débuté

  • Le 18.02.2018 :Aujourd'hui : dégradation à l'ouest

    La France se situe entre deux perturbations. La première s'évacue par l'Italie et la Corse, la seconde arrive par l'Atlantique. Entre les 2, c'est un temps variable qui domine, avec le retour du soleil sur les régions méridionales

     

    FRANCE

    De la Bretagne à l'Aquitaine, le ciel est voilé à très nuageux avec quelques pluies éparses. Sur le piémont pyrénéen la grisaille est tenace. Du Massif central au nord-est, après la dissipation des nuages bas et des brouillards parfois givrants dans les vallées, les éclaircies reviendront. Près de la Méditerranée, mistral et tramontane apportent du soleil, excepté de la Corse aux Alpes-Maritimes où quelques averses se déclenchent cet après-midi.

     

    REGIONS

    Dans le nord-ouest, le temps est gris et humide toute la journée avec quelques faibles pluies éparses, plus continues en Bretagne.

    Retrouvez ici le temps prévu pour la BretagnePays de la Loire.

    Dans le nord-est, il fait beau sur les Hauts-de-France. Sur le Grand-Est, la grisaille est persistante et limite la hausse des températures.

    En Île-de-France, le ciel devient de plus en plus nuageux au fil des heures.

    Sur le Centre-Est, les nuages restent abondantes dans les plaines et les vallées d'Auvergne Rhône-Alpes et en Bourgogne Franche-Comté.  En montagne, au dessus de la mer de nuages, le soleil s'impose.

    Dans le sud-ouest, le ciel est couvert avec quelques pluies éparses de la Nouvelle Aquitaine à l'Occitanie.

    Retrouvez ici le temps pour l'Aquitaine.

    Enfin dans le sud-est, le soleil brille généreusement des Bouches-du-Rhône au Var alors que les nuages dominent ailleurs avec quelques averses en Corse.

     

    TEMPERATURES

    Ce matin, les gelées sont fréquentes du nord de la Seine aux frontières de l'Est jusqu'au Limousin, avec des températures entre -4 et 0°C. Près de l'Atlantique et sur les bords de la Méditerranée, il fait plus doux avec 7 à 10°C. Cet après-midi, les températures s'échelonnent de 5°C en Alsace à 12°C en Vendée pour le nord et de 8°C sur le Lyonnais à 13°C en Corse pour le sud du pays en passant par 11°C à Bordeaux et à Toulouse.

  • 13.02.2018 : Quel âge ont nos atomes ?

    Quel âge ont nos atomes?

    Img 20180213 005623

    Les atomes qui composent le corps humain se sont pour partie formés avec le big bang, et pour le reste dès l'apparition des premières étoiles, où se déroulent des réactions nucléaires formant les atomes plus lourds.

     

    Avant d'être constitués d'organes, de muscles, d'os, de sang et de tissus, nous sommes faits de cellules, elles-mêmes composées de molécules qui elles-mêmes sont constituées d'atomes. Au fond du fond, nous ne sommes que l'assemblage de milliards et de milliards d'atomes. Lesquels sont la brique de toute la matière, y compris organique.

     

    Des particules comme l'hydrogène, l'oxygène, le carbone ou l'azote forment en effet le socle du vivant. Mais d'autres atomes sont aussi essentiels à la vie : les sels minéraux (sodium, calcium...) et les métaux (fer, cuivre...). D'où viennent ces atomes ? Des origines du monde lui-même, il y a 13,8 milliards d'années !

     

    A l'époque, l'Univers est rempli d'une soupe de particules où se côtoient protons, neutrons et électrons. Dès les premières minutes après le big bang, alors que la température baisse de 10 à 1 milliard de degrés, des noyaux se constituent à partir des protons et des neutrons. 300 000 ans plus tard, la température a assez baissé pour que les électrons se lient à ces noyaux et forment les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium, les plus légers et les plus répandus de l'Univers.

     

    L'explosion des supernovae répand les atomes organiques dans l'Univers

    Les autres, nécessaires à la vie, n'émergeront que 200 millions d'années après le big bang, lorsque apparaissent les galaxies : carbone, oxygène, fer et consorts naissent au cœur des étoiles, de la fusion de l'hydrogène en noyaux de plus en plus lourds, par des réactions nucléaires.

     

    Cette précieuse matière, dispersée dans l'espace par l'explosion de générations d'étoiles (sous la forme de supernovae), est à l'origine du Système solaire et, au bout du compte, de la vie sur Terre. Car ce sont ces atomes qui se sont assemblés dans les océans primitifs pour créer des molécules organiques, puis une première cellule, il y a 3,5 milliards d'années. L'évolution a fait le reste.

     

    D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous » - Feuilleter / Acheter

     

    A lire aussi :

     

    • Mort d'une étoile : les derniers instants d'une supernova

     

    PaQuel âge ont nos atomes?

    Les atomes qui composent le corps humain se sont pour partie formés avec le big bang, et pour le reste dès l'apparition des premières étoiles, où se déroulent des réactions nucléaires formant les atomes plus lourds.

     

    Avant d'être constitués d'organes, de muscles, d'os, de sang et de tissus, nous sommes faits de cellules, elles-mêmes composées de molécules qui elles-mêmes sont constituées d'atomes. Au fond du fond, nous ne sommes que l'assemblage de milliards et de milliards d'atomes. Lesquels sont la brique de toute la matière, y compris organique.

     

    Des particules comme l'hydrogène, l'oxygène, le carbone ou l'azote forment en effet le socle du vivant. Mais d'autres atomes sont aussi essentiels à la vie : les sels minéraux (sodium, calcium...) et les métaux (fer, cuivre...). D'où viennent ces atomes ? Des origines du monde lui-même, il y a 13,8 milliards d'années !

     

    A l'époque, l'Univers est rempli d'une soupe de particules où se côtoient protons, neutrons et électrons. Dès les premières minutes après le big bang, alors que la température baisse de 10 à 1 milliard de degrés, des noyaux se constituent à partir des protons et des neutrons. 300 000 ans plus tard, la température a assez baissé pour que les électrons se lient à ces noyaux et forment les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium, les plus légers et les plus répandus de l'Univers.

     

    L'explosion des supernovae répand les atomes organiques dans l'Univers

    Les autres, nécessaires à la vie, n'émergeront que 200 millions d'années après le big bang, lorsque apparaissent les galaxies : carbone, oxygène, fer et consorts naissent au cœur des étoiles, de la fusion de l'hydrogène en noyaux de plus en plus lourds, par des réactions nucléaires.

     

    Cette précieuse matière, dispersée dans l'espace par l'explosion de générations d'étoiles (sous la forme de supernovae), est à l'origine du Système solaire et, au bout du compte, de la vie sur Terre. Car ce sont ces atomes qui se sont assemblés dans les océans primitifs pour créer des molécules organiques, puis une première cellule, il y a 3,5 milliards d'années. L'évolution a fait le reste.

     

    D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous » - Feuilleter / Acheter

     

    A lire aussi :

     

    • Mort d'une étoile : les derniers instants d'une supernova

     

    Par Nathalie Picardr Nathalie Picard

  • Le 12.02.2018 : News Horizons bat des records

    New Horizons bat le record de la plus lointaine photographie jamais prise

    La sonde américaine New Horizons, après avoir croisé Jupiter et le système de Pluton, fonce dans la ceinture de Kuiper, loin derrière la plus lointaine planète...

    Img 20180212 012249

    Ce sont les plus lointaines images jamais prises par une photographe. Celle-ci se trouvait à 6.12 milliards de kilomètres de la Terre lorsqu'elle a pris ses clichés. Une photographe ? Oui et non, puisqu'il s'agit en fait de la projection du génie humain dans le cosmos : la sonde américaine New Horizons.

     

    New Horizons fonce vers l'objet transneptunien (un lointain corps glacé) 2014 MU69, qu'elle frôlera dans la nuit de la Saint-Sylvestre, au tournant de 2018 et 2019. En attendant, la sonde américaine, pilotée depuis la Terre, observe son environnement, dans le silence glacial du système solaire lointain. News Horizons a donc, en décembre dernier, tourné ses caméras vers deux astéroïdes de glace, 2012 HZ84 et 2012 HE85, et battu à cette occasion le record de distance pour une photographie. Ce surréaliste record était détenu depuis 1990 par la sonde Voyager 1, qui avait tourné son objectif vers le système solaire intérieur, avant de foncer vers la sortie du système solaire.

     

    L'intérêt de ces images ? Elles montrent ces objets situés à 6 milliards de kilomètres de la Terre, sous un éclairage « de côté » qui permettra aux scientifiques de déterminer mieux les caractéristiques des surfaces de ces deux corps. Une observation évidemment impossible à réaliser depuis notre planète.

     

    Prochain record pour New Horizons : 6,6 milliards de kilomètres !

    Un jour, New Horizons, plus rapide que sa devancière, sera le plus lointain objet jamais conçu par l'Homme, mais en attendant, Voyager 1 tient haut la main ce record, puisqu'elle se situe aujourd'hui à un peu plus de 21 milliards de kilomètres de la Terre, bien au-delà des planètes du système solaire, Neptune se trouvant à seulement 4.5 milliards de kilomètres !

     

    New Horizons et Voyager 1, ainsi que leurs sœurs et cousines Voyager 2, Pioneer 10 et 11, avancent aujourd'hui dans la ceinture de Kuiper, cet espace immense où tournent Pluton et Charon, Makémaké, Hauméa, Arawn, Chaos, Varuna, Ixion, Rhadamanthe, Huya, Typhon, Lempo, Quaoar, Deucalion, Logos, Céto, Borasisi, Sila, Orcus, et des milliers d'autres corps de glace comme les petits 2012 HZ84, 2012 HE85 ou encore 2014 MU69, et tant d'autres à découvrir... Au-delà de cette ceinture, s'étend le halo encore inconnu du nuage de Oort, un immense réservoir de comètes plongé dans la nuit et le froid.

     

    Nos ambassadrices de l'humanité sont donc encore bien loin de la sortie du système solaire, car l'influence gravitationnelle du Soleil sur son environnement de planètes, d'astéroïdes et de comètes s'étend jusqu'à près de une année-lumière, soit dix mille milliards de kilomètres...

     

    En attendant, New Horizons devrait battre son propre record fin décembre, en prenant les premières photographies de 2014 MU69 à 6.6 milliards de kilomètres de la Terre. En attendant mieux, plus loin, dans les années à venir ?

     

    Par Serge Brunier

  • Le 09.02.2018 : Le navire de cargaison russe

    Crédit : @Nasa

    Prépare pour le lancement tandis que l'équipage étudie la science de la vie

    Progrès 69 Rocket Processing

    La fusée de ravitaillement de la Russie Progress 69 est représentée dans son usine de traitement du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Crédit: Roscosmos

    Un cargo russe s'apprête à se rendre à sa rampe de lancement dimanche matin pour réapprovisionner la Station spatiale internationale et l' équipage d' Expedition 54 . Les astronautes et les cosmonautes à bord de la station se préparent également pour la nouvelle expédition spatiale et poursuivent diverses études en sciences de la vie.

    Le navire de ravitaillement de la Russie 69 (69P) est dans son usine de traitement qui se prépare à être déployé sur la rampe de lancement vendredi au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Le 69P devrait décoller dimanche à 3h58 HNE (14h58 heure de Baïkonour) pour atteindre la Station spatiale internationale en un temps record trois heures et demie plus tard.

    Les astronautes Alexander Misurkin et Anton Shkaplerov se sont entraînés aujourd'hui pour le rendez-vous automatisé de dimanche à 7h24. Le duo s'entraînait en utilisant l'unité de rendez-vous télérobotique opérée par la station dans le cas peu probable où le Progress devrait être amarré manuellement au module de service Zvezda.

    Des études sur les souris et les plantes sont encore en cours cette semaine pour aider les chercheurs à comprendre comment les organismes réagissent à la vie dans l'espace. Les données collectées à partir des études de biologie spatiale et de botanique peuvent améliorer les traitements de santé, bénéficier à une grande variété de secteurs industriels et aider la NASA à planifier des voyages plus lointains dans l'espace.

    Les astronautes Scott Tingle et Norishige Kanai ont poursuivi leur partenariat pour étudier comment un médicament d'entretien musculaire affecte la croissance musculaire chez les souris vivant dans le laboratoire orbital. Les résultats de l'étude de médicament peuvent aider à combattre l'affaiblissement musculaire dans l'espace et sur Terre. Joe Acaba , un résident de deux stations, a traité et stocké des échantillons pour l' expérience Plant Gravity Processing . L'étude de botanique explore comment les plantes poussent et comment leurs racines s'orientent dans l'espace.

  • Le 18.12.2017 : Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 !

    Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 ! par Yohan Demeure 17 décembre 2017, 0 h 33 min

    Crédits : NASA

    Le magazine Sciences et Avenir a listé dans une infographie complète les gros astéroïdes qui frôleront la Terre, mais rassurons-nous, aucune collision n’est au programme !

    Tous les jours, des météorites atteignent notre planète, mais une grande majorité se consume dans notre atmosphère. Une collision avec un astéroïde géant est cependant la hantise des passionnés et des scientifiques, popularisée au cinéma par des films tels que Armageddon (1998).

    À la fin de l’été 2017, l’astéroïde géant Florence découvert en 1981 est passé à 7 millions de kilomètres de la Terre, une distance plutôt courte à l’échelle de l’Univers. L’astéroïde 2012 TC4 (diamètre de 10 à 30 mètres), un habitué croisant l’orbite de notre planète régulièrement, a frôlé la Terre en octobre et pourrait revenir pour s’y écraser en 2079, comme ce fut le cas du météore de Tcheliabinsk en 2013. Il y a aussi l’astéroïde 3200 Phaéton, qui passera à 10 millions de kilomètres de notre planète avant Noël ou encore Oumuamua, un rocher de 400 mètres de long également passé non loin de la Terre, alimentant les plus hallucinantes thèses et faisant l’objet d’un projet destiné à le placer sur écoute : le projet Lyra.

    Le magazine Sciences et Avenir a récemment publié une infographie citant les astéroïdes qui frôleront notre planète au courant de l’année 2018. Parmi les 19 objets détaillés, le plus gros devrait être l’astéroïde 2003 SD220 pour la fin d’année (voir ci-après), déjà passé à proximité de la Terre le 24 décembre 2015 à environ 28 distances lunaires et qui fait partie de ces objets qui croisent l’orbite de notre planète assez régulièrement.

    L’astéroïde qui passera le plus proche de la Terre en 2018 se nomme 2014 US7, à une distance de 1,2 million de kilomètres, soit un peu plus de 3 fois la distance Terre-Lune. Cependant, sa taille évaluée entre 14 et 31 mètres de diamètre ne fait pas de lui un objet très dangereux (voir ci-dessous).

    Sources : Sciences et Avenir – Ouest France

    Lire la suite

  • Webcams Observatoire

    La Serena

    Alméria Nice Marseille

    Lire la suite

  • Le 13.12.2017 : Une petite île du Pacifique, un grand pas vers Mars ?

    L'étude de la formation récente d'une île volcanique pourrait renseigner les scientifiques sur le développement de la vie sur la planète Mars.

    SOURCE AFP

    Publié le  |  crédit : Le Point.fr

    <p>L'&#238;le Hunga Tonga-Hunga Ha'apai s'est form&#233;e dans le Pacifique apr&#232;s une &#233;ruption volcanique en d&#233;cembre 2014.</p>

    Une petite île au milieu de l'océan Pacifique pourrait offrir des pistes pour comprendre le développement potentiel de la vie sur Mars. La Nasa a annoncé ce mercredi s'intéresser à l'île de Hunga Tonga Hunga Ha'apai, qui a émergé lors d'une éruption fin 2014-début 2015 à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Nuku'alofa, la capitale des Tonga.

    Les scientifiques avaient initialement anticipé que cette île, produit de l'expulsion d'énormes volumes de roches et de cendres, disparaîtrait en quelques mois. Mais l'île qui mesurait initialement un kilomètre de large sur deux de long, et culminait à 120 mètres, a beaucoup mieux résisté que prévu, peut-être grâce à la consolidation des débris volcaniques en une roche appelée tuf volcanique. Et une nouvelle étude de la Nasa, qui a observé en continu par satellite l'évolution physique de l'île depuis sa naissance, lui prête désormais une espérance de vie entre 6 et 30 ans.

    Mieux comprendre où chercher de la vie sur Mars

    Pour Jim Garvin, chercheur à la Nasa, il y a là une opportunité très rare d'étudier le cycle de la vie sur les nouvelles îles. Il a relevé que la planète Mars possédait de nombreuses anciennes îles volcaniques similaires qui étaient vraisemblablement entourées d'eau au moment de leur apparition. Le scientifique explique que ces anciennes îles volcaniques sont des lieux particulièrement intéressants quand il s'agit de rechercher des traces de vie passées, car elles ont pu être un terreau fertile en ce qu'elles cumulaient chaleur et humidité.

    Observer comment la vie colonise Hunga Tonga Hunga Ha'apai peut par conséquent aider les scientifiques à comprendre où chercher sur Mars des traces de vie, insiste Jim Garvin. « Ce genre d'île pourrait avoir existé sur Mars il y a deux où trois milliards d'années, des lacs et des petites mers comblant les dépressions, des plans d'eau persistants », a-t-il détaillé. Les îles Tonga, un royaume de quelque 170 îles qui compte environ 120 000 habitants, sont situées sur la « ceinture de feu » du Pacifique", où les plaques continentales se rencontrent, causant une activité sismique et volcanique intense.

    Lire la suite

  • Le 12.12.2017 : A la suite d’une erreur de calcul, la Russie perd un satellite

    L’agence de presse russe a annoncé mardi que la perte d’un satellite lancé fin novembre était due à une erreur du logiciel utilisé.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cosmos/article/2017/12/12/a-la-suite-d-une-erreur-de-calcul-la-russie-perd-un-satellite_5228306_1650695.html#YawSArIbroRYLi8j.99

    Le lanceur Soyouz 2.1b décolle du cosmodrome de Vosyochny en Russie, le 28 novembre.

    Le 28 novembre, la Russie avait perdu le contact avec un satellite météorologique baptisé Meteor, lancé quelques heures plus tôt par une fusée Soyouz depuis le nouveau cosmodrome de Vostotchny. Mais quelques minutes après le lancement, « durant la première communication prévue avec le satellite, il n’a pas été possible d’établir une connexion en raison du fait qu’il n’a pas atteint l’orbite visée », précise un communiqué de l’agence spatiale russe, Roscosmos.

    En cause : une erreur de calcul. « L’algorithme du système de navigation a conclu à une orientation incorrecte pour le décollage de l’étage supérieur [du satellite] après s’être détaché de la fusée », a déclaré mardi 12 décembre à l’agence de presse russe Interfax le vice-président de Roscosmos, Alexandre Ivanov.

     

    En conséquence, l’étage supérieur du satellite a effectué une rotation dans le mauvais sens, ce qui a mené à sa perte, a-t-il précisé, parlant d’une « situation inhabituelle ». En plus du satellite lui-même, dix-huit charges utiles appartenant à des institutions ou des entreprises du Canada, des Etats-Unis, du Japon, d’Allemagne, de Suède et de Norvège ont également été perdues.

    Série de revers technologiques

    M. Ivanov s’est défendu d’un problème lié « à la qualité, à la rigueur dans l’industrie » spatiale russe, soulignant l’unique responsabilité du « logiciel utilisé », qui a déjà vingt ans de service, a-t-il précisé. La perte du satellite est un nouvel échec pour l’industrie spatiale russe, qui a connu plusieurs revers ces dernières années.

     Lire aussi :   L’homme dans l’espace, pour quoi faire ?

    Construit pour le coût de 300 à 400 milliards de roubles (4 à 5,3 milliards d’euros), le cosmodrome de Vostotchny avait déjà connu en avril 2016 un premier accroc lorsque le lancement d’une fusée avait dû être annulé in extremis en raison du dysfonctionnement d’un câble.

    L’année dernière, Roscosmos avait annoncé avoir perdu le contact avec un vaisseau-cargo non habité qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), peu après son décollage du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Le 22 août 2014, la mise en orbite des deux premiers satellites opérationnels du GPS européen Galileo avait échoué à la suite du gel du carburant dans l’étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz.

    En 2011 la Russie avait interrompu pour un temps l’utilisation de son lanceur emblématique Soyouz, après l’accident d’un vaisseau cargo russe lancé vers l’ISS, qui n’avait pas réussi à rejoindre la bonne orbite et s’était écrasé sur Terre.

     

    Lire la suite

  • Le 11.11.2017 La révolution du télescope pour amateur !!

    L'eVscope d'Unistellar, une révolution pour l'astronomie amateur

    Le télescope de la société Unistellar est destiné à démocratiser l'accès au ciel profond pour les amateurs d'astronomie tout en faisant de la science citoyenne à grande échelle. L'eVscope est pleinement financé sur Kickstarter.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Développé par la société française Unistellar, l'eVscope est un télescope formant rapidement des images en couleurs de galaxies et nébuleuses.
    • L'eVscope reconnaît les objets qu'il observe.
    • C'est un outil de science citoyenne, qui peut se connecter à l'institut Seti, dans le but de centraliser un grand nombre d'observations effectuées simultanément en différents points de la Planète lors d'évènements transitoires. Il s'agit notamment d'étudier les comètes, astéroïdes et chutes de météorites.
    • Le développement de l'eVscope, assuré par son financement sur Kickstarter, se poursuit. L'instrument devrait être accessible commercialement à 2.000 euros environ d'ici novembre 2018.

    Il y a quelques mois, Futura vous avait présenté le projet d'une start-up française appelée Unistellar. Le but de cette dernière est de démocratiser l'astronomie du ciel profond, ordinairement réservée aux astronomes professionnels et aux amateurs décidés à consacrer de l'argent et du temps pour obtenir les merveilleuses images de galaxies et de nébuleuses qui font rêver.

    À cette occasion, Futura avait réalisé l'interview de l'un des membres d'Unistellar, l'astronome français Franck Marchis, grand spécialiste de Io et des astéroïdes, qui avait prévu qu'un jour, on finirait par découvrir un astéroïde d'origine interstellaire fonçant sur une orbite hyperbolique dans le Système solaire. Il semble que cela soit bien le cas de A/2017 U1 ; les membres de l'équipe Pan-Starrs, qui a découvert cet astéroïde, ont proposé de l'appeler Oumuamua, ce qui signifie « éclaireur et messager » en hawaïen.

     

    La dernière vidéo de présentation du télescope d'Unistellar. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Unistellar SAS

    1,6 million de dollars pour l'eVscope en quelques semaines sur Kickstarter

    Franck Marchis nous avait donc parlé du nouveau télescope qu'Unistellar avait mis au point et qui demandait encore des financements pour pouvoir être commercialisé. C'est désormais chose faite : une campagne de financement participatif a été lancée il y a quelques semaines sur Kickstarter et elle cartonne. Originairement, il s'agissait de récolter 150.000 dollars avant le 24 novembre 2017 tout en permettant à certains donateurs d'acheter partiellement leur exemplaire de l'instrument, baptisé eVscope (pour Enhanced Vision Telescope), dont la livraison est prévue pour novembre 2018.

    Visiblement, le projet a convaincu. Dans une vidéo de présentation, on voit qu'il a même le soutien de Jill Tarter, figure de proue du programme Seti, bien connue des astrophysiciens pour avoir inventé le terme brown dwarf (« naine brune »), servant à désigner les étoiles de masse insuffisante pour entretenir une fusion d'hydrogène ; cette femme est aussi indirectement célèbre auprès du grand public puisqu'elle a servi d'inspiration au personnage d'Ellie Arroway, dans le célèbre roman Contact, de Carl Sagan, personnage interprété au cinéma par Jodie Foster dans le film éponyme.

    La campagne pour l'eVscope a non seulement atteint son but en quelques jours, mais l'engouement pour le nouveau télescope est tel que son financement a déjà dépassé le million et demi de dollars ! Donc, si vous voulez prendre une option sur l'instrument, courez sur Kickstarter.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'eVscope (Enhanced Vision Telescope), le télescope révolutionnaire d'Unistellar

    Article de Laurent Sacco publié le 17/08/2017

    Un nouveau télescope développé par la start-up française Unistellar peut mettre l'univers profond à la portée de tout le monde, et même transformer chaque utilisateur en assistant pour l'astronomie professionnelle. Directeur scientifique de cette entreprise et membre de l'institut Seti, partenaire de cette innovation, l'astrophysicien Franck Marchis nous parle de ce télescope révolutionnaire.

    Malheureusement, plusieurs vocations naissantes d'astronomes amateurs se sont brisées face au mur de la réalité. En effet, on ne peut qu'être charmé par les images somptueuses de nébuleuses et de galaxies publiées dans les magazines d'astronomie ou sur Internet. L'envie de les voir de ses propres yeux ou de les photographier est donc bien compréhensible. Sauf que l'astronome en herbe finit souvent par réaliser que s'il est facile de contempler la surface de la Lune, les lunes de Jupiter ou les anneaux de Saturne, il n'en va pas de même pour explorer les objets du ciel profond. Certes, moins d'un millier d'euros peuvent suffire pour acheter des instruments montrant ces objets mais la déception est parfois au rendez-vous. Les images obtenues sont plutôt floues, peu lumineuses et certainement pas colorées.

    L'amateur découvre que du travail et du temps sont nécessaires pour s'offrir de belles observations à l'œil nu. Le pas suivant est la photographie, qui apporte la couleur, grâce au temps de pose, mais l'addition atteint alors quelques milliers d'euros. Il faut multiplier les prises de vue, qui s'étalent sur plusieurs heures, et disposer d'un télescope dont le diamètre du miroir est assez grand pour collecter suffisamment de lumière, au moins 200 mm, et qui soit capable de suivre le mouvement de la voûte céleste. Des filtres colorés ou « antipollution », pour atténuer la dégradation du spectre lumineux en ville, s'imposent souvent et, pour de belles images, mieux vaut déplacer son équipement en campagne loin de l'éclairage urbain. Il faut ensuite se lancer dans le travail du traitement d'images sur ordinateur, une affaire passionnante mais sérieuse. Alors commence le plaisir d'obtenir de superbes images de la nébuleuse planétaire de la Lyre (M57 pour les astronomes amateurs) ou de la galaxie des Chiens de chasse.

    L'eVscope, un télescope capable d'identifier galaxies et nébuleuses

    Une innovation technologique va peut-être démocratiser encore plus l'accès à l'astronomie, à l'ère des technologies exponentielles chères à Peter Diamandis. Elle vient d'une start-up française, Unistellar, qui développe l'eVscope (Enhanced Vision Telescope). Connecté et offrant une vision amplifiée, il a le potentiel de révolutionner l'astronomie amateur.

    Futura a eu l'opportunité d'assister à une démonstration de l'eVscope lors de la manifestation organisée par l'Association française d'astronomie (AFA) sur le Beffroi de Montrouge, le samedi 29 juillet pour la Nuits des Étoiles. Le résultat était bluffant. Même sous un ciel brumeux et dans la pollution lumineuse de la ville, quelques secondes ont suffi pour former une image en couleurs de la nébuleuse planétaire de la Lyre. En dessous de ses capacités dans cet environnement, le télescope offrait une vue déjà impressionnante.

    En effet, l'eVscope combine une technologie qui permet d'accumuler les photons d'une faible source lumineuse, par un temps de pose, comme le fait un appareil photo, et une technique de traitement de l'image en temps presque réel. En une poignée de secondes, l'engin crée une image qui nécessiterait un télescope d'au moins un mètre de diamètre, alors que celui de cet essai disposait d'un modeste miroir de 114 mm. L'image obtenue s'observe à travers un oculaire, comme dans un instrument classique. Mieux, le télescope reconnaît les astres observés, qu'il s'agisse d'étoiles ou de galaxies, et il affiche automatiquement les noms et quelques caractéristiques des objets présents dans le champ.

    Unistellar a mis en ligne des vidéos réalistes qui permettent de se rendre compte des performances de ce télescope encore à l'état de prototype. La start-up veut continuer à le développer en s'appuyant notamment sur une campagne de financement participatif qui sera lancée en automne 2017. L'eVscope sera proposé en prévente entre 1.000-1.500 euros, avec comme objectif les premières livraisons pour mi-2018.

    Les ambitions de ses fondateurs dépassent ce cadre. Depuis quelques mois, un nouveau membre a rejoint l'équipe et il est connu des lecteurs de Futura : c'est Franck Marchis, de l'institut Seti. Nous avons donc demandé à l'astrophysicien de nous parler de l'eVscope et pourquoi Unistellar se trouve désormais associée avec Seti.

    •  
    •  
    •  
    •  

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar

    De gauche à droite, trois des membres d'Unistellar : Franck Marchis (directeur scientifique et astronome professionnel à l’institut Seti), Arnaud Malvache (président et directeur technique), Laurent Marfisi (directeur général), avec un prototype de démonstration à Aix-en-Provence en juin 2017. Manque sur cette photo Antonin Borot, l'un des cofondateurs d'Unistellar. © Unistellar 

    Futura-Sciences : Comment avez-vous été impliqué dans l'aventure Unistellar ?

    Franck Marchis : Par hasard. J'étais présent en janvier 2017 au CES de Las Vegas (Consumers Electronics Show), le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public, où une démonstration de l'eVscope était donnée. J'ai été emballé par les résultats présentés et par le projet à long terme d'Unistellar. J'ai dédié ma carrière à améliorer la qualité des images des télescopes professionnels avec l'optique adaptative, donc il était évident qu'un jour je ferai de même pour les télescopes destinés au public.

    Unistellar a mis en ligne une démonstration en vidéo de l'eVscope. La formation des images est-elle aussi rapide que celle que l'on y voit ?

    Franck Marchis : Absolument, quelques secondes à quelques dizaines de secondes suffisent pour obtenir une image d'un objet du ciel profond, une nébuleuse planétaire ou une galaxie, en fonction des conditions d'observation. Au bout de quelques minutes, l'instrument atteint son maximum pour la qualité des images. Les couleurs sont réelles, il n'y a pas besoin de travailler sur ordinateur des images prises avec plusieurs filtres et de longues poses imposant un suivi très précis de l'objet sur la voûte céleste.

    Que peut-on vraiment voir avec ce télescope ?

    Franck Marchis : Un de ses objectifs était qu'il soit capable de former une image d'astres aussi faibles que la planète naine Pluton, et c'est le cas. Bien qu'il soit équipé d'un miroir de 11,4 cm, les images obtenues sont équivalentes à celles d'un instrument d'un mètre de diamètre. Lors d'une démonstration, Leo Tramiel, astronome amateur de la Silicon Valley, m'a dit que pour obtenir une image comparable de la nébuleuse du Voile, que nous avons observée à Oakland (une nébuleuse planétaire située dans un nuage chaud et ionisé dans la constellation du Cygne), il lui fallait un télescope avec un miroir de 1 m. Plus précisément, il est possible d'observer des objets dont la magnitude peut atteindre 15,5. Donc, en théorie, les observateurs pourront voir plusieurs centaines d'objets diffus (nébuleuses et galaxies), des étoiles très faibles comme Proxima du Centaure, ainsi qu'un grand nombre d'astéroïdes.

    L'eVscope permet aussi de faire en quelque sorte de la réalité augmentée.

    Franck Marchis : Oui, il peut réaliser ce que l'on appelle une Reconnaissance automatique du champ (RAC). En connaissant sa position sur Terre grâce au GPS, il peut déterminer quels sont les objets célestes dans son champ et afficher directement sur l'image les noms et quelques caractéristiques de ces objets, qu'il s'agisse d'étoiles ou de nébuleuses grâce à une base de données. Le télescope peut aussi suivre ces objets en mouvement sur la voûte céleste sans procédure d'alignement compliquée et sans une coûteuse monture équatoriale.

    •  
    •  
    •  
    •  

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar

    De haut en bas, la nébuleuse de l'Haltère, la galaxie du Tourbillon et la nébuleuse de l'Aigle, observées avec le télescope d’Unistellar à l’observatoire des Baronnies Provençales, en France. © Unistellar 

    Quel est votre rôle dans cette aventure ?

    Franck Marchis : En tant que chercheur à l'institut Seti et directeur scientifique Unistellar, je dois aider à mettre en place le mode « Campagne d'observation » développé pour cet instrument en partenariat avec l'institut. Les astronomes amateurs utilisant l'eVscope pourront se connecter en direct avec l'institut et lui fournir les données collectées pendant leurs observations. On pourra donc avoir une détection précoce et un suivi des phénomènes transitoires, comme l'apparition de supernovae dans des galaxies ou de nouvelles comètes, grâce au fait que les observateurs sont répartis sur toute la surface de la Terre, ce qui contribuera à s'affranchir des contraintes météorologiques locales et des fuseaux horaires. Les astronomes professionnels pourront donc être avertis plus efficacement de l'apparition des phénomènes à l'observation jusque-là réservée à des instruments puissants.

    Les données sur les comètes et les astéroïdes provenant de plusieurs observateurs seront automatiquement combinées, ce qui permettra de former des images de meilleure qualité et de déterminer plus rapidement et plus précisément leurs paramètres orbitaux. Ce qui est bien sûr intéressant pour les géocroiseurs. Il peut aussi être utilisé pour étudier les astéroïdes troyens de Jupiter, les planètes naines de la ceinture de Kuiper, les étoiles variables ou pour rechercher les supernovae dans des galaxies lointaines.

    Nous pensons que nous ne sommes qu'au début de l'exploitation du potentiel de l'eVscope. Son prix et sa facilité d'utilisation et de transport le mettent à la portée de particuliers, d'écoles et de clubs d'astronomie, même dans des pays où les télescopes sont rares. L'accès à l'astronomie serait ainsi possible à un plus grand nombre de personnes sur la planète, y compris pour la science citoyenne. Nous voulons aussi permettre un développement collaboratif en ligne d'applications pour notre télescope, par exemple pour observer et suivre l'ISS. Cela pourrait catalyser la création d'une sorte de Facebook de l'astronomie.

    Voyage au cœur de la nébuleuse de la Lyre  Cette vidéo combine des images de la Voie lactée prises dans le cadre du Digitized Sky Survey 2, par Hubble et le Large Binocular Telescope Observatory (LBTO). On y découvre une des nébuleuses les mieux connues et les plus facilement observables. C’est parti pour un voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre. 

    Lire la suite

  • Le 03.11.2017 Une planète monstre découverte près d'une étoile naine

    La découverte d'une Jupiter chaude, l'exoplanète NGTS-1b, rend perplexes les astrophysiciens. En effet, celle-ci est bien trop grosse pour sa naine rouge de type M, ce qui va conduire à une révision des modèles de formation des planètes.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • NGTS-1b est une exoplanète située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d’une naine rouge de type M.
    • De la taille de Jupiter et possédant 80 % de sa masse environ, NGTS-1b est bien trop grosse pour avoir pu naître autour de son étoile, moins lumineuse que le Soleil avec la moitié de sa masse et celle de son rayon, d'après les modèles de formation des planètes. Les astrophysiciens doivent revoir leur copie.

    Lorsque l'annonce de la découverte de 51 Pegasi b  a été faite en 1995, beaucoup d'astrophysiciens ont été surpris car il n'était pas très courant d'envisager des processus de migration planétaire capables d'aboutir à l'existence des Jupiter chaudes comme cette exoplanète, la première découverte autour d'une étoile de la séquence principale (mais pas la première exoplanète découverte).

    Les spécialistes de la cosmogonie planétaire ont donc dû dépoussiérer leurs cartons pour considérer et développer des modèles de formation de géantes gazeuses capables de rendre compte de l'existence des nombreux cas que l'on allait découvrir par la suite, que ce soit avec la méthode des transits planétaires ou celle des vitesses radiales.

    Or, voici qu'une équipe internationale d'astronomes des universités de Warwick, Leicester, Cambridge, de la Queen's University Belfast, de l'observatoire de Genève, du DLR Berlin et de l'Universidad de Chile vient d'annoncer qu'elle venait de faire la découverte d'une autre Jupiter chaude qui bouleverse à nouveau la cosmogonie et qui va forcer les planétologues à revoir leur copie, comme on peut le voir dans un article déposé sur arXiv.

    Une vidéo de présentation du Next-Generation Transit Survey (NGTS). Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © European Southern Observatory (ESO)

    Le premier objet découvert par le Next-Generation Transit Survey (NGTS)

    La découverte est doublement stupéfiante :

    • d'abord parce qu'il s'agit d'une exoplanète dont la taille est la plus grande découverte relativement à son étoile hôte, tellement qu'elle ne cadre pas avec les scénarios standard de la formation des géantes gazeuses ;
    • ensuite, parce que cet oiseau rare est le premier découvert par un nouvel instrument : le Next-Generation Transit Survey, ou NGTS.

    Ce dernier est un ensemble de 12 télescopes de 20 cm de diamètre qui sont robotisés et entrés en service récemment à l'observatoire de Paranal de l'ESO, au nord du Chili. Il est spécialisé dans la détection des transits planétaires depuis le sol ; c'est donc un cousin de Kepler qui, lui, chasse avec la même technique des exoplanètes mais depuis l'espace.

    Le NGTS a pour mission de découvrir des planètes de la taille de Neptune, ainsi que des planètes dont le diamètre est compris entre deux et huit diamètres terrestres en surveillant en permanence la luminosité de centaines de milliers d'étoiles relativement brillantes du ciel austral.

    NGTS-1b, la Jupiter chaude qui ne devrait pas exister

    Située à environ 600 années-lumière de la Terre et orbitant autour d'une naine rouge de type M (ce genre d'étoile est majoritaire dans la Voie lactée), NGTS-1b est donc tombée récemment dans les filets des astronomes. On a pu déterminer sa masse en plus de son rayon en utilisant la méthode des vitesses radiales en complément. On sait donc que c'est une exoplanète de la taille de Jupiter, possédant 80 % de sa masse environ et bouclant son orbite en seulement 2,6 jours. Bien que la naine rouge soit moins lumineuse que le Soleil, avec la moitié de sa masse et de son rayon, comme la distance de NGTS-1b à son étoile est de seulement 3 % de celle de la Terre au Soleil, sa température moyenne est de 530 °C, soit 800 kelvins.

    Les chercheurs ont, pour le moment, beaucoup de mal à s'expliquer la présence d'une exoplanète aussi grosse par rapport à son étoile car les modèles de formation des systèmes planétaires indiquent que des petites étoiles ne devaient pas avoir assez de matière dans le disque protoplanétaire pour faire naître des géantes gazeuses. Il est vrai cependant que, même dans le cas du Système solaire, on ne comprend pas aussi bien qu'on le voudrait comment Jupiter et Saturne, tout comme Neptune et Uranus, ont pris naissance. Des processus d'instabilité gravitationnelle conduisant à un effondrement direct de certaines régions dans le disque protoplanétaire ont été considérés à plusieurs reprises. Peut-être que la découverte de NGTS-1b nous aidera à y voir plus clair. Il semble probable que celle-ci ne soit pas un cas isolé, pour avoir été repérée aussi vite et qu'elle soit aussi proche du Soleil.

    Esocast : comment les exoplanètes sont-elles détectées ?  Les découvertes d'exoplanètes, qui tournent autour d'autres étoiles, se multiplient. Les scientifiques de l’Eso (European southern observatory ou Observatoire européen austral) utilisent diverses techniques afin de les mettre en évidence. Les explications dans cet épisode d’Esocast. 

    Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager avec vos ami(e)s et aidez-nous à faire connaître Astro Photo Météo 53 :) ! La Rédaction vous remercie.

    Lire la suite

  • Le 02.11.2017 CO2 dans l'atmosphère : une concentration record

    Avec 403 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère en 2016, un record est battu, qui datait de plusieurs millions d'années. Pour réduire les conséquences, il serait judicieux de modérer nos émissions de gaz à effet de serre.

    La concentration dans l'atmosphère du dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique, a atteint un niveau record en 2016. Ce n'est pas une révélation, puisque les scientifiques ont tiré cette conclusion de leurs patientes recherches dans les carottes de glace, mais c'est le message du dernier rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui met en garde contre « une hausse dangereuse de la température ».

    « La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a trois à cinq millions d'années : la température était de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », en raison de la fonte des nappes glaciaires, a rappelé l'agence de l'ONU dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

    VOIR AUSSI :Vers un taux de CO2 jamais vu depuis 200 millions d’années

    Selon l'OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d'un puissant épisode El Niño », phénomène climatique qui apparaît tous les quatre ou cinq ans et se traduit par une hausse de la température de l'océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations.

    « Alors qu'elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone [...] a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145 % de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (avant 1750) », précise le rapport rendu public à Genève, siège de l'OMM.

    •  
    •  
    •  
    •  

    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP

    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP 

    La hausse des températures au-delà de l'Accord de Paris

     

    Il s'agit du « niveau le plus élevé depuis 800.000 ans », souligne le document. Les chercheurs ont en effet « des mesures fiables, directes » de taux de concentration qui remontent à 800.000 ans, grâce à l'étude de bulles d'air préservées dans la glace au Groenland et en Antarctique, a expliqué aux journalistes la chef du département de recherche sur l'environnement atmosphérique de l'OMM, Oksana Tarasova. Mais, en examinant des matériaux fossilisés, l'OMM peut remonter encore plus loin dans le temps, bien qu'avec moins de précision, et dater au Pliocène moyen (trois à cinq millions d'années) de tels niveaux de CO2.

    « Si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, notamment de CO2, nous allons au-devant d'une hausse dangereuse de la température d'ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l'accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas. « Mais il y a de l'espoir, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, soulignant toutefois que le CO2 persiste dans l'atmosphère pendant des siècles et dans l'océan encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l'avenir ».

    145 % du taux de CO2préindustriel.

    Pour Erik Solheim, chef de l'agence ONU-Environnement, « le temps presse »« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d'être trop élevées et il faut renverser la tendance [...]. Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a-t-il dit. L'OMM a annoncé en mars que l'Arctique avait connu au moins à trois reprises l'hiver dernier l'équivalent polaire d'une vague de chaleur proche du dégel. En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s'est poursuivie et l'étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l'année.

    Des négociations sur le climat débutent la semaine prochaine à Bonn (Allemagne), sous l'égide de l'ONU, pour préparer la mise en place de l'Accord de Paris signé en 2015. Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis quittaient ce « mauvais accord », mais le retrait ne sera pas effectif avant trois ans.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Concentration de CO2 dans l'air : le point de non-retour

    Article de Nathalie Mayer publié le 30 septembre 2016

    Depuis la révolution industrielle, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'airaugmente en moyenne de quelque deux parties par million chaque année. En septembre 2016, elle a dépassé un seuil qui n'avait pas été atteint depuis plusieurs millions d'années. Un point de non-retour affirment les spécialistes.

    Traditionnellement, c'est vers la fin du mois de septembre que la concentration de CO2 dans l’airest la plus basse de l'année. Et à en croire les chiffres commentés par la Scripps Institution of Oceanography, la concentration la plus basse de 2016 dépasse le seuil - pas si symbolique que ça - de 400 parties par million (ppm) pour atteindre quelque 401 ppm.

    En 2013, des mesures réalisées à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï, avaient, pour la première fois depuis 3,5 millions d'années, rapporté une concentration supérieure à 400 ppm, l'espace d'une journée seulement. Le mois de mars 2015 (voir ci-dessous) avait quant à lui marqué une nouvelle étape, en affichant des concentrations supérieures à 400 ppm tout le mois durant.

    Selon les scientifiques, notre atmosphère semble bien avoir atteint un point de non-retour« Pour réduire la concentration de CO2 dans l'air, il ne suffira pas de développer des énergies renouvelables. Il nous faudra aussi trouver des moyens pour capturer le dioxyde de carbone que nous avons émis dans l'atmosphère », assure David Black, professeur à l'université de Stony Brook, à New York.


    Un taux de concentration de CO2 record

    Article initial de Jean-Luc Goudet, paru le 08/05/2015

    Selon la NOAA, le taux de concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a, en mars dernier, dépassé les 400 parties par million, soit la teneur la plus élevée jamais mesurée. Pourtant, les émissions ont stagné en 2014.

    Mars 2014 : 398,10 ppm (parties par million, en volume). Mars 2015 : 400,83 ppm. La NOAA, l'Agence américaine océanique et atmosphérique, vient d'annoncer un record historique. Chaque semaine, ce taux est mesuré sur le volcan Mauna Loa, à Hawaï, et la NOAA établit la teneur mondiale mensuelle en s'appuyant sur 40 sites dans le monde. C'est la première fois que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone (gaz carbonique, ou CO2) dépasse les 400 ppm.

    •  
    •  
    •  
    •  

    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA

    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA 

    Pourtant, selon l'IEA (International Energy Agency), comme le rapporte le communiqué de la NOAA, les émissions de dioxyde de carbone mondiales par la combustion d'énergie fossile ont stagné entre 2013 et 2014. La teneur atmosphérique a néanmoins augmenté de 2,25 ppm par an entre 2012 et 2014, soit « l'augmentation la plus élevée enregistrée sur trois années ».

    Depuis les débuts de l'ère industrielle, la concentration en CO2 a augmenté de 120 ppm, « la moitié de cette hausse étant survenue depuis les années 1980 ». Selon James Butler, de la NOAA, « la suppression d'environ 80 % des émissions dues aux combustibles fossiles arrêterait la progression de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone, mais celle-ci ne diminuera pas sans réduction supplémentaire et ne le ferait que lentement ».

    Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager avec vos ami(e)s et aidez-nous à faire connaître Astro Photo Météo 53 :) ! La Rédaction vous remercie.

    Lire la suite

  • Le 02.11.2017 Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans en images

    Contrastant avec le grand calme de ces derniers mois, l'activité de notre Soleil connut un violent sursaut en septembre 2017. Revivez ces évènements ponctués des éruptions solaires les plus intenses depuis 12 ans grâce aux images des plus grands satellites d'observation du Soleil. 

    Entre le 6 et le 10 septembre 2017, le Soleil a rompu la monotonie des derniers mois avec une série d'éruptions exceptionnelles. Son activité est pourtant dans le creux de la vague en ce moment au sein de son cycle d'une durée moyenne de 11 ans, mais début septembre, la région active 2673 a été le centre d'attention des physiciens solaires.

    Pas moins de 27 éruptions de classe M se sont produites au cours de cette période et 4 de classe X, dont plusieurs furent les plus puissantes observées depuis 2005. L'archipel de taches sombresqui transitaient sur la surface visible de notre étoile fut le théâtre de plusieurs éjections de massecoronale (CME), dont une qui enflamma l'atmosphère de Mars.

    Retour sur ces évènements capturés dans différentes longueurs d'onde par les plus grands satellites d'observation solaire : Soho, Hinode, SDOIris...

    Deux puissantes éruptions solaires observées par SDO

    Lancé en 2010, le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) offre aux chercheurs une vision dynamique de ce qui se passe à la surface du Soleil et dans la couronne. Il ne le quitte pas des yeux, capturant de nouvelles images toutes les 12 secondes dans 10 longueurs d'onde différentes.

    L'animation ci-dessous a été créée à partir des clichés pris dans l'extrême ultraviolet le 6 septembre dernier. Deux violentes éruptions se sont produites alors : une première de classe X2,2 et une seconde, de classe X9,3. Cette dernière fut la plus puissante de la série.

    •  
    •  
    •  
    •  

    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO

    Deux flashs ultraviolets surgirent du Soleil le 6 septembre 2017. Dans l’extrême ultraviolet, les chercheurs peuvent voir la matière solaire chauffée à plus de 555.000 °C. © Nasa, GSFC, SDO 

    Une puissante éjection de masse coronale vue par Soho

    Lancé en 1995, le satellite Soho (Solar and Heliospheric Observatory) est un des vétérans de la flottille d'observatoires solaires mais cela ne l'empêche pas de continuer à suivre notre étoile dans plusieurs longueurs d'onde.

    Sur ces images ci-dessous prises avec le coronographe Lasco C2, le Soleil est masqué par un disque noir, ce qui permet d'étudier le vent solaire. Le grésillement visible à la fin de la séquence a été provoqué par les particules très énergétiques d'une éjection de masse coronale entre le 9 et le 10 septembre.

    •  
    •  
    •  
    •  

    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng

    Une puissante éjection de masse coronale observée par Soho entre le 9 et le 10 septembre. © ESA, Nasa, Soho, Joy Ng 

    Une puissante éruption observée dans le rayonnement X

    Grâce au satellite Hinode de la Nasa et de la Jaxa, sensible au rayonnement X, les astronomes peuvent étudier les effets d'un évènement solaire majeur comme cette éruption sur le champ magnétique de notre étoile. Classée X8,2, elle fut la deuxième plus puissante de la série. Elle se produisit le 10 septembre, lorsque la région active 2673 passait le limbe de l'astre solaire.

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    La puissante éruption solaire du 10 septembre, classée X8,2, observée par Hinode dans le rayonnement X. © Jaxa, Nasa, Hinode, SAO, MSU, Joy Ng

    L’une des plus puissantes éjections de masse coronale observées

    Stereo (Solar and Terrestrial Relations Observatory) est un couple de satellites disposés de part et d'autre du Soleil offrant ainsi aux chercheurs une vision simultanée des deux faces de notre étoile. À l'instar de Soho, Stereo est équipé de coronographes qui permettent d'observer ce qui se trame dans l'atmosphère externe de l'astre éblouissant.

    Sur cette animation en accéléré, on peut voir une première éjection de masse coronale (CME) survenue le 9 septembre, suivie quelques heures plus tard, le 10 septembre, d'une plus puissante, consécutive à la violente éruption classée X8,2. Pour les chercheurs, ce fut l'une des plus fortes jamais enregistrée : les particules solaires éjectées traversaient alors l'espace à quelque 11,2 millions de km/h.

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    Sur cette vue de l’un des satellites Stereo, le Soleil éructe deux éjections de masse coronale. Le point blanc qui se déplace à l’arrière-plan est la planète Mercure. © Nasa, GSFC, Stereo, Joy Ng

    La plus puissante éruption de l’actuel cycle solaire

    Le satellite géostationnaire GOES-16 (Geostationary Operational Environmental Satellite-16) qui observe la couronne solaire dans six longueurs d'onde n'a pas manqué l'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 12 ans. Classée X9,3, elle se manifesta le 6 septembre.

    •  
    •  
    •  
    •  

    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES

    La plus puissante éruption solaire depuis 12 ans vue par le satellite GOES-16. © NOAA, GOES 

    La région d’interface du Soleil vue par Iris

    C'est la région dite d'interface que nous offre à voir Iris (Interface Region Imaging Spectrometer), à la base de l'atmosphère externe de notre Soleil. Les chercheurs la scrute pour tenter de mieux comprendre son influence sur la couronne solaire.

    Au moment de la violente éruption classée X8,2 du 10 septembre, des paquets sombres nommés « supra-arcade downflows » ont été observés descendant vers le Soleil.

    •  
    •  
    •  
    •  

    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng

    La région d’interface du Soleil enregistrée lors d’une éruption solaire X8,2. © Nasa, GSFC, LMSAL, Joy Ng 

    Mars frappée de plein fouet par une tempête solaire

    Les puissantes éjections de masse coronale expulsées par le Soleil entre le 6 et le 10 septembre 2017 n'ont pas vraiment pris la direction de la Terre, épargnant ainsi à ses habitants bien des désagréments liés aux tempêtes géomagnétiques. En revanche, note voisine Mars en a pris plusieurs de plein fouet.

    La sonde Maven (Mars Atmosphere and Volatile Evolution), en orbite autour de la Planète rouge pour étudier les interactions de son atmosphère résiduelle avec le vent solaire a ainsi pu assister à la déferlante la plus intense d'aurores depuis qu'elle est en poste. Des aurores globales qui furent jusqu'à 25 fois plus fortes que toutes celles précédemment observées.

    •  
    •  
    •  
    •  

    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP

    En septembre 2017, la fine atmosphère de Mars s’est embrasée dans la lumière ultraviolette suite à une déferlante de tempêtes solaires. © Nasa, GSFC, University of Colorado, LASP 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    De puissantes éruptions solaires en septembre 2017

    Article de Xavier Demeersman publié le 11 septembre 2017

    Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D'autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

    Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d'abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

    • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
    • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s'est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

    La très active région 2673

    Comme pour les évènements de la semaine dernière, c'est la région active 2673 qui est à l'origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n'est plus visible sur l'hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n'est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète.

    Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l'instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

    Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

    Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l'éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996.

    Une tempête de protons relativement forte s'est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.


    Une série d'éruptions solaires majeures

    Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

    Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l'éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l'a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l'activité de notre Soleil était minimale.

    Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d'humeur tranquille ces derniers temps à l'approche du minimum d'activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

    VOIR AUSSI :Le Soleil pourrait produire des éruptions mille fois plus puissantes

    Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s'est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

    •  
    •  
    •  
    •  

    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

    Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO 

    Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

    Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l'Afrique, l'Europe et l'océan Atlantique.

    VOIR AUSSI :Tempêtes solaires : l'évènement de 2012 servira-t-il de leçon ?

    L'éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d'Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s'est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l'électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


    Une puissante éruption solaire observée comme jamais

    Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

    Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d'une puissante éruption solaire de classe X1. L'ensemble des satellites dédiés à l'observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l'événement. Les images viennent d'être publiées.

    À la faveur du pic d'activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu'au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l'une des régions les plus actives afin de l'étudier avec un maximum de détails.

    Disposant d'une flottille d'instruments spatiaux et terrestres dédiés à l'observation du Soleil dans différentes longueurs d'onde, l'équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d'une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d'une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l'équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s'est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d'une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

    Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

    Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

    Très soucieux de comprendre l'émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C'est l'ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d'héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l'équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l'évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l'étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

    Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d'onde — les transferts d'énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu'à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l'accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu'au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l'éjection de masse coronale qui suivit l'éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

    Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d'ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu'ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

    Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager avec vos ami(e)s et aidez-nous à faire connaître Astro Photo Météo 53 :) ! La Rédaction vous remercie.

    Lire la suite

  • Activité Solaire du jour !!!


    Activité solaire temps réel

    Résumé de l'activité

    Rayons X solaires:         Status

    Champ Géomagnétique:Status

    Bulletin WWV

    Rapports solaire et géophysique NOAA

    Lumière blanche SDO

    6500 K

    Surface

    He II 304 Å EIT

    60-80000 K

    Chromosphère

    Fe IX/I 171 Å EIT

    1 million de degrés

    Basse couronne

    LASCO C2

    Couronne externe jusque 8.2 millions de km

    SDO image à 304 Ã

    Prédiction du vent solaire WSA-Enill

    Indice Planétaire K

    ENLIL Image

    Planetary K Index plot

    VHF Aurora :

    Status

    144 MHz E-Skip en Europe :

    Status

    144 MHz E-Skip en Amérique du Nord :

    Status

    Dernier ionogramme de Chilton

     (exige de s'enregistrer gratuitement)

    Absorption de la couche D (50-90 km d'altitude, bandes HF et GO)

    Ci-dessous, localisation de la ligne grise (zone du terminateur en gris), les ovales aurorales (vert) et la fréquence maximale utilisable (MUF) pour une distance de 3000 km (cyan, en MHz)

    Résumé du temps spatial

    Space Weather Overview plot

    Flux X solaire

    GOES X-Ray flux plot

    Actvité géomagnétique

    Lire la suite

  • Le 29.10.2017 La planètes naines Haumea

     

    Surprise : la planète naine Haumea a un anneau !  Planète naine assez étrange, Haumea a une forme de patate aplatie. Située au-delà de l’orbite de Neptune, elle possède deux lunes, mais également... un anneau. C’est une première pour ce type d’astre. Une vraie surprise pour les astronomes, heureux de découvrir pareille diversité dans le Système solaire ! 

    Haumea est une planète naine transneptunienne, c'est-à-dire située au-delà de l'orbite de Neptune. Figurant dans la ceinture de Kuiper, elle est aussi considérée comme un plutoïde. L'objet est presque aussi grand que la célèbre Pluton.

    La forme de (136108) Haumea n'est pas sphérique mais ellipsoïdale. L'astre ressemble en effet à un ballon de rugby. La longueur de ses trois axes est estimée à quelque 2.320 km, 1.705 km et 1.025 km. Sa forme oblongue résulte probablement de sa rotation rapide : environ 4 heures. Les astronomes ne connaissant d'ailleurs pas, à ce jour, d'objet de plus de 100 km qui tourne aussi vite sur lui-même que celui-ci dans tout le Système solaire. Cette caractéristique témoigne d'un passé tumultueux.

    Haumea possède deux petits satellites : Hi'iaka et Namaka. Ils sont vraisemblablement nés d'une collision. C'est cet impact violent qui a sans doute provoqué la rotation rapide de la planète naine

    Haumea a une rotation très rapide : environ 4 h. © Stephanie Hoover, Domaine public

    Haumea a une rotation très rapide : environ 4 h. © Stephanie Hoover, Domaine public 

    Haumea, une planète naine brillante

    Le plan orbital d'Haumea est incliné d'environ 28°. Son orbite est elliptique. Au périhélie (le point de son orbite le plus proche du Soleil), l'astre est à 35 unités astronomiques, soit 35 fois plus loin que la Terre l'est du Soleil. La prochaine fois qu'il l'atteindra sera en 2133. Au plus loin, à l'aphélie (la dernière fois, c'était en 1991), la plaine naine est à 51,5 UA. En moyenne, il lui faut 285 ans pour boucler son orbite autour du Soleil, soit une quarantaine d'années de plus que Pluton.

    La surface d'Haumea est assez brillante. Les observations de l'objet tendent à montrer qu'il est recouvert en grande partie de glace d'eau, avec quelques zones plus sombres qui seraient plus riches en minéraux.

    VOIR AUSSI :La glace couvrant la planète naine Haumea ne serait pas amorphe

    En 2017, une équipe emmenée par son codécouvreur José Luis Ortiz découvrit que la planète naine est entourée d'un anneau de 70 km de large, à 2.287 km de sa surface. Une première. Haumea est à la seule planète naine à en posséder.

    Découverte d'Haumea et origine de son nom

    La découverte d'Haumea est sujette à controverse. Elle fut officiellement déclarée par l'équipe de José Luis Ortiz, le 29 juillet 2005. Le chercheur la remarqua sur des clichés datant de mars 2003. Mais une autre équipe, dirigée par Michael Brown, qui connaissait son existence et la suivait depuis plus d'un an et demi, revendique aussi sa découverte. La planète naine apparait sur de nombreuses observations antérieures, dont les plus anciennes datent de 1955.

    Son premier nom donné par le Minor Planet Center (MPC) était 2003 EL61. L'équipe de Mike Brown qui repéra l'objet le 28 décembre 2004 le surnomma « Santa » en référence à Santa Claus alias le père Noël. L'Union astronomique internationale qui exigeait que le nom du corps céleste soit celui d'une divinité d'un mythe de la création adopta Haumea, en référence à la déesse hawaïenne de la fertilité et de la naissance. Ses deux satellites furent baptisés Hi'iaka, née de la bouche de la déesse, et Namaka, un esprit de l'eau issu du corps d'Haumea.

    Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager avec vos ami(e)s et aidez-nous à faire connaître Astro Photo Météo 53 :) ! La Rédaction vous remercie.

    Lire la suite

  • Le 20.10.2017 Une étonnante nouvelle de Mars

    Une météorite martienne va retourner sur Mars

     

    Une météorite venue de Mars et retrouvée dans le Sahara va avoir le privilège de retourner d'où elle vient. Une première ! Ce petit caillou martien a d'ailleurs déjà voyagé plusieurs fois, de la Terre vers l'espace et vice-versa. Quelle aventure...

    Une météorite martienne va rentrer chez elle. Que de voyages pour ce petit morceau de roche qui, un jour, a été arraché à la croûte martienne il y a environ 180 millions d'années. Après avoir dérivé dans l'espace interplanétaire, ce caillou a fini par traverser l'atmosphère terrestre et s'échouer dans le désert du Sahara.

    Découverte puis authentifiée par le Muséum d'histoire naturelle de Paris, la pierre extraterrestre de 5 g a été ensuite revendue par Luc Labenne, chasseur et collectionneur de météorites, à la Cité de l'espace. Mais son périple ne s'est pas arrêté là. Plutôt que de demeurer dans la collection, la météorite a été confiée à l'astronaute Thomas Pesquet, qui l'a emmenée avec lui à bord de la Station spatiale internationale. Nouvelle traversée atmosphérique pour la météorite. Et encore une autre, à son retour, six mois plus tard.

    Le futur rover de la mission Mars 2020. © Nasa, JPL, CalTech

    Le futur rover de la mission Mars 2020. © Nasa, JPL, CalTech 

    Retour sur Mars avec le rover Mars 2020

    Mais ce n'est pas fini. Des chercheurs ont eu l'idée de la rapatrier sur Mars. Cette fois, ce ne sera pas Thomas Pesquet qui la transportera, même s'il serait partant. Ce sera le jumeau de Curiosity, le rover Mars 2020. Mais d'abord, la météorite sera coupée en trois morceaux : l'un restera à la Cité de l'espace, un deuxième sera offert à l'astronaute français « pour le remercier », et le troisième s'envolera en 2020.

    « Au total, la pierre de Mars aura traversé quatre fois l'atmosphère terrestre et deux fois l'atmosphère martienne », commente Sylvestre Maurice, de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap). L'astrophysicien est le père de ChemCam, un des instruments qui équipe l'actuel Curiosity, sur Mars depuis cinq ans. Il a aussi conçu SuperCam qui, lui, équipera Mars 2020, un rover, dont la mission sera notamment de rechercher d'éventuelles traces de vie sur la Planète rouge. « Nous allons faire de la science avec ce petit morceau de météorite martienne, a-t-il expliqué. Il va nous servir à étalonner SuperCam. » D'abord surprise, la Nasa a ensuite acceptée.

    Mars est un des sujets abordés par les 100 astronautes réunis depuis lundi à Toulouse pour le 30e congrès mondial des astronautes.

    Nasa : revivez 20 ans d'exploration de Mars  La Nasa nous invite à revivre en vidéo les temps forts de toutes les missions qui se sont succédé autour de Mars et à sa surface. Ces aventures, variées, couronnées de succès et surprenantes, nous ont beaucoup appris sur la Planète rouge et son habitabilité passée. 

    Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager avec vos ami(e)s et aidez-nous à faire connaître Astro Photo Météo 53 :) ! La Rédaction vous remercie.

  • Un week-end automnal

     

    En marge de la dépression Aileen* qui a circulé de la mer du Nord vers le Danemark mercredi 13, des pluies parfois abondantes ont concerné un axe allant du sud de l'Île-de-France au nord de l'Alsace, entre hier après-midi et ce matin. Il y est tombé l'équivalent d'un mois de précipitations avec quelques cumuls remarquables en 24 heures (entre mercredi 6 h UTC et jeudi 6 h UTC). Ainsi, à Saint-Dizier (Marne, station ouverte en 1921), on a relevé le second plus fort cumul quotidien tous mois confondus avec près de 80 mm. À Melun (Seine-et-Marne, station ouverte en 1947), avec 62 mm, il s'agit du jour le plus pluvieux depuis 30 ans, et c'est un nouveau record pour un mois de septembre. Dans certaines stations plus récentes de la Lorraine, de nouveaux records absolus ont même été établis, comme à Rodalbe (Moselle) où un cumul de 87 mm a été relevé. Enfin, à Metz, il est tombé 54 mm, constituant le plus fort cumul jamais observé pour un mois de septembre. Jeudi, ce front pluvieux aura gagné vers le sud en s'affaiblissant, sans atteindre l'extrême sud-est. Un régime de traîne actif concernera la majeure partie de l'Hexagone vendredi, associé à une nouvelle baisse du mercure. Ce type de temps perturbé et très frais persistera tout le week-end.

     

    Pour suivre l'évolution de la situation, consulter nos prévisions et la carte de vigilance

     

    Carte des cumuls quotidiens de précipitations en France métropolitaine
    Carte des cumuls quotidiens de précipitations en France métropolitaine - 13 septembre 2017

    © Météo-France
    Cliquer sur la carte pour l'agrandir

     

    Un temps perturbé, instable et frais

    Demain, le ciel de traîne se généralisera sur une grande partie du territoire, avec de l'air frais et instable. Des averses parfois orageuses et accompagnées localement de grésil sur le Nord-Ouest alterneront avec des éclaircies. Le Sud-Est sera relativement épargné, même si quelques ondées pourront se produire le matin sous un ciel chargé. Celles-ci remonteront dans un flux de sud-ouest qui aura apporté des pluies en matinée de l'Ariège aux Pyrénées Orientales.

    Samedi 16 et dimanche 17, ce régime de temps instable perdurera sur une grande partie du territoire : entre les éclaircies, des averses localement orageuses se déclencheront dans une ambiance fraîche, avec une limite pluie-neige dès 1 500 à 2 000 m en moyenne montagne. Ces averses devraient être particulièrement fréquentes dimanche de la région Nouvelle-Aquitaine au Centre, sous un ciel très chargé.

    Sur le Sud-Est, après quelques ondées possibles dans la nuit de vendredi à samedi, le soleil reviendra rapidement et s'installera pour le week-end. Sur la Corse, si le risque d'ondée s'évacuera plus tardivement en matinée de vendredi, le soleil prédominera. Les vents d'ouest se renforceront à nouveau sur cette région dimanche, notamment en Corse où les rafales pourront dépasser les 100 km/h.

    Une lente amélioration semble se dessiner pour le début de semaine prochaine par l'ouest.

     

    Des températures dignes d'un mois d'octobre

    L'atmosphère se refroidira sensiblement par le nord à partir d'aujourd'hui, puis sur le Sud-Est demain. Un flux de nord-ouest véhiculera en effet de l'air très frais en provenance de la mer de Norvège, « entretenu » par la présence d'air très froid en altitude. Les températures seront alors parfois dignes d'un mois d'octobre et situées généralement 4 à 6 degrés sous les moyennes de septembre, avec des maximales comprises entre 12 et 18 °C sur une large moitié nord jusqu'au Massif central, 15 à 19 °C entre les plaines du Sud-Ouest et le Lyonnais, 20 à
    23 °C près de la Méditerranée avec quelques rares pointes proches des 25 °C. En montagne, il pourra geler au petit matin dès 1 000 m d'altitude. En plaine, le mercure s'abaissera fréquemment sous les 10 °C à l'aube et localement près de 5 °C.

     

    Une fraîcheur notable, mais pas exceptionnelle

    La fraîcheur attendue, contrastant fortement avec la chaleur de l'an dernier, n'est cependant pas exceptionnelle. Elle illustre simplement la forte variabilité naturelle de notre climat, particulièrement aux intersaisons (printemps et automne), et la diversité de masses d'air auxquelles la France est potentiellement soumise. Dans le passé, une fraîcheur comparable, voire plus marquée, a été observée à de nombreuses reprises. Il avait, par exemple, fait très frais en septembre 2008, 2001** ou 1996, pour ne citer que les plus récents.

     

    *Baptisée Aileen par le Met Office britannique mais aussi Sebastian par l'université de Berlin.

    **Septembre 2001 présente des températures moyennes à l'échelle du territoire situées en-dessous des normales (calculées sur la période 1981-2010) pour la période du 1er au 26. Les journées des 10 et 11, puis des 18 et 19 enregistrent les déficits les plus marqués. Il a par exemple été relevé :

     le 11 septembre 2001 : une minimale de -0,7 °C à Aurillac, 2 °C à Grenoble et Charleville-Mézières, 4 °C  à Auch ;

     le 18 septembre : une maximale de 9 °C à Aurillac, 11 °C à Nevers, 12 °C à Clermont-Ferrand et Bourges, 13 °C à Paris et Nancy.

     

    Lire la suite

  • Ouragans Irma et José : 1er bilan

     

    L'ouragan Irma est resté très actif pendant le week-end, balayant le nord de Cuba principalement pendant la journée de samedi, avant de gagner la Floride dimanche, en catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui en compte 5. Il s'est ensuite affaibli assez rapidement. L'ouragan José, quant à lui, a frôlé le nord des petites Antilles samedi 9, générant de fortes averses.
     

    Cuba et la Floride touchés par l'ouragan Irma

    Samedi 9 septembre, Irma a longé la côte nord de Cuba, ce qui l'a légèrement affaibli, le faisant rétrograder de la catégorie 5 à la catégorie 3 en cours de la journée. À son passage, on a cependant enregistré des pluies diluviennes - jusqu'à 500 mm en 24 h - et une rafale à 256 km/h dans la province centrale de Ciego de Avila. La côte nord de l'île a été inondée sur des centaines de kilomètres. 

    Dimanche 10, Irma s'est renforcé dans la matinée au cours de son parcours entre Cuba et la Floride, repassant vers 6 h UTC en catégorie 4. Il a touché terre quelques heures plus tard, à 9h10 locales, sur l'île de Cudjoe Key, dans l'archipel des Keys, au sud de la Floride, avec des vents moyens maximum proches de l'oeil estimés à 210 km/h. On a mesuré des vents jusqu'à 193 km/h en pointe à la station voisine de Big Pine Key. Irma a ensuite touché terre une seconde fois vers 16 h locales sur l'île de Marco, non loin de la ville de Naples, où on a mesuré une rafale de vent à 228 km/h.

    En entrant définitivement dans les terres , il s'est nettement affaibli et a été rétrogradé ce lundi matin à 6h UTC en ouragan de catégorie 1, alors qu'il remonte progressivement vers le nord de l'état. Il devrait évoluer en dépression moins intense  demain sur le sud-est des Etats-Unis. 

    Irma est le premier ouragan a être resté 3 jours de suite en catégorie 5 sur le bassin Atlantique - Caraïbes depuis qu'on dispose d' observations satellitaires exhaustives sur la zone (1966).

     

    Animation du satellite GOES13 entre le samedi 9 septembre à 00h00 UTC et le lunedi 11 septembre 2017 à 06h00 UTC 
    Animation du satellite GOES13 entre le samedi 9 septembre à 00h00 UTC et le lunedi 11 septembre 2017 à 06h00 UTC - © Météo-France
    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

     

    L'ouragan José a frôlé le nord des petites Antilles 

    L'ouragan José est passé à 125 km au nord de Saint-Martin au plus proche des Antilles française samedi après-midi (heure locale), avant de s'éloigner en mer vers le nord-ouest dimanche, toujours en catégorie 4. Les îles du Nord ont par conséquent essentiellement essuyé quelques averses intenses en périphérie de l'ouragan, et des vagues qui ont atteint 4 m. Les rafales de vent sont vraisemblablement restées modérées, jusqu'à 80 km/h en pointe. 

    José est ce lundi matin un ouragan de catégorie 2 situé au large, situé à environ 400 km au nord-est des Bahamas. Il devrait rester actif mais se déplaçer peu durant les prochains jours, dans une zone située entre les Bermudes et les Bahamas, sans menacer aucune terre.

    Lire la suite