Météo en Live, phénomènes dangereux en temps réel et prévisions en temps réel

Retrouvé les prévisions en temps réel.

 

 

 

  • Le 16.04.2019:Vers une sécheresse marquée?

    Depuis de nombreux mois, la France subit un important déficit de précipitations. D'abord caché par le manque d'évaporation conséquent à l'hiver (qui maintient les sols humides), la remontée des températures commence à imprimer cette sécheresse de façon visible en surface.

    Origines

    Depuis le début de l'année, des conditions anticycloniques persistent durablement sur le pays, parfois accompagnées de grande douceur hivernale comme en février. Les pluies ont par conséquent été très faibles sur tout le territoire sur le 1er trimestre 2019.

    Nous pouvons voir sur ce graphique que, depuis janvier, tous les mois sont déficitaires à quelques exceptions près dans les principales villes couvertes par Météo-Villes. Un regrouppement par zone géographiques permet de voir qu'un secteur n'est épargné.

    Seules les régions du nord ont connu un mois de mars dans les normes dans leur ensemble, ce qui permet aux nappes de voir leur tendance en hausse sans pour autant arriver dans l'excès.

    Situation actuelle

    Le 1er avril, le service géologique national publiait son bilan mensuel du niveau des nappes phréatiques.

    Sur 30 nappes, les observations sont les suivantes:

    >17 nappes sont en déficit dont 4 de façon importante, soit plus de la moitié à la sortie de l'hiver.

    >28 nappes sont à un niveau moyen

    >Aucune n'est à un niveau élevé ou plus

    Sources brgm >>

    >Au 15 avril, les précipitations sont très déficitaires sur de nombreuses stations, les relevés indiquent des cumuls ne dépassant pas la moitié du cumul mensuel dans la plupart des villes du nord.

    >Paris est la grande ville la plus sèche de France avec seulement 17% du cumul mensuel atteint en 2 semaines, soit 8.6mm!

    >Les régions montagneuses voient des précipitations similaires au normes de saison (les valeurs atteignent près de 50% du cumul à la moitié du mois).

    >Les régions méditerranéennes ont globalement bénéficié de précipitations supérieures aux normes, leurs normes mensuelles étant quasiment atteintes actuellement

    Evolution à court terme

    Durant les 6 prochains jours, une période sèche et douce voire chaude s'affirmera sur le pays.. Les régions les plus concernées seront situées au nord de la Loire, c'est à dire dans les zones déjà touchées durablement par des cumuls déficitaires.

    A lille, Rouen et Paris, il n'est pas attendu plus de 0 à 2mm de pluie au cours de cette période sous forme d'averses isolées.

    Autour des régions méditerranéennes, les précipitations vont également cesser, entre 0 et 5mm sont attendus à Nice, Marseille et Montpellier.

    Seule la ville de Biarritz, dans l'extrême Sud-Ouest devrait obtenir un cumul supérieur aux normes de façon significative avec encore 20 à 30mm attendus dans ce secteur d'ici le début de semaine prochaine.

    Carte donnée à titre indicatif (nombreuses précipitations convectives ne permettant pas d'interpréter les cumuls dans les régions montagneuses) - pluies sur les 6 prochains jours. source: meteociel.fr

    Tendance à long terme

    Les prévisions pour le mois de mai et de juin s'avèrent pessimistes dans les régions du nord avec une tendance sèche exprimée dans la majorité des scénarios.

    Modèle CFS Europe pour Mai et Juin -anomalies de précipitations- NOAA

    Retrouvez nos prévisions saisonnières EXPERTISEES ici >>

    >Les précipitations sont indiquées "normales" à l'échelle nationale en raison de précipitations supérieures aux normales dans la moitié sud et inférieures aux normales dans la moitié nord, ce qui équilibre l'ensemble.

    Conclusion

    >Un premier trimestre 2019 fortement déficitaire a été observé à l'échelle nationale.

    >Le niveau des nappes phréatiques est globalement bas au 1er avril, et les régions du nord subissent un mois d'avril particulièrement sec à l'heure actuelle.

    >La tendance à long terme va en la persistance d'une anomalie sèche sur la moitié nord du pays.

    Le risque d'une sécheresse modérée à localement importante est dores et déjà présent pour les régions situées au nord de la Loire pour le début de la saison chaude 2019. La bande centrale et les régions du sud semblent être écartées de ce risque.

  • Le 16.04.2019:Températures : les 4 saisons en une semaine

    Vous avez sans doute remarqué la hausse spectaculaire du mercure en ce début de semaine. Il faudra de nouveau vous couvrir mardi avec un ressenti automnal avant que les températures ne prennent des couleurs estivales à l'approche de Pâques.

    De l'hiver au printemps

    Après un week-end digne d’une fin d’hiver et des gelées très fréquentes et marquées du nord-est au Massif central, les températures ont effectué un bond en ce début de semaine regagnant des valeurs printanières voire estivales dans le sud-ouest. Cette hausse soudaine, est due au basculement du flux du secteur nord-est au secteur sud-est, grâce à l’approche d’une perturbation par l’Atlantique. Cette dégradation est orageuse dans le sud-ouest lundi soir puis les pluies gagnent les régions centrales et de l’est en journée de mardi.

    Du printemps à l'automne

    Le passage de ce front froid a pour conséquence de faire chuter une nouvelle fois les températures. Les valeurs ne regagnent pas celles enregistrées le week-end dernier mais sont souvent 4 à 5°C en-dessous des normales sur les 2/3 est, avec un ressenti automnal en raison de l'humidité, des nuages et de la pluie.

    Vers un week-end de Pâques estival

    Pour le restant de la semaine, nous restons en bordure de l’anticyclone scandinave et d’une dépression en péninsule ibérique. Le flux s’oriente de nouveau au secteur sud-sud-est et les températures s’envolent à nouveau dès mercredi avec des valeurs printanières et mêmes estivales pour le week-end de Pâques avec un niveau de début juin !

  • Le 15.04.2019:Gelées : sévère coup de froid pour les vignes et fruitiers

    La nuit dernière, de nouvelles gelées parfois très sévères ont touché les arbres fruitiers et vignobles, occasionnant d'importants dégâts dans les vignobles du Val-de-Loire, de Bourgogne et du Beaujolais ainsi qu'en Champagne.

    Le printemps 2019 est marqué par des conditions météo particulièrement fluctuantes, notamment en terme de températures avec des périodes de grande douceur en alternance avec des coups de froid récurrents en ce mois d'avril. Rien d'exceptionnel car ces grandes variations de températures sont une des caractéristiques du printemps mais la végétation en avance est particulièrement sensible aux gelées de printemps.

    Gelées : quelles régions les plus touchées ?

    Vendredi, comme prévu de faibles gelées (0 à -2°C) sous abri ont été observées dans de nombreuses régions. A noter la valeur remarquable de Brest-Guipavas avec -1,9°C à 0,4°C du record mensuel de froid observé le 11 avril 1978 avec -2,3°C. C'est en Basse-Normandie, dans les vallées du Massif-Central et dans le nord-est qu'on a relevé ponctuellement les valeurs les plus basses avec -3,5°C à Loudon-Lieury dans le Calvados, -4,8°C à Aubusson dans la Creuse et -5°C à Auberive en Haute-Marne.

    Samedi matin, il a gelé sur le 2/3 de la France avec des températures  de -1 à -6°C de la Normandie au Grand-Est au Massif central.

    C'est ce dimanche matin que les gelées ont été les plus étendues et les plus marquées car la masse d'air d'origine polaire est toujours présente sur notre pays. Et comme le vent de nord-est a faibli, il a accentué le froid. Ainsi, les températures se sont abaissées entre -3 et -6 degrés du nord-est au centre-est avec des dégâts considérables sur les arbres fruitiers et les vignobles. La minimale a atteint -9°C à Mourmelon-le-Grand dans la Marne.

    Pour la 2ème fois depuis ce début de mois d'avril, il a fait très froid du nord au centre de la France. 

    Après une nuit de dimanche à lundi encore très froide dans l'est, les températures repartiront à la hausse avec un flux qui s'orientera au secteur sud à sud-est. Le risque de gel en plaine disparaitra complètement à partir de mardi.

    Gel : les vignobles de Saint-Emilion sous haute vigilance

    Les viticulteurs des grands crus de l'appellation Saint-Emilion sont sur le pied de guerre en cette fin de semaine. Ils surveillent de près la baisse des températures nocturnes pour être prêt à parer au moindre risque de gel qui endommagerait leurs vignobles. Plusieurs propriétés ont pris des dispositions en préparant des éoliennes chauffantes ou des brûlots pour réchauffer les rangs de vignes. Selon un arrêté préfectoral de 2017, les viticulteurs se doivent de faire une déclaration en mairie et de prévenir les pompiers.

    Gel : des dégâts constatés dans les vignobles de l'ouest et du centre-est

    Dans la nuit du 3 au 4 avril, des gelées de 0 à -4°C sous abri ont concerné les régions du nord-ouest et du centre-ouest. Dans certaines vignes du Val-de-Loire très abritées on a même localement atteint -5°C. Pour les vignes de l'Anjou et du pays nantais, c'est la 3ème fois en 4 ans que le vignoble est touché par des gelées destructrices observées pendant le mois d'avril. Dans certains secteurs, les dégâts pourraient atteindre 80% du vignoble mais en général les pertes sont évaluées entre 20 et 70%. Dans le secteur des rouges, les vignobles de Bourgueil et Chinon ont été durement touchés.

    Les vignobles de Champagne et Bourgogne ont été touchés à leur tour par les gelées dans la nuit du 4 au 5 avril. On observé -1 à -2°C sous abri en Bourgogne et localement jusqu'à -4°C en Champagne. Les dégâts diffèrent en fonction des secteurs et de l'exposition des parcelles. A une période où les bourgeons des vignes sont en pleine éclosion (débourrement), les vignes sont particulièrement sensible au gel. A noter que la mise en place de chaufferettes et de feux de pailles ont pu limiter les méfaits du gel dans certains vignobles.

    Abricotiers des Barronnies : 40% des fruitiers touchés par le gel

    F.Bec, président du syndicat de valorisation de l'abricot des Baronnies, estime qu'une cinquentaine d'exploitations des vallées de l'Ouvèze et de l'Ennuyée ont été touchées ce qui représenterait une perte de 40% du volume d'une récolte habituelle. Les températures s'étaient abaissées à -4°C dans certains fonds de vallées abritées.

  • Le 14.04.2019:Etats-Unis : outbreak majeur de tornades

    La saison des tornades débute. Un outbreak (violent épisode de tornades) se produit ce week-end sur le sud et le centre des États-Unis. Une alerte aux tornades est en cours sur de nombreux Etats.

    Depuis mercredi, de l’air chaud remonte du golfe du Mexique. Il entre en conflit avec de l’air froid du Canada. Ce conflit de masse d’air provoque de violents orages dans les Grandes Plaines américaines et sur le sud des Etats-Unis ce week-end.

    Outbreak majeur

    Jusqu'à lundi, les conditions sont réunies pour le premier outbreak significatif de la saison. La zone la plus à risques s'étend du nord du Texas à la Louisiane en remontant vers l'Oklahoma jusqu’au Nebraska en passant par le Kansas. Sur ces régions, de violents orages de grêle se produisent depuis hier avec des grêlons d’une taille de 5cm de diamètre. 

    Un outbreak (grand nombre de tornades) est donc en cours, avec la formation de puissantes lignes de grain. Bien entendu, il n'est pas possible de prévoir les éventuelles conséquences de ces tornades, suivant qu'elles touchent des secteurs ruraux ou une zone urbaine. Aucune amélioration ne se dessine avant lundi.

    Plusieurs victimes

    La région de Franklin au Texas a été frappée de plein fouet par une tornade samedi matin. Une autre tornade a touché terre à Vicksburg au Mississippi en fin de journée. Deux enfants sont décédés lorsqu'un arbre s'est abattu sur le véhicule de leurs parents.

    Fortes pluies et inondations

    Depuis le début de l’année, les Etats-Unis subissent de fortes pluies et de très importantes inondations. C’est encore le cas ce week-end. On attend entre 30 et 70mm de pluies dans les Grandes Plaines. L’ensemble des affluents du Mississippi devraient subir d’importantes réactions.

  • Le 16.02.2019:Vacances de février : bulletin neige et prévisions en montagne

    Depuis le début des vacances scolaires d'hiver, le beau temps règne sur l'ensemble de nos massifs. L'enneigement était redevenu correct suite aux abondantes chutes de neige de la fin janvier. Le massif Corse et l'est des Pyrénées restent cependant déficitaires. Voici le bulletin neige de ce 15 février.

    Après un début de saison hivernale difficile dans les Pyrénées et le Massif-Central, ces deux massifs ont retrouvé de très bonnes conditions d'enneigement. Les Pyrénées ont été particulièrement bien servies avec plus de 2 mètres de neige sur le haut de certaines stations. En revanche, l'est de la chaîne (Capcir - Canigou) reste déficitaire en raison de la fréquence de la Tramontane.

    Les Vosges, le Jura et les Alpes du nord ont conforté leur enneigement avec plus d'un mètre de neige à 1300 m dans le Jura et souvent plus de 2 mètres au dessus de 2000 mètres sur le nord des Alpes. 

    La partie sud des Alpes bénéficie d'un enneigement correct, localement déficitaire, même si les hauteurs de neige sont moindres à altitude comparable.

    Deuxième semaine des vacances de février : le temps reste sec mais beau

    La deuxième semaine des vacances de février (du 16 au 22) s'annonce encore calme sur nos montagnes, avec la persistance de l'anticyclone. Après le passage d'une faible perturbation surtout nuageuse entre lundi et mardi sur le nord de la France, les conditions météo s'amélioreront à nouveau à partir de mercredi avec le retour d'un temps sec et un soleil de plus en plus présent au fil des jours. 

    Les températures seront assez basses le matin avec de fortes gelées mais les après-midi seront agréablement ensoleillées. Les conditions de ski seront optimales sur tous nos massifs et le risque d'avalanche reste de niveau 2 (limité) à ponctuellement 3 en haute altitude en raison d'un risque de coulées de neige humide les après-midi sur les versants ensoleillés. La neige s'apparente parfois à une neige de printemps, glacée et croutée le matin en versant sud, puis devenant humide l'après-midi au soleil.