Capture astronaute lune

LE 13.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ La Nasa veut 35 milliards de dollars d'ici 2024 pour atterrir sur la Lune.

La Nasa veut 35 milliards de dollars d'ici 2024 pour atterrir sur la Lune

 

Journaliste

Pour atteindre l'objectif du président Donald Trump de faire atterrir des astronautes sur la Lune dès 2024, puis sur Mars lors de la décennie suivante, le prochain budget de la Nasa est annoncé comme un des plus importants de ces dernières décennies. Mais, si ce budget doit conforter le leadership des États-Unis dans l'espace, notamment dans le domaine de l'exploration habitée et des sciences spatiales, il prévoit l'abandon de quelques missions.

 

Comme chaque année, la proposition de budget de la Maison Blanche pour la Nasa est très attendue car elle reflète les priorités nationales en matière de politique spatiale. Et cette année, s'appuyant sur les estimations et besoins budgétaires de la Nasa, l'administration Trump a présenté un budget de 25,2 milliards de dollars pour l'année 2021, en hausse de plus de 2,5 milliards de dollars par rapport au budget précédent.

Ce budget est un des plus importants depuis l'ère Apollo. Il souligne la volonté de l'administration Trump d'atteindre la Lune et Mars dans les délais impartis. Or, comme l'a récemment déclaré James Morhard, l'administrateur adjoint de la Nasa nommé par Donald Trump en juillet 2018, il en coûterait quelque 35 milliards de dollars aux États-Unis pour retourner sur la Lune dès 2024, nécessitant des augmentations régulières sur cinq ans pour atteindre l'objectif du

Sans surprise donc, le programme Artemis de retour sur la Lune est le grand bénéficiaire de ce budget et tous les projets entrants dans ce programme obtiennent les financements nécessaires. Cela comprend le développement d'un système d'atterrissage lunaire humain, les éléments initiaux de l'avant-poste lunaire LOP-G qui servira de point de départ pour l'exploration de la Lune puis de Mars et tous les équipements nécessaires pour vivre et travailler en sécurité sur la Lune qu'il serait trop long de détailler.

Le budget présidentiel fait également la part belle à l'exploration robotique et humaine de Mars en allouant près de 530 millions de dollars à de futures missions à destination de Mars telles que le retour d'échantillons martiens et une mission de cartographie des dépôts de glace d'eau à la surface de la planète qui pourraient être utilisés par de futures missions humaines.

Vue d'artiste de la future station spatiale lunaire Gateway. Cet avant-poste de l'exploration humaine est un projet international dirigé par la Nasa, dont le premier élément sera lancé d'ici quelques années avec comme objectif une mise en service partielle d'ici 2024-2025. © Nasa

Vue d'artiste de la future station spatiale lunaire Gateway. Cet avant-poste de l'exploration humaine est un projet international dirigé par la Nasa, dont le premier élément sera lancé d'ici quelques années avec comme objectif une mise en service partielle d'ici 2024-2025. © Nasa 

Des missions annulées 

Dans le domaine des missions planétaires, ce budget confirme toutes les missions d'explorations robotiques à destination de la Lune, d'astéroïdes, de Titan et d'Europe (Jupiter) déjà engagées. Sont également confirmées les missions SphereX, pour explorer les origines de l'univers et de la vie, Gusto, qui prévoit d'étudier la matière présente dans le milieu interstellaire et IXPE l'étude des trous noirs. Quant à l'observatoire James-Webb, son lancement est toujours prévu en mars 2021. Mais, avec une ligne de crédit supplémentaire de 415 millions de dollars, le budget total de ce programme approche les 10 milliards de dollars !

Enfin, l'administration Trump souhaite annuler quelques programmes scientifiques et éducatifs, dont des missions d'observation de la Terre telles que CLARREO Pathfinder (spectromètre à rayonnement solaire sur l'ISS) et PACE Earth Science (étude du phytoplancton). Malgré le peu d'intérêt de Donald Trump pour l'observation de la Terre, il alloue tout de même un budget de 1,78 milliard de dollars au programme d'observation de la Terre et confirme tous les autres projets à un stade de développement avancé. On notera que la Maison Blanche demande une nouvelle fois l'abandon de WFIRST, qui doit succéder à James-Webb. L'observatoire aéroporté Sofia est lui aussi sur la sellette pour cause de retour scientifique jugé insuffisant.

Ce budget qui, rappelons-le, n'est en l'état qu'une « requête présidentielle » dans le jargon américain, va maintenant suivre un parcours législatif codifié avant qu'il ne soit définitivement adopté le 30 septembre 2020, après que le Congrès réuni en séance plénière (Chambre et Sénat) l'agrée. Entre-temps, la Chambre et le Sénat auront eu la possibilité de l'adapter ou le modifier si nécessaire. 

POUR EN SAVOIR PLUS

NASA : plus d'argent pour l'exploration spatiale

Article de France -science publié le 06/07/2005

C'est une approbation massive que vient de donner la Chambre des Représentants à la nouvelle politique spatiale américaine Vision for Space Exploration.

Toutes les demandes concernant le financement de la NASA et de l'exploration de la Lune et de Mars faites par le Président Bush ont reçu un feu vert. Le vote par 418 voix contre 7 du Science, State, Justice, Commerce, and Related Agencies Appropriations Act de 2006 attribue donc comme prévu à l'agence spatiale un budget en hausse de 2,4% par rapport à l'exercice précédent, soit 16,5 milliards de dollars en tout.

Les programmes d'exploration du système solaire et de la navette spatiale sont les mieux lotis avec respectivement 3,1 et 4,53 milliards de dollars. Les montants alloués à l'aéronautique et la recherche (hors exploration) restent inchangés, à hauteur de 906 millions de dollars et 5,51 milliards de dollars.

Quant aux autres institutions scientifiques, l'évolution de leurs budgets reste plus mitigée : + 0,5% pour les National Institutes of Health (NIH), - 0,4% pour le budget de la recherche du Department of Energy (DOE), + 2,3% pour les activités de recherche et développement (R&D) de la National Science Foundation (NSF) et + 1,3% pour la R&D du Department of Homeland Security (DHS).

Ce vote qui rejoint dans l'ensemble la proposition présidentielle reste maintenant à confirmer au Sénat.

Source: https://www.futura-sciences.com/
Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-nasa-veut-35-milliards-dollars-ici-2024-atterrir-lune-6645/?fbclid=IwAR0eLRFre_yVVk8ot_IJqdw-Fx7K1QXEEwMhJ5bagLbsq60LJcTrVIdsJgw#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

 

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