MÉTÉOROLOGIE ET ASTRONOMIE EN BREF.

MÉTÉOROLOGIE ET ASTRONOMIE EN BREF.

 

MÉTÉOROLOGIE ET ASTRONOMIE EN BREF.

  • Le 22.07.2018:Gestes a adopté et a suivre en cas de canicule.

    Le 22.07.2018:Gestes a adopté et a suivre en cas de canicule.

     

    Le 22.07.2018:Gestes a adopté et a suivre en cas de canicule.

     

    La canicule est définie comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et la durée.

    Ma santé peut être en danger quand ces 3 conditions sont réunies:

    • il fait très chaud,
    • la nuit, la température ne descend pas, ou très peu,
    • cela dure plusieurs jours.

     

    QUELS SONT LES RISQUES LIÉS À LA CANICULE ?


    L’exposition d’une personne à une température extérieure élevée, pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications. 
     

    • La chaleur fatigue toujours,
    • Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur,
    • Les périodes de fortes chaleurs sont propices aux pathologies liées à la chaleur, à l’aggravation de pathologies préexistantes ou à l’hyperthermie. 

     

    LES PERSONNES FRAGILES ET LES PERSONNES LES PLUS EXPOSÉES À LA CHALEUR SONT PARTICULIÈREMENT EN DANGER.​

     

    La chaleur est surtout pénible :

    • quand le corps ne s’est pas encore adapté (au début de la vague de chaleur),
    • quand elle est humide (la sueur ne s’évapore pas) et qu’il n’y a pas de vent (la vapeur d’eau reste comme « collée » à la peau),
    • quand la pollution atmosphérique vient ajouter ses effets à ceux de la chaleur.

    Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.
     

    QUELLES SONT LES PERSONNES À RISQUE ?

     

    Les personnes âgées de plus de 65 ans

    Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur (hyperthermie – température supérieure à 40°C avec altération de la conscience). Les personnes âgées sont aussi exposées à l’hyponatrémie (baisse du taux de sodium dans le sang) si elles s’hydratent trop.

     

    Recommandations pour les personnes agées

     

    Les nourrissons et les enfants, notamment les enfants de moins de 4 ans.

    En ce qui concerne l’enfant, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation.

     

    Recommandations pour vos enfants

     

    La chaleur expose les nourrissons et les enfants au risque de déshydratation rapide : ils sont plus sensibles à ce risque du fait de leur jeune âge et ils ne peuvent s’hydrater sans aide extérieure.

    DANS TOUS LES CAS :

    • Donnez régulièrement à boire de l’eau.
    • Gardez les enfants dans une ambiance fraîche.
    • À l’intérieur, ne pas hésiter à laisser les bébés en simple couche, particulièrement pendant le sommeil et les jeunes enfants en sous-vêtements (sans les recouvrir d’un drap ou d’une couverture), penser à mouiller les vêtements, pulvériser de l’eau sur le visage et les parties découvertes du corps avec un brumisateur ou un aérosol d’eau.
    • Ne laissez pas un enfant dans un endroit surchauffé ou mal ventilé ou une voiture même pour une courte durée.
    • Évitez de sortir aux heures chaudes de la journée. En cas de sortie, les vêtir légèrement en préférant des vêtements amples, légers, de couleur claire sans oublier un chapeau.
    • Proposez des bains fréquents dans la journée.
    • Consultez sans tarder un médecin en cas de fièvre ou de modification du comportement de l’enfant.


    Attention : ne laissez jamais votre enfant seul et sans surveillance dans son bain, dans une pataugeoire ou dans une piscine.

     

    Faire boire

    Faire boire régulièrement aux enfants de l’eau (et pour les plus grands, des boissons fraîches) en plus du régime alimentaire habituel et même en l’absence de demande, en les aidant à boire. Si vous allaitez votre enfant, le lait maternel assurera une hydratation adéquate, mais n'oubliez pas de vous hydrater vous-même. Lui proposer à boire très fréquemment, au moins toutes les heures durant la journée, en lui donnant de l’eau fraîche, au biberon ou au verre selon son âge, sans attendre qu’il manifeste sa soif.
    La nuit, lui proposer de l’eau fraîche à boire au moment des réveils.

    Conseils d’alimentation

    Privilégier les fruits frais (pastèque, melon, fraise, pêche) ou en compote, et les légumes verts (courgettes et concombres) et au moment des repas (quand son alimentation est diversifiée). Proposer des yaourts ou du fromage blanc quand l’alimentation est diversifiée et que l’enfant n’a pas de contre-indication (type intolérance au lactose) l’empêchant de consommer des produits lactés.

     

    Les femmes enceintes sont particulièrement concernées par les gestes de prévention qui sont à suivre avec attention.

     

    D’autres personnes sont également susceptibles d’être plus à risque en période de canicule

    • Les personnes confinées au lit ou au fauteuil.
    • Les personnes souffrant de troubles mentaux (démences), de troubles du comportement, de difficultés de compréhension et d’orientation ou de pertes d’autonomie pour les actes de la vie quotidienne.
    • Les personnes ayant une méconnaissance du danger.  
    • Les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologies aiguës au moment de la vague de chaleur.
    • Les personnes en situation de grande précarité.
    • Les personnes sous traitement médicamenteux au long cours ou prenant certains médicaments pouvant interférer avec l’adaptation de l’organisme à la chaleur. Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur.
      - Ces problèmes doivent être abordés avec votre médecin traitant et votre pharmacien avant l’été.
      - En cas de problèmes de santé ou de traitement médicamenteux régulier, demander à son médecin traitant quelles sont les précautions complémentaires à prendre avant l’été (adaptation de doses, arrêt du traitement ?).
    • Les sportifs
    • Les travailleurs en plein air

     

    Recommandations pour les personnes travaillant à l’extérieur​

     

    Chez les travailleurs exerçant leur activité à l’extérieur (en l’occurrence, toute tâche réalisée en extérieur et plus particulièrement dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, tous autres chantiers, travailleurs sur les marchés, dans les activités de restauration et/ou estivale), le corps exposé à la chaleur transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Il y a un risque de déshydratation.
     

    Boire et manger

     

    • Boire au minimum l’équivalent d’un verre d’eau toutes les 15-20 minutes, même si l'on n’a pas soif.
    • Attention : Il ne faut pas boire sur son poste de travail quand celui-ci comporte des risques chimiques, biologiques ou de contamination radioactive. Il faut donc s’hydrater dans un local annexe, après hygiène des mains.
    • Ne pas consommer de boisson alcoolisée (y compris la bière et le vin) ;
    • Eviter les boissons riches en caféine ;
    • Faire des repas adaptés aux situations de travail et suivant les recommandations. Il est important de continuer à manger car c’est l’association eau + apports salés et sucrés qui assurent une bonne hydratation.

     

    Se protéger

     

    • Porter des vêtements légers n’empêchant pas l’évaporation de la sueur (coton), de couleur claire si l’on travaille en extérieur ;
    • Eviter tout contact avec des surfaces métalliques exposées directement au soleil ;
    • protéger sa tête du soleil (casque, casquette, chapeau, etc) ;
    • éteindre le matériel électrique en veille de façon à éliminer toute source additionnelle de chaleur ;
    • prudence en cas d’antécédents médicaux ou de prise de médicaments.

     

    Se rafraîchir

     

    •  Il est essentiel de se passer régulièrement de l’eau fraiche sur le visage et sur la nuque

     

    Limiter les efforts physiques

     

    • Adapter son rythme de travail selon sa tolérance à la chaleur et organiser son travail de façon à réduire la cadence 
    • Ne pas s’affranchir pour autant des règles de sécurité ;
    • Réduire ou différer les efforts physiques intenses et reporter les tâches ardues aux heures les plus fraîches de la journée ;
    • Cesser immédiatement toute activité dès qu’apparaissent des signes de malaise ; prévenir les collègues, l'encadrement et le médecin du travail. Ne pas hésiter à consulter un médecin.
    • Faire cesser toute activité à un collègue présentant des signes d’alerte.

     

    Le 22.07.2018:Gestes a adopté et a suivre en cas de canicule.

  • Le 21.07.2018: Comment prévoir des orages violents,les explications en détail.

    Prévision des orages violents.

     

    La prévision des orages violents est la partie de la météorologie d'exploitation qui tente de prévoir le développement, l'intensité, le type de danger et les zones affectées par les orages pouvant donner de la grosse grêle, des vents destructeurs, des tornades et des pluies torrentielles.

    La tâche du météorologue est d'appréhender tout d'abord comment se développe un orage violent, puis d'analyser le potentiel actuel et futur de l'orage au-dessus des régions sous sa responsabilité et enfin d’appliquer des techniques diagnostiques et des simulations informatiques pour prévoir leur développement. Suivre l'évolution des orages implique divers moyens, allant du signalement par un observateur local jusqu'à des systèmes de télédétection comme le radar météorologique. Les populations doivent aussi être alertées, au moyen de bulletins diffusés par les médias et les autorités locales lorsque les orages s'approchent des seuils de développement violent.

     

    Histoire du développement de la prévision

    Au-delà du folklore des oracles de l'Antiquité, la recherche pour prédire la formation des orages se développa à partir de la Renaissance par des observations. Par exemple, un fidèle adepte de la prise de données météorologiques, le gouverneur britannique John Winthrop, écrivit dans ses notes de juillet 1643, qu’un soudain coup de vent dans le nord-est du Massachusetts et sur la côte du New Hampshire déracina des arbres, remplit l’air de poussières, souleva un édifice public de Newbury et tua un amérindien. Même si cette description pourrait être reliée à une rafale descendante ou à une ligne de grain, elle pourrait être le premier signalement dans l’histoire d’une tornade. En juillet 1759, à la suite d’une terrible tornade passant à Leicester, Massachusetts, un descendant du gouverneur Winthrop écrivit : « Il me semble difficile de trouver une cause adéquate pour ce phénomène, de démontrer comment un petit volume d’air peut être mis en rotation si rapide. Je n'oserais pas m'aventurer à émettre une hypothèse ».

    Cependant, les tentatives de compréhension de ces phénomènes et le développement de techniques de prévision ne se sont pas arrêtées à ces premières constatations. Les recherches en météorologie, ainsi que les travaux sur l'explication des orages, devinrent plus systématiques à partir du xixe siècle. Dans les années 1880, le Corps des signaux de l’armée américaine était chargé du service météorologique naissant des États-Unis3. Il organisa une équipe de 2 000 volontaires pour documenter tous les cas de tornades sur le centre et l’est des États-Unis. Ceci a permis d'établir différentes conditions (ou patrons) favorables à la génération d'orages avec tornades, et le Corps essaya ensuite de faire les premières prédictions. La précision des données n'étant pas satisfaisante, le Weather Bureau, qui succéda au Corps, décida que les météorologistes à la prévision des orages ne devaient pas mentionner la possibilité de tornades dans leurs alertes météorologiques. Cette décision n'a été levée qu'en 1938.

    Avec la naissance de l’aviation, la recherche des conditions nécessaires à la formation de tornades et d'orages violents fut remise à l’ordre du jour dans les années 1920 et 1930. Le développement du radiosondage commença à donner plus d’informations sur la structure verticale de l’atmosphère ce qui permit de reconnaître les facteurs thermodynamiques et les déclencheurs synoptiques d’altitude nécessaires au déclenchement des nuages convectifs. Ces informations ont été rassemblées et interprétées par des chercheurs comme A. K. Showalter et J. R. Fulks aux États-Unis. En utilisant ces travaux ainsi que leurs propres observations, les officiers météo E. J. Fawbush et R. C. Miller, de la base aérienne Tinker (Tinker Air Force Base) de la US Air Force à Oklahoma City, ont pu prédire pour la première fois avec succès l’occurrence d’une tornade sur la base le  en soirée.

    Depuis, la recherche mondiale en météorologie a permis de mieux comprendre les orages et la façon de les prévoir5. La venue des modèles de prévision numérique du temps a permis de simuler le comportement de l'atmosphère à une échelle de plus en plus fine (c'est-à-dire précise) et la résolution des modèles actuels s'approche de celle des orages (moins de 10 km de diamètre). Les modèles permettent également de produire des algorithmes qui donnent une idée du potentiel violent des orages. La prévision reste cependant encore une interaction entre les données informatiques et l'expérience du météorologiste.

     

    Histoire du développement de la prévision

    Au-delà du folklore des oracles de l'Antiquité, la recherche pour prédire la formation des orages se développa à partir de la Renaissance par des observations. Par exemple, un fidèle adepte de la prise de données météorologiques, le gouverneur britannique John Winthrop, écrivit dans ses notes de juillet 1643, qu’un soudain coup de vent dans le nord-est du Massachusetts et sur la côte du New Hampshire déracina des arbres, remplit l’air de poussières, souleva un édifice public de Newbury et tua un amérindien. Même si cette description pourrait être reliée à une rafale descendante ou à une ligne de grain, elle pourrait être le premier signalement dans l’histoire d’une tornade. En juillet 1759, à la suite d’une terrible tornade passant à Leicester, Massachusetts, un descendant du gouverneur Winthrop écrivit : « Il me semble difficile de trouver une cause adéquate pour ce phénomène, de démontrer comment un petit volume d’air peut être mis en rotation si rapide. Je n'oserais pas m'aventurer à émettre une hypothèse ».

    Cependant, les tentatives de compréhension de ces phénomènes et le développement de techniques de prévision ne se sont pas arrêtées à ces premières constatations. Les recherches en météorologie, ainsi que les travaux sur l'explication des orages, devinrent plus systématiques à partir du xixe siècle. Dans les années 1880, le Corps des signaux de l’armée américaine était chargé du service météorologique naissant des États-Unis3. Il organisa une équipe de 2 000 volontaires pour documenter tous les cas de tornades sur le centre et l’est des États-Unis. Ceci a permis d'établir différentes conditions (ou patrons) favorables à la génération d'orages avec tornades, et le Corps essaya ensuite de faire les premières prédictions. La précision des données n'étant pas satisfaisante, le Weather Bureau, qui succéda au Corps, décida que les météorologistes à la prévision des orages ne devaient pas mentionner la possibilité de tornades dans leurs alertes météorologiques. Cette décision n'a été levée qu'en 1938.

    Avec la naissance de l’aviation, la recherche des conditions nécessaires à la formation de tornades et d'orages violents fut remise à l’ordre du jour dans les années 1920 et 1930. Le développement du radiosondage commença à donner plus d’informations sur la structure verticale de l’atmosphère ce qui permit de reconnaître les facteurs thermodynamiques et les déclencheurs synoptiques d’altitude nécessaires au déclenchement des nuages convectifs. Ces informations ont été rassemblées et interprétées par des chercheurs comme A. K. Showalter et J. R. Fulks aux États-Unis. En utilisant ces travaux ainsi que leurs propres observations, les officiers météo E. J. Fawbush et R. C. Miller, de la base aérienne Tinker (Tinker Air Force Base) de la US Air Force à Oklahoma City, ont pu prédire pour la première fois avec succès l’occurrence d’une tornade sur la base le  en soirée.

    Depuis, la recherche mondiale en météorologie a permis de mieux comprendre les orages et la façon de les prévoir5. La venue des modèles de prévision numérique du temps a permis de simuler le comportement de l'atmosphère à une échelle de plus en plus fine (c'est-à-dire précise) et la résolution des modèles actuels s'approche de celle des orages (moins de 10 km de diamètre). Les modèles permettent également de produire des algorithmes qui donnent une idée du potentiel violent des orages. La prévision reste cependant encore une interaction entre les données informatiques et l'expérience du météorologiste.

     

    Analyse et repérage du potentiel d’orages violents

    Le météorologue travaillant à la prévision des orages violents, aussi appelé prévisionniste, doit évaluer les éléments qui favorisent le développement des orages. Il doit ensuite estimer l’intensité de ces données tant du point de vue thermodynamique que de celui des déclencheurs dynamiques afin de déterminer les régions où ces paramètres atteignent des niveaux critiques pouvant causer des dommages. Ce travail suit essentiellement la même technique que Fawbush et Miller de 1948 mais avec des éléments plus récents sur la combinaison des différents déclencheurs pour déterminer le type de phénomène violent susceptible de se produire. Ces derniers éléments sont tirés des recherches en modélisation des orages.

     

    Formation des orages

    Thermodynamique

    .

    Diagramme thermodynamique qui montre que T soulevé adiabatiquement à rapport de mélange constant nous permet de trouver le NCA.

    Les nuages convectifs se forment dans une masse d’air instable où il y a disponibilité de chaleur et d’humidité à bas niveau et de l’air plus sec et froid en altitude7. Une parcelle d’air qu’on soulève diminue de température {\displaystyle T} et de pression {\displaystyle P} avec l’altitude selon la loi des gaz parfaits ({\displaystyle P=\rho RT}). {\displaystyle \rho } est la masse volumique de l'air, {\displaystyle R=C_{p}-C_{v}} où Cp et Cv sont respectivement les capacités calorifiques à pression constante et à volume constant de l'air. Dans une atmosphère instable, elle atteint un niveau où elle devient plus chaude que l’air environnant : le « niveau de convection libre » (NCL)8. Elle subit alors la poussée d'Archimède et s’élève librement jusqu’à ce que sa température soit de nouveau en équilibre avec la température environnante.

    Quand la parcelle d'air s’élève, elle se refroidit jusqu’à son point de rosée, à un niveau appelé « niveau de condensation par ascension » (NCA) et la vapeur d'eau qu’elle contient commence à se condenser. Ce niveau peut être atteint avant ou après le NCL. La condensation libère une certaine quantité de chaleur, la chaleur latente, fournie à l’eau au moment de son évaporation. Il en résulte une diminution notable du taux de refroidissement de la masse d’air ascendante, ce qui augmente la différence de température entre la parcelle et l’environnement, et accroît ainsi la poussée d’Archimède. La base du nuage convectif se situera au NCA alors que son sommet sera au niveau d’équilibre ou légèrement plus haut à cause de l’inertie de la parcelle.

    Ce mouvement ascendant, appelé convection libre, est un processus libérateur d’énergie : l’énergie potentielle (énergie potentielle de convection disponible) emmagasinée dans l’atmosphère instable se transforme en énergie cinétique de déplacement. On obtient des orages quand l’énergie cinétique libérée permet d’atteindre au moins une altitude où la température est sous −20 °C alors qu’elle est au-dessus de zéro près du sol. En effet, le mouvement des gouttelettes de nuageset de précipitations permet d’arracher des électrons par collision8. Ceci est plus efficace lorsque les gouttelettes se changent en glace, ce qui statistiquement est plus probable à des températures inférieures à −20 °C. Le transport de charges crée une différence de potentiel électrique entre la bas et le sommet du nuage, ainsi qu’entre le nuage et le sol ce qui donnera éventuellement de la foudre8.

     

    Bouchon

     

    Une atmosphère instable comporte souvent une zone d’inversion de température, c’est-à-dire une mince couche d’air où la température augmente avec l’altitude. Ce phénomène inhibe temporairement la convection atmosphérique. Une parcelle d’air s’élevant à travers cette couche sera plus froide que l’air qui l’entoure et aura tendance à être repoussée vers le bas. L’inversion est donc très stable, elle empêche tout mouvement ascendant et rétablit l’équilibre. L’énergie nécessaire pour vaincre cette inversion est appelée énergie d'inhibition de la convection.

    Au cours de la journée, lorsque le sol est chauffé par le soleil, l’air emprisonné sous cette inversion se réchauffe encore plus et peut également devenir plus humide du fait de l’évaporation. Si la zone d’inversion est localement érodée par des mélanges avec la couche inférieure ou si des phénomènes à grande échelle la soulèvent en bloc, la couche de surface devenue très instable jaillit violemment à certains endroits. L’air à la surface du sol s’écoule alors horizontalement vers ces points d’éruptionet forme de hauts nuages d’orage.

     

    Déclencheurs dynamiques.

    Carte composite des éléments favorables au déclenchement d'orages :
    1) Courant-jet d'altitude (flèches bleues) 
    2) Courant-jet de bas niveau (flèches rouges) 
    3) Creux d'altitude (tiretés bleus)
    4) Fronts et Dépressions (noirs) 
    5) Langue d’humidité (zig-zags verts)
    6) Maximum de température à 850 
    hPa (ligne de points rouges)
    7) Ligne d'orages (ligne tiretées avec points en rouge)
    (source : la première prévision de tornade avec succès le 26 mars 1948, archives de 
    NOAA).

    Même en présence de facteurs thermodynamiques favorables, un courant ascendant n’apparaît que si l’air instable au voisinage du sol est poussé jusqu’à la convection libre. Dans une masse d’air uniforme et sans mouvement, le réchauffement seul peut suffire mais en général il existe des déclencheurs qui vont permettre de concentrer l’activité orageuses7,9 :

    • une inversion locale peut s’atténuer ou même disparaître complètement si un courant-jet d’altitude passe dans le secteur. En effet, des vents intenses (plusieurs centaines de kilomètres par heure) se déplacent dans le courant-jet, refoulant vers le bas l’air devant eux et aspirant vers le haut l’air derrière eux. Ce phénomène d’aspiration ascendante, s’il est suffisamment fort, peut dissiper une inversion et favoriser la formation d’orages ou l’intensification des orages en cours ;
    • un phénomène similaire peut se produire avec un courant-jet de bas niveau. Dans ce cas, il s’agit de convergence de masse à gauche du jet qui force l’air empilé à monter « comme la pâte à dents dans un tube qu’on presse à sa base » ;
    • des effets locaux comme l’ascension forcée de l’air le long d’une pente par des phénomènes météorologiques à grande échelle ou des brises de mer qui amène de l’air humide vers une zone instable ;
    • le passage d’un front froid, où de l’air froid et dense s’avance dans une région plus chaude, se frayant un chemin sous l’air chaud en le soulevant.

    Les zones de potentiel d’orages sont repérées en analysant d’abord le potentiel thermodynamique de la masse d’air à l’aide de diagrammes comme le téphigramme, des indices d’instabilité et de coupes à travers les cartes d’analyse produites par les modèles de prévision numérique du temps. La carte de droite est l’analyse des éléments dynamiques à 00 heure TU, le 26 mars 1948 (carte historique), qui montre qu’un très grand nombre d’entre eux se retrouvent au-dessus de l’Oklahoma à ce moment (contour grisé).

     

    Analyse du potentiel violent

    Le prévisionniste qui vient de repérer les zones favorables à la formation d'orages doit maintenant déterminer comment ces éléments peuvent donner les différents phénomènes météorologiques causant des dommages. Il doit donc d'abord connaître ces phénomènes violents, les critères à partir desquels ils sont considérés dangereux et finalement comment les déclencheurs doivent s'agencer pour les créer.

    Définition d'un orage violent

    La définition des critères des différents phénomènes associés avec un orage violent varie d'un pays à l'autre et parfois même d'une région à l'autre. Ceci est dû à la morphologie du terrain, au type d'occupation des sols, à la concentration de la population et tous autres facteurs pouvant influencer la vie humaine, animale et végétale.

    En général, on considère qu'un orage est violent s'il comporte un ou plus des phénomènes suivants:

    • Chute de grêlons d'au moins 2 cm de diamètre ou plus (causant de graves dommages aux habitations, cultures, personnes et animaux) ;
    • rafales convectives de 90 km/h ou plus sous forme de microrafales ou de macrorafales (pouvant endommager les structures) ;
    • tornades ;
    • pluies diluviennes soudaines (causant des inondations et/ou crues éclairs).

    Il y a des exceptions :

    • certains pays considèrent le taux d'éclairs comme étant un critère d'avertissement. Cependant, tout orage produit de la foudre et ce critère n'indique pas réellement la violence de l'orage ;
    • certaines régions considèrent que de la grêle de moins de 2 cm est également un critère d'avertissement à cause des risques potentiels aux cultures, comme les arbres fruitiers, vigne, etc. ;
    • le critère de quantité de pluie est variable selon la géographie et le type de végétation puisque l'écoulement des eaux varie de façon importante selon les endroits. Certains pays coordonnent la prévision des orages avec leur système de mesures hydrologiques. Ils n'émettent une alerte météorologique que lorsque la pluie a fait monter les cours d'eau d'une région à des niveaux critiques et non pour le simple passage d'un orage violent.
    •  

    Caractéristiques par types

     

    Diagramme montrant les différents types d'orages violents selon leur EPCD et leur cisaillement des vents

    Une fois la zone de développement d'orages repérée, le météorologiste doit évaluer le potentiel de ces orages. Ce dernier dépend de trois choses14,9,15 :

    • l'humidité disponible ;
    • l'instabilité donnant de l'énergie potentielle de convection disponible (EPCD) ;
    • le cisaillement des vents dans et sous le nuage.

    En effet, c'est la combinaison de ces trois caractéristiques qui déterminera le type d'orage ainsi que son potentiel de produire du temps violent. Le tableau de droite montre comment les différents types d'orages se situent en rapport avec l'énergie disponible et le cisaillement linéaire. Il faut aussi tenir compte pour certains phénomènes du changement de direction du vent avec l'altitude et l'humidité (non indiqué dans le diagramme).

    En plus de ces éléments, il faut naturellement ajouter un élément déclencheur comme le réchauffement diurne mais qui sera dans la plupart des cas une conjonction de facteurs dynamiques mentionnés dans la section précédente.

     

    Pluie torrentielle

     

    Plus la masse d'air est humide, plus la quantité de vapeur d'eau à condenser sera grande. Si l'EPCD est faible, alors le nuage généré sera de faible extension verticaleet peu de cette humidité se changera en pluie. En revanche, si l'énergie disponible est grande mais le changement des vents avec l'altitude est fort, alors l'humidité condensée se retrouvera loin de son point de formation.

    Ainsi, les orages qui donnent des pluies torrentielles auront tendance à se retrouver dans une masse d'air instable et humide mais où il y aura peu de cisaillement des vents. L'ensemble donne un orage très intense qui se déplace lentement16. On peut également avoir des orages à répétition qui suivent le même corridor donnant une accumulation totale de pluie très importante ce qui implique une configuration stable de la circulation atmosphérique.

    Un cas particulier d'orages à très forte pluviosité est celui des complexes convectifs de méso-échelle. Un CCM est un ensemble orageux se formant généralement en fin de journée à partir d'orages dispersés et qui atteint son apogée durant la nuit alors qu'il s'organise en une large zone circulaire. Après sa formation, il dérive dans le flux d'altitude et donne principalement des précipitations intenses causant des inondations sur de larges régions. Les CCM se développent sous une faible circulation atmosphérique anticyclonique, à l'avant d'un creux barométrique d'altitude, dans une masse d'air très instable et avec un cisaillement faible des vents avec l'altitude.

    En plus du potentiel thermodynamique, la reconnaissance de la configuration typique de la circulation générale en de telles circonstances est donc primordiale. L'eau disponible pour condensation peut-être calculée par les équations de la thermodynamique qui nous donnent une estimation du potentiel d'accumulation de pluie sous le ou les orages.

     

    Grêle

    Mouvement de l'air et des grêlons dans un orage

    Structure d'un orage supercellaire avec les mouvements de l'air par les flèches noires, incluant la très large circulatio

  • Le 21.07.2018:A ne pas manquez!!!!!! Éclipse lunaire du 27 juillet 2018

    Éclipse lunaire du 27 juillet 2018

     

    L'éclipse lunaire du  est la seconde éclipse de Lune de l'année 2018. Il s'agit d'une éclipse totale ; elle est la deuxième éclipse totale d'une série de trois, se produisant à environ 6 mois d'intervalle. C'est aussi une éclipse totale centrale, la Lune passant par le centre de l'ombre de la Terre. C'est la première éclipse lunaire centrale depuis celle du 15 juin 2011.

    Puisqu'elle se produit lorsque la Lune est proche de l'apogée, cette éclipse sera aussi la plus longue éclipse lunaire totale du XXIe siècle, avec une phase de totalité de près de 103 minutes.

     

    Cette simulation animée montre l'apparence approximative de la Lune passant dans l'ombre de la Terre durant cette éclipse. La Lune passe par le centre de l'ombre durant cette éclipse totale centrale.

     

    Visibilité

    L'éclipse est visible depuis la totalité de l'Océan Indien, qui est tourné vers la Lune lors de cette éclipse. L'Afrique centrale et orientale ainsi que l'Asie centraleassisteront à l'intégralité de l'éclipse.

    L'Amérique du Sud, le Nord-Ouest de l'Afrique et l'Europe verront les différentes phases de cette éclipse après le coucher du Soleil.

    Les premières phases de l'éclipse seront visibles depuis l'Asie du Sud-Est et l'Australie, aux premières heures du matin (local), avant le lever du Soleil.

     

    Lunar eclipse from moon-2018Jul27.png
    La Terre vue de la Lune lors du maximum de l'éclipse.​

     

    Visibility Lunar Eclipse 2018-07-27.png
    Carte de visibilité.​