Intensité orageuse

Carte des orages sur l'Europe actualisée toutes les heures

Note : La couleur des cercles correspond à l'heure et la taille correspond aux nombres d'impacts relevés pendant les 30 minutes

 

UTC (coordinated universal time) signifie temps universel, correspondant au méridien de Greenwich. Pour avoir les heures françaises, il faut ajouter 1 heure en hiver et 2 h en été.

Source de la carte des orages : meteociel 

 

Comment calculer la distance qui vous sépare d'un éclair ? La vitesse de la lumière étant de 300 000 km par seconde, l'éclair est visible instantanément. Le tonnerre, qui résulte pour sa part d'un phénomène sonore, ne devient audible que quelquessecondes après l'éclair, puisque la vitesse du son est de 300 mètres par seconde. Ainsi, pour calculer la distance qui vous sépare d'un éclair il suffit de compter les secondes entre le moment ou l'on perçoit l'éclair et celui où l'on entend le tonnerre, de multiplier ce chiffre par 300, ce qui vous donne la distance en mètres.

Le cycle d'une cellule orageuses

Le cycle de vie d'une cellule orageuse se compose de trois étapes successives. Dans la phase de développement, l'ascension d'une masse d'air humide (par convection, ou en raison de l'arrivée d'un front froid) forme un cumulus. Si l'air est instable, les courants chauds continuent de monter, faisant croître le nuage jusqu'au stade cumulo-nimbus. Lorsqu'il atteint la tropopause, le nuage cesse de se développer en hauteur et se charge de cristaux de glace qui amorcent le processus de précipitation. L'orage entre alors dans sa phase de maturité: L'air froid et lourd du sommet redescend brusquement sous la forme de forts courants accompagnés d'éclair et de violentes averses. L'orage se dissipe lorsque les vents issus du sommet refroidissent le sol au point de priver le nuage de l'air chaud qui l'alimentait. Le cumulo-nimbus se désagrège, la pluie cesse et il ne reste plus dans le ciel que quelques cirrus et altocumulus inoffensifs. 

Le cycle complet ne dure pas plus d'une heure, mais les vents qui continuent de se propager après la dissipation de l'orage peuvent rencontrer de nouvelles masses d'air chaud et humides, et ainsi déclencher le développement d'une nouvelle cellule orageuses. On parle alors d'un orage multicellulaire.

Comment se forme un éclair entre un nuage et le sol ?

Par un processus qui n'est pas encore totalement expliqué, les courants d'air distribuent des charges positives au sommet du nuage d'orage et des charges négatives à sa base. En réaction, le sol situé sous le nuage se charge positivement. Il se crée ainsi un champ électrique qui s'accroît jusqu'à ce que l'air, qui joue normalement le rôle d'isolant, cède. Un flux d'électrons jaillit alors de la zone négative: C'est le précurseur, une étincelle invisible qui se déplace à 200 km/s selon une trajectoire irrégulière. Arrivé à proximité du sol, le précurseur attire un flux positif. Lorsque les deux étincelles se rejoignent, elles forment un canal d'air ionisé de quelques centimètres de diamètre le long duquel remonte un courant positif très puissant, l'arc de retour. Cette décharges électrique produit la ligne lumineuse de l'éclair.

Différents types d'éclairs

Même s'ils sont les plus spectaculaires, seuls 20% des éclairs frappent le sol . Les autres se produisent entre deux nuages, à l'intérieur d'un même nuage ou même entre un nuage et l'air environnant. Tous ont cependant en commun de relier une zone chargée négativement à une zone chargée positivement, obéissant à la règle qui veut que des charges électriques opposées s'attirent.

 

Date de dernière mise à jour : 05/08/2018

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