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  • LE 15.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Les étoiles mourantes détruisent les astéroïdes grâce à leur seule lumière.

     

    Les étoiles mourantes détruisent les astéroïdes grâce à leur seule lumière

     

    Journaliste

    L'intense rayonnement lumineux dégagé par les étoiles lors de leur fin de vie fait tournoyer les astéroïdes jusqu'à ce qu'ils se brisent en fragments. Un phénomène appelé « effet Yorp ». C'est ce qu'il adviendra sans doute des astéroïdes de notre Système solaire lorsque le Soleil sera transformé en géante rouge.​

    Dans le classique jeu d'arcades Asteroids, le vaisseau spatial doit détruire les astéroïdes à l'aide d'un rayon laser. Lorsqu'il est touché, l'astéroïde se divise en deux blocs, lesquels peuvent à leur tour être détruits. Remplacez le rayon laser par la lumière d'une étoile, et vous obtenez ce qui se passe pour de vrai dans l'univers.

    Deux chercheurs américains viennent de décrire avec précision ce scénario, dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Voici comment cela se passe. Lorsqu'une étoile arrive à court d'hydrogène, son carburant principal, elle se dilate jusqu'à devenir des centaines de fois plus grosse avant de s'effondrer en naine blanche. Durant cette phase de « géante rouge », sa luminosité est multipliée par 10.000 et son rayonnement est tellement intense qu'il est absorbé par les astéroïdes aux alentours. Cette énergie lumineuse est redistribuée à l'intérieur de l'astéroïde, créant un déséquilibre de couple entre la gravitation et la force centrifuge qui met l'astéroïde en rotation. D'abord très lente, la vitesse de rotation s'accélère de plus en plus jusqu'à atteindre une rotation complète toutes les deux heures (par comparaison la Terre met 24 heures à tourner sur elle-même). Ce phénomène est connu sous le nom d'effet Yorp, du nom de quatre scientifiques (Yarkovsky, O'Keefe, Radzievskii, Paddack) qui l'ont découvert.

    Plus de 10 divisions successives

    L'effet de couple devient alors tellement puissant que l'astéroïde finit par se briser en deux sous l'action de sa propre force centrifuge. Chaque morceau restant est ensuite soumis au même phénomène, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que des débris suffisamment petits pour ne pas être affectés. D'après les calculs des chercheurs, il peut se produire ainsi plus de 10 fissions successives. Au final, il ne reste plus que des débris métalliques, formant un disque de poussières autour de la naine blanche. « Plus d'un quart des naines blanches contiennent des débris métalliques observables provenant de la désintégration des astéroïdes », décrit Dimitri Veras, physicien à l'université de Warwick.

    Une géante rouge dégage un rayonnement lumineux tellement puissant qu’il met en rotation les astéroïdes jusqu’à ce qu’ils se brisent en deux successivement. © Nasa

    Une géante rouge dégage un rayonnement lumineux tellement puissant qu’il met en rotation les astéroïdes jusqu’à ce qu’ils se brisent en deux successivement. © Nasa 

    Un effet ultra-puissant qui s’étend jusqu’à 100 unités astronomiques de distance

    Ce destin est celui qui attend notre propre ceinture d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter. Bien que tournant à une distance comprise entre 300 et 500 millions de kilomètres du Soleil, ils seront pourtant irrémédiablement pulvérisés par la lumière de ce dernier, lorsqu'il sera transformé en géante rouge dans 6 milliards d'années. Mais des astéroïdes encore plus lointains seront touchés. « L'effet Yorp peut briser des astéroïdes à des centaines d'UA (unités astronomiques), bien au-delà de Neptune ou Pluton, atteste Dimitri Veras. C'est un phénomène très violent et très rapide, de l'ordre d'un million d'années. Il devient quasi inexistant une fois que l'étoile est devenue une naine blanche ». Seuls seront épargnés les plus petits astéroïdes (entre 1 et 100 mètres de diamètre) et les très grandes planètes comme Jupiter dont la cohésion interne est suffisamment forte pour résister au couple infernal s'exerçant sur les objets.

    L'effet Yorp a été observé à de rares occasions, comme pour l'astéroïde 2000 PH5 (Lire ci-dessous). Il pourrait aussi être à l'origine des « fausses comètes », comme dans le cas de l'astéroïde P/2010 A2 : l'accélération de sa rotation lui fait perdre une partie de sa surface qui s'étale derrière lui sous forme de queue.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Le rayonnement lumineux dégagé par les géantes rouges est suffisamment puissant pour les détruire.
    • Soumis à un puissant effet de couple, l’astéroïde se met à tourner de plus en plus vite sur lui-même jusqu’à ce qu’il se brise en deux sous l’action de sa propre force centrifuge.
    • Dans notre système solaire, ce phénomène appelé effet Yorp pourrait toucher des astéroïdes distants de 100 unités astronomiques.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Quand la lumière accélère la rotation des astéroïdes : l'effet Yarkovsky

    Article de Laurent Sacco publié le 10/03/2007

    AOn l'avait déjà observé par des mesures radars avec l'astéroïde 6489 "Golevka", l'effet Yarkovsky vient d'être directement mis en évidence, avec des télescopes optiques cette fois, dans le cas de l'astéroïde 2000 PH5 ! La confirmation de cet effet sur un petit corps céleste proche de la Terre devrait aider à prévoir les risques présentés par les géocroiseurs.

    Découvert il y a 7 ans, l'astéroïde 2000 PH5 est de petite taille, seulement 114 m, mais il tourne si rapidement sur lui-même qu'un "jour" sur lui ne dure que 12 minutes ! Il n'a pas fallut longtemps aux astronomes pour réaliser qu'ils tenaient là un candidat idéal pour vérifier une théorie datant du tout début du XX ième siècle.

    Les observations

    Pendant plus de quatre ans Stephen Lowry, Alan Fitzsimmons et leurs collègues ont surveillé très attentivement les variations de luminosité et de trajectoire de 2000 PH5. Plusieurs télescopes de part le monde ont été mis à contribution , le VLT de l'ESO, Calar Alto en Espagne, Hawaï etc... Parallèlement, Patrick Taylor et Jean-Luc Margot de l'Université Cornell se sont servis des radiotélescopes d'Arecibo à Puerto Rico, et de Goldstone en Californie, pour reconstruire précisément la forme de 2000 PH5. Les mesures ont donné exactement ce qu'ils attendaient, la vitesse de rotation sur lui-même de l'astéroïde ne cesse de s'accélérer, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous.

    Accélération de la rotation de 2000 PH5 en raison de l'Effet Yarkovsky ( Crédit :ESO).

    Accélération de la rotation de 2000 PH5 en raison de l'Effet Yarkovsky ( Crédit :ESO). 

    Ils était partis à la recherche de l'effet Yarkovsky et l'avaient trouvé !

    Mais qu'est-ce que cet effet ?

    Déjà il faut savoir que la lumière, tout comme la matière en mouvement, possède une impulsion. Ce qui veut dire que lorsqu'un corps reçoit ou émet de la lumière, cela peut le mettre en mouvement. L'effet est très faible, bien sûr, mais néanmoins il existe. Si donc on considère un corps céleste, et en rotation, éclairé par le Soleil, son sol sera plus chaud en fin de "journée" qu'en début de "matinée". La quantité de lumière émise ne sera pas la même partout à sa surface et le calcul montre que sa rotation peut alors être lentement, mais sûrement, accélérée.

    Effet Yarkovsky (Crédit : Charles A. Breiterman).

    Effet Yarkovsky (Crédit : Charles A. Breiterman). 


    C'est en fait à proprement parler l'effet Yarkovsky-O'Keefe-Radzievskii-Paddack ou effet YORP. Le terme effet YarkovsKy désignant l'influence générale sur le mouvement d'un petit corps céleste de la quantité de lumière émise par sa surface avec des différences de températures.

    En étudiant la réflectivité et la forme de 2000 PH5, l'équipe d'astronomes a pu construire un modèle informatique intégrant l'effet YORP. L'évolution de la vitesse de rotation a été exactement ce à quoi ils s'attendaient, validant ainsi leur modèle.

    En utilisant celui-ci, ils ont arrivés à la conclusion que, dans 35 millions d'années, ce n'est pas en douze minutes mais en 20 secondes que l'astéroïde tournera sur lui-même ! Cette vitesse est critique pour un tel objet, il pourrait alors se fragmenter en deux parties sous l'action de sa propre force centrifuge ! C'est une bonne façon d'expliquer les cas d'astéroïdes en couple.

    Plus généralement, sur de longues périodes, des conséquences de l'effet Yarkovsky devraient se faire sentir sur l'orbite même de l'astéroïde. Appliqué à d'autres corps, de tailles similaires et orbitant entre Mars et Jupiter, il pourrait même les transformer en géocroiseurs !

    Source: https://www.futura-sciences.com/

    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroide-etoiles-mourantes-detruisent-asteroides-grace-leur-seule-lumiere-10495/?fbclid=IwAR2Fty-7kGgL9ndwlVTYzh7yprzEyFhNbcfemGINbvUXQMGTrNes-ZjIaMI#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 14.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Cette image de la Terre prise des confins du Système solaire a 30 ans !

    Cette image de la Terre prise des confins du Système solaire a 30 ans !

     

    Journaliste

     

    C'est une des images les plus célèbres de l'exploration spatiale entamée par l'Homme il y a 60 ans : la Terre vue des confins du Système solaire. Pour le 30e anniversaire de sa captation, à six milliards de kilomètres de notre monde, la Nasa a dévoilé une version revue et améliorée de cette image mythique.

    Un portrait rare et attendrissant de notre Planète bleue, perdue au milieu de l'océan, immense et silencieux, de l'espace. Nous (re)découvrons combien nous vivons sur une île-confetti, isolée. Songez que nous étions déjà quelque 5,2 milliards d'habitants, le 14 février 1990, quand le vaisseau Voyager 1 a pris cette photo historique. Carl Sagan, qui a voulu que l'engin qui avait survolé les géantes Jupiter et Saturne, réalise un « portrait de famille » du Système solaire et a surnommé ce fragment d'une mosaïque de 60 images « Pale Blue Dot », un point bleu pâle. Un point, un petit pixel, et tant de formes de vie différentes concentrées.

    Le point de vue de Voyager 1 sur le Système solaire, le 14 février 1990. © Nasa, JPL-Caltech

    Ce portrait de famille, où il ne manque que Mars et Mercure, a été réalisé juste avant que la vénérable sonde spatiale ne ferme l'œil par économie d'énergie pour son long périple en direction de l'espace interstellaire.

    Aujourd'hui, 30 ans plus tard, Voyager 1 est à 22,2 milliards de kilomètres de la Terre, soit seulement 20 heures-lumière (voir where is Voyager 1 ?). Pour nous, habitants de la minuscule oasis Terre, c'est beaucoup, mais la prochaine étoile qu'elle approchera est encore, elle, à des dizaines de milliers d'années de voyage.

    Téléchargez le poster ici. © Nasa

    Téléchargez le poster ici. © Nasa 

    VOIR AUSSINew Horizons prend la photo la plus éloignée de la Terre !

    La Terre photographiée par Voyager 1, à six milliards de kilomètres de distance, 34 minutes avant que sa caméra ne soit éteinte pour toujours, le 14 février 1990. Pour ses 30 ans, l'image a bénéficié d'un traitement pour l'améliorer. © Nasa, JPL-Caltech

    La Terre photographiée par Voyager 1, à six milliards de kilomètres de distance, 34 minutes avant que sa caméra ne soit éteinte pour toujours, le 14 février 1990. Pour ses 30 ans, l'image a bénéficié d'un traitement pour l'améliorer. © Nasa, JPL-Caltech 

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroides-asteroides-pourraient-entrer-collision-terre-identifies-reseau-neuronal-79592/?fbclid=IwAR0OdVxczf6eeRByuR_-pDCfpm_AsfIe6Gxprhmg6ejgcNE8Oa-Iu_aNPeQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 14.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Des astéroïdes qui pourraient entrer en collision avec la Terre.

    Des astéroïdes qui pourraient entrer en collision avec la Terre identifiés par un réseau neuronal

    Capture terre

     

    Journaliste

    Régulièrement, les médias s'alarment du passage d'astéroïdes à proximité de notre planète. Ces jours-ci, une fois encore, concernant 2002 PZ39. Les chercheurs, de leur côté, tentent d'en apprendre plus que ces objets qui, par le passé, ont déjà percuté la Terre et bouleversé le cours de la vie. Des astronomes pensent avoir mis au point une technique efficace et rapide pour cibler les dangers en la matière.

    lanète. À quelque 5,77 millions de kilomètres, estiment les experts de la Nasa. Et avec un diamètre qui pourrait atteindre le kilomètre, s'il percutait la Terre, ce near Earth object (NEO) -- comme les chercheurs appellent ce genre d'objets amenés à transiter à proximité de notre planète -- aurait potentiellement la capacité de détruire un continent entier.

    S'il n'y a pas de raison de s'inquiéter concernant 2002 PZ39 -- qui ne s'approchera pas à plus d'une quinzaine de fois la distance qui nous sépare de la Lune --, les chercheurs n'en continuent pas moins de surveiller le ciel afin de prévenir d'éventuelles collisions. Du côté de la Nasa, c'est le Centre pour l'étude des objets géocroiseurs, le Center for Near Earth Obect Studies, qui se charge de suivre leurs trajectoires.

    De leur côté, des astronomes de l'université de Leiden (Pays-Bas) annoncent aujourd'hui avoir découvert, parmi les astéroïdes connus, onze objets qui pourraient se rapprocher à moins de dix fois la distance Terre-Lune entre 2131 et 2923. Des objets dont les diamètres dépassent les 100 mètres.

    Si un astéroïde de la taille de 2002 PZ39 percutait la Terre, l’événement provoquerait une sorte de réactions en chaîne : des tremblements de terre, des tsunamis ou autres. © IgorZh, Adobe Stock

    Si un astéroïde de la taille de 2002 PZ39 percutait la Terre, l’événement provoquerait une sorte de réactions en chaîne : des tremblements de terre, des tsunamis ou autres. © IgorZh, Adobe Stock 

    Un réseau neuronal pour cibler les astéroïdes dangereux

    C'est en quelque sorte en rembobinant l'horloge qu'ils sont arrivés à cette conclusion. Ils ont nourri un supercalculateur de données concernant les orbites du Soleil et de ses planètes. Et ils ont fait partir des astéroïdes de la surface de notre Terre pour, par un calcul à rebours, remonter jusqu'à leur distribution orbitale actuelle.

    Une bibliothèque d’astéroïdes qui ont percuté la Terre

    La « bibliothèque d'astéroïdes qui ont percuté la Terre » a ensuite servi à former un réseau neuronal. Baptisé Hazardous Object Identifier - HOI, comme « salut » ou « bonjour » en néerlandais --, ce réseau est désormais capable de reconnaître des astéroïdes géocroiseurs potentiellement susceptibles de percuter la Terre à l'avenir. Si ceux-ci n'avaient pas encore été identifiés comme des dangers, c'est essentiellement du fait de leur orbite chaotique rendant les prévisions difficiles.

    Mais, selon les chercheurs de l'université de Leiden, cette nouvelle méthode est plus puissante et rapide. Même s'ils reconnaissent dans un communiqué de l’université, être conscients que « de petites perturbations dans les calculs d'orbite peuvent entraîner des changements majeurs dans les conclusions ». C'est pourquoi ils espèrent pouvoir encore améliorer leur réseau neuronal grâce à de plus en plus de données. Car, en identifiant une trajectoire de collision suffisamment tôt, il pourrait devenir possible de mettre en place une stratégie pour protéger la Terre de l'impact.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • L’astéroïde 2002 PZ39 passera à proximité de la Terre ce samedi.
    • Sans risque de percuter notre planète.
    • Mais des chercheurs ont identifié onze astéroïdes qui pourraient dangereusement s’approcher de la Terre au cours de ce millénaire.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroides-asteroides-pourraient-entrer-collision-terre-identifies-reseau-neuronal-79592/?fbclid=IwAR0OdVxczf6eeRByuR_-pDCfpm_AsfIe6Gxprhmg6ejgcNE8Oa-Iu_aNPeQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 14.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ C’est le bébé planète géante le plus proche de la Terre.

    C’est le bébé planète géante le plus proche de la Terre

     

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    Journaliste

    Quelque part dans la constellation du Caméléon, une constellation de l'hémisphère sud, des astronomes ont découvert une exoplanète pas tout à fait comme les autres. À ce jour, le bébé planète géante le plus proche de la Terre.

     

     

    À ce jour, plus de 4.000 exoplanètes ont été découvertes par les astronomes. Pour la plupart dans les environs -- à l'échelle de l'Univers et même de notre Voie lactée -- de notre Système solaire. Des planètes aux caractéristiques variées. Mais celle que nous présentent aujourd'hui des chercheurs du Rochester Institute of Technology (États-Unis) est d'une certaine façon unique en son genre. C'est le bébé planète géante le plus proche de la Terre jamais découvert.

    Baptisée 2MASS 1155-7919 b, la planète géante naissante est associée au groupe stellaire epsilon Chamaeleontis, à quelque 330 années-lumière de notre Système solaire. Des étoiles qui appartiennent à la constellation du Caméléon située à proximité du pôle sud céleste.

    Le bébé planète géante découvert par des chercheurs du Rochester Institute of Technology (États-Unis) orbite à quelque 330 années-lumière seulement de notre Terre, du côté d’epsilon Chamaeleontis. © Till Credner, Wikipedia, CC by-sa 3.0

    Le bébé planète géante découvert par des chercheurs du Rochester Institute of Technology (États-Unis) orbite à quelque 330 années-lumière seulement de notre Terre, du côté d’epsilon Chamaeleontis. © Till Credner, Wikipedia, CC by-sa 3.0 

    Une exoplanète aux caractéristiques étonnantes

    « L'objet que nous avons découvert est très jeune. Sa masse ne dépasse pas dix fois celle de Jupiter. Il s'agit probablement d'un bébé planète qui n'a pas encore achevé son cycle de formation », commente Annie Dickson-Vandervelde, astronome dans un communiqué du Rochester Institute of Technology. Une observation rare puisque la plupart des planètes dévoilées jusqu'ici apparaissent anciennes.

    Ce sont les données de l'observatoire spatial Gaia qui ont permis la découverte. Et les chercheurs précisent que le bébé planète géante orbite autour d'une étoile qui n'a pas plus de 5 millions d'années, soit mille fois moins que notre Soleil. Elle se situe par ailleurs à quelque 600 fois la distance Terre-Soleil de son étoile. Un éloignement que les astronomes n'expliquent pas. Mais ils comptent sur de prochaines observations pour lever le voile sur ce mystère.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    L
    ien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-cest-bebe-planete-geante-plus-proche-terre-79552/?fbclid=IwAR0VqjWqobb9M7rDlsiUXME2B7h7jQ_bbuEdHcyAQBCIVgGGkJZq236M0xc#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 13.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ L'héritage photographique du grand réfracteur de Lowell

    L'héritage photographique du grand réfracteur de Lowell

    Au fil des décennies, l'instrument puissant de l'observatoire a tracé une nouvelle voie en imagerie planétaire.

    Par Klaus R. Brasch  | Publication: jeudi 1 août 2019

     

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    Le réfracteur Clark de 24 pouces a été construit juste avant le début du 20e siècle. Une rénovation a été achevée en 2015.

    David J. Eicher

    L'observatoire historique de Lowell à Flagstaff, en Arizona, est communément associé à deux corps astronomiques notables: Mars et Pluton. Percival Lowell, déterminé à étudier la planète rouge et ses canaux présumés, a créé l'observatoire en 1895. Sa pièce maîtresse était le légendaire réfracteur Clark de 24 pouces.

    Lowell était convaincu que les canaux illusoires avaient été construits par des êtres intelligents pour irriguer les déserts d'un monde mourant. En plus de se livrer à de telles notions fantaisistes, Lowell était également un innovateur et un mathématicien compétent qui a posé une planète trans-neptunienne et était déterminé à la trouver. Il a initié plusieurs recherches photographiques pour «Planet X», mais malheureusement, il n'a pas vécu pour voir le succès de ces efforts. Clyde Tombaugh a découvert Pluton en 1930, 14 ans après la mort de Lowell.

    Au milieu de toutes ces entreprises, il est facile d'oublier que dans la première moitié du XXe siècle, l'observatoire et son grand réfracteur ont été à la pointe de nombreuses autres découvertes scientifiques. Parmi ceux-ci, les premiers spectres des «nébuleuses» spirales de l'astronome Lowell Vesto Melvin Slipher (déterminées plus tard comme étant des galaxies), montrant que la plupart s'éloignaient de la Terre et préparant ainsi le terrain à la découverte d'Edwin Hubble de l'expansion de l'univers. Slipher a également découvert par spectroscopie que la nébuleuse Merope dans les Pléiades rayonne par la lumière réfléchie plutôt que la lumière émise, confirmant ainsi la présence du milieu interstellaire.

    lowlowlow

    Il est important de se rappeler qu'en science, les avancées technologiques clés sont souvent le prélude à de nouvelles découvertes. Le siècle s'étalant de 1750 à 1850 a vu des avancées majeures dans l'optique et l'instrumentation connexe qui ont étendu l'astronomie au-delà du domaine purement visuel. Il s'agit notamment de l'invention des lentilles achromatiques et des miroirs de télescope en verre argenté. Parallèlement, le physicien allemand Joseph von Fraunhofer a inventé les réseaux de diffraction et la spectroscopie, et, tout aussi important, la monture équatoriale allemande avec son mécanisme d'entraînement d'horloge.

    Ces progrès ont conduit à la production de télescopes réfracteurs bien meilleurs et plus polyvalents, comme en témoigne le légendaire réfracteur Great Dorpat de 9,5 pouces de Fraunhofer en 1824. Au milieu des années 1800, Louis Daguerre et d'autres ont développé les premières méthodes photographiques, qui ont été rapidement appliquées à objets astronomiques. Au moment où Lowell a fondé son observatoire, les progrès technologiques précédents ont rendu possible une grande partie du travail de pionnier.

    À cet égard, l'application judicieuse de la photographie par Lowell pour étudier les planètes est remarquable. Il a principalement tenté de photographier ses canaux martiens controversés, pour prouver hors de tout doute qu'ils étaient «réels» et pas seulement des traits illusoires visibles uniquement aux yeux de Lowell. Bien que les résultats aient été tout sauf convaincants, les travaux ultérieurs de deux astronomes Lowell - Carl Otto Lampland et le frère cadet de Slipher, Earl C. (EC) Slipher - ont continué et perfectionné la photographie planétaire jusque dans les années 1960. Lampland était un artisan qualifié qui a développé une nouvelle instrumentation, y compris des caméras spécialisées pour le réfracteur Clark pour faciliter la capture multi-images à grande échelle sur une seule plaque photographique. Lui et EC Slipher ont également été les pionniers de la photographie par filtre couleur pour mettre en évidence différents niveaux et caractéristiques de composition des atmosphères de Vénus,

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    Cette célèbre caméra planétaire a été utilisée avec le réfracteur Clark de 24 pouces pendant des années par l'astronome Earl C. Slipher.

    KLAUS BRASCH

    On peut dire que la contribution de signature d'EC Slipher à l'avancement de la photographie planétaire a été son application de l'impression d'intégration. En combinant des images successives de planètes en une seule impression, il pourrait minimiser le bruit inhérent des émulsions photographiques granuleuses utilisées à ce moment-là, et également améliorer considérablement le contraste et les détails des images résultantes. Ce processus était, en fait, le précurseur de l'empilement d'images tel qu'il est couramment pratiqué aujourd'hui avec l'imagerie numérique. En utilisant cette approche, EC Slipher a produit certaines des images planétaires les plus fines et les plus détaillées de l'ère photographique. La plupart d'entre eux figurent dans ses deux livres classiques: Mars, The Photographic Story (1962) et A Photographic Study of the Brighter Planets (1964).

    Dans l'ère moderne

    L'arrivée de l'ère spatiale à la fin des années 1950 a annoncé un regain d'intérêt et de recherche pour l'astronomie lunaire et planétaire. L'Observatoire Lowell et le vénérable réfracteur Clark ont ​​de nouveau joué un rôle central. Deux programmes financés par la NASA ont été lancés à l'époque, tous deux axés sur l'observatoire et les institutions partenaires. L'un était le Programme international de patrouille planétaire (IPPP), et l'autre était le projet Lunar Aeronautical Charts (LAC).

    L'IPPP, dirigé par l'astronome Lowell William Baum, impliquait plusieurs observatoires dans le monde entier et était conçu pour surveiller constamment les principales planètes photographiquement chaque fois qu'elles étaient favorablement placées pour l'observation. L'objectif était de recueillir autant d'informations que possible sur les caractéristiques atmosphériques, météorologiques, de composition et physiques de chaque planète, en préparation des missions de sondes spatiales qui leur sont destinées.

    des nuages ​​orageux

    À ces fins, les télescopes dans la plage d'ouverture de 24 à 26 pouces dans huit observatoires du monde entier ont été modifiés à une échelle d'image standard, puis couplés à des caméras argentiques 35 mm spécialement conçues. Ces dispositifs semi-automatiques utilisaient des applications innovantes de focalisation, de guidage et de filtrage des couleurs pour garantir autant d'uniformité que possible dans les images résultantes. Au moment où ce programme a pris fin au milieu des années 1970, il avait généré plus d'un million d'images planétaires de haute qualité et fourni une énorme quantité de nouvelles informations sur la dynamique atmosphérique des nuages ​​martiens et des tempêtes de poussière, les courants de rotation du pont de nuages ​​jovien, la rotation rétrograde de la haute atmosphère vénusienne et les caractéristiques physiques des anneaux de Saturne.

    Les dernières contributions scientifiques majeures du réfracteur Clark n'ont pas impliqué la photographie directe, mais ont fourni une sauvegarde visuelle aux astronomes, géologues et cartographes impliqués dans le projet LAC en préparation pour l'ère Apollo et les premiers engins spatiaux. Ce projet a combiné les meilleures photographies lunaires disponibles des observatoires du mont Wilson, de Lick, de McDonald, de Yerkes et du Pic du Midi, avec des observations visuelles obtenues avec le télescope Clark. Ce dernier a résolu des détails lunaires bien plus fins que ce que les photographies granuleuses de l'époque pouvaient enregistrer. Les cartes de la série LAC produites au début des années 1960 ont ainsi marqué le point culminant des efforts de cartographie lunaire basés sur la Terre.

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    Current imaging with the scope

    Aujourd'hui, le réfracteur Lowell est entièrement dédié à la sensibilisation du public et à l'éducation, et il a enchanté des centaines de milliers de visiteurs au fil des décennies. En tant que participant à cet effort éducatif, j'ai eu la chance d'essayer l'imagerie numérique à travers ce télescope classique. J'étais particulièrement intéressé à voir à quel point mes résultats étaient bons par rapport aux images filmées d'antan, et plus spécifiquement aux meilleures cartes lunaires de l'ère pré-Apollo.

    Mon premier essai d'imagerie planétaire avec le Clark a eu lieu en octobre 2003, lorsque Saturne était exceptionnellement bien placé avec des anneaux presque grands ouverts. Les webcams n'étaient pas encore populaires, mais à l'époque, j'avais vraiment besoin d'un capteur plus grand pour s'adapter à l'échelle d'image produite par un télescope de 9 770 mm de distance focale. Mon choix était un appareil photo Nikon Coolpix 995 avec un capteur CCD de 3,3 mégapixels (alors impressionnant) et un zoom optique 4x. J'ai pris une demi-douzaine d'expositions en succession rapide puis les ai empilées dans une première version de RegiStax.

    Bien que les conditions de vision soient bien au-dessus de la moyenne cette nuit-là, j'ai vite découvert une limitation plus sérieuse - l'aberration chromatique. Au rapport focal f / 16 relativement rapide, l'achromat classique présente une couleur secondaire considérable. Étant donné que le télescope est équipé d'un diaphragme à iris frontal, même le fermer à 18 pouces à gauche a diminué, mais reste évident, des franges de couleur violette. Bien sûr, il est important de réaliser qu'au moment de sa fabrication à la fin des années 1800, le réfracteur a été corrigé principalement pour les observations visuelles et non pour la photographie en couleur.

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    Une vue panoramique de la région de Mare Nectaris de la Lune a été créée par l'auteur à l'aide du réfracteur Clark. Près du centre se trouve le trio de cratères de Theophilus, Cyrillus et Catharina.

    KLAUS BRASCH

    Même un traitement d'image étendu a laissé une couleur résiduelle. Après avoir converti ma première image numérique de Saturne en noir et blanc, elle n'était pas tout à fait comparable à la meilleure d'EC Slipher. De toute évidence, la meilleure façon de procéder est d'utiliser une webcam monochrome et une imagerie à trois filtres, que j'espère essayer bientôt.

    Depuis lors, j'ai profité d'un certain nombre d'occasions d'imaginer la Lune avec le télescope Clark et un bien meilleur équipement numérique, y compris un reflex Canon 50 et tout récemment une webcam ASI-120. Heureusement, l'aberration chromatique n'est pas un problème important avec l'imagerie lunaire, à condition de prendre une photo en monochrome ou en noir et blanc. Pour un télescope avec une ouverture et une distance focale aussi grandes, la stabilité atmosphérique ou la vision est beaucoup plus critique. Ceci est particulièrement important car le Clark est toujours en forte demande, et l'accès à celui-ci doit être planifié bien à l'avance sans aucune garantie sur les conditions météorologiques ou les conditions météorologiques. Pourtant, j'ai eu la chance d'avoir connu à l'occasion des conditions de vue que la plupart des amateurs classeraient de 7 à 8 sur 10 - passable à bonne, mais pas excellente.

    Je suis fier de partager quelques exemples d'images modernes prises à travers le grand réfracteur Clark. Ils comprennent une mosaïque grand-angle du trio de cratères Catharina, Cyrillus et Theophilus sur la Lune, prise avec le reflex numérique au premier plan sous bonne vue. La mosaïque a été compilée à partir d'une pile de 50 expositions combinées dans RegiStax 6. Les plus petits cratérules résolus ont un diamètre d'environ 1,25 miles (2 kilomètres). 

    Capturer des images fraîches avec un vieil instrument étagé, lié à plusieurs des grandes découvertes sur l'univers, est passionnant. Si vous n'avez pas visité l'Observatoire Lowell, faites-le. Vous trouverez l'histoire et la science actuelle - dans les domaines du système solaire, galactique et extragalactique - suintant de l'endroit. C'est un incroyable mélange de passé et de présent.

    Source: http://www.astronomy.com
    Lien:  http://www.astronomy.com/magazine/2019/08/the-photographic-legacy-of-lowells-great-refractor

  • LE 13.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ L'Observatoire Lowell fête ses 125 ans.

    L'Observatoire Lowell fête ses 125 ans

    Plus d'un siècle après avoir ouvert ses portes, «America's Observatory» reste un foyer de découvertes scientifiques et de sensibilisation du public.

    Par Jeffrey Hall , Kevin Schindler, Observatoire Lowell  | Publication: mercredi 5 février 2020

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    Clyde Tombaugh utilise un comparateur Zeiss Blink pour comparer les différences entre deux images. Cet outil lui a permis d'identifier rapidement tous les objets qui se déplaçaient entre deux images de la même partie du ciel prises à des moments différents, c'est ainsi qu'il a découvert Pluton.

    Archives de l'Observatoire Lowell

    Le 28 mai 1894, le riche homme d'affaires de Boston, mathématicien et astronome Percival Lowell est descendu du train à Flagstaff, un hameau de 800 personnes dans le territoire de l'Arizona, et a grimpé une colline juste à l'ouest de la ville. Il passerait le reste de sa vie sur ce qui allait être connu sous le nom de Mars Hill, où il étudiait minutieusement les caractéristiques martiennes qu'il pensait être des structures intelligemment conçues, et calculait de manière exhaustive l'emplacement prévu d'un monde hypothétique non découvert appelé la planète X.

    Au cours des 125 années qui ont suivi l'arrivée de Percival à Flagstaff, son observatoire a considérablement évolué. Connu par beaucoup comme l'Observatoire américain, le site compte désormais une faculté de recherche de 14 astronomes de niveau doctorat et un programme de sensibilisation informel qui attire plus de 100 000 visiteurs sur le campus chaque année.

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    Un travailleur prend une pause au sommet de Mars Hill à Flagstaff, Arizona, pendant la construction du Clark Telescope Dome le 5 mai 1894.

    Archives de l'Observatoire Lowell

     

    Télescopes d'hier et d'aujourd'hui

    L'Observatoire Lowell a longtemps profité de la possession de certains des meilleurs outils du métier d'astronome. Et tandis qu'une description complète de chacun d'eux pourrait remplir un livre, deux sont particulièrement distingués: le célèbre télescope Clark et le télescope Discovery Channel.

    Peu de temps après avoir fondé l'observatoire, Lowell a commandé un réfracteur de 24 pouces à Alvan Clark & ​​Sons à Boston pour la somme princière de 20 000 $, ce qui équivaut à environ 600 000 $ aujourd'hui. Le télescope orne toujours son dôme historique surplombant Flagstaff. Il est maintenant utilisé uniquement pour donner au public des vues spectaculaires sur l'univers, mais il a joué un rôle dans certaines des observations les plus importantes du 20e siècle.

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    Percival Lowell observe Vénus à travers le réfracteur Clark, construit par Alvan Clark & ​​Sons de Cambridgeport, Massachusetts, en 1897.

    Archives de l'Observatoire Lowell

     

    Par exemple: En 1912, Percival Lowell a ordonné à l'astronome Vesto M. Slipher d'observer les soi-disant nébuleuses spirales avec le Clark. Le premier objet qu'il a observé était la galaxie d'Andromède (M31). À sa grande surprise, il a découvert qu'Andromeda se dirigeait vers notre système solaire à environ 670 000 mph (1,1 million de km / h). Dans un avis d'une page du Lowell Observatory Bulletin de l'année suivante, Slipher a écrit l'un des plus grands euphémismes de la littérature astronomique: «Il n'est peut-être pas vain d'observer certaines des spirales les plus prometteuses… L'extension du travail à d'autres objets promet des résultats d'importance fondamentale. »Ses observations ultérieures avec le Clark ont ​​révélé les premiers décalages cosmologiques vers le rouge - l'étirement des ondes lumineuses résultant de l'expansion de l'univers.

    Le serre-livre moderne du télescope Clark historique est le télescope Discovery Channel (DCT) de 4,3 mètres de Lowell, qui tire son nom de la célèbre société de médias. Le fondateur et ancien PDG de Discovery, John Hendricks, est depuis longtemps membre du conseil consultatif de l'observatoire. Et Discovery, Hendricks et sa femme, Maureen, ont fait des dons totalisant 16 millions de dollars pour le coût de 53 millions de dollars du projet. C'étaient des cadeaux, pas des achats: Discovery n'a pas la propriété du télescope, ni aucune direction concernant les recherches qu'il mène. En échange de leurs contributions, ils ont obtenu des droits de dénomination et un premier droit de refus pour l'utilisation d'images dans des émissions éducatives. La recherche effectuée avec DCT se déroule comme pour tout autre télescope professionnel.

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    Les images de découverte de Pluton, prises à six jours d'intervalle en janvier 1930, sont vues ici avec des flèches identifiant la position de Pluton.

    Archives de l'Observatoire Lowell

    L'inauguration de la DCT s'est produite par une journée particulièrement chaude en juillet 2005. La première soirée de gala a eu lieu presque exactement sept ans plus tard, avec un merveilleux discours liminaire de Neil Armstrong - sa dernière apparition publique avant sa mort plusieurs semaines plus tard. Aujourd'hui, le télescope entièrement commandé fonctionne nuit et nuit à une altitude d'environ 7 800 pieds (2 400 mètres), à environ 40 milles (64 km) au sud-est de Flagstaff à Happy Jack, en Arizona. Son miroir primaire à ménisque mince finement figuré, maintenu en forme par un système d'optique active à 156 éléments, offre régulièrement une vision impeccable - une mesure de la netteté de l'image d'un télescope - à l'un de ses cinq instruments au foyer de Ritchey-Chrétien. Le DCT peut basculer entre l'un de ces instruments en environ une minute, ce qui le rend particulièrement adapté à l'observation de programmes qui ciblent des objets cosmiques à évolution rapide, tels que les sursauts gamma et les supernovae. L'Université de Boston, l'Université du Maryland, l'Université de Toledo, l'Université de l'Arizona du Nord et l'Université de Yale ont rejoint Lowell en tant que partenaires ayant accès au DCT, et le consensus de ses utilisateurs est que le DCT est l'un des plus performants et des plus télescopes efficaces de 4 mètres qu'ils ont expérimentés. Il témoigne des ingénieurs exceptionnels qui l'ont construit et entretenu, et ce sera le fleuron de la recherche de Lowell pour les décennies à venir. et le consensus de ses utilisateurs est que le DCT est l'un des télescopes de 4 mètres les plus performants et les plus efficaces qu'ils aient connus. Il témoigne des ingénieurs exceptionnels qui l'ont construit et entretenu, et ce sera le fleuron de la recherche de Lowell pour les décennies à venir. et le consensus de ses utilisateurs est que le DCT est l'un des télescopes de 4 mètres les plus performants et les plus efficaces qu'ils aient connus. Il témoigne des ingénieurs exceptionnels qui l'ont construit et entretenu, et ce sera le fleuron de la recherche de Lowell pour les décennies à venir.

     

    Un havre scientifique

    Le cœur de la philosophie de recherche de Lowell est de fournir des télescopes et des instruments exceptionnels, puis de laisser ses professeurs les utiliser pour faire la science qu'ils trouvent intéressante. Les astronomes venant sur Mars Hill reçoivent en effet un chèque en blanc académique. Lowell accueille les projets qui prennent plus de temps à terminer que la cadence de trois ans d'une subvention de recherche typique. Les idées que l'on pourrait donner au terme légèrement dérisoire d '«expéditions de pêche» sont également les bienvenues. Parfois, de telles poursuites sont en effet des impasses - bien que des impasses puissent aussi être décidément révélatrices - mais parfois vous attrapez des poissons très intéressants. L'exemple peut-être le plus dramatique est les observations spectroscopiques de Slipher des «nébuleuses spirales», que Lowell a poussé pour voir si leurs compositions correspondaient à celles des géantes gazeuses du système solaire. Contrairement aux mesures d'Andromède par Slipher,

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    Le télescope Discovery Channel (ci-dessus) est situé à Happy Jack, en Arizona, et offre aux astronomes Lowell la liberté d'explorer presque tous les projets de recherche qui les intriguent.

    Observatoire Lowell

    Aujourd'hui, les programmes de Lowell comprennent des études approfondies sur les lunes glacées du système solaire externe, ainsi que sur les comètes et les astéroïdes. Les chercheurs de Lowell explorent les caractéristiques et les variations des étoiles allant des naines semblables au soleil aux supergéantes massives, ainsi que la formation et les caractéristiques des exoplanètes autour de ces étoiles. Plus loin, la formation et l'évolution des galaxies naines et les caractéristiques des amas de galaxies sont des sujets d'intérêt. Et demain? Nous laisserons les esprits curieux de Mars Hill tracer cette voie.

    La grande rétrogradation

    Les observations de décalage vers le rouge de Slipher sont sans doute les observations astronomiques les plus fondamentales jamais faites à Lowell, mais sûrement l'une des plus connues est la découverte de Pluton. Stimulé par les perturbations trouvées dans l'orbite d'Uranus à la fin du 19e siècle, Lowell a passé les dernières années de sa vie à chercher une neuvième planète possible dont l'attraction gravitationnelle pourrait expliquer les bizarreries orbitales d'Uranus. Il a surnommé le monde prédit Planet X. 

    Il y a 90 ans, le 18 février 1930, Clyde Tombaugh est entrée dans le bureau de Slipher et a dit, avec ce qui devait être une excitation tremblante, "J'ai trouvé votre planète X". être la planète X que Percival Lowell avait en tête. Au lieu de cela, c'était un petit objet énigmatique révélé en détail seulement en juillet 2015 lors du survol historique de New Horizons - une mission dans laquelle les astronomes actuels et anciens de Lowell ont joué un rôle central.

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    Le Centre de découverte de l'astronomie de la Fondation Kemper et Ethel Marley, vu ici dans le concept de cet artiste, devrait ouvrir ses portes en 2023 et aider à augmenter la fréquentation annuelle de plus de 250 000 invités.

    Observatoire Lowell

    Comme nous le savons tous, le Pluton de 2006 a été classé comme une «planète naine» qui n'est pas - par la logique, on pourrait trouver un peu la tête qui gratte - une planète. La fameuse (ou, selon votre point de vue, notoire) «rétrogradation» de Pluton à une planète naine par l'Union astronomique internationale en 2006 a encouragé la curiosité permanente à la périphérie du système solaire. Cette curiosité a atteint son paroxysme lors du survol de Pluton par New Horizons en 2015, et à nouveau le 1er janvier 2019, lorsque le vaisseau spatial a brièvement rencontré l'objet Arrokoth de la ceinture de Kuiper (MU₆₉ 2014). 

    Considérez le Pluton d'aujourd'hui, comme le révèle New Horizons, pour lequel le scientifique Lowell Will Grundy dirige l'équipe de composition de la surface. Pluton, nous le savons maintenant, est un endroit avec cinq lunes, une atmosphère complexe, un terrain et des régions de surface variés et une géologie manifestement active. En tenant tout cela pour les particularités des autres planètes et non planètes du système solaire, ainsi que pour les étranges et nouvelles caractéristiques planétaires et les architectures de système révélées autour de la plupart des étoiles abritant des planètes, on pourrait dire que cela pourrait être raisonnable. il est temps de réexaminer cette question. Peut-être arriverions-nous à une taxonomie plus réfléchie que celle que nous avons actuellement.

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    L'observatoire Giovale Open Deck est une place de 4 300 pieds carrés avec six télescopes montés en permanence à la disposition du public. Le site de 4 millions de dollars, qui a ouvert ses portes l'automne dernier, vise à augmenter les quelque 100 000 visiteurs de l'observatoire Lowell chaque année.

    Observatoire Lowell

    Apporter la science à tous

    Percival Lowell était bien plus qu'un simple homme d'affaires et universitaire impressionnant. Il était également un vulgarisateur avoué de l'astronomie. Ses idées controversées sur Mars ont souvent été diffusées à l'irritation de la communauté professionnelle. Mais il a également inspiré beaucoup de gens à croire que l'excitation de la découverte scientifique devrait être partagée avec tout le monde, ce qui en fait des «co-découvreurs» des objets, des lois et des phénomènes qui composent notre univers étrange et merveilleux.

    L'Observatoire Lowell poursuit aujourd'hui cet engagement en tant que partie intégrante de sa mission. Le fonctionnement modeste d'une pièce de l'observatoire au début des années 90 s'est considérablement développé en 1994 avec l'ouverture du centre d'accueil de Steele. Les visites à Lowell se sont ensuite maintenues à 60 000 à 70 000 personnes par an jusqu'au survol de New Horizons, où il a fortement augmenté et est depuis resté à 100 000 ou plus.

    En réponse à cet exemple de bon problème, Lowell en est maintenant aux étapes avancées de la conception et de la collecte de fonds pour une nouvelle installation de 29 millions de dollars et de 32 000 pieds carrés (3 000 mètres carrés). 

    En tant qu'institution à but non lucratif, Lowell s'appuie de plus en plus sur la philanthropie pour soutenir la recherche ainsi que la sensibilisation. Et en juin 2019, le personnel de l'observatoire a été ravi d'annoncer la nomination du Centre de découverte de l'astronomie de la Fondation Kemper et Ethel Marley, le résultat d'un engagement de 14,5 millions de dollars de la fondation éponyme pour financer 50% des coûts du centre. Lowell procède maintenant à toute vapeur avec la collecte de fonds restante, et notre objectif est d'ouvrir le nouveau centre en 2023. Notre vision est qu'il soit la première installation au monde pour communiquer les merveilles de l'univers à tous.

    Entre-temps, pour atténuer le surpeuplement et les longues files d'attente, Lowell a inauguré à l'automne 2019 l'Observatoire Giovale Open Deck de 4 millions de dollars, une suite de six télescopes montés en permanence sous un bâtiment déroulant. Parmi les instruments, on trouve un réflecteur Dobson Starstructure de 0,8 mètre, des réflecteurs PlaneWave de 0,6 mètre et 0,5 mètre et un réfracteur Moonraker de 0,2 mètre d'une beauté saisissante. Des expositions, une salle de classe, un immense planisphère et notre propre version de Stonehenge amélioreront encore l'expérience. La description technique de cette nouvelle place d'observation publique - du moins, selon beaucoup de nos visiteurs - est «très cool».

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    Percival Lowell a envoyé ce télégramme établissant le nom de son célèbre observatoire le 15 mars 1894. Il se lit comme suit: "En réponse au nom, appelez-le simplement l'observatoire Lowell."

    Archives de l'Observatoire Lowell

    Pourquoi?

    Pour tous ceux qui aiment notre vocation, c'est amusant de parler de ce que nous faisons. Mais il est peut-être plus délicat, bien qu'également ou plus important, de comprendre et de discuter des raisons pour lesquelles nous le faisons. 

    Les employés de Lowell parlent souvent de leur mission comme englobant deux piliers de la recherche et de la sensibilisation, mais ils sont, en fait, les deux composantes connexes de l'objectif unifié de communiquer la science. Que notre public soit un astronome professionnel lisant un article du Astrophysical Journal par un chercheur de Lowell ou un enfant de 12 ans interrogeant l'un des éducateurs de Lowell sur le fonctionnement d'un trou noir, l'observatoire communique les merveilles de l'univers et promeut des preuves scientifiques, curiosité et réflexion.

    Quelle que soit la façon dont vous choisissez d'interagir avec l'observatoire Lowell, le but est de vous faire repartir avec le simple plaisir de savoir quelque chose que vous n'aviez pas auparavant, comme une perspective ou une idée de notre univers qui vous donne un nouvel aperçu de la façon dont cela vaste système physique fonctionne.

    Ceux de Lowell veulent que vous vous sentiez curieux. Vous n'avez pas besoin de visiter l'observatoire ou de lire un document de recherche pour découvrir la masse de Jupiter ou pour obtenir une liste des noms de toutes les planètes; vous pouvez obtenir ces informations sur Internet. Le plus important est de s'interroger sur le plus grand ensemble qui pourrait être mis au point après avoir découvert les petites parties. Qu'est-ce que les humains peuvent déduire de la réserve de connaissances dont nous nous sommes armés?

    L'Observatoire Lowell veut que tout le monde se sente à l'aise avec les inconnus. Ce que nous savons de l'univers est pâle par rapport à ce que nous ne savons pas. Nous vivons dans une mer cosmique d'incertitude, un univers régi par les règles étonnamment contre-intuitives de la relativité et de la mécanique quantique. C'est un endroit où nos perceptions sont souvent bien en décalage avec la réalité. Cependant, trop souvent, notre discours public et nos décisions politiques sont régis par une certitude absolue quant à la justesse de notre point de vue et le sentiment que ceux qui ont des points de vue différents sont des idiots - ou pire, des ennemis. 

    La science, en revanche, consiste à explorer en profondeur les données, à profiter du pouvoir de codifier et de comprendre les principes physiques dans le beau langage des mathématiques et à maintenir l'ouverture d'esprit face aux défis des croyances anciennes. Imaginez la beauté d'un monde dans lequel nous ne rejetons pas tous l'inconnu, mais l'embrassons à la place.

    Et l'observatoire Lowell veut que chacun se sente humble. Un bon scientifique devrait toujours garder la phrase, "je pourrais me tromper", devant et au centre de leur esprit. L'expérience de l'univers dans toute sa grande étrangeté nous encourage à nous demander, à nous sentir humbles et à être prêts à changer d'avis lorsque les données nous le demandent.

    Il y a quelques années, un courriel est arrivé d'une maman dans un état loin de l'Arizona. Elle et sa famille avaient rendu visite à Lowell, et par la suite, leur fils était tellement excité par ce qu'il avait vécu qu'il est rapidement rentré chez lui et a écrit un rapport scolaire sur Clyde Tombaugh et sa découverte de Pluton. Elle a écrit dans son courriel que les éducateurs Lowell avaient «étonné, défié et ouvert un jeune esprit». 

    C'est pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Pour les petits et les grands, astronomes amateurs et professionnels, tous ceux qui s'interrogent sur les vues incroyables qui survolent chaque soir, nous voulons étonner et défier, et montrer à quel point c'est amusant de faire partie de l'incertitude et de l'excitation de la découverte. 

    Et ce n'est pas simplement bien faire en faisant le bien. Dans le monde actuel en évolution rapide, technique et souvent difficile, c'est un impératif sociétal et national. Nous invitons tous à nous rejoindre dans le voyage.

    Source: http://www.astronomy.com
    Lien:  http://www.astronomy.com/magazine/2020/02/lowell-observatory-turns-125?utm_source=asyfb&utm_medium=social&utm_campaign=asyfb&fbclid=IwAR30tCfK9-FAtmwZzEn5ZMsBGU9s0Fs_ObsPiPU9h-jgCeOwzBwEiZZVJY0

  • LE 13.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ La Nasa veut 35 milliards de dollars d'ici 2024 pour atterrir sur la Lune.

    La Nasa veut 35 milliards de dollars d'ici 2024 pour atterrir sur la Lune

     

    Journaliste

    Pour atteindre l'objectif du président Donald Trump de faire atterrir des astronautes sur la Lune dès 2024, puis sur Mars lors de la décennie suivante, le prochain budget de la Nasa est annoncé comme un des plus importants de ces dernières décennies. Mais, si ce budget doit conforter le leadership des États-Unis dans l'espace, notamment dans le domaine de l'exploration habitée et des sciences spatiales, il prévoit l'abandon de quelques missions.

     

    Comme chaque année, la proposition de budget de la Maison Blanche pour la Nasa est très attendue car elle reflète les priorités nationales en matière de politique spatiale. Et cette année, s'appuyant sur les estimations et besoins budgétaires de la Nasa, l'administration Trump a présenté un budget de 25,2 milliards de dollars pour l'année 2021, en hausse de plus de 2,5 milliards de dollars par rapport au budget précédent.

    Ce budget est un des plus importants depuis l'ère Apollo. Il souligne la volonté de l'administration Trump d'atteindre la Lune et Mars dans les délais impartis. Or, comme l'a récemment déclaré James Morhard, l'administrateur adjoint de la Nasa nommé par Donald Trump en juillet 2018, il en coûterait quelque 35 milliards de dollars aux États-Unis pour retourner sur la Lune dès 2024, nécessitant des augmentations régulières sur cinq ans pour atteindre l'objectif du

    Sans surprise donc, le programme Artemis de retour sur la Lune est le grand bénéficiaire de ce budget et tous les projets entrants dans ce programme obtiennent les financements nécessaires. Cela comprend le développement d'un système d'atterrissage lunaire humain, les éléments initiaux de l'avant-poste lunaire LOP-G qui servira de point de départ pour l'exploration de la Lune puis de Mars et tous les équipements nécessaires pour vivre et travailler en sécurité sur la Lune qu'il serait trop long de détailler.

    Le budget présidentiel fait également la part belle à l'exploration robotique et humaine de Mars en allouant près de 530 millions de dollars à de futures missions à destination de Mars telles que le retour d'échantillons martiens et une mission de cartographie des dépôts de glace d'eau à la surface de la planète qui pourraient être utilisés par de futures missions humaines.

    Vue d'artiste de la future station spatiale lunaire Gateway. Cet avant-poste de l'exploration humaine est un projet international dirigé par la Nasa, dont le premier élément sera lancé d'ici quelques années avec comme objectif une mise en service partielle d'ici 2024-2025. © Nasa

    Vue d'artiste de la future station spatiale lunaire Gateway. Cet avant-poste de l'exploration humaine est un projet international dirigé par la Nasa, dont le premier élément sera lancé d'ici quelques années avec comme objectif une mise en service partielle d'ici 2024-2025. © Nasa 

    Des missions annulées 

    Dans le domaine des missions planétaires, ce budget confirme toutes les missions d'explorations robotiques à destination de la Lune, d'astéroïdes, de Titan et d'Europe (Jupiter) déjà engagées. Sont également confirmées les missions SphereX, pour explorer les origines de l'univers et de la vie, Gusto, qui prévoit d'étudier la matière présente dans le milieu interstellaire et IXPE l'étude des trous noirs. Quant à l'observatoire James-Webb, son lancement est toujours prévu en mars 2021. Mais, avec une ligne de crédit supplémentaire de 415 millions de dollars, le budget total de ce programme approche les 10 milliards de dollars !

    Enfin, l'administration Trump souhaite annuler quelques programmes scientifiques et éducatifs, dont des missions d'observation de la Terre telles que CLARREO Pathfinder (spectromètre à rayonnement solaire sur l'ISS) et PACE Earth Science (étude du phytoplancton). Malgré le peu d'intérêt de Donald Trump pour l'observation de la Terre, il alloue tout de même un budget de 1,78 milliard de dollars au programme d'observation de la Terre et confirme tous les autres projets à un stade de développement avancé. On notera que la Maison Blanche demande une nouvelle fois l'abandon de WFIRST, qui doit succéder à James-Webb. L'observatoire aéroporté Sofia est lui aussi sur la sellette pour cause de retour scientifique jugé insuffisant.

    Ce budget qui, rappelons-le, n'est en l'état qu'une « requête présidentielle » dans le jargon américain, va maintenant suivre un parcours législatif codifié avant qu'il ne soit définitivement adopté le 30 septembre 2020, après que le Congrès réuni en séance plénière (Chambre et Sénat) l'agrée. Entre-temps, la Chambre et le Sénat auront eu la possibilité de l'adapter ou le modifier si nécessaire. 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    NASA : plus d'argent pour l'exploration spatiale

    Article de France -science publié le 06/07/2005

    C'est une approbation massive que vient de donner la Chambre des Représentants à la nouvelle politique spatiale américaine Vision for Space Exploration.

    Toutes les demandes concernant le financement de la NASA et de l'exploration de la Lune et de Mars faites par le Président Bush ont reçu un feu vert. Le vote par 418 voix contre 7 du Science, State, Justice, Commerce, and Related Agencies Appropriations Act de 2006 attribue donc comme prévu à l'agence spatiale un budget en hausse de 2,4% par rapport à l'exercice précédent, soit 16,5 milliards de dollars en tout.

    Les programmes d'exploration du système solaire et de la navette spatiale sont les mieux lotis avec respectivement 3,1 et 4,53 milliards de dollars. Les montants alloués à l'aéronautique et la recherche (hors exploration) restent inchangés, à hauteur de 906 millions de dollars et 5,51 milliards de dollars.

    Quant aux autres institutions scientifiques, l'évolution de leurs budgets reste plus mitigée : + 0,5% pour les National Institutes of Health (NIH), - 0,4% pour le budget de la recherche du Department of Energy (DOE), + 2,3% pour les activités de recherche et développement (R&D) de la National Science Foundation (NSF) et + 1,3% pour la R&D du Department of Homeland Security (DHS).

    Ce vote qui rejoint dans l'ensemble la proposition présidentielle reste maintenant à confirmer au Sénat.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-nasa-veut-35-milliards-dollars-ici-2024-atterrir-lune-6645/?fbclid=IwAR0eLRFre_yVVk8ot_IJqdw-Fx7K1QXEEwMhJ5bagLbsq60LJcTrVIdsJgw#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 13.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ La Nasa lance un appel à candidatures pour des nouveaux astronautes.

    La Nasa lance un appel à candidatures pour des nouveaux astronautes

     

    avec l'AFP-Relaxnews

    La Nasa vient de lancer une nouvelle campagne de recrutement pour sa prochaine promotion d'astronautes. Les candidatures seront acceptées du 2 au 31 mars prochain. Parmi les critères de sélection, la nationalité américaine est un prérequis obligatoire.

     

    L'agence spatiale américaine a lancé mardi un appel à candidatures pour sa prochaine promotion d'astronautes. Critères : être américain et avoir un master dans une discipline scientifique, technologique, d'ingénierie ou de mathématiques, être médecin ou pilote.

    Les candidatures seront acceptées du 2 au 31 mars, mais la sélection finale ne sera faite qu'à la mi-2021. Suivra une formation de deux ans ou plus. 

    En janvier, la Nasa a accueilli 11 nouveaux astronautes dans ses rangs, augmentant le nombre de personnes éligibles pour des missions de vol spatial qui élargiront les horizons de l'humanité dans l'espace pour les générations à venir. © Nasa

    En janvier, la Nasa a accueilli 11 nouveaux astronautes dans ses rangs, augmentant le nombre de personnes éligibles pour des missions de vol spatial qui élargiront les horizons de l'humanité dans l'espace pour les générations à venir. © Nasa 

    18.000 candidatures lors du précédent recrutement

    Pour la dernière promotion, recrutée en 2017 et « diplômée » seulement en janvier dernier, 18.000 personnes s'étaient portées candidates. Douze avaient été retenues. La Nasa dit avoir recruté 350 personnes depuis les années 1960, et aujourd'hui 48 astronautes appartiennent au corps actif, basé à Houston, au Texas. Leur mission principale actuelle est d'assurer la rotation américaine à bord de la Station spatiale internationale, pour des missions d'environ six mois.

    Mais la Nasa appelle les nouvelles recrues la « génération Artémis », du nom du programme de retour vers la Lune, à partir de 2024 selon le calendrier actuel. Et peut-être Mars dans la décennie suivante. « C'est un moment incroyable dans l'histoire des vols habités pour devenir astronaute », a déclaré Jim Bridenstine, l'administrateur de la Nasa.

    Astronautes à la Nasa : les critères de sélection

    Les critères de sélection sont d'avoir la citoyenneté américaine et d'être titulaire d'un diplôme de master dans les disciplines STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). Les candidats ne disposant pas d'un master peuvent toutefois postuler s'ils ont effectué deux ans dans un programme de doctorat. Les candidats médecins ou ayant un diplôme reconnu de pilote d'essai sont aussi considérés. Deux ans d'expérience professionnelle liée au diplôme ou 1.000 heures de vol dans un appareil à réaction sont également requis. En général, environ la moitié des nouvelles recrues sont des militaires, notamment des pilotes d'essai.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
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