utilisant l'eVscope pourront se connecter en direct avec l'institut et lui fournir les données collectées pendant leurs observations. On pourra donc avoir une détection précoce et un suivi des phénomènes transitoires, comme l'apparition de supernovae dans des galaxies ou de nouvelles comètes, grâce au fait que les observateurs sont répartis sur toute la surface de la Terre, ce qui contribuera à s'affranchir des contraintes météorologiques locales et des fuseaux horaires. Les astronomes professionnels pourront donc être avertis plus efficacement de l'apparition des phénomènes à l'observation jusque-là réservée à des instruments puissants.

    Les données sur les comètes et les astéroïdes provenant de plusieurs observateurs seront automatiquement combinées, ce qui permettra de former des images de meilleure qualité et de déterminer plus rapidement et plus précisément leurs paramètres orbitaux. Ce qui est bien sûr intéressant pour les géocroiseurs. Il peut aussi être utilisé pour étudier les astéroïdes troyens de Jupiter, les planètes naines de la ceinture de Kuiper, les étoiles variables ou pour rechercher les supernovae dans des galaxies lointaines.

    Nous pensons que nous ne sommes qu'au début de l'exploitation du potentiel de l'eVscope. Son prix et sa facilité d'utilisation et de transport le mettent à la portée de particuliers, d'écoles et de clubs d'astronomie, même dans des pays où les télescopes sont rares. L'accès à l'astronomie serait ainsi possible à un plus grand nombre de personnes sur la planète, y compris pour la science citoyenne. Nous voulons aussi permettre un développement collaboratif en ligne d'applications pour notre télescope, par exemple pour observer et suivre l'ISS. Cela pourrait catalyser la création d'une sorte de Facebook de l'astronomie.

    Voyage au cœur de la nébuleuse de la Lyre  Cette vidéo combine des images de la Voie lactée prises dans le cadre du Digitized Sky Survey 2, par Hubble et le Large Binocular Telescope Observatory (LBTO). On y découvre une des nébuleuses les mieux connues et les plus facilement observables. C’est parti pour un voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre. 

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  • Le 02.11.2017 Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans en images

    Contrastant avec le grand calme de ces derniers mois, l'activité de notre Soleil connut un violent sursaut en septembre 2017. Revivez ces évènements ponctués des éruptions solaires les plus intenses depuis 12 ans grâce aux images des plus grands satellites d'observation du Soleil. 

    Entre le 6 et le 10 septembre 2017, le Soleil a rompu la monotonie des derniers mois avec une série d'éruptions exceptionnelles. Son activité est pourtant dans le creux de la vague en ce moment au sein de son cycle d'une durée moyenne de 11 ans, mais début septembre, la région active 2673 a été le centre d'attention des physiciens solaires.

    Pas moins de 27 éruptions de classe M se sont produites au cours de cette période et 4 de classe X, dont plusieurs furent les plus puissantes observées depuis 2005. L'archipel de taches sombresqui transitaient sur la surface visible de notre étoile fut le théâtre de plusieurs éjections de massecoronale (CME), dont une qui enflamma l'atmosphère de Mars.

    Retour sur ces évènements capturés dans différentes longueurs d'onde par les plus grands satellites d'observation solaire : Soho, Hinode, SDOIris...

    Deux puissantes éruptions solaires observées par SDO

    Lancé en 2010, le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) offre aux chercheurs une vision dynamique de ce qui se passe à la surface du Soleil et dans la couronne. Il ne le quitte pas des yeux, capturant de nouvelles images toutes les 12 secondes dans 10 longueurs d'onde différentes.

    L'animation ci-dessous a été créée à partir des clichés pris dans l'extrême ultraviolet le 6 septembre dernier. Deux violentes éruptions se sont produites alors : une première de classe X2,2 et une seconde, de classe X9,3. Cette dernière fut la plus puissante de la série.

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    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO

    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO 

    Une puissante éjection de masse coronale vue par Soho

    Lancé en 1995, le satellite Soho (Solar and Heliospheric Observatory) est un des vétérans de la flottille d'observatoires solaires mais cela ne l'empêche pas de continuer à suivre notre étoile dans plusieurs longueurs d'onde.

    Sur ces images ci-dessous prises avec le coronographe Lasco C2, le Soleil est masqué par un disque noir, ce qui permet d'étudier le vent solaire. Le grésillement visible à la fin de la séquence a été provoqué par les particules très énergétiques d'une éjection de masse coronale entre le 9 et le 10 septembre.

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    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng

    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng 

    Une puissante éruption observée dans le rayonnement X

    Grâce au satellite Hinode de la Nasa et de la Jaxa, sensible au rayonnement X, les astronomes peuvent étudier les effets d'un évènement solaire majeur comme cette éruption sur le champ magnétique de notre étoile. Classée X8,2, elle fut la deuxième plus puissante de la série. Elle se produisit le 10 septembre, lorsque la région active 2673 passait le limbe de l'astre solaire.

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    L’une des plus puissantes éjections de masse coronale observées

    Stereo (Solar and Terrestrial Relations Observatory) est un couple de satellites disposés de part et d'autre du Soleil offrant ainsi aux chercheurs une vision simultanée des deux faces de notre étoile. À l'instar de Soho, Stereo est équipé de coronographes qui permettent d'observer ce qui se trame dans l'atmosphère externe de l'astre éblouissant.

    Sur cette animation en accéléré, on peut voir une première éjection de masse coronale (CME) survenue le 9 septembre, suivie quelques heures plus tard, le 10 septembre, d'une plus puissante, consécutive à la violente éruption classée X8,2. Pour les chercheurs, ce fut l'une des plus fortes jamais enregistrée : les particules solaires éjectées traversaient alors l'espace à quelque 11,2 millions de km/h.

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    La plus puissante éruption de l’actuel cycle solaire

    Le satellite géostationnaire GOES-16 (Geostationary Operational Environmental Satellite-16) qui observe la couronne solaire dans six longueurs d'onde n'a pas manqué l'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 12 ans. Classée X9,3, elle se manifesta le 6 septembre.

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    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES

    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES 

    La région d’interface du Soleil vue par Iris

    C'est la région dite d'interface que nous offre à voir Iris (Interface Region Imaging Spectrometer), à la base de l'atmosphère externe de notre Soleil. Les chercheurs la scrute pour tenter de mieux comprendre son influence sur la couronne solaire.

    Au moment de la violente éruption classée X8,2 du 10 septembre, des paquets sombres nommés « supra-arcade downflows » ont été observés descendant vers le Soleil.

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    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng

    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng 

    Mars frappée de plein fouet par une tempête solaire

    Les puissantes éjections de masse coronale expulsées par le Soleil entre le 6 et le 10 septembre 2017 n'ont pas vraiment pris la direction de la Terre, épargnant ainsi à ses habitants bien des désagréments liés aux tempêtes géomagnétiques. En revanche, note voisine Mars en a pris plusieurs de plein fouet.

    La sonde Maven (Mars Atmosphere and Volatile Evolution), en orbite autour de la Planète rouge pour étudier les interactions de son atmosphère résiduelle avec le vent solaire a ainsi pu assister à la déferlante la plus intense d'aurores depuis qu'elle est en poste. Des aurores globales qui furent jusqu'à 25 fois plus fortes que toutes celles précédemment observées.

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    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP

    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    De puissantes éruptions solaires en septembre 2017

    Article de Xavier Demeersman publié le 11 septembre 2017

    Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D'autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

    Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d'abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

    • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
    • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s'est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

    La très active région 2673

    Comme pour les évènements de la semaine dernière, c'est la région active 2673 qui est à l'origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n'est plus visible sur l'hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n'est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète.

    Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l'instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

    Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

    Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l'éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996.

    Une tempête de protons relativement forte s'est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.


    Une série d'éruptions solaires majeures

    Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

    Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l'éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l'a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l'activité de notre Soleil était minimale.

    Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d'humeur tranquille ces derniers temps à l'approche du minimum d'activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

    VOIR AUSSI :Le Soleil pourrait produire des éruptions mille fois plus puissantes

    Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s'est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

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    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO 

    Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

    Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l'Afrique, l'Europe et l'océan Atlantique.

    VOIR AUSSI :Tempêtes solaires : l'évènement de 2012 servira-t-il de leçon ?

    L'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d'Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s'est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l'électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


    Une puissante éruption solaire observée comme jamais

    Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

    Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d'une puissante éruption solaire de classe X1. L'ensemble des satellites dédiés à l'observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l'événement. Les images viennent d'être publiées.

    À la faveur du pic d'activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu'au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l'une des régions les plus actives afin de l'étudier avec un maximum de détails.

    Disposant d'une flottille d'instruments spatiaux et terrestres dédiés à l'observation du Soleil dans différentes longueurs d'onde, l'équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d'une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d'une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l'équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s'est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d'une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

    Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

    Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

    Très soucieux de comprendre l'émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C'est l'ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d'héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l'équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l'évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l'étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

    Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d'onde — les transferts d'énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu'à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l'accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu'au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l'éjection de masse coronale qui suivit l'éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

    Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d'ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu'ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

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  • Activité Solaire du jour !!!


    Activité solaire temps réel

    Résumé de l'activité

    Rayons X solaires:         Status

    Champ Géomagnétique:Status

    Bulletin WWV

    Rapports solaire et géophysique NOAA

    Lumière blanche SDO

    6500 K

    Surface

    He II 304 Å EIT

    60-80000 K

    Chromosphère

    Fe IX/I 171 Å EIT

    1 million de degrés

    Basse couronne

    LASCO C2

    Couronne externe jusque 8.2 millions de km

    SDO image à 304 Ã

    Prédiction du vent solaire WSA-Enill

    Indice Planétaire K

    ENLIL Image

    Planetary K Index plot

    VHF Aurora :

    Status

    144 MHz E-Skip en Europe :

    Status

    144 MHz E-Skip en Amérique du Nord :

    Status

    Dernier ionogramme de Chilton

     (exige de s'enregistrer gratuitement)

    Absorption de la couche D (50-90 km d'altitude, bandes HF et GO)

    Ci-dessous, localisation de la ligne grise (zone du terminateur en gris), les ovales aurorales (vert) et la fréquence maximale utilisable (MUF) pour une distance de 3000 km (cyan, en MHz)

    Résumé du temps spatial

    Space Weather Overview plot

    Flux X solaire

    GOES X-Ray flux plot

    Actvité géomagnétique

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  • Ouragans Irma et José : 1er bilan

     

    L'ouragan Irma est resté très actif pendant le week-end, balayant le nord de Cuba principalement pendant la journée de samedi, avant de gagner la Floride dimanche, en catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui en compte 5. Il s'est ensuite affaibli assez rapidement. L'ouragan José, quant à lui, a frôlé le nord des petites Antilles samedi 9, générant de fortes averses.
     

    Cuba et la Floride touchés par l'ouragan Irma

    Samedi 9 septembre, Irma a longé la côte nord de Cuba, ce qui l'a légèrement affaibli, le faisant rétrograder de la catégorie 5 à la catégorie 3 en cours de la journée. À son passage, on a cependant enregistré des pluies diluviennes - jusqu'à 500 mm en 24 h - et une rafale à 256 km/h dans la province centrale de Ciego de Avila. La côte nord de l'île a été inondée sur des centaines de kilomètres. 

    Dimanche 10, Irma s'est renforcé dans la matinée au cours de son parcours entre Cuba et la Floride, repassant vers 6 h UTC en catégorie 4. Il a touché terre quelques heures plus tard, à 9h10 locales, sur l'île de Cudjoe Key, dans l'archipel des Keys, au sud de la Floride, avec des vents moyens maximum proches de l'oeil estimés à 210 km/h. On a mesuré des vents jusqu'à 193 km/h en pointe à la station voisine de Big Pine Key. Irma a ensuite touché terre une seconde fois vers 16 h locales sur l'île de Marco, non loin de la ville de Naples, où on a mesuré une rafale de vent à 228 km/h.

    En entrant définitivement dans les terres , il s'est nettement affaibli et a été rétrogradé ce lundi matin à 6h UTC en ouragan de catégorie 1, alors qu'il remonte progressivement vers le nord de l'état. Il devrait évoluer en dépression moins intense  demain sur le sud-est des Etats-Unis. 

    Irma est le premier ouragan a être resté 3 jours de suite en catégorie 5 sur le bassin Atlantique - Caraïbes depuis qu'on dispose d' observations satellitaires exhaustives sur la zone (1966).

     

    Animation du satellite GOES13 entre le samedi 9 septembre à 00h00 UTC et le lunedi 11 septembre 2017 à 06h00 UTC 
    Animation du satellite GOES13 entre le samedi 9 septembre à 00h00 UTC et le lunedi 11 septembre 2017 à 06h00 UTC - © Météo-France
    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

     

    L'ouragan José a frôlé le nord des petites Antilles 

    L'ouragan José est passé à 125 km au nord de Saint-Martin au plus proche des Antilles française samedi après-midi (heure locale), avant de s'éloigner en mer vers le nord-ouest dimanche, toujours en catégorie 4. Les îles du Nord ont par conséquent essentiellement essuyé quelques averses intenses en périphérie de l'ouragan, et des vagues qui ont atteint 4 m. Les rafales de vent sont vraisemblablement restées modérées, jusqu'à 80 km/h en pointe. 

    José est ce lundi matin un ouragan de catégorie 2 situé au large, situé à environ 400 km au nord-est des Bahamas. Il devrait rester actif mais se déplaçer peu durant les prochains jours, dans une zone située entre les Bermudes et les Bahamas, sans menacer aucune terre.

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  • Un trou noir géant de plus au cœur de la Voie lactée, et autres rendez-vous astronomiques

    Des astronomes annoncent la possible découverte d’un nouveau trou noir géant au cœur de notre galaxie : repérez son emplacement à l’œil nu dans le ciel.


    Avec une masse estimée à 100 000 fois celle du Soleil, le trou noir géant que des astronomes japonais pensent avoir récemment détecté pourrait provenir d’une galaxie naine absorbée par la Voie lactée dans le passé. Il est caché dans les profondeurs d’un nuage moléculaire situé à moins de 200 années-lumière de Sagittarius A*, le gigantesque trou noir de près de 4 millions de masses solaires qui occupe le centre de notre galaxie, et il a fallu toute la puissance des antennes paraboliques d’ALMA (Chili-ESO) pour le débusquer. Le centre de notre galaxie est relativement aisé à repérer à l’œil nu depuis un site offrant un ciel suffisamment protégé de la pollution lumineuse. Il se situe dans le Sagittaire, à près de 6° au sud-ouest de la nébuleuse de la Lagune, non loin de la frontière avec les constellations d’Ophiuchus et du Scorpion ; le centre galactique, Sagittarius A* et CO-0.40-0.22* sont confondus à l’échelle de cette image. Dans un ciel sombre, la nébuleuse de la Lagune forme un petit grumeau plus clair dans la Voie lactée, bien visible sans instrument. Sur ce gros plan réalisé au Chili par l’astronome amateur français Stéphane Guisard, la Lagune arbore la belle coloration rougeâtre caractéristique des nuages interstellaires essentiellement constitués d’hydrogène. Juste au-dessus, la plus petite nébuleuse de la Trifide est, elle aussi, bien visible avec des jumelles. Sur la droite de l’image, les étoiles Antarès du Scorpion et Rhô Ophiuchi illuminent des portions des vastes nébuleuses sombres qui les entourent.
    © ESO/Stéphane Guisard

    Sagittarius A*, un trou noir géant de près de 4 millions de masses solaires, est l’objet le plus massif de notre galaxie et il est totalement invisible à l’œil nu ! C’est en détectant les déplacements rapides des étoiles capturées par son gargantuesque champ gravitationnel que les astronomes sont parvenus à le situer dans la constellation du Sagittaire, au cœur de la Voie lactée. L’ensemble de plusieurs centaines de milliards d’étoiles auquel appartient le Soleil à la forme d’une immense galette avec un renflement central, le bulbe ou noyau, au centre duquel est tapi ce trou noir gigantesque. Il est extrêmement difficile d’observer cette région depuis notre belvédère terrestre car le Soleil est situé en périphérie de la galaxie, près du bord de la galette, et des myriades d’étoiles, de nébuleuses et de poussières s’accumulent sur notre ligne de vision et jettent un voile pudique sur le cœur galactique. Vous pouvez remarquer sur les images voisines que la zone qui abrite le trou noir géant est effectivement l’une des plus sombres de la Voie lactée.


    Sous les tropiques, le cœur de la Voie lactée peut passer à proximité du zénith et la forme aplatie de notre galaxie devient apparente sur la voûte céleste avec son magnifique renflement central. Cette image panoramique réalisée à La Réunion va d’un horizon à l’autre et la lueur visible en biais en haut à droite est la lumière zodiacale ; lisez ce billet pour en savoir plus sur la lumière zodiacale.
    © Guillaume Cannat

    Pour sonder le cœur de notre galaxie il faut utiliser des radiotélescopes comme ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), construit au Chili par l’observatoire européen austral (ESO). En étudiant les très rapides mouvements internes du petit nuage moléculaire CO–0.40–0.22 situé à moins de 200 années-lumière de Sagittarius A*, donc confondu avec lui à l’échelle des images de ce billet, des astronomes japonais pensent avoir mis en évidence la présence d’un objet extrêmement compact et massif, plus de 100 000 masses solaires, qui pourrait être un trou noir géant (Nature, 4 septembre 2017). Blotti dans ce nuage moléculaire et probablement inactif, c’est-à-dire qu’aucune matière ne tomberait actuellement sur lui, CO–0.40–0.22* serait ainsi le deuxième trou noir de la Voie lactée par ordre de masse, puisque l’autre candidat trou noir géant découvert dans la région IRS 13 au centre de notre galaxie il y a plus de 15 ans serait plutôt proche de « seulement » 1 300 masses solaires. Bien trop massif pour provenir de l’évolution d’un amas stellaire, CO–0.40–0.22* pourrait avoir été le trou noir central d’une galaxie naine capturée puis absorbée par notre galaxie il y a quelques centaines de millions d’années. Si son existence se confirme, son avenir sera peut-être de fusionner avec Sagittarius A*, ce qui engendrera une onde gravitationnelle colossale qui parcourra la galaxie comme un tsunami.


    En Europe, à la fin de l’été, la Voie lactée est magnifique en début de nuit au-dessus de l’horizon sud-sud-ouest lorsque la Lune est absente. Depuis un site correctement protégé des lumières artificielles, vous pouvez repérer à l’œil nu le centre de notre galaxie dans la constellation du Sagittaire et imaginer les monstres cosmiques qu’il abrite.
    © Guillaume Cannat

    Source : Millimetre-wave emission from an intermediate-mass black hole candidate in the Milky Way

  • Eclipse totale aux Etats-Unis

     

    L'éclipse de soleil du 21 août 2017 a concerné la majeure partie de l'Amérique du nord, en traversant les Etats-Unis d'ouest en est. C'est la première éclipse totale de soleil à passer sur les Etats-Unis au XXIe siècle. À son passage, des effets sur la température ont notamment été observés. 

     

    À chaque instant, l'éclipse n'a été totale que pour une petite zone géographique, la zone de totalité. Celle-ci s'est propagée sur les Etats-Unis, depuis l'Oregon vers 18h05 heure française jusqu'en Caroline du sud à 22h09 heure française. 

    L'ombre lunaire a balayé les Etats-Unis du nord-ouest au sud-est et c'est au Kentucky que la totalité a duré le plus longtemps : 2 minutes et 40 secondes.

    Participer à la cagnotte en ligne

    Trajectoire de l'éclipse au-dessus des Etats-Unis
    Trajectoire de l'éclipse au-dessus des USA - © NASA
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

     

    Lors d'une éclipse, la lune s'intercale entre le Soleil et la Terre et projette son ombre sur notre planète. C'est ce que l'on peut voir sur ces images acquises depuis l'espace par le satellite américain GOES-16 au cours de la journée du 21 août. 

     

     

    Animation satellite à partir des images du satellite américain GOES-16 au cours de la journée du 21 août 2017
     (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

    Baisse de température sous le croissant solaire

    Sur Terre, lors d'une éclipse, le rayonnement solaire reçu par notre planète chute brutalement dans les zones concernées. En coupant la source de rayonnant solaire, une éclipse a sur la température un effet similaire à celui de la nuit, si ce n'est qu'il est de bien plus courte durée. Ainsi, dans la bande d'obscurité totale, on a pu observer une chute de la température de quelques degrés en une heure. 

    En théorie, la baisse du mercure est d'autant plus significative que le ciel est dégagé et que l'atmosphère est sèche. 

    Voici quelques baisses de température observées au passage de l'éclipse hier (source National Weather Service) :

    - 6°C  à Douglas, dans le Wyoming

    - 6°C  également à Hailey, en Idaho

    - 4°C  à Pocatello en Idaho et à Crossville dans le Tenessee

    - 3°C  à Little Rock en Arkansas

     

    En 1999 en France, l'éclipse totale de soleil avait concerné le nord de la France. Peu de régions bénéficiaient d'un ciel dégagé. On avait observé une baisse de température de 2,7°C à Abbeville, mais souvent moins, de l'ordre du degré seulement car le ciel était souvent nuageux. 

     

    D'autres effets sur des paramètres météorologiques

    D'autres effets sont observables comme une hausse de l'humidité relative, liée directement à la baisse du thermomètre, une diminution des brises et plus généralement une diminution de l'amplitude des fluctuations du vent. Dans le cas de l'éclipse du 21 août 2017, il a été observé une dissipation partielle des cumulus de beau temps entre la Louisiane, le Mississipi et l'Alabama.

  • Perseides 2017

    Les Perséides ou « Larmes de saint Laurent » sont un essaim de météores (ou pluie d'étoiles filantes) visible dans l'atmosphère terrestre constitué de débris de la comète Swift-Tuttle et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Bien que les premières traces d'observation datent de l'an 36, ce n'est qu'entre 1864 et 1866 qu'il est établi une relation entre les Perséides et la comète dont la pluie d'étoiles filantes est issue1. Ces météores sont observables lorsque les débris de Swift-Tuttle rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre le 11 et 15 août2. La nuit la plus active de la pluie des Perséides est celle du 12 au 13 août de 2 à 5 heures du matin.

    C'est l'essaim le plus spectaculaire et le plus populaire de l'année, étant donné qu'il se produit, pour l'hémisphère nord, lors de la période estivale.

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  • Articles Astronomie du 31.07.2017

    Des vagues de lave géantes sur Io, une lune de Jupiter

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  • Actualités,Articles Astronomie du 14.07.2017

    La Grande Tache rouge de Jupiter comme vous ne l'avez jamais vue

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