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Demain 162

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Félicette, la première chatte spationaute, a son mémorial !

    Félicette, la première chatte spationaute, a son mémorial !

     

    Rédactrice scientifique

     

    Le 18 octobre 1963, Félicette effectuait un séjour d'une quinzaine de minutes dans l'espace, à bord de la fusée Véronique. Depuis, elle demeure le seul chat à avoir réussi un aller-retour dans l'espace en revenant vivante ! Elle avait été sélectionnée parmi 14 chats ayant subi un entraînement digne d'un astronaute, dont la célèbre centrifugeuse et des simulations de vol. Félicette faisait partie des chats les plus calmes durant les exercices, ce qui lui a permis de rentrer dans l'histoire de la conquête spatiale. Pourtant, Félicette est peu à peu tombée dans l'oubli. Cela est peut-être dû à sa mort peu médiatisée. En effet, deux mois après son atterrissage victorieux, la jeune chatte a été euthanasiée afin d'être étudiée. À l'époque, la science avait peu d'état d'âme.

    Dans un court reportage, l'INA revient sur les aventures de Félicette, la première chatte spationaute. © INA

    Alors pour lui rendre sa gloire, une campagne participative a été créée en octobre 2017 par le directeur artistique britannique Matthew Serge Guy. Elle visait à financer une statue de bronze à l'effigie de Félicette. Grâce à la collecte de 49.000 euros, la statue a pu être érigée, et trône depuis le 18 décembre 2019 au sein de l'International Space University de Strasbourg. Elle y partage l'espace avec un buste de Youri Gagarine, le premier homme à avoir quitté l'atmosphère.

    Inauguration du mémorial de Félicette, première et unique chatte à avoir effectué un aller-retour dans l'espace, à l'International Space University de Strasbourg. © Courtesy of ISU, Photo Expression

    Inauguration du mémorial de Félicette, première et unique chatte à avoir effectué un aller-retour dans l'espace, à l'International Space University de Strasbourg. © Courtesy of ISU, Photo Expression.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/felicette-felicette-premiere-chatte-spationaute-son-memorial-1854/?fbclid=IwAR2deRs4A-GuVOk4uyhSvAYkIvapHe44L-lSYmHd-m4Ig6UIQ70R0FvV2mQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futurahttps://www.futura-sciences.com/sciences/breves/felicette-felicette-premiere-chatte-spationaute-son-memorial-1854/?fbclid=IwAR2deRs4A-GuVOk4uyhSvAYkIvapHe44L-lSYmHd-m4Ig6UIQ70R0FvV2mQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Climat : un hiver très doux en Europe

    28/01/2020

    Cet hiver 2019-2020 est pour l'heure d'une douceur exceptionnelle. Il revêt parfois les couleurs du printemps, comme avec les giboulées de ce mardi 28 janvier qui peuvent apporter de la neige en plaine au nord de la Seine de façon anecdotique, parfois celles de l'automne, comme avec l'épisode méditerranéen des Pyrénées Orientales la semaine dernière. Sur pratiqument tout le vieux continent les températures sont supérieures à la normale et la neige se cantonne au relief.

     

     

    Anomalie de température en Europe du 1er au 27 janvier 2020 
    Anomalie de température en Europe du 1er au 27 janvier 2020. © Karsten Haustein.

    Douceur exceptionnelle du côté de la Baltique

    La douceur océanique s'est propagée sans entrave depuis le début du mois sur le nord de l'Europe dans un régime NAO+ qui renforce les vents d'ouest à sud-ouest sur ces régions. Dans les régions les plus orientales, des anomalies de températures sont encore plus remarquables qu'en France, comme notamment dans les pays bordant la Baltique.

    À titre d'exemple, la ville de Stockholm avec une température moyenne provisoire dépassant les 4 °C devrait battre son record du mois de janvier le plus doux (qui date de 1989 avec 3,2 °C). Le mercure a atteint une valeur de 10,9 °C le 15 janvier, très proche du record mensuel (11,1 °C le 10/01/2007).

    Température moyenne en janvier à Stockholm de 1945 à 2020 
    Température moyenne en janvier à Stockholm de 1945 à 2020. © Météo-France.

    Neige principalement sur le relief

    Couverture neigeuse en Europe à la date du 26 janvier 2020 
    Couverture neigeuse en Europe à la date du 26 janvier 2020. © NOAA.

    Si la place Rouge est de nouveau blanche depuis 5 jours et que cet enneigement semble vouloir s'installer dans la durée, la hauteur relevée ce mardi 28 janvier en matinée (4 centimètres) est la plus faible des 20 dernières années à cette époque de l'année. À l'échelle du continent, la carte de neige au sol correspond sur la plupart des pays aux zones de relief ; et encore, les moyennes montagnes étaient très peu enneigées, comme on peut le voir sur les Îles Britanniques ou la France à la date du 26 janvier(seuls l'Islande et le nord de la péninsule scandinave connaissent un enneigement de saison).

    Quelles prévisions pour la fin de l'hiver ?

    Dans les jours qui viennent, la douceur va se renforcer et les températures vont atteindre des niveaux exceptionnellement élevés début février avec des valeurs pouvant atteindre ou dépasser les 15 °C au nord de la Loire, et parfois dépasser les 20 °C sur les régions les plus méridionales. Les valeurs les plus élevées pourraient même s'approcher des records pour un début février entre dimanche et lundi au pied des Pyrénées. À plus longue échéance, les tendances ne voient pas de changement global d'un scénario d'hiver doux sur l'Europe.

    Animation des anomalies hebdomadaires de température sur l'Europe du 27 janvier au 23 février 2020 
    Animation des anomalies hebdomadaires de température sur l'Europe, du 27 janvier au 23 février 2020. © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.

     

     

    Actualité par Météo-France

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Encelade: l’intérieur de la lune glacée de Saturne pourrait abriter la vie.

    Encelade : l’intérieur de la lune glacée de Saturne pourrait abriter la vie

     

    Journaliste

    Sous la glace d'Encelade, une lune de Saturne, pourraient se jouer des processus géochimiques plus complexes que ne l'avaient imaginé jusqu'alors les chercheurs. Des processus susceptibles d'offrir à la vie un environnement propice à son épanouissement.

    Encelade, c'est une petite lune de Saturne. Elle est géologiquement active. Sous sa croûte glacée, se cache un océan d'eau liquide trahi par des geysers de vapeur, de glace et de gaz divers qui s'élèvent à des centaines de kilomètres au-dessus de sa surface. Et ce sont justement ces geysers que des chercheurs du Southwest Research Institute (SwRI - États-Unis) ont étudiés pour y trouver des indices révélant les conditions qui règnent sous la glace d'Encelade. Leur conclusion : l'océan qui baigne cette lune de Saturne est plus complexe que prévu.

    « En détaillant la composition des geysers d'Encelade, nous pouvons en apprendre davantage sur la nature de son océan, comment il en est arrivé là et s'il fournit des environnements où la vie telle que nous la connaissons pourrait se développer », raconte Christopher Glein, chercheur, dans un communiqué du SwRI. Et son équipe a justement mis au point une nouvelle technique d'analyse et des modèles géochimiques inédits qui leur ont permis d'estimer la concentration en CO2 dissoute dans l'océan à partir de celle du panache.

    Cette dernière semble vouloir s'expliquer par des réactions géochimiques entre le cœur rocheux de la lune et l'eau liquide de son océan caché. Plus précisément, par la dissolution et la formation de certains mélanges de minéraux contenant du silicium et du carbone au fond de cet océan. « Il semblerait qu'Encelade soit le théâtre d'un événement de séquestration massif de CO2 dans son noyau, un événement semblable à celui que les chercheurs aimeraient reproduire sur Terre pour contrer le réchauffement climatique », commente Christopher Glein.

    Les chercheurs du Southwest Research Institute (SwRI - États-Unis) se sont notamment appuyés sur les données fournies par la sonde Cassini et son spectromètre de masse lors de son passage à proximité directe d’Encelade, en octobre 2015. En détaillant la composition chimique des geysers qui s’échappent de la croûte glacée de la lune de Saturne, ils ont conclu que son océan est probablement plus complexe que prévu. © Nasa, JPL-Caltech

    Les chercheurs du Southwest Research Institute (SwRI - États-Unis) se sont notamment appuyés sur les données fournies par la sonde Cassini et son spectromètre de masse lors de son passage à proximité directe d’Encelade, en octobre 2015. En détaillant la composition chimique des geysers qui s’échappent de la croûte glacée de la lune de Saturne, ils ont conclu que son océan est probablement plus complexe que prévu. © Nasa, JPL-Caltech 

    Des sources hydrothermales à la vie

    Un autre phénomène qui contribue à la complexité du cœur d'Encelade, c'est la présence probable de sources hydrothermales. La sonde Cassini avait d'abord révélé la présence au cœur des geysers, de minuscules particules de silice, puis celle d'hydrogène gazeux. Deux produits chimiques qui sont considérés comme des marqueurs des processus hydrothermaux. Des processus qui, au fond de l'océan, génèrent des fluides chauds, riches en énergie et chargés de minéraux qui permettent à des écosystèmes uniques de prospérer. Et potentiellement susceptibles de soutenir la vie. « Nous n'en avons trouvé aucune preuve, mais des indices intéressants que des conditions propices à la vie pourraient exister sous la croûte glacée de cette lune », note Hunter Waite, chercheur au SwRI.

    Des indices intéressants que des conditions propices à la vie pourraient exister sous la croûte glacée de cette lune

    Les chercheurs imaginent aujourd'hui que le noyau d'Encelade est composé d'une couche supérieure carbonatée et d'un intérieur serpentinisé. Les carbonates se présentent généralement sous forme de roches sédimentaires telles que le calcaire sur Terre, tandis que les minéraux serpentinisés sont formés de roches ignées d'un fond marin, riches en magnésium et en fer.

    Il est proposé que l'oxydation hydrothermale du fer, profondément réduit dans le noyau, forme de l'hydrogène, tandis que l'activité hydrothermale sur les roches carbonatées contenant du quartz produit des fluides riches en silice. Ces roches ont également le potentiel d'influencer la chimie du CO2 dans l'océan via des réactions à basse température impliquant des silicates et des carbonates.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • En utilisant de nouveaux modèles géochimiques, des scientifiques ont découvert que la concentration en CO2 dans l’océan d’Encelade peut être contrôlée par des réactions chimiques au fond de la mer.
    • Ajoutant à cette découverte, celles, antérieures, d'hydrogène et de silice, ils suggèrent des environnements géochimiquement complexes dans le noyau rocheux.
    • Une complexité qui aurait le potentiel de créer des sources d’énergie susceptibles de soutenir la vie.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Océans extraterrestres : la Nasa confirme qu'il y a de l'énergie pour la vie sur Encelade

    La Nasa vient d'annoncer que l'analyse des panaches s'élevant d'Encelade -- une lune de Saturne possédant des océans sous une banquise -- avait révélé la présence d'une importante quantité d'hydrogène moléculaire. Cet hydrogène peut être transformé en énergie par des formes de vie prospérant autour de sources hydrothermales. Il est probable qu'il en soit de même pour Europe, la célèbre lune glacée de Jupiter.

    Article de Laurent Sacco paru le 13/04/2017

    Comme Futura le prédisait, la Nasa vient bien d'annoncer la détection d'importantes quantités d'hydrogène moléculaire (H2) dans les panaches majoritairement constitués d'eau qui s'élèvent d'une région du pôle sud d'Encelade, une lune de Saturne. La découverte a été faite par la sonde Cassini quand elle est passée dans ces panaches en 2015. Elle en a analysé la composition grâce à l'instrument Ion and Neutral Mass Spectrometer (INMS), originellement destiné à « renifler » les couches supérieures de l'atmosphère de Titan.

    Comme l'expliquent les chercheurs dans un article aujourd'hui publié dans le journal Science, la présence de ce dihydrogène est très certainement le produit d'une chimie équivalente à celle des sources hydrothermales existant au fond des océans sur Terre. Cette molécule proviendrait probablement de la serpentinisation de péridotites, dans la croûte d'Encelade, réagissant avec l'eau chaude qui y circule. Or, sur Terre, cet hydrogène moléculaire est utilisé comme source d'énergie par des micro-organismes vivant au voisinage des sources hydrothermales via une réaction chimique faisant intervenir gaz carbonique dissous dans l'eau et produisant du méthane.

    Une vidéo à propos de la découverte de sources hydrothermales sur Encelade. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n’est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l’expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Nasa, JPL-Caltech

    Des océans extraterrestres riches en énergie pour la vie dans le Système solaire ?

    Cela ne veut pas dire que ces formes de vie existent dans les océans d'Encelade, mais la preuve est faite qu'il y existe très probablement des sources hydrothermales et, surtout, qu'il existe une source d'énergie chimique pouvant permettre à ces formes de vie d'apparaître et de se développer. Nous savons également qu'en plus de contenir 98 % d'eau et 1 % d'hydrogène moléculaire, les panaches d'Encelade contiennent aussi du gaz carbonique, du méthane et de l'ammoniac. Les océans de cette lune de Saturne renferment donc bien les éléments C, H, O et N qui sont à la base des molécules organiques utilisées par le vivant. Il faudrait aussi qu'ils contiennent du soufre et du phosphore mais la cosmochimie du Système solaire implique que le cœur rocheux d'Encelade a dû se former à partir de matériaux météoritiques qui en contiennent.

    Alors, ce qui vaut pour Encelade vaut-il aussi pour Europe ? On peut le penser. La Nasa vient d'ailleurs d'annoncer que la présence de panaches sur cette lune de Jupiter est de mieux en mieux attestée par les observations du télescope Hubble.

    Une vidéo à propos des panaches d'Europe. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n’est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l’expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Nasa, JPL-Caltech

    La région d'où semblent s'élever ces panaches par intermittence coïnciderait avec une région fracturée anormalement chaude apparaissant sur la carte des températures de la surface d'Europe dressée grâce à la défunte mission Galileo. L'exobiologie semble avoir un brillant avenir dans les océans extraterrestres du Système solaire...


    Que va donc révéler la Nasa ce soir ?

    La Nasa va faire l'annonce de plusieurs découvertes concernant les océans extraterrestres ce soir à 20 heures. Ces découvertes concernent certainement deux lunes glacées de notre Système solaire : Europe (satellite de Jupiter) et Encelade (qui tourne autour de Saturne). La mission Cassini pourrait-elle avoir découvert des preuves, ou seulement des indices, de l'existence de la vie dans l'océan d'Encelade ?

    Ce lundi 10 avril, la Nasa a annoncé qu'elle ferait une conférence ce soir (jeudi 13 avril), à 20 heures, heure de Paris, au sujet de découvertes importantes concernant les océans extraterrestres. Quel suspens ! Enfin... pas vraiment si l'on regarde bien la teneur de l'annonce.

    Il y est précisé d'emblée que ces trouvailles proviennent des chercheurs qui utilisent Hubble et de ceux qui sont membres de la mission Cassini. Les deux lunes du Système solaire connues pour leurs océans d'eau liquide sont :

    • Europe, pour Jupiter ;
    • Encelade, pour Saturne.

    Il est donc évident que les découvertes en question vont porter sur ces océans. C'est d'autant plus évident que le communiqué de la Nasa laisse entendre que ces découvertes ont des implications directes pour la mission Europa Clipper (le but de cette mission est de faire progresser fortement nos connaissances de la surface d'Europe afin de mieux déterminer son habitabilité).

    Rappelons, de plus, que le télescope Hubble a observé, à plusieurs reprises et de plusieurs façons, des geysers d'eau s'élevant d'Europe. Ces geysers pourraient contenir des molécules indiquant qu'il y a bien de la vie dans l'océan d'Europe car les exobiologistes n'ont pas tardé à spéculer sur l'existence de sources hydrothermales dans cet océan, alimentées en énergie par les mêmes forces de marée à l'origine du volcanisme de Io. Or ces sources abriteraient peut-être des formes de vie comme il en existe sur Terre au niveau des dorsales océaniques. Rappelons d'ailleurs que la vie sur Terre est probablement apparue dans de telles sources.

    Une vidéo à propos du survol d'Encelade en novembre 2015. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n’est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l’expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Nasa, JPL-Caltech

    Beaucoup de dihydrogène détecté dans les panaches d’eau d’Encelade ?

    Si l'information révélée il y a quelques jours par le célèbre site Web Astrobiology est correcte, le suspens concernant le contenu de l'annonce de la Nasa ce soir n'en est peut-être même plus un. Les membres de la mission Cassini auraient en effet détecté d'importantes quantités de dihydrogène (H2) dans les panaches d'eau s'élevant également d'Encelade lors du survol rapproché du 28 octobre 2015.

    L'objectif était de passer dans ces panaches, à 49 kilomètres d'altitude d'une région du pôle sud où la sonde avait permis de découvrir, il y a 10 ans, une activité cryovolcanique surprenante, pour en préciser la nature. On sait encore peu de choses sur leur composition chimique mais tout porte à croire qu'ils sont bien là aussi la manifestation d'un océan d'eau liquide sous la surface d'Encelade.

    Une seconde vidéo sur le survol d'Encelade en novembre 2015. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n’est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l’expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Nasa, JPL-Caltech

    Pourquoi Cassini ne peut pas découvrir de la vie sur Encelade

    Autant le dire tout de suite, bien que cela puisse faire penser à certaines scènes de 2010 : Odyssée 2, l'adaptation cinématographique du roman d'Arthur Clarke, les instruments de Cassini n'ont pas les moyens de détecter des biosignatures révélant l'existence de formes de vie. Inutile d'espérer voir la Nasa annoncer la découverte de 

    LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Météo week-end : le printemps s'impose pour la Chandeleur

    Pour votre prochain week-end (samedi 1er et dimanche 2 février, jour de la Chandeleur), c'est la douceur qui sera l'élément dominant, avec toujours ce temps contrasté entre le nord et le sud du pays.

     

    Demain 139

     

    La France se situera entre un puissant anticyclone étendu de l'Espagne à l'Allemagne et des perturbations circulant sur les îles britanniques. Le vent orienté au sud-ouest, canalisé entre les dépressions britanniques et les hautes pressions espagnoles, apportera beaucoup de douceur.

    Pluies au nord, soleil au sud

    Samedi, difficile d'échapper aux pluies. Une nouvelle perturbation traversera la France, avec des pluies faibles à modérées sur les 3/4 du pays. Seuls l'est de la région PACA et la Corse seront épargnés. Partout ailleurs, les pluies seront soutenues, avec du vent accentuant la sensation automnale de votre journée. 

    Dimanche, les conditions seront de plus en plus anticycloniques par le sud. Le soleil s'imposera petit à petit de la Nouvelle-Aquitaine à la région PACA, en passant par l'Occitanie et une partie de l'Auvergne-Rhône-Alpes. Le ressenti sera très agréable avec du soleil majoritaire, du vent faible et une grande douceur. 

    Au nord, le temps sera totalement différent avec les nuages de la veille qui seront toujours bien en place. les pluies seront soutenues, en particulier vers les régions proches de la Manche. Le vent y sera également fort, avec un ressenti désagréable pour toutes vos sorties en extérieur. 

    Douceur printanière au sud

    Nous resterons sous l'influence du vent de sud-ouest. Les températures de la matinée seront déjà élevées, samedi matin en particulier, avec 8 à 12°C. Samedi après-midi, il fera doux partout, surtout dans le sud avec des maximales affichant entre 14 et 18°C et des pointes à 19°C sur le sud-est de l'Occitanie.

    Dimanche, les températures pourront même passer au-dessus de 20°C par effet de foehn. En effet, avec du plein soleil et une masse d'air compressée par les Pyrénées, il fera très doux au sud dimanche avec souvent 15 à 23°C. Il fera de 11 à 16°C sur les régions du nord sous les nuages et quelques gouttes. Ces valeurs se rapprocheront tout de même de celles d'une mi-mars, voire d'un début d'avril.

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Planet, qui dispose de la plus grande flotte de microsatellite de la Terre.

    Constellation Planet

     

    Journaliste

     

     

    Planet, qui dispose de la plus grande flotte de microsatellites d'observation de la Terre, est une société d'imagerie de la Terre fondée en 2010 par trois scientifiques de la Nasa. Avec 350 microsatellites et nanosatellites d'observation de la Terre en orbite, Planet dispose de la plus grande constellation en service. Elle a la capacité d'imager chaque jour la totalité des terres émergées, soit quelque 150 millions de kilomètres carrés.

    Cette constellation, qui tourne sur une orbite héliosynchrone (SSO) à 475 kilomètres d'altitude, utilise 140 satellites, de trois types différents. On compte 120 Doves de trois à cinq mètres de résolution, 5 RapidEye (rachetés à BlackBridge en 2015) de cinq mètres de résolution et 15 SkySats qui ont la capacité d'acquérir des images en stéréo et réaliser des vidéos. Ce sont 407 satellites qui ont été mis en orbite par Planet depuis sa création et 25 lancements qui ont été réussis à ce jour.

    Très haut taux de revisite quotidien

    Cette société est aussi un des acteurs majeurs de la nouvelle économie de l'espace et de la commercialisation des données de l'observation de la Terre. Planet ne dispose évidemment pas de la résolution d'image la plus fine. Dans ce domaine, un microsatellite de quelques kilogrammes ne rivalisera jamais avec un satellite de 1,5 tonne. Mais, en raison d'un nombre record de microsatellites et nanosatellites en service, elle bénéficie de hautes capacités de revisite, ce qui est son principal avantage sur ses concurrents. Cela lui permet de fournir une solution de surveillance mondiale complète, avec la couverture la plus large et la cadence la plus élevée avec des images en moyenne et haute résolution. 

    Ce taux de revisite, inédit lorsque Planet le met en service, contribue à la mutation des modèles de fourniture d'image traditionnels avec à la clé de nouvelles offres commerciales, de services et d'applications.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/observation-terre-constellation-planet-18331/?fbclid=IwAR2XIIvWQuhHfVjw1qcvG0FoOtcu-p-udOxbU24UThvL_hTeAuAaJtSYsvk#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futurahttps://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/observation-terre-constellation-planet-18331/?fbclid=IwAR2XIIvWQuhHfVjw1qcvG0FoOtcu-p-udOxbU24UThvL_hTeAuAaJtSYsvk#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Bételgeuse dégringole à la 19e place des étoiles les plus brillantes.

    Bételgeuse dégringole à la 19e place des étoiles les plus brillantes

     

    Journaliste

     

    La luminosité de Bételgeuse n'en finit pas de dégringoler. En effet, celle que les astronomes appellent aussi Alpha Orionis, joyau rouge-orangé qui orne l'épaule gauche d'Orion, est connue pour être une des étoiles les plus brillantes des nuits d'hiver avec sa rivale bleue Rigel -- bien que désignée Beta Orionis, celle-ci est en réalité un peu plus brillante que Bételgeuse --, et l'implacable Sirius.

    Orion on January 25 with Betelgeuse still dim, here in two views: sharply focused and defocused to better show the stars' brightness. To the eye and camera #Betelgeuse looked similar to magnitude 1.6 Bellatrix. I don't see it brightening yet. @universetoday@SkyNewsMagazinepic.twitter.com/nkmr5agOVG

    — Alan Dyer (@amazingskyguy) January 26, 2020

    Cela fait des décennies que les Terriens n'avaient pas vu l'éclat de cette étoile variable baisser autant. Les dernières mesures de sa magnitude classent même Bételgeuse à la 19e place des étoiles les plus brillantes du ciel. Elle perd dix places. Du jamais vu en un siècle d'observation par les astronomes. À présent, elle irradie autant que Bellatrix (gamma Orionis), l'autre épaule d'Orion. Néanmoins, les chercheurs ont relevé que la baisse de luminosité a tendance à ralentir ces derniers jours. Mais, si au-delà de son cycle de variabilité de 420 jours qui se termine début février, elle brille toujours moins, alors les astronomes devront creuser davantage sur les causes de son comportement inhabituel.

    Évolution de la luminosité de Bételgeuse au cours de ces dernières semaines. © AAVSO

    Évolution de la luminosité de Bételgeuse au cours de ces dernières semaines. © AAVSO 

    Alors, est-ce que la supergéante rouge, arrivée à la fin de sa vie (relativement) courte, va-t-elle exploser en supernova ? La question se pose toujours. Mais il est probable que ce ne soit pas encore le « chant du cygne » de l'étoile mais seulement un camouflage derrière un important masque de gaz et de poussière qu'elle a rejeté. Ou encore qu'il s'agit là du fruit obscurcissant de sa dilatation, avec une variation jusqu'à 9 % de sa taille.

    Oui, la fin de Bételgeuse est proche mais personne ne peut dire si elle explosera cette nuit ou dans 10.000 ans...

    Comparaison de la luminosité de Bételgeuse. À gauche, le 9 février 2016 ; à droite, le 1er janvier 2020. © ottum

    Comparaison de la luminosité de Bételgeuse. À gauche, le 9 février 2016 ; à droite, le 1er janvier 2020. © ottum 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Bételgeuse : la baisse soudaine de sa luminosité surprend les astronomes

    Article de Xavier Demeersman publié le 10 décembre 2019

    Mise à la place du Soleil, Bételgeuse engloutirait toutes les planètes jusqu'à Jupiter ! © ESO

    Mise à la place du Soleil, Bételgeuse engloutirait toutes les planètes jusqu'à Jupiter ! © ESO 

    Qu'arrive-t-il à Bételgeuse, l'étoile qui marque de sa lueur rouge orangée l'épaule gauche du Chasseur Orion, bien visible les nuits d'hiver ? Des astronomes ont en effet été témoins d'une baisse significative de sa luminosité ces derniers jours. Pourquoi diable cette étoile connue comme grande candidate à une explosion en supernova dans un futur proche -- d'ici à 100.000 ans, astronomiquement parlant -- brille-t-elle moins si soudainement ? Allons-nous vivre son chant du cygne, assister à sa fin violente et spectaculaire qui déchirera la nuit de son éclat vif ? Certes, les chercheurs en rêvent, et nous aussi, mais il faudra probablement encore attendre. Bételgeuse est actuellement à quelque 640 années-lumière du Système solaire ; née dans notre voisinage il y a quelques millions d'années seulement, l'étoile massive devrait brûler ses dernières réserves durant quelques siècles encore.

    Astronomer Prof Tim Bedding from @Sydney_Science@Sydney_Physics tells me: "Looking at the last few decades on the AAVSO web site (below), I would guess this is a result of the different periodicities happening to produce a deeper-than-usual minimum." #Betelgeuse#astronomy 1/2 pic.twitter.com/MCPuaedQe1

    — Marcus Strom (@strom_m) December 8, 2019

    Pour l'instant, les explications avancées pour ce comportement inattendu sont :

    1. soit la supergéante rouge a vécu une ou plusieurs éruptions qui l'ont délestée d'une quantité importante de poussières lui enlèvant (un peu) de son éclat, comme nous en fûmes témoins ;
    2. soit cela est lié à ses cycles d'activité, encore mal connus : Bételgeuse est une étoile variable qui pulse et dont la luminosité continue d'évoluer.
    3. Affaire à suivre. N'oublions pas que ce que nous venons d'observer s'est produit en réalité il y a environ 640 ans. Qui sait, l'étoile agonisante aujourd'hui 560 fois plus grande que le Soleil, a-t-elle déjà explosé depuis.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/astronomie-betelgeuse-degringole-19e-place-etoiles-plus-brillantes-1658/?fbclid=IwAR3Xyq-jaqHbwhq0ZdbiT3FTmLYXrCWlJ-https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/astronomie-betelgeuse-degringole-19e-place-etoiles-plus-brillantes-1658/?fbclid=IwAR3Xyq-jaqHbwhq0ZdbiT3FTmLYXrCWlJ-59DruHsvKwyxuWLSbqZX9cFOE#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura59DruHsvKwyxuWLSbqZX9cFOE#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futurahttps://www.futura-sciences.com/

  • LE 29.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Bulletin de vigilance dangers naturels de la Confédération Suisse du 29.01.2020

    Bulletin de vigilance dangers naturels de la Confédération Suisse du 29.01.2020

     

    Date d'édition: mercredi 29 janvier 2020 09h00
    Information suivante: dernières informations

    Processus degré Zones concernées de à
    Vent 3 Oberland bernois, Préalpes centrales, Préalpes orientales 27.01.20, 21h 29.01.20, 09h

    Aucune description de photo disponible.

    Carte de vigilance du mardi 28.01.2020

    Source: https://www.meteosuisse.admin.ch/

    Fin d'avertissement de vents tempétueux dans l'Oberland bernois, les Préalpes centrales et orientales 

    Le courant d'ouest dynamique qui a engendré de fortes rafales de vent entre mardi et mercredi est en train de faiblir. Les rafales encore attendues ces prochaines heures n'atteindront par conséquent plus les seuils d'avertissement. 

    Météo  (État au : 29.01.2020, 09h00)

    Situation actuelle

    Une profonde dépression centrée sur la Mer du Nord a fait circuler un front froid dynamique et actif sur la Suisse. A l'avant, au passage et à l'arrière de ce front, des rafales tempétueuses de secteur ouest à sud-ouest ont été enregistrées le long du Jura, sur le Plateau ainsi que le long des Préalpes centrales et orientales. Des rafales entre 80 et 110 km/h, localement jusqu'à 120 km/h ont été mesurées mardi en plaine sur le Plateau ainsi qu'en Ajoie. Sur le Jura au-dessus de 1000m, des rafales entre 100 et 130 km/h ont été atteintes, voire localement jusqu'à plus de 150 km/h. Dans les Préalpes centrales et orientales, ainsi que dans l'Oberland bernois, des rafales entre 100 et 150 km/h ont été mesurées.

    Prévisions

    Les vents vont continuer de faiblir mercredi avec l'affaiblissement du courant de nord-ouest en altitude. Le long du Jura et sur le Plateau : les vents ont déjà significativement faibli mardi après-midi. L'avertissement de degré 3 a donc déjà été levé mardi en fin de journée. En montagne, les vents vont progressivement faiblir mercredi. Les rafales pourront encore atteindre 70 à 100 km/h sur les crêtes, mais resteront inférieures au seuils d'avertissement.

    Source: https://www.meteosuisse.admin.ch/
    Lien: https://www.meteosuisse.admin.ch/home.html?tab=bulletin

  • LE 28.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Des giboulées au mois de janvier : explications...

    Demain 10

    Le temps a été particulièrement instable sur la France ce mardi avec de fréquentes averses et giboulées s'accompagnant de grêle, de neige, de coup de tonnerre avec des températures très fluctuantes. Pourquoi avons nous connu une telle situation plutôt caractéristiques du début du printemps ? Explications...

     

     

    Un flux d'ouest très dynamique a fait circulé de l'air froid en altitude mais de l'air beaucoup plus doux dans les très basses couches de l'atmosphère. Sur la moitié nord de la France on observait une température de l'ordre de -5°C vers 1500 mètres d'altitude alors que les températures atteignaient souvent 7 à 8°C au niveau du sol. C'est cette forte différence de température entre le sol et l'atitude, combinée à une dépression très creuse sur les Iles Britanniques qui a provoqué une forte instabilité avec la circulation de puissantes averses, accompagnées parfois de grêle, de grésil, de neige et de coup de tonnerre. Une situation que l'on rencontre plus communément au mois de mars ou avril quand le soleil réchauffe déjà beaucoup les basses couches de l'atmosphère alors que des decsentes d'air polaire se produisent encore en altitude.

    Retour de la neige à basse altitude en montagne

    Avec le retour de l'air froid en altitude, la neige fait son retour à basse altitude en montagne. En fin de journée de mardi, elle tombait dès 400 m sur les Vosges, 600 à 800 m sur le Jura, le Massif-Central et le nord des Alpes.

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

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