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  • Le 18.09.2018:Météo en France du mardi 18 septembre : nuages au Nord, orages du Centre au Nord-Est

    Le temps de ce mardi 18 septembre sera plus nuageux au Nord, orageux du Centre au Nord-Est, selon les prévisions de Météo-France.

     

    Le 18.09.2018:Météo en France du mardi 18 septembre : nuages au Nord, orages du Centre au Nord-Est

     

    Sur le nord du pays, les passages nuageux seront nombreux dès le matin ce mardi 18 septembre. De la Bretagne et des Pays de Loire jusqu'au Nord-Pas-de-Calais, ils peuvent donner quelques gouttes, mais laissent la place à des éclaircies l'après-midi.

    Par contre entre le nord de la Nouvelle-Aquitaine, le Centre, la Bourgogne, la Champagne et la Lorraine, les nuages seront parfois menaçants et s'accompagneront d'ondées assez fréquentes et orageuses l'après-midi. Les orages seront attendus sur l'extrême Nord-Est du pays en soirée.

    Au sud, le relief des Pyrénées, de la Corse et des Alpes frontalières se chargera surtout l'après-midi avec un risque d'averses. Localement, un orage sera possible sur les Pyrénées.

     

     

    Autour du golfe du Lion, les entrées maritimes seront compactes en matinée, puis se morcelleront en journée. 

    Partout ailleurs, un temps bien ensoleillé et assez chaud se maintiendra.

     

    Les températures

     

    Les températures resteront estivales. Les minimales varieront de 10 à 18 degrés, 18 à 21 près de la Méditerranée.

    Les maximales s'échelonneront de 20 à 24 degrés près de la Manche, de 23 à 28 degrés de la frontière belge aux Pays de Loire et Poitou-Charentes ainsi que sur le pourtour méditerranéen, elles atteindront 26 à 30 degrés partout ailleurs, localement 31 ou 32 Auvergne Rhône-Alpes jusqu'à l'Alsace.

     

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  • Le 18.09.2018:Météo : qu'est-ce que l'été indien ?

    L'été n'est pas encore terminé, il prendra fin le 22 septembre, ce qui ne signifie pas pour autant une chute des températures. Quand la douceur se poursuit, c'est l'été indien mais qu'est-ce que cela signifie vraiment ?

     

    Le 18.09.2018:Météo : qu'est-ce que l'été indien ?

    Après les records de l'été, des températures élevées peuvent se maintenir à l'automne. C'est l'été indien. L'expression ne vient pas d'une célèbre chanson française mais de Pennsylvanie aux États-Unis, où elle est apparue à la fin du XVIIIe siècle. 

    L'indian summer décrit une "particularité du climat continental d'Amérique du Nord. Il s'agit d'une période de temps très doux, ensoleillé et sec qui se produit après les premiers gels, en octobre ou novembre au Canada", explique 
    Météo France. "La température dépasse alors 18 °C et le ciel est limpide". 

     

    Mais l'institut météorologique explique que l'expression "été indien" ne correspond pas au climat français : le "terme est utilisé de façon impropre en France pour désigner du beau temps à l'automne". Même si la France est à la même latitude que le sud du Québec, le climat y est différent. En France, le climat possède "un caractère continental beaucoup moins marqué, sous influence océanique".​

     

    Des gelées plus tardives en France

     

    En France, les gelées arrivent en moyenne plus tard et les redoux sont moins marqués. Pour faire simple : le climat varie moins qu'au Québec, en Amérique du Nord. L'été indien dans sa définition américaine ne recouvre donc pas la réalité française.

    L'été indien à la française, ce sont des températures entre 20 et 25 degrés en octobre, voire parfois jusqu'au début du mois de novembre.

    En France métropolitaine, en automne, la température moyenne en automne est de 13,1 degrés et il tombe en moyenne 268 mm précipitations entre le 1er septembre et le 30 novembre, selon 
    Météo France. En météorologie, l'automne couvre les mois de septembre, octobre et novembre c'est-à-dire la période pendant laquelle la durée du jour raccourcit et l'ensoleillement diminue.

     

     

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  • Le 19.10.2017 Un jour, il n’y aura plus qu’un continent sur Terre

    Éruptions volcaniques, tsunamis, tremblements de terre… Notre planète est en constant mouvement et les continents dérivent lentement. Dans plusieurs millions d’années, ils seront à nouveau réunis. Mais où et comment ?

    João Duarte est géophysicien à l’Université de Lisbonne, au Portugal. Son travail : imaginer à quoi ressemblera la Terre dans des dizaines de millions d’années. Récemment, il a émis plusieurs hypothèses sur la forme que prendrait le « puzzle » des continents à la dérive, lorsqu’ils seront emboîtés et réunis en un seul bloc, appelé « supercontinent ».

    Que désigne exactement le mot « supercontinent » ?

    C’est quand 90 % des terres émergées sont rassemblées en un seul bloc. C’est au début du XXe siècle que climatologue et astronome allemand Alfred Wegener a émis, le premier, cette idée de supercontinent.

    L’allemand Alfred Wegener (1880-1930) a théorisé la « dérive des continents » en 1912. (Photo : Wikimédia)

    À l’époque, peu de scientifiques y croyaient, car la tectonique des plaques n’était pas connue. Quand on a découvert l’existence des plaques et de leurs mouvements, à la fin des années 1960, la théorie de Wegener a été reconnue. On a enfin fait le lien entre les tremblements de terre et leur localisation géographique, à la jonction des plaques, tout comme les éruptions volcaniques. On a compris notre planète d’une autre manière….

     

    À quelle époque les continents étaient-ils réunis ?

    Il y a eu plusieurs supercontinents, depuis la formation de la Terre. Le dernier en date serait celui qu’on appelle la Pangée. Il serait apparu il y a environ 320 millions d’années. Quand les continents ont commencé à se déplacer il y a environ 250 millions d’années, la Pangée a ouvert l’océan Atlantique et ces derniers continuent aujourd’hui à dériver.

    La Pangée serait le dernier supercontinent à s’être formé sur la planète. (Photo : Wikimédia)

    Et quand se rejoindront-ils ?

    De nombreux géophysiciens pensent que les supercontinents se forment selon des cycles d’environ 500 millions d’années. Nous sommes actuellement au milieu de ce cycle. Le prochain supercontinent pourrait se former dans 250 à 300 millions d’années.

    À quoi ressemblera-t-il ?

    On ne peut pas précisément deviner ce qu’il se passera. Les plaques pourraient se rejoindre en refermant l’océan Atlantique, mais elles pourraient aussi se rejoindre en refermant l’océan Pacifique… Généralement les continents se rassemblent là où les océans sont les plus « vieux ». Ces océans les plus anciens montrent alors des signes de subduction [quand les plaques tectoniques s’enfoncent dans le manteau terrestre, NdlR] et se mettent à « couler ». Le Pacifique étant l’océan le plus vaste et le plus ancien formé sur Terre, il y a plus de 200 millions d’années, on peut alors supposer qu’il se refermera lors de la formation du prochain supercontinent. Mais l’Atlantique commence lui aussi à montrer des signes de subduction. On imagine donc que le Pacifique et l’Atlantique pourraient se refermer simultanément et que l’océan Indien s’ouvrirait !

    Ces données montrent l’âge des océans. En rouge, les zones formées le plus récemment. Les plus anciennes, qui sont susceptibles de s’enfoncer, sont en en bleu et violet. (Photo : NOAA)

    Comment pouvez-vous prédire l’emplacement et la forme du prochain supercontinent ?

    C’est difficile. Le supercontinent que nous étudions pourrait bien se retrouver au niveau de l’océan Arctique ou encore le long de l’équateur… Nous n’arrivons pas encore à parfaitement comprendre les forces qui dirigent les plaques tectoniques. C’est une théorie très récente, ce qui rend ces phénomènes compliqués à étudier, d’autant qu’ils se produisent sur des périodes extrêmement longues.

    Pour nous aider, nous utilisons un logiciel « open source » [dont le code est en accès libre, NdlR] nommé GPlates. Il permet de manipuler les plaques tectoniques, de tester différentes hypothèses de mouvements à venir. Nous avons d’autres logiciels permettant de modéliser la Terre et manipuler sa géologie, mais cela nécessite des ordinateurs très puissants et la principale difficulté est de pousser ces tests sur des échelles temporelles très longues. C’est un travail très technique que nous couplons avec un travail de terrain comme les études géologiques des volcans ou des chaînes de montagnes.

    « Aurica » est le nom donné à l’un des possibles futurs supercontinents. (Illustration : Geological Magazine / GPlates)

     

    Quelles conséquences cela aurait-il sur le climat et la vie sur Terre ?

    Si le supercontinent se formait par exemple au niveau de l’Arctique, cela entraînerait une très longue période de glaciation de la Terre. Cela s’est déjà produit il y a plus de 600 millions d’années, c’est l’hypothèse de la Terre « boule de neige », une époque où la planète était entièrement gelée et où il n’y avait presque pas de vie.

    Une telle extinction de masse pourrait également se produire si tous les continents se regroupaient le long de l’équateur. L’intérieur des terres serait alors très sec, comme un désert géant, car aucun air humide n’y pénétrerait. La biodiversité est totalement contrôlée par la tectonique des plaques : elle fait apparaître de nouvelles espèces, en fait disparaître certaines, et force les autres à s’adapter. S’il n’y avait pas de tectonique des plaques, il n’y aurait pas de vie.

    Si le supercontinent se formait au niveau de l’océan polaire Arctique, la Terre pourrait connaître une très longue période glaciaire. (Photo : Nasa / JPL / Eric Rignot)