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Le 6.09.2018:Septembre : le mois des extrêmes

Le mois de septembre est une période de transition entre la fin de l'été et le début de l'automne. Il s'agit d'ailleurs du premier mois de l'automne météorologique. A cet égard, ce mois est propice à de nombreux extrêmes climatiques.

La France métropolitaine bénéficie d'un climat tempéré à forte influence océanique. Malgré cela, le climat est, par définition, changeant. Aucun mois de septembre ne se ressemble d'une année sur l'autre, et ne dépend même pas du temps qu'il a fait en août.

Des centres d'action très variables

Anticyclones et dépressions se répartissent de façon variable sur l'Europe de l'ouest en septembre, mais on relève tout de même une constante : les anticyclones sont souvent situés sur l'Europe centrale tandis que les dépressions s'approchent de notre pays par l'ouest ou le sud-ouest : cela apporte une certaine dominante des flux de secteur sud, d'où - normalement - une tendance qui devrait être statistiquement plutôt chaude.

Mais cette configuration statistique subit des variations : lorsque l'anticyclone atlantique remonte assez haut en latitude, vers l'Irlande, il véhicule en ce cas un flux de nord à nord-ouest, vecteur de Mistral et de Tramontane au sud et de fraîcheur sur le territoire, comme ce fut le cas en septembre dernier. Ainsi, l'observation des histogrammes d'anomalies de température en septembre en France métropolitaine depuis 2006 montre une équitable répartition entre les mois de septembre plus doux et plus frais que la normale.

Le constat est le même en observant l'évolution des températures des mois de septembre en France depuis 1900 : aucune tendance de fond ne se dégage.

Des intempéries violentes et souvent meurtrières

Les mois de septembre sont sujets à des intempéries souvent violentes, d'origines diverses. Ainsi, les orages de conflit de masses d'air sont souvent puissants (septembre 2000 : inondations de Marseille. 22 septembre 1992 : crues de Vaison la Romaine...). Les "épisodes méditerranéens" sont, à cet égard, le phénomène potentiellement le plus destructeur en France métropolitaine, et se produisent lorsque les premières dépressions atlantiques viennent puiser la chaleur et l'humidiité de la mer. A Orange et Nîmes, il tombe en moyenne 100 mm de pluie en septembre. Ces pluies se produisent sur 2 à 3 jours seulement.

D'autres épi phénomènes peuvent se produire aussi en France métropolitaine en septembre : les premières dépressions atlantiques peuvent prendre un caractère tempétueux, mais ce cas est peu fréquent car, à cette période de l'année, le flux océanique n'est pas encore très vigoureux. Par contre, d'anciens ouragans de l'Atlantique tropical peuvent remonter vers nos latitudes et être repris par la circulation atmosphérique : cette évolution est généralement atténuée en arrivant en France, mais dans certains cas, l'impact fut parfois violent sur notre pays (ex : Flyod en septembre 1993, qui généra des rafales à 158 km/h). Généralement, ces phénomènes se produisent plutôt en octobre (ex : Ophélia en octobre 2017).

Des records de chaleur et de froid

A partir de mi-août, le risque de canicule diminue d’autant que la durée du jour décroît rapidement. Néanmoins, les 20 premiers jours du mois de septembre peuvent encore se montrer très chauds avec des températures maximales qui peuvent encore dépasser exceptionnellement 35°C dans le sud de la France. Mais en raison de nuit plus longues, les températures minimales s’abaissent également plus rapidement, ce qui fait que le risque de canicule devient quasiment inexistant à cette époque de l’année. Du 16 au 20 septembre 1987, les températures ont néanmoins frôlé les seuils de canicule dans le sud-ouest, entre Toulouse et Bordeaux avec 35°C plusieurs jours de suite. A Lyon, on a relevé 34°C 3 jours d’affilée entre les 4 et le 6 septembre 1949.

L'une des particularités des mois d'intersaison est de présenter des amplitudes thermiques très importantes : en septembre, il peut encore faire aussi chaud qu'au coeur de l'été. Mais déjà, la fraîcheur de début d'automne peut se faire sentir, notamment la nuit, lorsque le ciel dégagé permet un fort rayonnement nocturne. Ainsi, la différence de température entre les records de froid et les records de chaleur peut dépasser 40°C en septembre sur notre pays.

 
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