univers

  • Le 12.02.2018 : News Horizons bat des records

    New Horizons bat le record de la plus lointaine photographie jamais prise

    La sonde américaine New Horizons, après avoir croisé Jupiter et le système de Pluton, fonce dans la ceinture de Kuiper, loin derrière la plus lointaine planète...

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    Ce sont les plus lointaines images jamais prises par une photographe. Celle-ci se trouvait à 6.12 milliards de kilomètres de la Terre lorsqu'elle a pris ses clichés. Une photographe ? Oui et non, puisqu'il s'agit en fait de la projection du génie humain dans le cosmos : la sonde américaine New Horizons.

     

    New Horizons fonce vers l'objet transneptunien (un lointain corps glacé) 2014 MU69, qu'elle frôlera dans la nuit de la Saint-Sylvestre, au tournant de 2018 et 2019. En attendant, la sonde américaine, pilotée depuis la Terre, observe son environnement, dans le silence glacial du système solaire lointain. News Horizons a donc, en décembre dernier, tourné ses caméras vers deux astéroïdes de glace, 2012 HZ84 et 2012 HE85, et battu à cette occasion le record de distance pour une photographie. Ce surréaliste record était détenu depuis 1990 par la sonde Voyager 1, qui avait tourné son objectif vers le système solaire intérieur, avant de foncer vers la sortie du système solaire.

     

    L'intérêt de ces images ? Elles montrent ces objets situés à 6 milliards de kilomètres de la Terre, sous un éclairage « de côté » qui permettra aux scientifiques de déterminer mieux les caractéristiques des surfaces de ces deux corps. Une observation évidemment impossible à réaliser depuis notre planète.

     

    Prochain record pour New Horizons : 6,6 milliards de kilomètres !

    Un jour, New Horizons, plus rapide que sa devancière, sera le plus lointain objet jamais conçu par l'Homme, mais en attendant, Voyager 1 tient haut la main ce record, puisqu'elle se situe aujourd'hui à un peu plus de 21 milliards de kilomètres de la Terre, bien au-delà des planètes du système solaire, Neptune se trouvant à seulement 4.5 milliards de kilomètres !

     

    New Horizons et Voyager 1, ainsi que leurs sœurs et cousines Voyager 2, Pioneer 10 et 11, avancent aujourd'hui dans la ceinture de Kuiper, cet espace immense où tournent Pluton et Charon, Makémaké, Hauméa, Arawn, Chaos, Varuna, Ixion, Rhadamanthe, Huya, Typhon, Lempo, Quaoar, Deucalion, Logos, Céto, Borasisi, Sila, Orcus, et des milliers d'autres corps de glace comme les petits 2012 HZ84, 2012 HE85 ou encore 2014 MU69, et tant d'autres à découvrir... Au-delà de cette ceinture, s'étend le halo encore inconnu du nuage de Oort, un immense réservoir de comètes plongé dans la nuit et le froid.

     

    Nos ambassadrices de l'humanité sont donc encore bien loin de la sortie du système solaire, car l'influence gravitationnelle du Soleil sur son environnement de planètes, d'astéroïdes et de comètes s'étend jusqu'à près de une année-lumière, soit dix mille milliards de kilomètres...

     

    En attendant, New Horizons devrait battre son propre record fin décembre, en prenant les premières photographies de 2014 MU69 à 6.6 milliards de kilomètres de la Terre. En attendant mieux, plus loin, dans les années à venir ?

     

    Par Serge Brunier

  • Le 18.12.2017 : Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 !

    Pas moins de 19 astéroïdes vont frôler la Terre en 2018 ! par Yohan Demeure 17 décembre 2017, 0 h 33 min

    Crédits : NASA

    Le magazine Sciences et Avenir a listé dans une infographie complète les gros astéroïdes qui frôleront la Terre, mais rassurons-nous, aucune collision n’est au programme !

    Tous les jours, des météorites atteignent notre planète, mais une grande majorité se consume dans notre atmosphère. Une collision avec un astéroïde géant est cependant la hantise des passionnés et des scientifiques, popularisée au cinéma par des films tels que Armageddon (1998).

    À la fin de l’été 2017, l’astéroïde géant Florence découvert en 1981 est passé à 7 millions de kilomètres de la Terre, une distance plutôt courte à l’échelle de l’Univers. L’astéroïde 2012 TC4 (diamètre de 10 à 30 mètres), un habitué croisant l’orbite de notre planète régulièrement, a frôlé la Terre en octobre et pourrait revenir pour s’y écraser en 2079, comme ce fut le cas du météore de Tcheliabinsk en 2013. Il y a aussi l’astéroïde 3200 Phaéton, qui passera à 10 millions de kilomètres de notre planète avant Noël ou encore Oumuamua, un rocher de 400 mètres de long également passé non loin de la Terre, alimentant les plus hallucinantes thèses et faisant l’objet d’un projet destiné à le placer sur écoute : le projet Lyra.

    Le magazine Sciences et Avenir a récemment publié une infographie citant les astéroïdes qui frôleront notre planète au courant de l’année 2018. Parmi les 19 objets détaillés, le plus gros devrait être l’astéroïde 2003 SD220 pour la fin d’année (voir ci-après), déjà passé à proximité de la Terre le 24 décembre 2015 à environ 28 distances lunaires et qui fait partie de ces objets qui croisent l’orbite de notre planète assez régulièrement.

    L’astéroïde qui passera le plus proche de la Terre en 2018 se nomme 2014 US7, à une distance de 1,2 million de kilomètres, soit un peu plus de 3 fois la distance Terre-Lune. Cependant, sa taille évaluée entre 14 et 31 mètres de diamètre ne fait pas de lui un objet très dangereux (voir ci-dessous).

    Sources : Sciences et Avenir – Ouest France

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  • Le 02.11.2017 Record de sécheresse au mois d'octobre, le Gers en restriction d'eau

    Le Préfet du Gers attire l’attention de tous sur la nécessité d’utiliser l’eau de manière raisonnée et économe. / © MAXPPP

    Octobre 2017 restera dans les annales de Météo-France comme un mois particulèrement sec dans la région. 2 arrêtés sécheresse sont actuellement en cours dans le Gers. 

    12 litres d'eau tombés sur la plaine toulousaine : soit un déficit de 80%. Ce mois d'octobre se classe au 4ème des plus secs depuis le début des observations de Météo-France. 
    Associé à ce temps sec et anticyclonique, l’ensoleillement a atteint un niveau très élevé, avec 197 heures de soleil en Haute-Garonne, soit un bonus de 52 heures par rapport à la normale.
    Du côté des températures dans le département, Météo-France a enregistré des valeurs supérieures de 1,5 degré aux valeurs habituelles d’octobre, avec une moyenne de 11,5°C pour les minimales et de 21,6°C pour les maximales. Ces températures permettent à ce cru 2017 d’entrer dans le top 10 des mois d’octobre les plus chauds, assez loin cependant des années 2001 et 2014 qui avaient dépassé la normale de 3 degrés.
     

    Les prélèvement d'eau destinés à l'irrigation réglementés


    Le Gers département voisin a lui aussi bénéficié d'un ensoleillement record associé à de faibles précipitations. Résultat : 2 arrêtés sécheresse sont actuellement en cours dans ce département. Les prélèvements d'eau destinés à l’irrigation et au remplissage des plans d’eau à partir des cours d’eau du département sont strictement réglementés. Et ça n'est pas nouveau, cette situation dure déjà depuis le 28 juin dernier. Le préfet a donc prolongé son arrêté sécheresse. 
    La préfecture indique : « Compte tenu que depuis la fin de la période estivale les précipitations sont restées très en deçà des normales sur l’ensemble du département et que ce déficit conjugué à la sécheresse de ces derniers mois prolonge le tarissement des cours d’eau, le préfet du Gers a décidé de proroger l’arrêté du 28 juin ». Les mesures d’interdiction se poursuivent jusqu’au 30 novembre.

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  • Le 02.11.2017 CO2 dans l'atmosphère : une concentration record

    Avec 403 parties par million (ppm) de CO2 dans l'atmosphère en 2016, un record est battu, qui datait de plusieurs millions d'années. Pour réduire les conséquences, il serait judicieux de modérer nos émissions de gaz à effet de serre.

    La concentration dans l'atmosphère du dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique, a atteint un niveau record en 2016. Ce n'est pas une révélation, puisque les scientifiques ont tiré cette conclusion de leurs patientes recherches dans les carottes de glace, mais c'est le message du dernier rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui met en garde contre « une hausse dangereuse de la température ».

    « La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a trois à cinq millions d'années : la température était de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », en raison de la fonte des nappes glaciaires, a rappelé l'agence de l'ONU dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

    VOIR AUSSI :Vers un taux de CO2 jamais vu depuis 200 millions d’années

    Selon l'OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d'un puissant épisode El Niño », phénomène climatique qui apparaît tous les quatre ou cinq ans et se traduit par une hausse de la température de l'océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations.

    « Alors qu'elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone [...] a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145 % de ce qu'elle était à l'époque préindustrielle (avant 1750) », précise le rapport rendu public à Genève, siège de l'OMM.

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    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP

    L'évolution de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre en une trentaine d'années. © Simon Malfatto, Paz Pizarro, AFP 

    La hausse des températures au-delà de l'Accord de Paris

     

    Il s'agit du « niveau le plus élevé depuis 800.000 ans », souligne le document. Les chercheurs ont en effet « des mesures fiables, directes » de taux de concentration qui remontent à 800.000 ans, grâce à l'étude de bulles d'air préservées dans la glace au Groenland et en Antarctique, a expliqué aux journalistes la chef du département de recherche sur l'environnement atmosphérique de l'OMM, Oksana Tarasova. Mais, en examinant des matériaux fossilisés, l'OMM peut remonter encore plus loin dans le temps, bien qu'avec moins de précision, et dater au Pliocène moyen (trois à cinq millions d'années) de tels niveaux de CO2.

    « Si l'on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, notamment de CO2, nous allons au-devant d'une hausse dangereuse de la température d'ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l'accord de Paris sur le climat », a averti le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas. « Mais il y a de l'espoir, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, soulignant toutefois que le CO2 persiste dans l'atmosphère pendant des siècles et dans l'océan encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l'avenir ».

    145 % du taux de CO2préindustriel.

    Pour Erik Solheim, chef de l'agence ONU-Environnement, « le temps presse »« Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d'être trop élevées et il faut renverser la tendance [...]. Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique », a-t-il dit. L'OMM a annoncé en mars que l'Arctique avait connu au moins à trois reprises l'hiver dernier l'équivalent polaire d'une vague de chaleur proche du dégel. En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s'est poursuivie et l'étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l'année.

    Des négociations sur le climat débutent la semaine prochaine à Bonn (Allemagne), sous l'égide de l'ONU, pour préparer la mise en place de l'Accord de Paris signé en 2015. Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis quittaient ce « mauvais accord », mais le retrait ne sera pas effectif avant trois ans.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Concentration de CO2 dans l'air : le point de non-retour

    Article de Nathalie Mayer publié le 30 septembre 2016

    Depuis la révolution industrielle, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'airaugmente en moyenne de quelque deux parties par million chaque année. En septembre 2016, elle a dépassé un seuil qui n'avait pas été atteint depuis plusieurs millions d'années. Un point de non-retour affirment les spécialistes.

    Traditionnellement, c'est vers la fin du mois de septembre que la concentration de CO2 dans l’airest la plus basse de l'année. Et à en croire les chiffres commentés par la Scripps Institution of Oceanography, la concentration la plus basse de 2016 dépasse le seuil - pas si symbolique que ça - de 400 parties par million (ppm) pour atteindre quelque 401 ppm.

    En 2013, des mesures réalisées à l'observatoire de Mauna Loa, à Hawaï, avaient, pour la première fois depuis 3,5 millions d'années, rapporté une concentration supérieure à 400 ppm, l'espace d'une journée seulement. Le mois de mars 2015 (voir ci-dessous) avait quant à lui marqué une nouvelle étape, en affichant des concentrations supérieures à 400 ppm tout le mois durant.

    Selon les scientifiques, notre atmosphère semble bien avoir atteint un point de non-retour« Pour réduire la concentration de CO2 dans l'air, il ne suffira pas de développer des énergies renouvelables. Il nous faudra aussi trouver des moyens pour capturer le dioxyde de carbone que nous avons émis dans l'atmosphère », assure David Black, professeur à l'université de Stony Brook, à New York.


    Un taux de concentration de CO2 record

    Article initial de Jean-Luc Goudet, paru le 08/05/2015

    Selon la NOAA, le taux de concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a, en mars dernier, dépassé les 400 parties par million, soit la teneur la plus élevée jamais mesurée. Pourtant, les émissions ont stagné en 2014.

    Mars 2014 : 398,10 ppm (parties par million, en volume). Mars 2015 : 400,83 ppm. La NOAA, l'Agence américaine océanique et atmosphérique, vient d'annoncer un record historique. Chaque semaine, ce taux est mesuré sur le volcan Mauna Loa, à Hawaï, et la NOAA établit la teneur mondiale mensuelle en s'appuyant sur 40 sites dans le monde. C'est la première fois que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone (gaz carbonique, ou CO2) dépasse les 400 ppm.

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    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA

    Évolution mensuelle de la concentration atmosphérique mondiale en dioxyde de carbone. La courbe rouge indique les teneurs mesurées. La noire est basée sur les mêmes valeurs mais avec un lissage des variations saisonnières. © NOAA 

    Pourtant, selon l'IEA (International Energy Agency), comme le rapporte le communiqué de la NOAA, les émissions de dioxyde de carbone mondiales par la combustion d'énergie fossile ont stagné entre 2013 et 2014. La teneur atmosphérique a néanmoins augmenté de 2,25 ppm par an entre 2012 et 2014, soit « l'augmentation la plus élevée enregistrée sur trois années ».

    Depuis les débuts de l'ère industrielle, la concentration en CO2 a augmenté de 120 ppm, « la moitié de cette hausse étant survenue depuis les années 1980 ». Selon James Butler, de la NOAA, « la suppression d'environ 80 % des émissions dues aux combustibles fossiles arrêterait la progression de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone, mais celle-ci ne diminuera pas sans réduction supplémentaire et ne le ferait que lentement ».

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  • Activité Solaire du jour !!!


    Activité solaire temps réel

    Résumé de l'activité

    Rayons X solaires:         Status

    Champ Géomagnétique:Status

    Bulletin WWV

    Rapports solaire et géophysique NOAA

    Lumière blanche SDO

    6500 K

    Surface

    He II 304 Å EIT

    60-80000 K

    Chromosphère

    Fe IX/I 171 Å EIT

    1 million de degrés

    Basse couronne

    LASCO C2

    Couronne externe jusque 8.2 millions de km

    SDO image à 304 Ã

    Prédiction du vent solaire WSA-Enill

    Indice Planétaire K

    ENLIL Image

    Planetary K Index plot

    VHF Aurora :

    Status

    144 MHz E-Skip en Europe :

    Status

    144 MHz E-Skip en Amérique du Nord :

    Status

    Dernier ionogramme de Chilton

     (exige de s'enregistrer gratuitement)

    Absorption de la couche D (50-90 km d'altitude, bandes HF et GO)

    Ci-dessous, localisation de la ligne grise (zone du terminateur en gris), les ovales aurorales (vert) et la fréquence maximale utilisable (MUF) pour une distance de 3000 km (cyan, en MHz)

    Résumé du temps spatial

    Space Weather Overview plot

    Flux X solaire

    GOES X-Ray flux plot

    Actvité géomagnétique

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  • Un trou noir géant de plus au cœur de la Voie lactée, et autres rendez-vous astronomiques

    Des astronomes annoncent la possible découverte d’un nouveau trou noir géant au cœur de notre galaxie : repérez son emplacement à l’œil nu dans le ciel.


    Avec une masse estimée à 100 000 fois celle du Soleil, le trou noir géant que des astronomes japonais pensent avoir récemment détecté pourrait provenir d’une galaxie naine absorbée par la Voie lactée dans le passé. Il est caché dans les profondeurs d’un nuage moléculaire situé à moins de 200 années-lumière de Sagittarius A*, le gigantesque trou noir de près de 4 millions de masses solaires qui occupe le centre de notre galaxie, et il a fallu toute la puissance des antennes paraboliques d’ALMA (Chili-ESO) pour le débusquer. Le centre de notre galaxie est relativement aisé à repérer à l’œil nu depuis un site offrant un ciel suffisamment protégé de la pollution lumineuse. Il se situe dans le Sagittaire, à près de 6° au sud-ouest de la nébuleuse de la Lagune, non loin de la frontière avec les constellations d’Ophiuchus et du Scorpion ; le centre galactique, Sagittarius A* et CO-0.40-0.22* sont confondus à l’échelle de cette image. Dans un ciel sombre, la nébuleuse de la Lagune forme un petit grumeau plus clair dans la Voie lactée, bien visible sans instrument. Sur ce gros plan réalisé au Chili par l’astronome amateur français Stéphane Guisard, la Lagune arbore la belle coloration rougeâtre caractéristique des nuages interstellaires essentiellement constitués d’hydrogène. Juste au-dessus, la plus petite nébuleuse de la Trifide est, elle aussi, bien visible avec des jumelles. Sur la droite de l’image, les étoiles Antarès du Scorpion et Rhô Ophiuchi illuminent des portions des vastes nébuleuses sombres qui les entourent.
    © ESO/Stéphane Guisard

    Sagittarius A*, un trou noir géant de près de 4 millions de masses solaires, est l’objet le plus massif de notre galaxie et il est totalement invisible à l’œil nu ! C’est en détectant les déplacements rapides des étoiles capturées par son gargantuesque champ gravitationnel que les astronomes sont parvenus à le situer dans la constellation du Sagittaire, au cœur de la Voie lactée. L’ensemble de plusieurs centaines de milliards d’étoiles auquel appartient le Soleil à la forme d’une immense galette avec un renflement central, le bulbe ou noyau, au centre duquel est tapi ce trou noir gigantesque. Il est extrêmement difficile d’observer cette région depuis notre belvédère terrestre car le Soleil est situé en périphérie de la galaxie, près du bord de la galette, et des myriades d’étoiles, de nébuleuses et de poussières s’accumulent sur notre ligne de vision et jettent un voile pudique sur le cœur galactique. Vous pouvez remarquer sur les images voisines que la zone qui abrite le trou noir géant est effectivement l’une des plus sombres de la Voie lactée.


    Sous les tropiques, le cœur de la Voie lactée peut passer à proximité du zénith et la forme aplatie de notre galaxie devient apparente sur la voûte céleste avec son magnifique renflement central. Cette image panoramique réalisée à La Réunion va d’un horizon à l’autre et la lueur visible en biais en haut à droite est la lumière zodiacale ; lisez ce billet pour en savoir plus sur la lumière zodiacale.
    © Guillaume Cannat

    Pour sonder le cœur de notre galaxie il faut utiliser des radiotélescopes comme ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), construit au Chili par l’observatoire européen austral (ESO). En étudiant les très rapides mouvements internes du petit nuage moléculaire CO–0.40–0.22 situé à moins de 200 années-lumière de Sagittarius A*, donc confondu avec lui à l’échelle des images de ce billet, des astronomes japonais pensent avoir mis en évidence la présence d’un objet extrêmement compact et massif, plus de 100 000 masses solaires, qui pourrait être un trou noir géant (Nature, 4 septembre 2017). Blotti dans ce nuage moléculaire et probablement inactif, c’est-à-dire qu’aucune matière ne tomberait actuellement sur lui, CO–0.40–0.22* serait ainsi le deuxième trou noir de la Voie lactée par ordre de masse, puisque l’autre candidat trou noir géant découvert dans la région IRS 13 au centre de notre galaxie il y a plus de 15 ans serait plutôt proche de « seulement » 1 300 masses solaires. Bien trop massif pour provenir de l’évolution d’un amas stellaire, CO–0.40–0.22* pourrait avoir été le trou noir central d’une galaxie naine capturée puis absorbée par notre galaxie il y a quelques centaines de millions d’années. Si son existence se confirme, son avenir sera peut-être de fusionner avec Sagittarius A*, ce qui engendrera une onde gravitationnelle colossale qui parcourra la galaxie comme un tsunami.


    En Europe, à la fin de l’été, la Voie lactée est magnifique en début de nuit au-dessus de l’horizon sud-sud-ouest lorsque la Lune est absente. Depuis un site correctement protégé des lumières artificielles, vous pouvez repérer à l’œil nu le centre de notre galaxie dans la constellation du Sagittaire et imaginer les monstres cosmiques qu’il abrite.
    © Guillaume Cannat

    Source : Millimetre-wave emission from an intermediate-mass black hole candidate in the Milky Way

  • Articles Astronomie du 31.07.2017

    Des vagues de lave géantes sur Io, une lune de Jupiter

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  • Une fin juillet bien nuageuse au Nord

    Entre une dépression qui s'éloigne vers l'Europe centrale et un autre système qui aborde les îles Britanniques, les conditions météorologiques resteront instables et fraîches jusqu'en milieu de semaine sur les trois quarts de la France. Près de la Méditerranée, soleil et vent fort seront au programme avec une grande menace de feux de forêt. En fin de semaine, une amélioration liée à une poussée de l'anticyclone par le sud favorisera un ciel plus lumineux et des températures plus estivales dans l'Est et le Sud, le Nord-Ouest restant sous la trajectoire des perturbations atlantiques.

    Ce mardi : encore de l'instabilité et de la fraîcheur, surtout à l'Est

    Mardi, la goutte froide se décalera vers l'Europe centrale, où des pluies abondantes sont attendues, notamment en Allemagne. En marge de ce temps perturbé, le temps restera mitigé et frais avec beaucoup de nuages et des averses de la frontière allemande aux Savoie. En allant vers l'Ouest, les nuages seront moins nombreux et de belles éclaircies se dessineront même sur les plages normandes ou du Morbihan à la Charente-Maritime. Près de la Méditerranée enfin, le soleil résistera, mais le vent restera soutenu (rafales de 70 à 90 km/h), malgré une baisse par rapport à lundi, et certains secteurs des Bouches-du-Rhône ou du Var resteront en risque exceptionnel pour les feux de forêt.

    Les températures seront sous les normales saisonnières, notamment du Nord-Est au Centre-Est (de 4 à 6 degrés).

    Pression réduite au niveau de la mer, nébulosité de basse couche (en ocre) et précipitations simulées en 6 heures, du mardi 25 juillet à 12 h 00 UTC au dimanche 30 juillet 2017 à
    18 h 00 UTC. © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.

    (Cliquer sur l'animation pour l'agrandir) 

    Mercredi 26 et jeudi 27 : passage d'une perturbation pluvieuse dans un courant d'ouest

    Sous l'impulsion d'une vaste dépression au nord des îles Britanniques, une perturbation (front chaud puis front froid) traversera le pays d'ouest en est.

    Les pluies (assez faibles mais durables) concerneront mercredi matin les régions allant des Pays de la Loire à la Bretagne et la Basse-Normandie. Elles se décaleront l'après-midi du Poitou-Charentes à la Touraine, l'ouest du Bassin parisien, la Haute-Normandie et la Côte d'Opale. À l'avant, les nuages l'emporteront du Sud-Ouest à la Bourgogne et la frontière belge tandis que des éclaircies auront le temps de se développer dans l'Est ,malgré un petit risque d'averse près de l'Allemagne. Enfin, près de la Méditerranée, le soleil régnera en maître, toujours au prix d'un vent assez fort. Le mistral atteindra ainsi 80 km/h en pointes dans son domaine.

    Le front froid de la perturbation progressera jeudi vers les régions centrales, du Poitou-Charentes au val de Loire et au Grand Est. À l'arrière, de timides éclaircies reviendront près de la Manche mais le vent d'ouest assez fort maintiendra une ambiance peu estivale.

    Dans ce contexte, les températures évolueront peu au Nord, restant légèrement sous les moyennes de saison avec 18 à 21 °C près de la Manche et 21 à 25 °C dans les terres. Sur les régions du Sud-Ouest, les températures, encore trop fraîches pour la saison mercredi, progresseront jeudi avec 25 à 29 °C. La chaleur se renforcera également près de la Grande Bleue avec des pointes à 34 °C dans l'arrière-pays, comme à Nîmes.

    Du vendredi 28 au dimanche 30 : poussée estivale temporaire par le Sud

    Vendredi, l'anticyclone des Açores effectuera une poussée en direction de la France mais une nouvelle dépression abordera le nord des îles Britanniques. En conséquence, les éclaircies parfois encore timides en matinée se généraliseront l'après-midi même si les côtes de la Manche garderont un ciel plus nuageux sous l'influence de vents de sud-ouest soutenus (rafales à 60 km/h). Les températures resteront très contrastées, de 20 °C à Brest à 35 °C à Nîmes en passant par 25 °C à Paris et 28 °C à Toulouse.

    Au cours du week-end, une nouvelle dégradation pluvieuse devrait concerner les régions allant de la Bretagne à la frontière belge dès samedi, les autres régions profitant d'une assez belle journée dans une ambiance estivale de saison. Le paysage devrait toujours être contrasté dimanche entre les côtes de la Manche, sous la menace de nouvelles pluies, et la Méditerranée qui devrait bénéficier d'un ciel bleu. Entre les deux, dans une ambiance assez chaude, la masse d'air pourrait s'instabiliser avec le développement d'averses orageuses en cours de journée.

  • Actualités,Articles Astronomie du 19.07.2017

    D'étranges signaux radio détectés dans l'espace

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  • La Vidéo du jour !!!!!

    VIDEO DU JOUR

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Nasa Tv

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  • Comment utiliser un télescope

    Articles en 3 parties:

    Les télescopes sont des instruments d’optique qui permettent d’admirer le ciel étoilé en augmentant la luminosité et la taille apparente des objets à observer. Il est pratiquement impossible de décrire l’excitation que procure l’observation des corps célestes, comme les galaxies éloignées, les amas d’étoiles brillantes, les nébuleuses flamboyantes, les planètes du système solaire et la Lune.

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