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  • Le 11.09.2018:Ouragan Florence : un million de personnes évacuées

    Plus d'1 million d'habitants sont évacués aux États-Unis alors que le très puissant ouragan Florence se rapproche de la côte Est américaine. Une hausse de 50 centimètres de la mer pourrait créer des inondations jusque dans l'intérieur des terres.

     

     

    Avec la menace de l'ouragan Florence, attendue sur la côte est des États-Unis, les Américains évacuent la zone. Plus d'un million de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer et de nombreux embouteillages se créent sur les routes. Certains hésitent encore cependant à partir, "ça peut être très compliqué de revenir une fois l'ouragan passé alors les gens hésitent, ils craignent pour leurs affaires", explique une habitante.

    Les magasins sont pris d'assaut

    Les autorités américaines ont envoyé un avion survoler l'ouragan pour évaluer sa taille. Il est déjà classé 4 sur une échelle de 5. L'ouragan devrait passer les côtes américaines dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 septembre. Les magasins sont pris d'assaut, les habitants achètent les produits de première nécessité, les Américains ont appris à prévoir. "La dernière fois on est resté deux semaines sans électricité, plus jamais ça!", témoigne un homme. Des navires partent au large de la base américaine de Norfolk en Virginie pour éviter les dégâts que pourrait provoquer l'ouragan.

     

     

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  • Le 11.09.2018:LES ANTILLES MENACÉES PAR ISAAC

    La semaine qui débute s'annonce météorologiquement active dans l'Atlantique Nord. Trois systèmes cycloniques évoluent actuellement, Florence, Isaac et Hélène. Intéressons-nous à Isaac qui menace l'arc antillais jeudi.

    Isaac évolue actuellement aux alentours de 1600 km à l'est des Antilles à une vitesse de 25 km/h. La pression en son centre est estimée à 997 hPa. Les vents soufflent en moyenne à 110 km/h et en rafales à 140 km/h.

    Ouragan Isaac

    Image satellite de l'ouragan Isaac le 10 septembre 2018 | Satellite GOES 16 - RAMMB

    Selon le NHC (National Hurricane Center), Isaac actuellement tempête tropicale pourrait s'intensifier légèrement ces prochaines heures au stade d'ouragan de catégorie 1 sur 5selon l'échelle de Saffir-Simpson avec des vents moyens de 120 km/h et proches de 150 km/h en rafales. Néanmoins, il pourrait perdre en intensité en arrivant sur l'arc antillais entre mercredi et jeudi, passant de nouveau au stade de tempête tropicale.

    L'évolution reste à confirmer mais la Martinique et la Guadeloupe pourraient être impactées par des vents de l'ordre de 110 à 140 km/h maximum. Fortes pluies et houle cyclonique sont également redoutées, laissant craindre des risque d'inondations.

    Suivi ISAAC Suivi ISAAC

    Suivi cyclonique ISAAC via www.ssd.noaa.gov

    Il y a un an, IRMA frappait l'arc antillais

    C'était il y a un an, le 6 septembre 2017. L'ouragan Irma était classé en catégorie 5, soit la catégorie la plus élevée, rappelant la violence des ouragans David (1979), Hugo (1989) ou encore Lenny (1999). Irma a été le plus intense des ouragans de l'histoire de l'arc antillais et dans le top 5 des ouragans les plus puissants au monde.

    Il a laissé derrière lui des paysages de désolation, notamment à Saint Barthelemy et Saint Martin où d'importantes submersions marines ont été observées. Par avion, une rafale de 363 km/h a été relevée et une pression de l'ordre de 913 hPa dans l'oeil.

    Trajectoire de FLORENCE, ISAAC et HELENE

    Trajectoire d'Irma

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  • Le 19.10.2017 Un jour, il n’y aura plus qu’un continent sur Terre

    Éruptions volcaniques, tsunamis, tremblements de terre… Notre planète est en constant mouvement et les continents dérivent lentement. Dans plusieurs millions d’années, ils seront à nouveau réunis. Mais où et comment ?

    João Duarte est géophysicien à l’Université de Lisbonne, au Portugal. Son travail : imaginer à quoi ressemblera la Terre dans des dizaines de millions d’années. Récemment, il a émis plusieurs hypothèses sur la forme que prendrait le « puzzle » des continents à la dérive, lorsqu’ils seront emboîtés et réunis en un seul bloc, appelé « supercontinent ».

    Que désigne exactement le mot « supercontinent » ?

    C’est quand 90 % des terres émergées sont rassemblées en un seul bloc. C’est au début du XXe siècle que climatologue et astronome allemand Alfred Wegener a émis, le premier, cette idée de supercontinent.

    L’allemand Alfred Wegener (1880-1930) a théorisé la « dérive des continents » en 1912. (Photo : Wikimédia)

    À l’époque, peu de scientifiques y croyaient, car la tectonique des plaques n’était pas connue. Quand on a découvert l’existence des plaques et de leurs mouvements, à la fin des années 1960, la théorie de Wegener a été reconnue. On a enfin fait le lien entre les tremblements de terre et leur localisation géographique, à la jonction des plaques, tout comme les éruptions volcaniques. On a compris notre planète d’une autre manière….

     

    À quelle époque les continents étaient-ils réunis ?

    Il y a eu plusieurs supercontinents, depuis la formation de la Terre. Le dernier en date serait celui qu’on appelle la Pangée. Il serait apparu il y a environ 320 millions d’années. Quand les continents ont commencé à se déplacer il y a environ 250 millions d’années, la Pangée a ouvert l’océan Atlantique et ces derniers continuent aujourd’hui à dériver.

    La Pangée serait le dernier supercontinent à s’être formé sur la planète. (Photo : Wikimédia)

    Et quand se rejoindront-ils ?

    De nombreux géophysiciens pensent que les supercontinents se forment selon des cycles d’environ 500 millions d’années. Nous sommes actuellement au milieu de ce cycle. Le prochain supercontinent pourrait se former dans 250 à 300 millions d’années.

    À quoi ressemblera-t-il ?

    On ne peut pas précisément deviner ce qu’il se passera. Les plaques pourraient se rejoindre en refermant l’océan Atlantique, mais elles pourraient aussi se rejoindre en refermant l’océan Pacifique… Généralement les continents se rassemblent là où les océans sont les plus « vieux ». Ces océans les plus anciens montrent alors des signes de subduction [quand les plaques tectoniques s’enfoncent dans le manteau terrestre, NdlR] et se mettent à « couler ». Le Pacifique étant l’océan le plus vaste et le plus ancien formé sur Terre, il y a plus de 200 millions d’années, on peut alors supposer qu’il se refermera lors de la formation du prochain supercontinent. Mais l’Atlantique commence lui aussi à montrer des signes de subduction. On imagine donc que le Pacifique et l’Atlantique pourraient se refermer simultanément et que l’océan Indien s’ouvrirait !

    Ces données montrent l’âge des océans. En rouge, les zones formées le plus récemment. Les plus anciennes, qui sont susceptibles de s’enfoncer, sont en en bleu et violet. (Photo : NOAA)

    Comment pouvez-vous prédire l’emplacement et la forme du prochain supercontinent ?

    C’est difficile. Le supercontinent que nous étudions pourrait bien se retrouver au niveau de l’océan Arctique ou encore le long de l’équateur… Nous n’arrivons pas encore à parfaitement comprendre les forces qui dirigent les plaques tectoniques. C’est une théorie très récente, ce qui rend ces phénomènes compliqués à étudier, d’autant qu’ils se produisent sur des périodes extrêmement longues.

    Pour nous aider, nous utilisons un logiciel « open source » [dont le code est en accès libre, NdlR] nommé GPlates. Il permet de manipuler les plaques tectoniques, de tester différentes hypothèses de mouvements à venir. Nous avons d’autres logiciels permettant de modéliser la Terre et manipuler sa géologie, mais cela nécessite des ordinateurs très puissants et la principale difficulté est de pousser ces tests sur des échelles temporelles très longues. C’est un travail très technique que nous couplons avec un travail de terrain comme les études géologiques des volcans ou des chaînes de montagnes.

    « Aurica » est le nom donné à l’un des possibles futurs supercontinents. (Illustration : Geological Magazine / GPlates)

     

    Quelles conséquences cela aurait-il sur le climat et la vie sur Terre ?

    Si le supercontinent se formait par exemple au niveau de l’Arctique, cela entraînerait une très longue période de glaciation de la Terre. Cela s’est déjà produit il y a plus de 600 millions d’années, c’est l’hypothèse de la Terre « boule de neige », une époque où la planète était entièrement gelée et où il n’y avait presque pas de vie.

    Une telle extinction de masse pourrait également se produire si tous les continents se regroupaient le long de l’équateur. L’intérieur des terres serait alors très sec, comme un désert géant, car aucun air humide n’y pénétrerait. La biodiversité est totalement contrôlée par la tectonique des plaques : elle fait apparaître de nouvelles espèces, en fait disparaître certaines, et force les autres à s’adapter. S’il n’y avait pas de tectonique des plaques, il n’y aurait pas de vie.

    Si le supercontinent se formait au niveau de l’océan polaire Arctique, la Terre pourrait connaître une très longue période glaciaire. (Photo : Nasa / JPL / Eric Rignot)