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  • LE 23.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Trous noirs supermassifs : on peut les étudier avec des échos de lumière.

    Trous noirs supermassifs : on peut les étudier avec des échos de lumière

     

    Journaliste

    La technique des échos de lumière est prometteuse pour mesurer notamment les masses et les vitesses de rotation des populations de trous noirs supermassifs. Pour la première fois, cette technique a été utilisée avec le télescope XMM-Newton de l'ESA pour étudier, avec succès, le trou noir au cœur de la galaxie IRAS 13224-3809.

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    Nous savons que les galaxies et les trous noirs supermassifs qu'elles abritent croissent de pair mais nous ne comprenons pas encore exactement pourquoi ni comment. On le sait parce que le rapport entre la masse d'un tel trou noir et celui de sa galaxie hôte est généralement le même. Si l'on veut donc comprendre comment ont évolué les galaxies et leurs populations d'étoiles, dont on sait également maintenant qu'elles développent généralement un cortège planétaire en naissant, il est nécessaire de mieux connaître les processus d'accrétion qui permettent à ces trous noirs d'avaler de la matière. Il reste encore du travail à faire pour les comprendre, aussi bien théorique qu'observationnel.

    Les télescopes à rayons X comme l'États-unien Chandrale Russe Spektr-RG et l'Européen XMM-Newton de l'ESA sont très utiles en ce qui concerne le versant observationnel. En effet, lorsque de la matière, par exemple sous forme de filaments froids d’hydrogène et d’hélium gazeux, tombe en direction de l'horizon des évènements d'un trou noir, elle forme d'abord un disque d'accrétion où le gaz spirale en direction de la surface du trou noir. Ce qui le conduit à s'échauffer à cause de processus de frottement liés à la viscosité du gaz. Les températures atteintes deviennent très élevées, le gaz s'ionise en produisant un plasma particulièrement turbulent, comme le montre la vidéo ci-dessous issue d'une simulation numérique savante. Plasma qui rayonne alors dans le domaine des rayons X.

    La simulation réalisée montrant l'aspect du plasma tourbillonnant autour du trou noir supermassif de notre Galaxie commence par la vue d'un observateur autour de ce trou noir et l'effet de lentille gravitationnelle qu'il provoque sur le fond d'étoiles. Le temps est bien sûr accéléré. © J. Davelaar, T. Bronzwaer, D. Kok, Z. Younsi, M. Moscibrodzka, & H. Falcke BlackHoleCam, Radboud University Nijmegen, Goethe University Frankfurt

    Ce plasma forme également l'équivalent de la couronne solaire étudiée dans le cas du Soleil en ce moment par la sonde Parker Solar Probe, et c'est de cette couronne associée au disque d'un trou noir qu'émanent les rayons X les plus énergétiques. Elle est constituée essentiellement d'électrons à une température de l'ordre du milliard de degrés.

    Une méthode pour mesurer la masse et la rotation des trous noirs

    Une équipe d'astrophysiciens vient de faire savoir via un article publié dans Nature Astronomy, et en accès libre sur arXiv, qu'elle avait utilisé XMM-Newton pour reconstituer la structure et la dynamique de la partie interne du disque d'accrétion juste autour du trou noir supermassif de la galaxie nommée IRAS 13224-3809 (une galaxie de Seyfert dans la constellation du Centaure à environ 1 milliard d'années-lumière de la Voie lactée). Et cela a permis d'en apprendre plus aussi bien sur le trou noir que sur son disque et sa couronne. La galaxie est connue comme étant l'une des sources de rayons X les plus variables du ciel, subissant des fluctuations de luminosité très importantes et rapides d'un facteur de 50 en quelques heures seulement.

    Pour obtenir ce résultat, XMM-Newton a été utilisé pour mettre en pratique la méthode des échos de lumière qui avait déjà été employée pour étudier l'environnement d'un trou noir au cœur d'une galaxie, comme Futura l'expliquait dans le précédent article ci-dessous. Dans le cas présent, des flashs de lumière X issus de la couronne font briller avec un délai la partie interne du disque d'accrétion entourant le trou noir, là où la matière finit vraiment par tomber dedans. Cet écho est affecté par la structure de l'espace-temps autour du trou noir ainsi que par la structure du flot de plasma dans cette partie du disque. Les caractéristiques de la lumière réfléchie donnent alors accès notamment à des estimations de la masse et du moment cinétique du trou noir supermassif en rotation. On obtient aussi des informations sur l'environnement du trou noir que ne peut généralement pas donner avec les trous noirs supermassifs l'Event Horizon Telescope, parce que ces trous noirs sont trop lointains ou trop petits, à de rares exceptions comme dans le cas de M87*. Les chercheurs ont ainsi découvert que la taille de la couronne changeait rapidement, en quelques jours à peine.

    Ces illustrations montrent l'environnement d'un trou noir alimenté en gaz ambiant tel que cartographié à l'aide de rayons X par le satellite XMM-Newton. © ESA

    Ces illustrations montrent l'environnement d'un trou noir alimenté en gaz ambiant tel que cartographié à l'aide de rayons X par le satellite XMM-Newton. © ESA 

    Pour rendre un peu plus concret le principe de la méthode appliquée, l'astrophysicien William Alston, de l'Institut d'astronomie de Cambridge, explique ainsi dans un communiqué de l'ESA que « Tout le monde a fait l'expérience de la façon dont l'écho de la voix sonne différemment selon que l'on parle dans une salle de classe ou dans une cathédrale - cela est simplement dû à la géométrie et aux matériaux de ces pièces, ce qui fait que le son se comporte et rebondit différemment. De manière similaire, nous pouvons observer comment les échos des rayonnements X se propagent au voisinage d'un trou noir afin de cartographier la géométrie d'une région et l'état d'un amas de matière avant qu'il ne disparaisse dans le trou noir. C'est un peu comme de l'écho-localisation cosmique. ».

    Son collègue et coauteur Michael Parker, chercheur à l'ESA au Centre européen d'astronomie spatiale près de Madrid, en Espagne, ajoute lui toujours dans le même communiqué que : « L'image de l'Event Horizon Telescope a été obtenue en utilisant une méthode connue sous le nom d'interférométrie - une merveilleuse technique qui ne peut fonctionner que sur les très rares trous noirs supermassifs les plus proches de la Terre, tels que ceux de M87 et de notre Galaxie, la Voie lactée, parce que leur taille apparente dans le ciel est suffisamment grande... En revanche, notre approche est capable de sonder les quelques centaines de trous noirs supermassifs les plus proches qui consomment activement de la matière - et ce nombre augmentera considérablement avec le lancement du satellite Athena de l'ESA. ».

    La mesure de la masse, du spin et des taux d'accrétion d'un grand échantillon de trous noirs devrait alors nous permettre de faire un nouveau bond en cosmologie pour comprendre l'évolution des galaxies. Athena sera mis en orbite au début des années 2030, au moment où la mission eLisa devrait aussi être opérationnelle et pouvoir commencer à nous donner également, via les ondes gravitationnelles, des renseignements sur les populations de trous noirs supermassifs.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • La technique des échos de lumière est prometteuse pour mesurer notamment les masses et les vitesses de rotation des populations de trous noirs supermassifs.
    • Pour la première fois, cette technique a été utilisée avec le télescope XMM-Newton de l'ESA pour étudier le trou noir au cœur de la galaxie IRAS 13224–3809 via ses émissions en rayons X.
    • Alors que l'Event Horizon Telescope ne peut fonctionner que sur les très rares trous noirs supermassifs les plus proches de la Terre, la technique des échos de lumière est capable de sonder les quelques centaines de trous noirs supermassifs les plus proches qui consomment activement de la matière.
    • On devrait apprendre de l'étude de cette population de trous noirs, notamment avec le télescope Athena X de l'ESA qui devrait être lancé à l'horizon des années 2030.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Les échos de lumière des trous noirs : une clé pour sonder le cœur des galaxies

    Article de Laurent Sacco publié le 22/04/2008

    Le centre des galaxies est un lieu empli de mystères. En particulier, les astrophysiciens ne comprennent pas bien les phénomènes à l'œuvre dans le tore de poussières entourant les trous noirs à l'origine des quasars. Grâce à la découverte de l'écho de lumière causé par un flash en rayons X et en ultraviolets, émis par l'un de ces trous noirs, les chercheurs sont en train d'en apprendre plus.

    Un des événements les plus spectaculaires en astrophysique est celui causé par la disruption d'une étoile s'étant approchée trop près d'un trou noir. Les forces de marée commencent par déformer l'étoile en une sorte de ballon de rugby, l'allongent ensuite en forme de cigare puis l'aplatissent pour en faire une crêpe avant de la mettre intégralement en pièces (voir la figure 1). Une partie du gaz ainsi libéré se met à spiraler en direction du trou noir où il vient alimenter brutalement un disque d'accrétion en matière fraîche. Par frottement, la matière s'échauffe et rayonne en émettant un flash puissant de rayons ultraviolets et X.

    Ce phénomène a fait l'objet de nombreuses études théoriques et à l'ordinateur, en particulier par l'astrophysicien et cosmologiste bien connu, Jean-Pierre Luminet. Il a aussi été observé ces dernières années, bien que rarement. A mesure que le flash s'éloigne du trou noir lui ayant donné naissance, cette bulle de lumière entre en interaction avec des nuages de matière interstellaire d'ordinaire peu lumineux et difficilement détectables. A son contact, ces nuages se mettent à briller et la lumière détectée sur Terre fournit de précieux renseignements sur leur localisation et les conditions physico-chimiques qui y règnent (voir la figure 2).

    Malheureusement, ces événements étant rares et transitoires, il est difficile pour les astronomes de les observer et de profiter de cette fenêtre observationnelle que sont les échos de lumière.

    Figure 1. Une étoile passant près d'un trou noir prend une forme de cigare avant d'être mise en pièces. Une partie de la matière chaude tombe dans le trou noir, l'autre est éjectée au loin. © Nasa/CXC/M Weiss

    Figure 1. Une étoile passant près d'un trou noir prend une forme de cigare avant d'être mise en pièces. Une partie de la matière chaude tombe dans le trou noir, l'autre est éjectée au loin. © Nasa/CXC/M Weiss 

    Un écho lumineux trop étrange

    Stefanie Komossa du Max Planck Institute for extraterrestrial Physics à Garching (Allemagne) a eu de la chance. Elle et ses collègues étaient en train d'étudier une galaxie (portant le numéro SDSSJ0952+2143 dans le catalogue du Sloan Digital Sky Survey) lorsqu'ils ont repéré des caractéristiques anormales dans son spectre. Analysé en décembre 2007, ce dernier montrait la présence de très fortes raies d'émissions associées à des atomes de fer. En outre, rapporté à l'intensité d'émission des raies des atomes d'oxygène également détectées, le quotient obtenu était le plus élevé jamais observé pour le spectre d'une galaxie.

    Pour les astrophysiciens, l'explication la plus probable est la suivante. Une étoile vient juste d'être détruite par le trou noir supermassif central et le flash de lumière produit est en train d'exciter les atomes présents dans le gaz interstellaire au centre de la galaxie. Mieux, les caractéristiques du spectre font penser que le flash voyage actuellement dans le tore moléculaire encerclant le disque d'accrétion du trou noir central. Une aubaine pour analyser ce qui s'y passe ! En outre, la présence de fortes raies d'émissions de l'atome d'hydrogène fait penser qu'il s'agit des débris de l'étoile encore en train d'être avaler par le trou noir central.

    Si ces hypothèses se confirment, les astrophysiciens viennent de découvrir une clé pour explorer plus profondément ce qui se passe dans les noyaux actifs de galaxie (AGN) et comprendre la physique de l'accrétion de la matière autour des trous noirs supermassifs.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-trous-noirs-supermassifs-on-peut-etudier-echos-lumiere-15325/?fbclid=IwAR1m2eXKq4K896PudW28fV7PsJHznYe5PkW3AK0jcvkxUSRQHlLK-cFGa6E#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 23.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Pour la colonisation de la Lune, l’ESA teste une centrale à oxygène.

    Pour la colonisation de la Lune, l’ESA teste une centrale à oxygène

     

    Journaliste

    Être capable de produire de l'oxygène à partir de ressources naturellement présentes sur la Lune semble indispensable à la future colonisation de notre satellite. Et des ingénieurs de l'Agence spatiale européenne (ESA) annoncent aujourd'hui être sur la bonne voie. Grâce à leur centrale test, ils sont capables d'extraire l'oxygène contenu dans le régolithe lunaire.

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    Sur la Lune, les impacts de météorites ont laissé derrière eux une couche de poussières que les astronomes appellent le régolithe. Il a tendance à provoquer toutes sortes de problèmes techniques aux engins qui se posent sur notre satellite. Il pourrait aussi causer des problèmes de santé aux astronautes qui doivent retourner prochainement sur la Lune. Mais les ingénieurs l'envisagent aujourd'hui surtout comme une ressource naturelle abondante.

    Il y a quelques mois, ils imaginaient construire avec, les briques des futures bases lunaires. Et pourquoi ne pas en extraire l’oxygène nécessaire aux prochains explorateurs de notre satellite ? L'Agence spatiale européenne (ESA) annonce même avoir installé, au cœur de son Centre européen de technologie spatiale (Pays-Bas), une centrale prototype destinée à montrer la faisabilité de ce dernier projet.

    Les échantillons de régolithe que de précédentes missions ont ramenés de la Lune confirment que le matériau est composé de 40 à 45 % d'oxygène en poids. L'ennui, c'est que, dans le régolithe, l'oxygène apparaît sous forme d'oxydes, chimiquement lié à d'autres éléments. Et donc, non disponible.

    À gauche, un petit tas de régolithe lunaire. Ou du moins, de régolithe lunaire tel que reconstitué par les ingénieurs de l’ESA. À gauche, le même tas de régolithe après extraction de son oxygène. On y discerne les alliages métalliques produits dans l’opération. © Beth Lomax, Université de Glasgow

    À gauche, un petit tas de régolithe lunaire. Ou du moins, de régolithe lunaire tel que reconstitué par les ingénieurs de l’ESA. À gauche, le même tas de régolithe après extraction de son oxygène. On y discerne les alliages métalliques produits dans l’opération. © Beth Lomax, Université de Glasgow 

    Une centrale à oxygène pilote, dès le milieu des années 2020

    Ainsi, pour extraire l'oxygène du régolithe lunaire, les ingénieurs de l'ESA comptent sur une technique appelée l'électrolyse en milieux de sels fondus. Le régolithe est placé dans une enceinte en métal contenant du chlorure de calcium (CaCl2) fondu. Le tout est chauffé à 950 °C. Le régolithe demeure solide. Mais lorsque l'on y fait passer un courant, l'oxygène est extrait et migre à travers le sel pour être collecté du côté de l'anode. En parallèle, le restant de régolithe est également converti en alliages métalliques.

    D'autres techniques existent. Mais elles se révèlent moins rentables ou demandent de monter à des températures de plus de 1.600 °C. Cette technique semble la plus prometteuse. Elle est d'ailleurs déjà exploitée industriellement. Mais pas pour la production d'oxygène qui, dans ce cas, fait plutôt figure de sous-produit indésirable. Il a donc fallu, aux ingénieurs de l'ESA, imaginer un tuyau d'échappement pour permettre de libérer l'oxygène en un point donné. Dans les prochaines évolutions, il est prévu, bien sûr, que l'oxygène soit stocké en sortie de process.

    Extraire 96 % de l’oxygène du régolithe

    Comme l'objectif est de renvoyer des Hommes sur la Lune dans les années à venir, pour y demeurer, cette fois, l'idée est bien de peaufiner la technologie. Pour en réduire la température de fonctionnement, par exemple. Et pour faire la démonstration d'une usine pilote d'ici le milieu des années 2020. Pour l'heure, les ingénieurs de l'ESA affirment être capables d'extraire 96 % de l'oxygène du régolithe en 50 heures d'opération. Mais déjà 75 % en seulement 15 heures.

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Bientôt, des êtres humains partiront pour coloniser la Lune.
    • Pour préparer l’expédition, l’Agence spatiale européenne (ESA) a construit une centrale à oxygène du côté des Pays-Bas.
    • Objectif : montrer qu’il est possible d’extraire de l’oxygène du régolithe lunaire. Et suffisamment pour subvenir aux besoins des futurs colons.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Colonisation de la Lune : une méthode prometteuse pour y produire de l'oxygène

    Le régolithe lunaire contient des oxydes métalliques en abondance et l'on sait depuis des décennies que l'on pourrait extraire d'importantes quantités d'oxygène de ce sol. Une méthode particulièrement prometteuse par électrochimie a finalement été mise au point, fournissant en bonus des alliages métalliques. Elle sera peut-être utilisée par les futurs colons lunaires.

    Article de Laurent Sacco paru le 14/10/2019

    Une vue du cratère Shorty lors de la mission Apollo 17. © Nasa

    Une vue du cratère Shorty lors de la mission Apollo 17. © Nasa 

    Une base lunaire aurait bien des avantages. Le champ de gravité de la Lune étant plus faible que celui de la Terre, l'extraction de matériaux permettant de construire les fameuses colonies spatiales de Gerard O'Neill y serait plus aisée. Avec une biosphère en réduction, elle permettrait de tester certains des concepts nécessaires à l'établissement d'une base permanente et autonome pour des colons martiens. Mais pour cela, il faudrait pouvoir faire vivre une population humaine non négligeable et cela implique de pouvoir disposer de ressources en oxygène et en eau.

    Nous avons de bonnes raisons de penser qu'il existe des ressources en eau dans certains cratères lunaires aux pôles. Mais nous ne savons pas en pratique si elles seront vraiment adaptées à la colonisation.

    En ce qui concerne l'oxygène, nous savons depuis les travaux de pionniers, dans les années 1960, qu'il est possible de l'extraire du sol lunaire. En effet, le régolithe et les roches sur la Lune contiennent beaucoup d'oxygène sous forme d’oxyde métallique de fer, de titane et bien sûr de silicium, formant des minéraux. Au cours des décennies qui ont suivi le programme Apollo, une vingtaine de processus physico-chimiques ont été proposés pour produire de l'oxygène sur la Lune.

    Une présentation des études faites par l'ESA sur le régolithe lunaire. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © European Space Agency, ESA

    Des procédés pour extraire l'oxygène du sol lunaire avec l'énergie solaire

    Parmi les plus étudiés, avec diverses variantes, on trouve ceux consistant à utiliser une sorte de four solaire avec des miroirs concentrant les rayons du Soleil pour porter à des températures élevées (entre 700 et 1 000 °C) du régolithe ou des roches, éventuellement collectés et amenés dans le four par des robots. Certains minéraux - comme l'ilménite de formule FeTiO3 - peuvent alors réagir avec de l'hydrogène ou du méthane pour produire presque directement de l'oxygène ou du monoxyde de carbone et de l'hydrogène. À plus basse température, le monoxyde de carbone et l'hydrogène donnent alors du méthane et de l'eau que l'on peut électrolyser pour obtenir de l'oxygène et de l'hydrogène. Méthane ou hydrogène, selon la réaction de départ, peuvent donc être réutilisés pour boucler un cycle de production d'oxygène. Il faudrait bien sûr apporter suffisamment de méthane ou d'hydrogène en provenance de la Terre pour amorcer un tel cycle.

    Une autre grande classe de processus repose, elle, sur l'électrolyse d'un bain de roches lunaires silicatées fondues. Dans les deux cas de figure, on a besoin d'énergie solaire pour chauffer et produire de l'électricité, ce qui ne devrait pas poser de problème sur la Lune. L'électricité pourrait, de plus, servir à alimenter des sortes de catapultes magnétiques qui permettraient d'envoyer dans l'espace, aussi bien des réserves d'oxygène liquide, pour des colonies spatiales ou pour la propulsion de vaisseaux en orbite destinés à exploiter les astéroïdes, que des matériaux issus de l'industrie lunaire, par exemple les métaux produits indirectement par l'extraction de l'oxygène.

    Un schéma de la méthode basée sur le procédé FFC permettant de passer du régolithe en poudre (powdered regolith) à la poudre de métaux. © Lomax et al., Planetary and Space Science, 2019

    Un schéma de la méthode basée sur le procédé FFC permettant de passer du régolithe en poudre (powdered regolith) à la poudre de métaux. © Lomax et al., Planetary and Space Science, 2019 

    L'ESA vient de faire savoir qu'une nouvelle technique d'électrolyse très prometteuse venait d'être découverte par une chimiste de l'université de Glasgow, Beth Lomax, dont les recherches doctorales ont été soutenues par l'agence européenne. Beth Lomax et ses collègues ont d'ailleurs publié leurs travaux à ce sujet dans un article du journal Planetary and Space Science.

    L'idée derrière la nouvelle méthode électrochimique est une variante de celle développée depuis sa découverte en 1996-1997 à l'université de Cambridge par George Chen, Derek Fray and Tom Farthing. Elle est pour cette raison connue sous le nom de procédé FFC et ses découvreurs ont vendu le brevet à des entrepreneurs canadiens et britanniques, James Reimer et Ray Power, qui ont fondé une entreprise pour exploiter son potentiel : Metalysis. Le procédé FFC permet d'exploiter des composés métalliques solides, en particulier des oxydes, qui sont réduits de manière cathodique en métaux ou alliages respectifs à partir de sels fondus.

    Beth Lomax a conduit ses recherches aussi en association avec Metalysis. Les échantillons de roches lunaires étant trop précieux pour ce genre d'expérience d'extraction de l'oxygène à partir des oxydes métalliques du régolithe lunaire (rappelons que celui-ci contient de 40 à 45 % de son poids en oxygène), c'est du sol lunaire artificiel qui a été utilisé. Nous pouvons avoir confiance dans la fidélité de ce sol simulé puisque justement les centaines de kilogrammes d'échantillons lunaires rapportés par le programme Apollo nous ont permis de bien connaître le régolithe lunaire.

    Sur le côté gauche de cette image se trouve un tas de régolithe lunaire simulé ; à droite, le même tas de sol lunaire après l'extraction de la quasi-totalité de l'oxygène que ces minéraux contiennent, ce qui laisse un mélange d'alliages métalliques. L'oxygène et le métal pourraient être utilisés par des colons sur la Lune. © Beth Lomax, University of Glasgow

    Sur le côté gauche de cette image se trouve un tas de régolithe lunaire simulé ; à droite, le même tas de sol lunaire après l'extraction de la quasi-totalité de l'oxygène que ces minéraux contiennent, ce qui laisse un mélange d'alliages métalliques. L'oxygène et le métal pourraient être utilisés par des colons sur la Lune. © Beth Lomax, University of Glasgow 

    De l'oxygène mais aussi des métaux pour les colons lunaires

    Dans le procédé mis au point par Beth Lomax, un courant électrique parcourt un mélange d'une poudre de régolithe simulé dans du chlorure de calcium fondu à 950 °C de sorte que le régolithe demeure solide. La chimiste précise d'ailleurs à ce sujet que : « C'est le premier exemple de traitement direct "poudre à poudre" du régolithe lunaire solide simulé capable d'en extraire la quasi-totalité de l'oxygène. Les méthodes alternatives d'extraction de l'oxygène lunaire permettent d'obtenir des rendements nettement inférieurs ou nécessitent la fusion du régolithe à des températures extrêmes, supérieures à 1 600 °C. »

    Le nouveau procédé semble vraiment efficace et prometteur. Pour s'en convaincre, on peut déjà dire qu'il suffit de 50 heures pour extraire 96 % de l'oxygène contenu dans un échantillon de régolithe, mais seulement 15 heures pour en extraire déjà 75 %.

    En ce qui concerne les applications pour la métallurgie, on obtient trois groupes d'alliages principaux (parfois mélangés à de petites quantités d'autres métaux) à savoir deux alliages fer-aluminium et le fer-silicium et un autre de type calcium-silicium-aluminium. Surtout, ces alliages se présentent comme des phases facilement séparables, ce qui est favorable à des processus de raffinement permettant d'obtenir du fer, de l'aluminium et du calcium à l'état pur in fine.

    En bonus, il n'y a pas de raison pour que la méthode utilisée ne soit pas transposable au régolithe martien.

    Une photo montrant le régolithe lunaire lors de la mission Apollo 17. © Nasa/JSC/ALSJ

    Une photo montrant le régolithe lunaire lors de la mission Apollo 17. © Nasa/JSC/ALSJ 


    Produire de l'oxygène sur la Lune

    Article de Rémy Decourt publié le 19/06/2005

    Dans le cadre de la Nouvelle Vision de l'Espace, un ambitieux projet initié par le président Bush d'exploration spatiale, qui prévoit de retourner sur la Lune avant d'aller sur Mars, la NASA vient d'octroyer un contrat portant sur le développement de technologies capables de produire de l'oxygène à partir du régolite lunaire, cette couche poussiéreuse qui recouvre la surface de notre satellite naturel.

    Les bénéficiaires de ce contrat sont Florida Tech, British Titanium, l'université de Cambridge et le Centre spatial Kennedy de la NASA.

    L'oxygène est l'élément le plus abondant des roches lunaires mais un processus d'extraction est nécessaire avant d'envisager son utilisation. La NASA est engagée dans plusieurs projets qui visent tous à mettre au point un appareil capable de transformer la poussière lunaire en oxygène. L'Université de Cambridge et son laboratoire de Science des matériaux et métallurgie sont en pointe dans ce domaine d'où l'intérêt que leur porte la NASA.

    Ce contrat vise à produire de l'oxygène à partir d'un processus mis au point par l'Université de Cambridge et connu sous le nom de Fray-Farthing-Chen (FFC) Cambridge qui utilise la réduction électrochimique d'oxydes métalliques dans un électrolyte de sel en fusion. L'utilisation de cette technologie est prometteuse parce qu'elle offre des possibilités intéressantes d'extraction de tout l'oxygène contenu dans le régolite à des températures plus basses que des processus concurrents qui apparaissent bien moins performants.

    Une des clés de la réussite du retour de l'homme sur la Lune et de l'installation de base humaine lunaire, étape préalable à l'exploration de mondes plus lointains, comme Mars est la capacité qu'auront les astronautes de demain à utiliser au mieux les ressources naturelles de façon à les traiter industriellement pour répondre à leurs propres besoins.

    Or, l'oxygène liquide est le composant principal de tout carburant de fusée. Il peut représenter jusqu'à 85 % de son poids total. Sa production sur la Lune permettrait ainsi de réduire la masse de tout véhicule à destination de la Lune, de réduire hautement les risques techniques afférents au transport de carburant.

    A plus long terme, l'oxygène serait utilisé par les vaisseaux pour se ravitailler en vue de voyages bien plus loin, vers Mars , à la rencontre d'astéroïdes et au-delà, mais d'ici une petite centaine d'années.

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-colonisation-lune-esa-teste-centrale-oxygene-6475/?fbclid=IwAR03NIAiv9q0uc6k621e88kdvFo-TCae9wPYnNdlJAt1YQGWKskF-oXRFDA#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 23.01.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/VIGILANCE ROUGE CRUE L'AUDE (11) ET VIGILANCE ORANGE CRUE PYRÉNÉES ORIENTALES (66)

     

     

    11 - AUDE

     

     

    Bulletin de vigilance Régional.

    CENTRE METEOROLOGIQUE INTERREGIONAL D'AIX-EN-PROVENCE

    Numéro:2301SE06

     
       
    Emis le : jeudi 23 janvier 2020 à 12h18
    par : Météo-France Aix en Provence
    Date et heure du prochain message : au plus tard le jeudi 23 janvier 2020 à 14h00

     

     Type de phénomène

       


    Pluie-Inondation.

     

    Phénomène en cours.
    Fin de phénomène prévue le jeudi 23 janvier 2020 à 14h00

     

     

     Localisation

       
    Début de suivi pour :
    Aucun département

    Maintien de suivi pour :
    Aude (11) et Pyrénées-Orientales (66).

    Fin de suivi pour :
    Aucun département


     
     

     

     Description

       
    Qualification du phénomène :
    Pluie-inondation : épisode remarquable par sa durée et ses forts cumuls, nécessitant une vigilance particulière.


    Faits nouveaux :
    La vigilance Orange Pluie-Inondation est prolongée pour le département des Pyrénées-Orientales (66) en raison de pluies fortes sur des zones sensibles.
    Le département des Pyrénées-Orientales redescend en vigilance Orange Inondation.


    Situation actuelle :
    Ces deux dernières heures, les orages ont gagné les Pyrénées-Orientales et l'Aude sous forme d'une ligne s'étirant des Albères jusqu'au Lauragais. Sous cet axe pluvio-orageux, les cumuls observés sont de l'ordre de 15 à 30 mm en une à deux heures.
    Depuis le début de l'épisode pluvieux, soit lundi midi, on relève 126 mm à Perpignan (66), 360 mm à Amélie-les-bains (66), 313 mm à Prades (66), 422 mm à Arles-sur-Tech (66), 370 mm à Argelès (66), 320 mm à Puilaurens (11), 251 mm à Roquefort de Sault (11) et 200 mm à Sougraigne (11).
    Le département de l'Aude est en ROUGE INONDATION pour le tronçon Haute vallée de l'Aude : consulter le site http://www.vigicrues.gouv.fr/
    Le département des Pyrénées-Orientales est en Orange INONDATION : consulter le site http://www.vigicrues.gouv.fr/
    Vigilance Orange AVALANCHE en cours sur le département des Pyrénées-Orientales : consulter le bulletin de suivi avalanches.
    Consulter les cumuls de pluie observés.

    Evolution prévue :
    PLUIE-INONDATION :
    En ce milieu de journée de jeudi, l'axe pluvio-orageux va progressivement se décaler vers le Nord-Est en direction de l'Hérault et balayer le Nord-Est des Pyrénées-Orientales (région de Perignan) ainsi que le département de l'Aude.
    A l'Ouest d'un axe Céret (66) - Quillan (11), les pluies s'atténuent nettement et vont rapidement cesser.
    A l'Est de cet axe, les pluies puis le passage de la ligne pluvio-orageuse donnent des cumuls de l'ordre de 15 à 30 mm généralement, très ponctuellement 40 mm dans les Pyrénées-Orientales et 50 mm dans l'Aude.
    Les pluies cessent rapidement à l'arrière de la ligne pluvio-orageuse, qui s'évacue dans l'Hérault (34) en début d'après-midi.
    Sur l'ensemble de l'épisode, soit de lundi après-midi jusqu'à jeudi début d'après-midi, les quantités de précipitations atteignent 100 à 200 mm sur l'Ouest des Pyrénées-Orientales, 200 à 300 mm sur une large moitié Est, 300 à 400 mm dans la région d'Argelès ainsi que des Fenouillèdes au Vallespir, jusqu'à ponctuellement 450 mm.
    Sur l'Aude, 180 à 320 mm sur les Corbières et le pays de Sault, 50 à 80 mm sur les plaines de l'est, ponctuellement 100 mm.



     
     

     

     Conséquences possibles

       
    Précipitations/Orange
    * De fortes précipitations susceptibles d'affecter les activités humaines sont attendues.
    * Des inondations sont possibles dans les zones habituellement inondables.
    * Des cumuls importants de précipitation sur de courtes durées, peuvent, localement, provoquer des crues inhabituelles de ruisseaux et fossés.
    * Risque de débordement des réseaux d'assainissement.
    * Les conditions de circulation routière peuvent être rendues difficiles sur l'ensemble du réseau secondaire et quelques perturbations peuvent affecter les transports ferroviaires en dehors du réseau « grandes lignes ».
    * Des coupures d'électricité peuvent se produire.


     
     

     Conseils de comportement

       
    Précipitations/Orange
    * Renseignez-vous avant d'entreprendre vos déplacements et soyez très prudents. Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
    * Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
    * Dans les zones habituellement inondables, mettez en sécurité vos biens susceptibles d'être endommagés et surveillez la montée des eaux.
     

     

     

    66 - PYRENEES-ORIENTALES

     

    Bulletin de vigilance Régional.

    CENTRE METEOROLOGIQUE INTERREGIONAL D'AIX-EN-PROVENCE

    Numéro:2301SE06
     
       
    Emis le : jeudi 23 janvier 2020 à 12h18
    par : Météo-France Aix en Provence
    Date et heure du prochain message : au plus tard le jeudi 23 janvier 2020 à 16h00
     

     Type de phénomène

       
    Pluie-Inondation.

     

    Phénomène en cours.
    Fin de phénomène prévue le jeudi 23 janvier 2020 à 14h00
     
     
     

     Localisation

       
    Début de suivi pour :
    Aucun département

    Maintien de suivi pour :
    Aude (11) et Pyrénées-Orientales (66).

    Fin de suivi pour :
    Aucun département

     
     
     

     Description

       
    Qualification du phénomène :
    Pluie-inondation : épisode remarquable par sa durée et ses forts cumuls, nécessitant une vigilance particulière.


    Faits nouveaux :
    La vigilance Orange Pluie-Inondation est prolongée pour le département des Pyrénées-Orientales (66) en raison de pluies fortes sur des zones sensibles.
    Le département des Pyrénées-Orientales redescend en vigilance Orange Inondation.


    Situation actuelle :
    Ces deux dernières heures, les orages ont gagné les Pyrénées-Orientales et l'Aude sous forme d'une ligne s'étirant des Albères jusqu'au Lauragais. Sous cet axe pluvio-orageux, les cumuls observés sont de l'ordre de 15 à 30 mm en une à deux heures.
    Depuis le début de l'épisode pluvieux, soit lundi midi, on relève 126 mm à Perpignan (66), 360 mm à Amélie-les-bains (66), 313 mm à Prades (66), 422 mm à Arles-sur-Tech (66), 370 mm à Argelès (66), 320 mm à Puilaurens (11), 251 mm à Roquefort de Sault (11) et 200 mm à Sougraigne (11).
    Le département de l'Aude est en ROUGE INONDATION pour le tronçon Haute vallée de l'Aude : consulter le site http://www.vigicrues.gouv.fr/
    Le département des Pyrénées-Orientales est en Orange INONDATION : consulter le site http://www.vigicrues.gouv.fr/
    Vigilance Orange AVALANCHE en cours sur le département des Pyrénées-Orientales : consulter le bulletin de suivi avalanches.
    Consulter les cumuls de pluie observés.

    Evolution prévue :
    PLUIE-INONDATION :
    En ce milieu de journée de jeudi, l'axe pluvio-orageux va progressivement se décaler vers le Nord-Est en direction de l'Hérault et balayer le Nord-Est des Pyrénées-Orientales (région de Perignan) ainsi que le département de l'Aude.
    A l'Ouest d'un axe Céret (66) - Quillan (11), les pluies s'atténuent nettement et vont rapidement cesser.
    A l'Est de cet axe, les pluies puis le passage de la ligne pluvio-orageuse donnent des cumuls de l'ordre de 15 à 30 mm généralement, très ponctuellement 40 mm dans les Pyrénées-Orientales et 50 mm dans l'Aude.
    Les pluies cessent rapidement à l'arrière de la ligne pluvio-orageuse, qui s'évacue dans l'Hérault (34) en début d'après-midi.
    Sur l'ensemble de l'épisode, soit de lundi après-midi jusqu'à jeudi début d'après-midi, les quantités de précipitations atteignent 100 à 200 mm sur l'Ouest des Pyrénées-Orientales, 200 à 300 mm sur une large moitié Est, 300 à 400 mm dans la région d'Argelès ainsi que des Fenouillèdes au Vallespir, jusqu'à ponctuellement 450 mm.
    Sur l'Aude, 180 à 320 mm sur les Corbières et le pays de Sault, 50 à 80 mm sur les plaines de l'est, ponctuellement 100 mm.


     
     
     

     Conséquences possibles

       
    Précipitations/Orange
    * De fortes précipitations susceptibles d'affecter les activités humaines sont attendues.
    * Des inondations sont possibles dans les zones habituellement inondables.
    * Des cumuls importants de précipitation sur de courtes durées, peuvent, localement, provoquer des crues inhabituelles de ruisseaux et fossés.
    * Risque de débordement des réseaux d'assainissement.
    * Les conditions de circulation routière peuvent être rendues difficiles sur l'ensemble du réseau secondaire et quelques perturbations peuvent affecter les transports ferroviaires en dehors du réseau « grandes lignes ».
    * Des coupures d'électricité peuvent se produire.

     
     

     Conseils de comportement

       
    Précipitations/Orange
    * Renseignez-vous avant d'entreprendre vos déplacements et soyez très prudents. Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
    * Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
    * Dans les zones habituellement inondables, mettez en sécurité vos biens susceptibles d'être endommagés et surveillez la montée des eaux.

     
     

    Bulletin de vigilance d'Avalanche.

    CENTRE METEOROLOGIQUE DE TARBES

    Numéro:2301PY01

     

     

    Emis le : jeudi 23 janvier 2020 à 06h00
    par : Météo-France Tarbes

     

     

     Type de phénomène

       


    Avalanches.

     

    Phénomène en cours.
    Fin de phénomène prévue le jeudi 23 janvier 2020 à 16h00

     

     

     

     Localisation

       
    Début de suivi pour :
    Aucun département

    Maintien de suivi pour :
    Pyrénées-Orientales (66).

    Fin de suivi pour :
    Aucun département


     
     

     

     Description

       
    Qualification du phénomène :
    L’activité avalancheuse qui s’est produite au cours de cet épisode méditérranéen est observée en moyenne tous les dix ans.


    Faits nouveaux :
    Néant


    Situation actuelle :
    Les chutes de neige se sont poursuivies au cours de la nuit de mercredi à jeudi sur tous les massifs montagneux des Pyrénées Orientales. Ce jeudi 23 janvier, à 5 heures locales, les cumuls de neige fraîche des 12 dernières heures (nuit de mercredi à jeudi) sont de 20 cm sur Capcir et Canigou. La hauteur de neige totale mesurée à la station automatique du Canigou (à 2160 m d’altitude) ce matin est de 175 cm, soit une augmentation de 50 cm en 24 heures et de 150cm sur l’épisode qui dure depuis lundi. En conséquence le risque d’avalanche (avalanche de neige humide) reste fort (4 sur 5) ce matin sur les massifs montagneux du département. La limite pluie/neige se situe actuellement vers 2000 m d’altitude.


    Evolution prévue :
    les chutes de neige vont encore se poursuivre en cours de matinée mais avec une intensité décroissante et devraient s’arrêter en milieu de journée. Compte tenu des cumuls de neige importants constatés depuis 72 heures, l’activité avalancheuse devrait se poursuivre et rester fort jusqu’à la mi-journée de jeudi. En début d’après-midi, après l’arrêt des précipitations, l’activité avalancheuse va s’atténuer et la situation ne nécessitera plus le maintien en vigilance orange des Pyrénées Orientales.



     
     

     

     Conséquences possibles

       
    Avalanches/Orange
    * Fort risque d'avalanche.
    * Nombreux départs spontanés d'avalanche.


     
     

     Conseils de comportement

       
    Avalanches/Orange
    * Informez vous sur l'ouverture et l'état des secteurs routiers d'altitude.
    * Conformez vous aux instructions et consignes de sécurité en vigueur dans les stations de ski et communes de montagne.
    * Renseignez vous en consultant les bulletins spécialisés de Météo France, les informations locales et les professionnels de la montagne.


     

  • LE 22.01.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/VIGILANCE ROUGE ET ORANGE POUR 4 DÉPARTEMENTS TEMPÊTE GLORIA

    Bulletin de vigilance National.

    CENTRE NATIONAL DE PREVISION

    Numéro:2201DP08

     

     

     

     

     

     

     

    Emis le : mercredi 22 janvier 2020 à 19h30
    par : Météo-France Toulouse
    Date et heure du prochain message : au plus tard le mercredi 22 janvier 2020 à 23h00

     

     Type de phénomène

       


    Pluie-Inondation et Avalanches.

     

    Phénomène en cours.
    Fin de phénomène prévue le jeudi 23 janvier 2020 à 16h00

     

     

     

     Localisation

       
    Début de suivi pour :
    Aucun département

    Maintien de suivi pour :
    Aude (11) et Pyrénées-Orientales (66).

    Fin de suivi pour :
    Aucun département


     
     

     

     Description

       
    Qualification du phénomène :
    Pluie-inondation : épisode remarquable par sa durée, nécessitant une vigilance particulière.
    Avalanche : L’activité avalancheuse attendue au cours des prochaines 24 heures est observée en moyenne tous les dix ans.


    Faits nouveaux :
    L'Ariège et la haute-Garonne sont passées en orange inondation à 19h05


    Situation actuelle :
    PLUIE-INODATION:
    Au cours des trois dernières heures, les pluies ont dans l'ensemble baissé d'intensité avec des quantités de l'ordre de 15 à 30 mm du Vallespir aux Fenouillèdes, jusqu'au Razés. Il n'y a plus de caractère orageux.
    Sur les dernières quarante huit heures, on relève 120 mm à Perpignan, 272 mm à Amélie-les-bains, localement 315 mm à Arles-sur-Tech, 275 mm à Argelès, 236 mm à Saint Paul de Fenouiillet.
    *
    AVALANCHES
    Aujourd’hui mercredi, l’épisode neigeux s’est généralisé à l ‘ensemble des massifs montagneux du département des Pyrénées Orientales. En effet, sur le massif du Capcir-Puymorens, jusque là relativement épargné, les cumuls de neige récente sur les dernières 24 heures atteignent 60 à 70 cm. Sur le secteur du Canigou, où les accumulations de neige fraîche sont les plus importantes, on observe des cumuls de 90 cm en 24 heures et 130 cm en 48 heures. Le risque d’avalanches est maintenant fort (4/5) sur l’ensemble des massifs du département.


    Evolution prévue :
    PLUIE-INONDATION :
    Les pluies, fluctuant en intensité, vont perdurer jusqu'à jeudi midi, affectant principalement une grande moité Est des deux départements.
    Au cours des prochaines heures, les pluies se poursuivent avec des intensités de l'ordre de 5 à 10 mm par heure.
    Sur le nord de l'Aude, en soirée de mercredi, les pluies baissent temporairement d'intensité, la partie sud de l'Aude reste concernée par des pluies soutenues.
    Sur la journée de mercredi, les quantités atteignent :
    - Pour les Pyrénées-Orientales, le plus souvent 100 à 150 mm sur une moitié est, localement 150 à 250 mm sur la partie centrale (Vallespir, Conflent, Fenouillèdes), notamment les contreforts orientaux. 40 à 80 mm sur une petite partie ouest du département.
    - Pour l'Aude, 100 à 150 mm sur les Corbières et le pays de Sault, localement 200 mm vers la limite avec les Pyrénées-Orientales. 30 à 60 mm ailleurs.
    A partir de la seconde partie de nuit de mercredi à jeudi, un nouveau passage pluvieux parfois orageux remonte d'Espagne et concerne jusqu'en matinée les départements des Pyrénées-Orientales et de l'Aude avec un regain d'intensité. Les zones littorales sont également concernées. Lié à ce passage pluvieux, on attend des quantités supplémentaires de 40 à 50 mm localement 70 à 90 mm.
    Sur l'ensemble de l'épisode, soit jusqu'à jeudi à la mi-journée, les quantités de précipitations devraient atteindre 200 à 380 mm sur une large moitié Est des Pyrénées-Orientales, ponctuellement un peu plus. Sur l'Aude, 180 à 250 mm sur les Corbières et le pays de Sault, 50 à 80 mm sur les plaines de l'est.
    Facteurs aggravants :
    - Avec le redoux se poursuivant , la fonte de la neige contribuera à augmenter le débit des cours d'eau.
    *
    AVALANCHES
    Après une légère accalmie des précipitations neigeuses en début d’après-midi de mercredi, de nouvelles précipitations relativement importantes vont se produire au cours de la nuit de mercredi à jeudi et le tout début de journée de jeudi. Les quantités de neige fraîche prévue pour cet épisode sont de l’ordre 50 à 70 cm au dessus de 2000 m d’altitude avec une limite pluie/neige qui oscillera entre 1800 et 2000 m d’altitude. Par conséquent, des pluies ou des chutes de neige humide et lourde, se produiront jusqu’ à 2000 m d’altitude, ce qui favorisera les départs d’avalanches et notamment dans les zones où les cumuls de neige fraîche sont importants. L’activité avalancheuse sera donc renforcée au cours de la nuit de mercredi à jeudi et jeudi matin sur les massifs Capcir-Puymorrens et Cerdagne-Canigou où se produiront de nombreuses avalanches de taille moyenne et quelques unes de grande taille. Ces avalanches pourront atteindre des routes et des infrastructures de montagne.
    Par la suite, au cours de la matinée de jeudi, les précipitations devraient s’estomper assez rapidement, marquant ainsi la fin de cet épisode neigeux.
    CRUES
    Vigilance rouge sur les Pyrénées Orientales et l'Aude : consulter le site https://www.vigicrues.gouv.fr
    Vigilance orange sur l'Ariège et la Haute-Garonne: consulter le site https://www.vigicrues.gouv.fr



     
     

     

    Conséquences possibles

       
    Précipitations/Orange
    * De fortes précipitations susceptibles d'affecter les activités humaines sont attendues.
    * En raison de ces précipitations, la visibilité peut être réduite, des inondations sont possibles.
    * Les conditions de circulation routière peuvent être rendues difficiles et quelques perturbations peuvent affecter les transports ferroviaires.

    Avalanches/Orange
    * Très fort risque d'avalanche.
    * Nombreux départs spontanés d'avalanche.


     
     

    Conseils de comportement

       
    Précipitations/Orange
    * Renseignez vous avant d'entreprendre un déplacement et soyez vigilants. Evitez, si possible, le réseau routier secondaire.
    * Si vous habitez en zone habituellement inondable, prenez les précautions d'usage.
    * Soyez prudents face aux conditions de circulation pouvant être difficiles.

    Avalanches/Orange
    * Informez vous sur l'ouverture et l'état des secteurs routiers d'altitude.
    * Conformez vous aux instructions et consignes de sécurité en vigueur dans les stations de ski et communes de montagne.
    * Renseignez vous en consultant les bulletins spécialisés de Météo France, les informations locales et les professionnels de la montagne.

  • Notre chaîne YouTube d'Astronomie et de Météorologie/ LE 22.01.2020 L'Agly déborde à Saint-Paul-de-Fenouillet INONDATION EN COURS

     

    Notre chaîne YouTube d'Astronomie et de Météorologie/ LE 22.01.2020  L'Agly déborde à Saint-Paul-de-Fenouillet, inondant les quartiers bas de la ville.

     

     

     

     

     

  • LE 22.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/La tempête Gloria s'abat sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales

    DIRECT. La tempête Gloria s'abat sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales, certains fleuves en vigilance rouge aux crues

     

     

    À Limoux, les rues ont été inondées par la crue de l'Aude, ce mercredi 22 janvier. / © FTV / A. Grellier À Limoux, les rues ont été inondées par la crue de l'Aude, ce mercredi 22 janvier. / © FTV / A. Grellier

     

     

    Certains fleuves de l'Aude et des Pyrénées-Orientales ont été placé en vigilance rouge aux inondations par Météo France, ce mercredi, en raison de fortes pluies, vents et chutes de neige et des risques d'inondations amenés par la tempête Gloria. Des évacuations sont en cours. 

    Par Emma Derome avec AFP 

    La tempête Gloria continue de balayer les Pyrénées-Orientales ce mercredi 22 janvier et continue sa course vers l'Aude après avoir fait 4 morts en Espagne. De fortes pluies, des cumuls de neige importants et des vents violents secouent les deux départements et augmentent les risques d'inondation. 
     

    L'Aude et les Pyrénées-Orientales ont été placés en rouge sur la carte de Météo France, en début d'après midi, en raison des crues attendues sur certains fleuves qui ont atteint leur seuil critique. Les deux départements restent en alerte orange pluie-inondation, et en vigilance orange aux avalanches pour les P-O.

     

    Jusqu'à 380 mm de cumul de pluie

     

    Il pleut sur une grande partie de la région Occitanie ce mercredi, avec une pluie particulièrement forte sur les Pyrénées-Orientales, qui est devenue orageuse en milieu de matinée.
     
    "Le fort vent de secteur est en Méditerranée continue de bloquer les pluies et les chutes de neige sur les Pyrénées-Orientales. L'activité reste forte toute la journée, donnant des pluies soutenues et orageuses par moments, la neige est abondante dès 1.600 à 1.800 mètres", rapporte Météo-France.

     

    Sur la journée de mercredi, les quantités de pluie atteignent jusqu'à 250 mm sur la partie centrale (Vallespir, Conflent, Fenouillèdes), selon Météo France. D'ici à la fin de l'épisode, jeudi midi, le cumul pourrait aller jusqu'à 380 mm par endroits sur la partie est du département.

    "Sur une période de 48 heures, on relève 120 mm à Perpignan, 246 mm à Amélie-les-bains, localement 280 mm vers Arles-sur-Tech, 272 mm à Argelès, 197 mm à Saint Paul de Fenouiillet", précise la préfecture.


     

    Crue de l'Agly et du Tech : des habitants évacués

     

    L'Agly est passé en vigilance rouge aux crues en début d'après-midi. Le fleuve a atteint son niveau d'alerte de 6m68, a indiqué la préfecture. Six communes autour de Rivesaltes ont enclenché un plan d'évacuation à la demande du préfet dans un rayon de 300 mètres de part et d'autres des rives, a annoncé la préfecture. 
     

     

    Les habitants évacués devraient être "mis en sécurité dans les lieux de rassemblement prévus par leur plan communal de sauvegarde". Le centre commercial Carrefour Claira Salanca était en cours d'évacuation à 16 heures. 

     

    "Les précipitations attendues ce jour vont générer des débordements généralisés sur le tronçon en cours de journée", détaille Vigicrues, qui signale un "risque potentiel de rupture des digues Agly-Plaine de la Salanque", avec une menace "directe et généralisée sur la sécurité des personnes et des biens".

     

    Dans les P-O, le Verdouble et le Tech sont en vigilance orange. "Sur le littoral des Pyrénées-Orientales, la houle et les fortes vagues d'est à nord-est vont gêner l'écoulement des rivières, ce qui se traduit par une vigilance jaune vagues-submersion", ajoute Météo France.​

     

    Les autorités redoutent également la fonte de la neige en altitude, qui augmente le débit des cours d'eau. Au Boulou, la crue du Tech est surveillée de près. Dans le Vallespir, à Amélie-les-Bains, une dizaine de personnes ont été évacuées à titre préventif.

     

    Le Tech déborde et submerge la route, notamment la D914 entre Elne et Argelès-sur-Mer, qui a été coupée.
     

     

    Le Tech déborde sur la route D914, dans les Pyrénées-Orientales. L'axe a été coupé depuis. / © Aude Cheron / FTV

     
    La Têt, en amont de Perpignan, est également en crue. La route D116, le long du fleuve, est inondée par endroits dans le sens Prades vers Perpignan.

     

    L'eau gagne les voies de la RN116 en direction de Perpignan, après Prades, ce mercredi 22 janvier après-midi. / © FTV / A. Guiraud

     


    La Massane monte dangereusement à Argelès-sur-Mer

     


    Le plan de sauvegarde a été déclenché à Argelès-sur-Mer. Les vents devraient se renforcer, provoquant une mer déchaînée avec des vagues de plusieurs mètres. Par ailleurs, dans le centre-ville, la Massane est passée au-dessus du seuil d’alerte et pourrait entrer en crue très prochainement.

    La ville a décidé la fermeture de son école et du collège ce 22 janvier par mesure de précaution. Selon Vigicrue, le fleuve a atteint 0,75cm. La mairie prévoit d'évacuer les bords de la Massane, soit plusieurs centaines d'habitants, si l'eau atteint 1 mètre.
     

     

    La Massane qui se jette en mer Méditerranée dans le port d'Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales a atteint sa cote d’alerte ce mercredi 22 janvier en raison des fortes pluies de la tempête Gloria. / © Aude Chéron

     

    L'eau déborde dans les rues en bord de place du Racou, à Argelès-sur-Mer, le 22 janvier. / © FVT / C. Llambrich


    Avec l'activation de la vigilance rouge, la préfecture des Pyrénées-Orientales a mis en place un numéro spécial : 04.68.51.67.67.

     

    L'Aude en crue, des routes coupées



    La partie entre Carcassonne et la haute vallée de l'Aude est également en alerte rouge aux crues depuis le début de l'après-midi. L'Orbieu et l'Aude centrale sont en vigilance orange.
     

     

    L'Agly et l'Aude entre Carcassonne et la haute vallée sont en vigilance rouge aux crues ce mercredi / © Vigicrue


    Les cumuls de pluie pourraient atteindre 280mm à 300mm sur les Corbières, le Pays de Sault et en amont de l'Aude, a annoncé la préfecture. À Trèbes mais surtout à Limoux, les rues sont inondées, et certains habitants doivent être évacués. Certains ont pris leurs dispositions avant de quitter leur habitation..

     

     

    "C’est la première fois que je connais ces conditions depuis que je me suis installé ici, en 2006. Ça ne suffira probablement pas, mais il faut essayer", souffle Steve Hunt, habitant de Limoux. "J'ai acheté le matériel nécessaire en voyant au bulletin météo que des inondations étaient prévues".


    Une trentaine d'habitants évacués se sont réfugiés dans le gymnase de la commune.
     

     

    34 personnes sont hébergées dans un gymnase à Limoux dans l'Aude suite aux intempéries causées par la tempête Gloria le 22 janvier 2020. / © F.Guibal/FTV


    Certains cours d'eau commencent à déborder, submergeant les routes. En Couiza et Alet, la D118 a été coupée.
     

     

    La route entre Couiza et Alet, dans l'Aude, est submergée et a été coupée à la circulation / © A. Grellier / FTV  

     

    Beaucoup (trop) de neige

     

    De la neige est tombée en quantité significative dans le secteur du mont Canigou et en Cerdagne, plus d'1 mètre par endroits.
     

     

    La neige est largement tombée à Saint-Pierre-dels-Forçats, sur le mont Canigou / © FTV
    Toute cette neige réjouissait mardi les stations de ski, mais a aussi entrainé des complications, notamment des coupures d'électricité et de forts risques d'avalanches. "Le risque d'avalanche est fort (4 sur 5) ce matin dans le secteur", précise Météo France.
     

     
    Résultat, toutes les stations de la zone, dont Font Romeu, Les Angles et Cambre d'Aze sont fermées.
     

    Un pic de 23.000 foyers privés d'électricité

     

    Un pilône RTE est tombé mercredi dans la nuit, coupant l'électricité pour 23.000 foyers autour de Font Romeu et jusqu'à Andorre, selon la préfecture des Pyrénées-Orientales. À 16 heures, l'électricité n'était pas rétablie sur Saint-Pierre-dels-Forçats.
     

    Le Col du Puymorens fermé

     

    De nombreuses routes départementales restent coupées ce mercredi. La circulation est difficile au niveau du col du Puymorens, qui est fermé.
     

    La circulation vers Andorre est également difficile depuis les Pyrénées-Orientales. La pluie battante cause aussi des inondations sur l'A9.​
     

    400 pompiers mobilisés

     

    Dans les Pyrénées-Orientales, les pompiers ont décompté 112 interventions diverses depuis le début du phénomène. Par ailleurs, 11 personnes ont été évacuées à Codalet suite à l’effondrement d’un mur touchant 3 maisons. Huit personnes ont été relogées par la mairie, selon la préfecture.

    Plus de 400 sapeurs pompiers ont sont toujours sur place ce mercredi, ainsi que plus de 40 gendarmes. Pour le déneigement, une centaine d'agents et une cinquantaine d'engins ont été mobilisés, ainsi que 28 agents pour les inondations sur les routes. 

     

    Une femme retrouvée noyée à Agde, a priori sans lien avec la tempête 

     


    Le corps sans vie d'une femme a été retrouvé ce mercredi à 9 heures dans le port d'Agde. Elle n'a malheureusement pas pu être ranimée. Selon les pompiers, la mort de la quadragénaire ne serait a priori pas à mettre en lien avec la tempête Gloria. L'eau est en effet calme au niveau du port.   

    Cet épisode méditerranéen d'hiver a été annoncé comme "exceptionnel". Le dernier remonte au milieu des années 80.​

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