Météorologie en générale

RETROUVEZ LA METEOROLOGIE EN GENERAL

 

Menue Astronomie et Météorologie

  • Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Tempêtes tropicales, typhons, ouragans et cyclones: quelles différences?

    Ouragans, typhons et cyclones sont un même phénomène météo dont l'appellation dépend de leur localisation. La tempête tropicale, elle, a des vents moins forts. 

    Au moins un million de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer en Caroline du Sud en ce début de semaine à l'approche de l'ouragan Florence, dont les vents atteignent déjà 220km/h en moyenne. Deux autres ouragans, Helene et Isaac, survolent actuellement l'Atlantique

     

    Mais quelle est la différence entre un typhon et un ouragan? En quoi se différencient-ils des cyclones? Derrière ces différents termes se cache en réalité le même phénomène météorologique. Ce qui les différencie: leur emplacement géographique. Pour la tempête tropicale, c'est une question de vitesse des vents. 

     

    A l'origine, une dépression tropicale

     

    "Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité: ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort)", explique Météo France. 

    Tempêtes, ouragans, typhons et cyclones sont donc des phénomènes météorologiques similaires. Ils se forment à partir d'une dépression tropicale. Ils naissent ainsi au-dessus des océans, lorsque la température de l'eau à la surface est élevée (plus de 26°C), ce qui entraîne une évaporation intense et des transferts d'humidité de l'océan vers l'atmosphère.

     

    Tempête tropicale entre 63 et 117 km/h

    Ce qui différencie la tempête tropicale des ouragans, typhons et cyclones, c'est la vitesse des vents. Entre 63 km/h et 117 km/h, on parle de tempête tropicale, au-delà, d'un ouragan, d'un cyclone et d'un typhon.

    Pour savoir si on a affaire à un cyclone, à un ouragan ou à un typhon, ce n'est plus la vitesse des vents qu'il faut regarder mais où l'endroit du globe. Ainsi, dans l'Atlantique, on parle d'ouragans, du mot "Hunraken" du nom du dieu maya de la tempête. Dans le Pacifique sud et dans l'océan Indien, on parle de cyclones, du grec "kuklos" qui signifie "cercle". Enfin, dans le nord-ouest du Pacifique, on parle de typhons, du mot chinois "t'ai fung", qui signifie "grand vent". 

    L'échelle de Saffir-Simpsons pour les classer

    Les cyclones, typhons et ouragans possèdent donc les mêmes caractéristiques. Ils peuvent s'étendre sur 500 à 1000 kilomètres et se déplacer à environ 30 km/h. Ils sont formés en spirales, autour d'un centre qu'on appelle l'oeil, où les vents et les pluies sont les plus faibles. Ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens inverse dans l'hémisphère nord. 

    Depuis 1969, les météorologues ont créé une échelle pour les classer: l'échelle de Saffir-Simpsons. Elle se divise en cinq catégories, la dernière étant celle des super-cyclones avec des vents dépassant 249 km/h. C'était notamment le cas de l'ouragan Irma qui a touché les Caraïbes et les Antilles en septembre 2017. 

     

     

  • Carte du monde du levé et du couché du soleil en temps réel

    Regardez le soleil se lever et se coucher dans le monde entier sur cette illustration en temps réel, générée par ordinateur, de la lumière du soleil et de l'obscurité. Les nuages ​​sont mis à jour quotidiennement avec les images satellites météorologiques actuelles.

     

    [World Sunlight Map: projection de mercator]

     

    La projection de Mercator utilisée ici est une façon de regarder la terre sphérique comme une carte plate. Utilisées depuis le 16ème siècle pour la navigation, les lignes droites sur cette carte peuvent être utilisées avec précision comme relèvement de la boussole, mais la taille et la forme des continents sont déformées. Comparez cela avec les cartes de projection Peters , Mollweide ou équirectangulaire .

    Une vue semi-réaliste de l' aube et du crépuscule de loin au-dessus de la Terre , un aperçu de la lune et des informations sur son fonctionnement sont également disponibles .

  • Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    Saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord

    La saison cyclonique 2017 dans l'océan Atlantique nord devait s'étendre officiellement du 1er juin au 30 novembre 2017 selon la définition de l'Organisation météorologique mondiale. C'est la première année que le National Hurricane Center américain a commencé à émettre des avis et avertissements pour des « cyclones tropicaux potentiels », des perturbations qui n'ont pas encore atteint au moins le stade de dépressions tropicales mais qui ont une probabilité élevée de le devenir et qui peuvent causer des effets importants aux terres dans le 48 heures suivantes. Les avis pour ces tempêtes potentielles auront le même contenu que les avis normaux mais incluront la probabilité de développement.

     

    Prévisions

     

    Le nombre moyen de cyclones dans l'Atlantique nord par saison (1981 à 2010) est 12,1 tempêtes tropicales et 6,4 ouragans, dont 2,7 ouragans majeurs (atteignant au moins la catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson). L'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) est de 96,1 annuellement durant la même période1.

    La prévisions d'activité des ouragans sont émises avant chaque saison des ouragans par des experts des ouragans comme Philip J. Klotzbach, William M. Gray et leurs associés de l'Université d'État du Colorado (CSU), par le National Weather Service de la NOAA, le Met Office et d'autres services spécialisés. Une saison est définie comme supérieure à la normale, près de la normale ou au-dessous de la normale par la combinaison du nombre de tempêtes nommées, le nombre ayant atteint la force d'ouragan, le nombre d'ouragans majeurs et l'indice de l'ACE.

    La première prévision pour l'année a été émise par TSR (Tropical Storm Risk) le 13 décembre 2016 et prédisait une saison presque moyenne avec 14 tempêtes nommées avec 6 ouragans dont 3 atteignant le stade d'ouragan majeur. L'ACE prévu était de 101 unités2. Le 14 décembre, le CSU publia une discussion qualitative détaillant cinq scénarios possibles pour la saison 2017, en tenant compte de l'état de l'oscillation atlantique multidécennale et de développement d'un El Niño pendant la saison3.

    Le 1er avril, le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et Météo-France publièrent leur première prévision cyclonique. Avec un El Niño possible, une phase positive de l'oscillation nord-atlantique (ONA) et un cycle multi-décennal d'activité cyclonique faible, leurs résultats anticipent une saison cyclonique 2017 modérée, un peu en dessous des normales des 30 dernières années et bien inférieure à l’année précédente à 9,7 tempêtes nommées et un ACE de 72,84.

    TSR abaissa ses chiffres de prévisions le 5 avril 2017 à 11 tempêtes nommées, avec 4 ouragans dont 2 majeurs, en fonction des tendances récentes favorisant le développement d'un épisode El Niño5. Le lendemain, le CSU mis à jour sa prévision, prédisant également un total de 11 tempêtes nommées avec 4 ouragans dont 2 majeurs6. Le 18 avril, c'était au tour de l'université d'État de Caroline du Nord (NCSU) d'émettre sa prévision, soit une saison près de la normale avec un total de 11 à 15 tempêtes nommées, dont 4 à 6 ouragans et de 1 à 3 atteignant le stade majeur7.

    Le 25 mai, le National Weather Service américain a fait la présentation de ses prévisions saisonnières. Mentionnant que la présence d'un faible événement d'El Niño, ou même sa non existence, le service prédit une probabilité de 70 % d'une saison au-dessus de la normale avec 11 à 17 systèmes tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 4 atteignant le seuil majeur8. Le lendemain, TSR mettait à jour ses chiffres à jour, revenant à ses valeurs de décembre et rehaussant l'index d'énergie cumulative des cyclones tropicaux (ACE) à 989.

    Le 1er juin, le Met Office britannique a publié sa propre prévision de 70 % de probabilité que le nombre de cyclones tropicaux dans l'Atlantique se situerait entre 10 et 16, dont 6 à 10 ouragans et un indice ACE de 92 à 19810. Le même jour, le CSU mit à jour ses prévisions pour inclure 14 cyclones nommés, dont 6 ouragans et 2 ouragans majeurs, incluant la tempête tropicale Arlene11. Les chiffres des deux études étaient basées sur le statut à ce moment de l'oscillation nord-atlantique qui tendait vers une phase négative, favorisant un plus grand développement de systèmes tropicaux, et une phase d'El Niño significativement plus faible et incertaine.

    Le 8 juin, CEPMMT/Météo-France a mis à jour sa prévision en l'ajustant à la hausse. Concluant comme les autres institutions que l'épisode El Niño 2017 serait moins fort et plus incertain qu'initialement anticipé et qu'un réchauffement de l'océan atlantique tropical au cours des deux derniers mois avait été noté, CEPMMT/Météo-France anticipa une saison cyclonique proche ou légèrement supérieure aux normales des 30 dernières années avec 12 tempêtes nommées dont 8 ouragans12.

    Le 9 août, Le NWS a publié une mise à jour de ses prévisions pour la saison des ouragans de 2017 qui augmentait la probabilité d'une saison supérieure à la normale à 60 %. Celles-ci étaient basées sur une température de la mer supérieure à celle prévue antérieurement et au fait que la formation d'un El Niño, restreignant la formation de cyclones, ne s'était toujours pas matérialisée ce qui à cette date avait déjà donné 6 systèmes nommés. Les prévisionnistes mentionnèrent alors la possibilité de 14 à 19 cyclones tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 5 des ouragans majeurs13.

    Prévisions de l'activité tropicale pour la saison 2017

    Source Date Tempêtes nommées Ouragans Ouragans
    majeurs
    Réf.
    TSR 17 décembre 2016
    5 avril 2017
    17 mai 2017
    14
    11
    14
    6
    4
    6
    3
    2
    3
    2
    5
    9
    CSU 6 avril 2017
    11
    14
    4
    6
    2
    2
    6
    11
    NCSU 18 avril 2017 11 à 15 4 à 6 1 à 3 7
    Met Office 1er juin 2017 10 à 16 6 à 10 - 10
    NWS 25 mai 2017
    9 août 2017
    11 à 17
    14 à 19
    5 à 9
    5 à 9
    2 à 4
    2 à 5
    8
    13
    CEPMMT/
    Météo-France

    8 juin 2017
    9,7
    12
    -
    8
    -
    -
    4
    12
    –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
      Moyenne (1981–2010) 12.1 6.4 2.7 14
      Record d'activité maximum 28 (saison 2005) 15 (saison 2005) 8 (saison 1950) 15
      Record de plus faible activité 4 (saison 1983) 2 (saison 1982) 0† (saison 1994) 15
     

     

    Nom des tempêtes

     

    La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2017 sera la même que celle de la saison cyclonique 2011 sauf pour Irene qui a été retiré et sera remplacés par Irma en 2017. Les noms utilisés en 2017 ensuite retirés, si c'est le cas, seront annoncés lors du printemps 2018 lors de la réunion de l'Organisation météorologique mondiale.

    Cyclones
    TT Arlene
    TT Bret
    TT Cindy
    TT Don
    TT Emily
    1 Franklin
    2 Gert
    4 Harvey
    5 Irma
    4 Jose
    2 Katia
    Inc. Lee
    Inc. Maria
    Inc. Nate
    Inc. Ophelia
    Inc. Philippe
    Inc. Rina
    Inc. Sean
    Inc. Tammy
    Inc. Vince
    Inc. Whitney
     

     

     

     

    Cyclones tropicaux

     

    Tempête tropicale Arlene

     

    Arlene

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 avril 2017 – 21 avril 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 993 hPa (mbar)

    modifier

     

     

    Un cyclone extratropical s'est formé le long d'un front avant froid au sud-ouest des Açores le 15 avril, produisant des vagues jusqu'à 12 m16. Le système a montré de la convection sporadique le 17 avril. Ce processus a continué avec la formation de bandes orageuses près du centre le 19 avril, incitant le National Hurricane Center (NHC) à le reclasser en dépression subtropicale Un à 15 heures UTC ce jour-là alors que le système était à 1 435 km au sud-ouest de Açores17. La convection est devenue plus concentrée pendant les premières heures du 20 avril et le système a évolué vers un cyclone complètement tropical à 15 heures UTC. Six heures plus tard, malgré les prévisions prédisant une dissipation, la tempête se renforça de manière inattendue dans pour devenir la tempête tropicale Arlene18. Arlene a de nouveau défié les prévisions et atteint une intensité maximale de 85 km/h à 15 heures UTC le 21 avril19. Douze heures plus tard, Arlene est redevenu extratropicale et fut absorbée dans une plus importante dépression.

    Après avoir été nommé le 20 avril, Arlene est devenue la deuxième tempête tropicale à se former au mois d'avril, l'autre étant Anaen 2003. Son développement formation en cyclone subtropical le 19 avril marquait seulement le sixième cas de ce genre en mois d'avril, après Ana en 2003, une tempête subtropicale en avril 1992 et trois dépressions tropicales en 1912, 1915 et 197320,nb 1. Il a également marqué la troisième année consécutive où une tempête de pré-saison s'est formée dans l'Atlantique nord, avec des tempêtes de pré-saison se formant respectivement en 2015 et 2016. En outre, il s'est formé à une latitude exceptionnellement élevée, étant désigné à environ 37° N, l'une des formations les plus septentrionales pour une tempête au début de l'année. Finalement, c'était la plus forte tempête tropicale de l'Atlantique nord enregistrée au mois d'avril, avec une pression centrale de 993 hPa, dépassant le record précédent d'Ana à 994 HhPa21.

     

    Tempête tropicale Bret

     

    Bret

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 21 juin 2017
    Intensité 75 km/h (45 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Une onde tropicale quitta la côte de l'Afrique occidental le 13 juin et le National Hurricane Center commença à la suivre peu après22. Son développement fut lent en raison de sa faible latitude et de son mouvement relativement rapide vers l'ouest. Un signe de meilleur organisation eut lieu le 18 juin, lorsqu'une zone orageuse s'est formée près du centre de la perturbation et le NHC déclara à 21 h UTC que le système avait le potentiel de devenir la dépression tropicale Deux. L'organisation s'accélérant tout au long de la nuit, le NHC en fit la tempête tropicale Bret le 19 juin à 21 h à 200 km au sud-est de Trinidad23. Passant juste au large du Venezuela, le système a perdu de son intensité et est redevenu une dépression tropicale. Le dernier massage du NHC à son propos fut émis le 20 juin à 21 h UTC. Le système était alors désorganisé et se trouvait à 190 km à l'est de Curaçao, se dirigeant rapidement vers l'ouest-nord-ouest24.

     

    À Trinidad, une personne est morte indirectement de la tempête après être tombée d'un pont de fortune alors que la pluie l'avait rendu glissant25,26. Selon Phil Klotzbach de l'université d'État du Colorado, Bret fut le cyclone tropical s'étant formé le plus tôt dans les annales le long de la trajectoire des ouragans capverdiens, dépassant la date de la tempête tropicale Anna de 197927. Bret fut aussi le système nommé en juin se formant le plus près de l'équateur, à 9,4 °N, depuis un ouragan de 193328.

     

    Tempête tropicale Cindy

     

     

    Cindy

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 19 juin 2017 – 23 juin 2017
    Intensité 95 km/h (60 mph(1-min), 996 hPa (mbar)

     

     

    Une perturbation s'étant formée dans la mer des Caraïbes est devenu le cyclone tropical potentiel Trois en fin d'après-midi 19 juin à 490 km au sud de l'embouchure du fleuve Mississippi et des alertes cycloniques furent envoyées pour la côte de la Louisiane29. À 17 h UTC le 20 juin, le système fut reclassé tempête tropicale par le NHC, et nommé Cindy, alors qu'il faisait du surplace30. Le 21 juin, Cindy commença à se déplacer lentement vers le nord-ouest à une dizaine de kilomètres par heure et les alertes furent étendues vers le Texas.

    Malgré la présence d'air sec et d'un fort cisaillement des vents avec l'altitude, Cindy a atteint un pic de vents de 95 km/h31. La tempête a touché terre entre Port Arthur (Texas) et Cameron (Louisiane) tôt le 22 juin et perdit graduellement son intensité en se digireant vers le nord-est32. Le 23 à 21 h UTC, le NHC a émis son dernier bulletin alors que Cindy était devenu post-tropical et se trouvait sur le Kentucky mais était toujours associé avec une large zone de pluie et fut absorbé la nuit suivante par un système frontal se dirigeant vers la côte atlantique33.

    Un garçon de 10 ans est mort des blessures subit lors du mauvais temps à Fort Morgan (Alabama)34. Un autre décès s'est produit à Bolivar (Texas)35. Le National Weather Service rapporte des quantités de pluie allant jusqu'à 9 pouces (229 mm) en Alabama, 4,86 pouces (123 mm) en Arkansas, 10,7 pouces (272 mm) en Floride, 7,15 pouces (182 mm) en Géorgie, 10,49 pouces (266 mm)en Louisiane, 18,74 pouces (476 mm) au Mississippi et 5,36 pouces (136 mm) dans l'ouest du Texas33.

     

    Dépression tropicale Quatre

     

    Quatre

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 6 juillet 2017 – 7 juillet 2017
    Intensité 45 km/h (30 mph(1-min), 1008 hPa (mbar)

     

     

    Tôt le 29 juin, le NHC a commencé à suivre une onde tropicale associée à une vaste zone nuageuse sur le littoral de l'Afrique de l'ouest36. Deux jours plus tard, elle montra un potentiel pour devenir un cyclone tropical. Le 3 juillet, l'organisation des nuages en passant au milieu de l'Atlantique tropical s'améliora, mais ses chances de développement diminuèrent deux jours plus tard alors que le système se fut déplacé vers un environnement plus stable.

    Ayant déjà une circulation bien définie, le développement d'une région persistante d'orages vers 3 h UTC le lendemain, incita le NHC à reclasser le système en dépression tropicale Quatre. Celle-ci était situé à environ 2 485 km à l'est des Petites Antilles37. Bien que la cisaillement des vents fut faible, la dépression naissante eut du mal à s'intensifier, une couche d'air sec provenant du Sahara étant injectée dans la circulation d'est. Les restes de Quatre furent ainsi absorbée dans un creux barométrique tard le 7 juillet.

     

    Tempête tropicale Don

     

    Don

     

     

     

     

    Image satellite.
    Image satellite.

     

    Trajectoire.
    Trajectoire.

    Durée de vie 17 juillet 2017 – 19 juillet 2017
    Intensité 85 km/h (50 mph(1-min), 1007 hPa (mbar)

     

     

    Le 15 juillet, une perturbation tropicale s'est formée à mi-chemin entre la côte africaine et les Antilles. Le 17 à 21 h UTC, à la suite du rapport du rapport d'un avion de reconnaissance, le NHC classe le système comme la tempête tropicale Don alors qu'il était à 780 km à l'est-sud-est de la Barbade et que son mouvement franc ouest le dirigeait vers les îles du Vent38.

    Entrant dans une zone de fort cisaillement des vents en altitude, Don s'est rapidement désintégré le 18 juillet et le NHC a émis son dernier bulletin à propos du système à 3 h UTC le 19 juillet. Le creux barométrique restant était à ce moment à 90 km à l'ouest-sud-ouest de la Grenade et se dirigeait rapidement vers les &ici

     


     

  • Prévention et comportement a adopté en cas d' orage,les orages en détail

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Bien réagir en cas d’orage

     

    Surpris par un orage, nous ne savons pas toujours quoi faire. Que ce soit en plein air, en voiture ou même chez soi, savez-vous quels sont les bons comportements à adopter ?

    Chaque année, en France, plus d’une centaine de personnes sont foudroyées, et une trentaine succombent aux suites de leurs blessures. Le foudroyé subit une électrisation (passage de courant à travers le corps) qui peut entraîner des perturbations cardio-vasculaires et neurologiques graves, parfois mortelles.

     

    En France, les foudroiements de personnes se produisent généralement en plein air (campagne, montagne, sur des plans d’eau…), souvent au cours d’activités sportives et de loisirs. Voici 20 affirmations, élaborées avec l'association Protection Foudre, qui vous permettront de clarifier vos connaissances sur les précautions à prendre.

    Dans un espace ouvert

    Ce qu'on peut faire :

    • On doit s’écarter de toute structure métallique.
      On risque une électrocution si l’on touche un objet conducteur lui-même touché par la foudre.

    • On peut s'abriter sous un édifice en pierre.
      Si l’édifice ne dispose pas d’un paratonnerre, il faut s’abstenir de toucher un mur ou un pilier, ou de s’y appuyer.

    • En l’absence d’abri, on doit se pelotonner au sol. 
      Pour éviter les risques de foudroiement, on ne doit ni marcher à grandes enjambées, ni se tenir debout jambes écartées. La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, jambes repliées sous soi.

    • Une voiture constitue parfois une bonne protection contre la foudre.
      Si elle n’est pas décapotable, et si son toit n’est pas en plastique, une voiture constitue une cage de Faraday : elle forme une enceinte métallique close permettant d’isoler une portion d’espace contre les champs électriques. Les passagers sont ainsi protégés de l’électrocution. Bien sûr, la voiture doit être à l’arrêt, et il faut penser à rabattre l’antenne radio s’il y a lieu.

    • On peut se servir de son téléphone portable.
      Tout au moins lorsque l’antenne ne dépasse pas de la tête, ou très peu. Même s’il est métallique, son volume reste insuffisant pour attirer la foudre.

    Ce qu'on ne doit pas faire :

    • En groupe, il ne faut pas se serrer les uns contre les autres. 
      On doit s’écarter d’au moins 3 m, le foudroiement d’une personne pouvant se propager aux autres par un éclair latéral.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous son parapluie.
      Aucun objet ne doit émerger au-dessus de la tête, surtout s’il est métallique. Tout élément conducteur d’électricité (parapluie, fourche, faux, club de golf…) doit être abaissé, ou mieux, déposé à côté de soi.

       
    • On ne doit pas s’abriter dans une cabine téléphonique. 
      Si la ligne aérienne est touchée par la foudre, même loin, la surtension se propage, atteint la cabine et risque de commotionner la personne qui s’y trouve. A fortiori, on évite de téléphoner.

       
    • On ne doit pas s’abriter sous un arbre ou un groupe d’arbres. 
      Sous un arbre ou un groupe d’arbres, on court cinquante fois plus de risques de se faire foudroyer. En forêt, il faut s’écarter au maximum des troncs et des branches basses.

    En montagne

    • On peut parfois se réfugier sous une corniche.
      La corniche doit dominer d’au moins cinq fois la hauteur d’un individu. Et il faut éviter de se plaquer contre une paroi.

    • On peut s’abriter au fond d'une petite grotte.
      Il ne faut pas rester debout près de l’entrée mais se tenir accroupi à l’intérieur le plus loin possible du plafond, des parois et du fond.

    • On ne doit pas rester sur les crêtes.
      Les sommets et les arêtes exposent particulièrement aux risques de foudroiement.

    Au bord de l’eau

    • On ne doit pas se baigner sous un orage.
      Il faut sortir de l’eau dès les premiers signes avant-coureurs de l’orage. Si l’on n’a pas le temps de sortir, mieux vaut attendre l’accalmie en restant le plus possible immergé.

    • Les campeurs ne doivent pas rester sous leur tente.
      Il est préférable d’aller se réfugier dans les sanitaires ou les abris en béton. S’il n’y en a pas, il faut s’éloigner de la tente et se recroqueviller sur le sol.

    • On ne doit pas se promener sur la plage.
      La proximité de l’eau accroît les risques de foudroiement, surtout si l’on marche les pieds dans l’eau.

    Dans une maison

    • Il faut débrancher l’antenne de la télé.
      En l’absence de parafoudre, il est vivement recommandé de débrancher le câble d’antenne ainsi que le cordon d’alimentation électrique du téléviseur, car exposé à une forte surtension, il peut imploser.

    • Le paratonnerre d’un clocher ne protège pas les alentours.
      La zone de protection d’un paratonnerre reste très limitée. Pour une pointe placée à 30 m de hauteur, la zone protégée correspond à un cercle d’environ 60 m.

    • Couper le courant au compteur ne protège pas complétement.
      Couper l’alimentation électrique ne garantit pas totalement contre les surtensions, mieux vaut faire installer un parafoudre.

    • On doit éviter de toucher les pièces métalliques.
      En l’absence de parafoudre, il est déconseillé de toucher les tuyaux d’eau et les robinets, de prendre un bain ou une douche, de se servir des appareils électroménagers.

    • On ne doit pas téléphoner.
      Un téléphone fixe ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence, on peut en revanche utiliser un portable.

    Protéger ses installations domestiques

    Les appareils électroniques (ordinateur, modem, hi-fi…) sont très sensibles aux surtensions.

     

    La meilleure protection est assurée par un parafoudre installé par un professionnel sur le tableau électrique. Ces travaux reviennent entre 300 et 500 €. Si les appareils electro-ménagers se situent à plus de 30 m du compteur, il est prudent d’ajouter des prises 'parafoudre'. Utilisées seules, sans parafoudre au compteur, elles n’agissent pas durablement.

    Veillez à acquérir un modèle de parafoudre conforme à la norme NF/EN 61643-11.

    Lire la suite

  • Épisode cévenol explication en détail

    Un orage cévenol, épisode cévenol ou pluies cévenoles, désigne un type particulier de pluie qui affecte principalement les Cévennes et le piémont cévenol, dans le sud de la France. Ces épisodes violents provoquent souvent de graves inondations.

    Le « véritable épisode cévenol » se caractérise par l'accumulation de masses nuageuses en provenance du golfe du Lion, souvent dans un régime de vents de sud à sud-est très humides, provoquant dans un premier temps des pluies orographiques sur les massifs qui finissent par s'étaler en général jusqu'en plaine. Un épisode cévenol se déroule normalement sur plusieurs jours et donne en moyenne des quantités d'eau comprises entre 200 et 400 mm sans que cela revête un caractère exceptionnel pour ces régions montagneuses (plus rarement jusqu'à 600 ou 700 mm au cours d'épisodes vraiment intenses). Ces dernières années, le terme d'« épisode cévenol » a été souvent improprement employé pour désigner les orages qui ont notamment touché les plaines du Languedoc, pour lesquels les phénomènes entrant en action sont différents comme expliqué plus bas.

    Episode cevenol

    Départements concernés

    Carte schématique expliquant le phénomène d'épisode cévenol et méditerranéen.

    Les principaux départements affectés par ces pluies sont ceux ayant une partie de leur territoire dans les Cévennes : l'Ardèche, le Gard, l'Hérault et la Lozère.

    À proximité, l'Aude subit un phénomène proche au pied de la Montagne Noire. Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse sont affectés indirectement lorsque le Rhône déborde de son lit vers l'est sous l'effet du débit augmenté de ses affluents de sa rive droite. D'autres événements peuvent affecter tous les départements méridionaux mais on parlera plus volontiers d'épisode méditerranéen

    Episode cevennol jpg jpg 11111

    Lire la suite