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  • LE 21.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Le trou noir de 68 masses solaires existe-t-il vraiment?

    Le trou noir de 68 masses solaires qui défie l'astrophysique existe-t-il vraiment ?

    ACTUALITÉClassé sous :TROU NOIR , LB-1 , THÉORIE DE LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE

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    Journaliste

    Les trous noirs stellaires connus jusqu'ici dans la Voie lactée ne dépassaient pas la quinzaine de masses solaires, en accord avec les théories expliquant leur formation par effondrement gravitationnel d'une étoile lorsqu'elle devient une supernova. Les astrophysiciens ont donc été stupéfaits l'année dernière par la découverte d'un trou noir qui ne devrait pas exister car contenant environ 68 masses solaires. Mais cette estimation est remise en question aujourd'hui.

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    L'année dernière, l'annonce de l'estimation de la masse du trou noir LB-1 a surpris les astrophysiciens. Il fait partie d'un système binaire dont l'autre composante est une géante bleue de 8 masses solaires, une étoile de type B (plus précisément une étoile Be) cataloguée sous la dénomination de LS V+22 25 et qui se trouve à environ 15.000 années-lumière du Système solaire.

    Cette masse, mais surtout la présence d'un autre astre associé à l'étoile bien visible, était déduite des mouvements de cette étoile provoquant une alternance de décalage vers le bleu puis vers le rouge par effet Doppler du spectre de l'étoile, décalage d'autant plus prononcé que ces mouvements sont rapides. C'est donc la même méthode, dite des vitesses radiales, que l'on utilise pour découvrir des exoplanètes et estimer leurs masses. Là aussi, plus l'exoplanète est massive pour une même distance à une étoile hôte d'une même masse donnée, plus elle va provoquer un mouvement de va-et-vient de son étoile du fait de l'attraction gravitationnelle mutuelle de ces astres (les planètes du Système solaire font aussi osciller le Soleil, ce qui permettrait à des E.T. de découvrir leur existence).

    Dans le cas de LS V+22 25, la théorie de la structure stellaire nous permet d'estimer sa masse en tant qu'étoile de type B, en partie parce que cette masse est liée à sa température. On peut donc ensuite en tirer la masse de l'astre LB-1 qui, lui, ne semble pas rayonner, ce qui d'ailleurs conduit à adopter l'hypothèse qu'il est un trou noir. La masse obtenue était d'environ 68 masses solaires, aux incertitudes près des mesures. Or, une telle masse est bien trop élevée dans le cadre de ce que l'on sait en astrophysique.

    L'Univers selon Stephen Hawking, par Jean-Pierre Luminet, des trous noirs à la cosmologie. Conférence donnée le 9 octobre 2019 au Conservatoire national des Arts et Métiers pour la Société astronomique de France. © Jean-Pierre Luminet

    LS V+22 25, une fausse étoile de type B ?

    LB-1 est un trou noir stellaire, ce qui veut dire que c'est le résidu d'une étoile qui a explosé en supernova en s'effondrant gravitationnellement. Les étoiles ont une masse qui ne peut guère dépasser les 100 masses solaires et la quantité de matière éjectée par le souffle de l'explosion d'une supernova est ordinairement très importante, de sorte que la masse de l'astre compact qui peut être laissé par cette explosion est difficilement et probablement très peu élevée. D'ailleurs, les masses des trous noirs stellaires précédemment découverts dans la Voie lactée sont toutes entre 5 et 15 masses solaires, comme Futura l'expliquait dans le précédent article au sujet de la découverte de LB-1 (voir ci-dessous).

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    Qu'en déduire ? Que l'on s'est probablement trompé quelque part dans l'estimation de la masse de LB-1 comme le soutient, dans un article en accès libre sur arXiv mais publié dans Astronomy and Astrophysics, une équipe d'astrophysiciens des universités de Erlangen-Nürnberg et Potsdam en Allemagne.

    Les chercheurs ont fait des analyses plus poussées des abondances des éléments chimiques dans l'atmosphère de l'étoile LS V+22 25 et ils ont découvert des anomalies en ce qui concerne les quantités présentes d'oxygène, d'azote, de carbone et surtout d'hélium. Ces anomalies suggèrent que cette étoile n'est en fait pas de type B sur la fameuse séquence principale.  

    Par contre, les mesures s'accordent bien avec un scénario dans lequel les couches supérieures constituées d'hydrogène de l'étoile auraient été arrachées par les forces de marée de l'astre, formant l'autre partie de l'étoile binaire, pour faire apparaître des couches constituées d'hélium produites par l'évolution de la nucléosynthèse stellaire. Sous cette hypothèse, la masse de LS V+22 25 est nettement plus faible, environ 1,1 masse solaire, ce qui veut dire que pour rendre compte de l'amplitude de ses mouvements oscillants, la masse de LB-1 doit être plus basse elle aussi.

    Quelle estimation obtient-on alors ? De 2 à 3 masses solaires, ce qui est tout à fait acceptable et laisse même penser, compte tenu là aussi des incertitudes, que LB-1 pourrait même être... une étoile à neutrons !

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Les quelques trous noirs détectés dans la Voie lactée, à l'exception du trou noir supermassif central, sont supposés se former par l'effondrement d'une étoile lors de son explosion en supernova SN II.
    • Les masses observées et prédites théoriquement avec les scénarios standards de l'évolution stellaire étaient compatibles et comprises entre 5 et 15 masses solaires.
    • Mais un trou noir détecté dans un système binaire avec une étoile bleue posséderait environ 70 masses solaires, ce qui est pour le moment incompréhensible et nécessite de revoir nos idées sur la formation des trous noirs stellaires.
    • Mais, en réalité, ce trou n'existe peut-être pas, car l'estimation de la masse de l'astre appelé LB-1 résulterait d'une erreur de l'estimation sur la masse de l'étoile LS V+22 25.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Un trou noir de 68 masses solaires défie l'astrophysique

    Article de Laurent Sacco publié le 30/11/2019

    Les trous noirs stellaires connus jusqu'ici dans la Voie lactée ne dépassaient pas la quinzaine de masses solaires, en accord avec les théories expliquant leur formation par effondrement gravitationnel d'une étoile lorsqu'elle devient une supernova. Les astrophysiciens sont donc stupéfaits par la découverte d'un trou noir qui ne devrait pas exister puisqu'il contient environ 70 masses solaires.

    Il y a 60 ans, la majorité des astrophysiciens et des physiciens relativistes ne prenaient pas au sérieux l'existence des étoiles effondrées gravitationnellement, issues des calculs de Robert Oppenheimer et ses collaborateurs à la fin des années 1930. Même John Wheeler, qui pourtant allait introduire à leur sujet le terme de « trou noir » et mener dans la décennie qui allait suivre les recherches sur ces astres compacts aux États-Unis, avait initialement des doutes. Mais tout comme son collègue russe Yakov Zeldovitch, des simulations sur ordinateurs conduites de part et d'autre de l'Atlantique allaient les faire changer d'avis.

    Aujourd'hui, on a de bonnes raisons de penser qu'il existe au moins 100 millions de trous noirs stellaires dans la Voie lactée, donc issus de l'effondrement gravitationnel d'étoiles de plus de 8 masses solaires en fin de vie. En tout cas, c'est ce que nous dit la théorie de l'évolution stellaire et le fait qu'avec les progrès de l'astronomie X, depuis environ 50 ans, on a bel et bien détecté dans notre Galaxie des candidats au titre de trou noir stellaire. Il s'agit à chaque fois de la détection des émissions dans le domaine des rayons X d'un disque d'accrétion chaud entourant un astre compact dans un système binaire et alimenté en gaz par une étoile. Le premier trou noir de ce genre à être détecté est célèbre sous le nom de Cygnus X1.

    On peut estimer la masse des trous noirs stellaires dans la Voie lactée, elle est ordinairement d'une dizaine de masses solaires (entre 5 et 15 pour être un peu plus précis), ce qui coïncide avec les estimations provenant des calculs décrivant la formation de ces trous noirs à partir d'une supernova. On comprend donc la surprise des astronomes qui viennent de publier un article dans le journal Nature faisant état de la découverte dans notre Galaxie d'un trou noir stellaire d'une masse estimée aux incertitudes près (+11/-13) à 68 masses solaires.

    La physique des trous noirs, par Jean-Pierre Luminet. Conférence donnée au Collège de France en novembre 2015. © Jean-Pierre Luminet

    Un trou noir détecté avec la méthode des vitesses radiales

    LB-1, c'est son nom, fait partie d'un système binaire dont l'autre composante est une géante bleue de 8 masses solaires et qui se trouve à environ 15.000 années-lumière du Système solaire comme l'expliquent, dans un article sur arXiv, les membres de l'équipe internationale qui a fait sa découverte. C'est le fruit d'une campagne d'observations effectuant des mesures spectroscopiques dans le but de faire l'équivalent des détections d'exoplanètes par la méthode des vitesses radiales.

    Ces observations ont été obtenues initialement avec le Large Sky Area Multi-Object Fibre Spectroscopic Telescope (c'est-à-dire Télescope spectroscopique multi-objets à fibres optiques grand champ) ou télescope Guo Shoujing, en abrégé Lamost, un télescope optique chinois de quatre mètres de diamètre. Deux autres grands télescopes sont ensuite entrés dans la danse pour préciser les données obtenues par les astronomes chinois, à savoir le Gran Telescopio Canarias del Roque de los Muchachos Observatory (La Palma), le fameux Grantecan, et aussi ceux avec des miroirs de 10 mètres de diamètre de l'observatoire W. M. Keck sur le mont Mauna Kea de l'île d'Hawaï.

    La période orbitale de LB-1 est d'environ 79 jours et bien que l'on ne voit pas directement dans le visible le trou noir, il signale tout de même sa présence par les oscillations de son étoile compagne, ce qui provoque des décalages spectraux par effet Doppler, comme dans le cas d'une exoplanète, par exemple une Jupiter chaude, autour de son étoile hôte. En fait, cette méthode de détection d'un trou noir (avec les mouvements d'une étoile, pas par effet Doppler) conçu comme un astre invisible avait déjà été envisagée il y a plus de deux siècles par l'un des précurseurs de la théorie des trous noirs, le Britannique John Michell. L'astronome ignorait tout d'une possible émission dans le domaine des rayons X du disque d'accrétion d'un trou noir. En fait, l'astrophysique n'existait tout simplement pas à cette époque où les chercheurs ne disposaient que des méthodes de l'astrométrie, et de la mécanique céleste de Laplace et Lagrange pour ne citer que ces deux géants.

    Accrétion de gaz sur un trou noir stellaire depuis une étoile bleue (impression d'artiste). © Yu Jingchuan, planétarium de Beijing, 2019

    Accrétion de gaz sur un trou noir stellaire depuis une étoile bleue (impression d'artiste). © Yu Jingchuan, planétarium de Beijing, 2019 

    L'obstacle des supernovae à antimatière

    Il y a quelques années, les astrophysiciens avaient déjà eu quelques surprises en déterminant les masses des trous noirs impliqués dans les émissions d'ondes gravitationnelles détectées par Virgo et Ligo. En fait, une énigme était apparue depuis la détection de GW150914, la première source ayant produit une onde gravitationnelle directement mise en évidence sur Terre grâce à Ligo. L'analyse du signal a montré que l'onde résultait de la collision accompagnée d'une fusion de deux trous noirs formant un système binaire avec, en ce qui concerne les estimations les plus probables des masses des deux trous noirs, respectivement 29 et 36 masses solaires. Déjà à cette époque, il était difficilement possible de rendre compte de trous noirs aussi massifs en utilisant la théorie conventionnelle de l'évolution stellaire. Depuis, quelques scénarios exotiques ont heureusement été proposés.

    Dans le cas présent, l'énigme semble encore plus difficile à percer si l'on en croit les déclarations de Chris Belczynski, chercheur au Nicolaus Copernicus Astronomical Center : « Le trou noir LB-1 semble impossible à expliquer... des étoiles suffisamment massives pour former un trou noir "monstre" de 70 masses solaires devraient être totalement détruites par des explosions de supernovae à instabilité de paires qui ne laissent que du gaz et de la poussière, et non des trous noirs ! ».

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-trou-noir-68-masses-solaires-defie-astrophysique-existe-t-il-vraiment-78595/?fbclid=IwAR3Gu_UeI5eC40ZIA9RsQuxGf8T-emxNVqkyhivr5UorDHFD8UTnItXR9Xo#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 21.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ De petits morceaux de la grande tache rouge de Jupiter semblent s'écailler.

    Le grand point rouge de Jupiter ne disparaît peut-être pas

    De petits morceaux de la grande tache rouge de Jupiter semblent s'écailler. Est-ce un signe de la disparition de ce nuage rouge énigmatique, ou simplement une conséquence du chaos atmosphérique que nous ne pouvons pas voir d'en haut?

    Par Philip Marcus  | Publication: mardi 26 novembre 2019

    SUJETS CONNEXES: JUPITER

    JupiterGreatRedSpot

    Mesurant à 10159 miles (16.350 kilomètres) de largeur (au 3 avril 2017), le Great Red Spot de Jupiter est 1,3 fois plus large que la Terre.

    NASA / JPL-Caltech / SwRI / MSSS / Christopher Go

    Au cours des 10 dernières années, mais au cours des cinq derniers mois en particulier, la presse a fait savoir que la grande tache rouge de Jupiter était en train de mourir . Cependant, certains astronomes croient, pour paraphraser Mark Twain, que les rapports de sa mort sont grandement exagérés, ou du moins prématurés.

    Robert Hooke, un des premiers physiciens britanniques qui ont découvert des cellules, a décrit pour la première fois le Great Red Spot en 1665 . En 1979, lorsque deux vaisseaux spatiaux Voyager ont volé à proximité de Jupiter, les images ont montré que l'endroit était un nuage rouge qui tournait dans le cadre d'un énorme vortex plusieurs fois plus grand que la Terre.

    Des inquiétudes pour la «santé» du Grand Point Rouge sont apparues lorsque les astronomes ont réalisé que la zone du nuage en 1979 n'était que la moitié de sa taille dans les années 1800, comme déterminé à partir d'anciennes plaques photographiques. Les images récentes ont montré un rétrécissement des nuages ​​plus important, ce qui a fait la une des journaux selon laquelle l'endroit pourrait mourir dans les 20 ans. Au printemps 2019, les astronomes ont rapporté qu'il "s'effilochait" et qu'il perdait de grandes "pales" et des "flocons" de nuages ​​rouges.

    Je suis intrigué par le Great Red Spot depuis 1979, lorsque j'ai vu les images du Voyager quelques jours seulement après leur traitement par la NASA. La belle structure de cette atmosphère extraordinaire m'a intrigué depuis que ma carrière évoluait de l'astrophysique à la dynamique des fluides - l'étude de la façon dont les liquides et les gaz se déplacent. Quelle meilleure façon de commencer à explorer la physique fondamentale et les mathématiques de la dynamique des fluides que d'étudier le Great Red Spot?

    Nuages ​​et tourbillons de Jupiter

    Je pense que le Great Red Spot ne risque pas de disparaître . En analysant les images des nuages ​​avec des modèles informatiques qui incorporent la physique de la façon dont les fluides se déplacent, mon groupe de recherche à Berkeley a pu déterminer la zone du spot. Nous avons découvert que la zone du nuage spot est plus grande que son vortex sous-jacent, le gaz tourbillonnant qui le définit. La question devient alors: une diminution de la zone du nuage signifie-t-elle que le vortex lui-même se rétrécit?

    Il est difficile de déterminer la relation entre la taille du nuage et la taille du vortex ou même comment les nuages ​​joviens se forment et se dissipent. Par conséquent, pour comprendre la santé du spot, les scientifiques planétaires doivent étudier la santé de son vortex et non de son nuage; le rétrécissement du nuage n'est pas un signe avant-coureur de la mort. Sur la base des interactions du spot avec d'autres tourbillons, mon groupe de Berkeley a découvert qu'il n'y avait aucune preuve que ce vortex lui-même avait changé sa taille ou son intensité.

    L'atmosphère de Jupiter contient des tourbillons en plus de la grande tache rouge, dont certains sont utiles pour surveiller sa santé. Certains, comme cet endroit, sont des anticyclones qui tournent dans la direction opposée au spin de la planète; d'autres sont des cyclones qui tournent dans le même sens que le spin de la planète. Les anticyclones apparaissent comme des nuages ​​brillants et sont donc facilement détectables, mais les cyclones (sauf aux pôles) ont souvent des nuages ​​filamenteux ou pas de nuages ​​du tout.

    Comment savons-nous que les cyclones joviens existent lorsque les nuages ​​ne sont pas visibles? Pendant plus d'un siècle, les astronomes ont documenté les mouvements des anticyclones couverts de nuages ​​alors qu'ils dérivaient lentement sur Jupiter. Les changements de vitesse étaient souvent brusques et semblaient se produire sans raison. Cependant, en supposant que ces tourbillons observables interagissent avec des cyclones sans nuage (et non observables), nous pouvons expliquer les changements brusques.

    GreatRedSpotevolving

    Une série d'images (fausses couleurs) capturant l'écaillage répété des nuages ​​rouges du GRS au printemps 2019. Dans la première image, l'écaillage prédomine du côté est du tourbillon rouge géant. Le flocon se détache alors du GRS, mais un nouveau flocon commence à se détacher dans la cinquième image.

    Chris Go

    Deux événements simultanés qui ont mené à l'écaillage

    Les anticyclones fusionnent les uns avec les autres. Cependant, les anticyclones repoussent les cyclones. Au printemps 2019, lorsque la «desquamation» a été observée, le Great Red Spot a également été observé comme fusionnant avec une série de petits nuages ​​(probablement de petits anticyclones) sur son côté nord-ouest. De telles fusions sont courantes; Voyager 1 les a observés pour la première fois et ils ont ensuite été observés tous les quelques mois. En règle générale, les petits anticyclones ne sont pas «digérés» immédiatement, mais produisent des grumeaux à la limite du spot qui tournent autour de lui, migrant lentement vers le centre.

    Je crois que l'effacement des nuages ​​de l'endroit sous forme de «flocons» et de «pales» observé en 2019 était dû à deux événements simultanés: des morceaux non digérés d'anti-cyclones fusionnés se déplaçant le long de la limite du spot et une rencontre rapprochée avec un ou plusieurs cyclones «non observables» .

    Lorsqu'un grand anticyclone et un cyclone plus petit se rapprochent avant de se repousser, ils créent un point de «stagnation» près de la limite de l'anticyclone où les vents locaux changent brusquement de direction, s'éloignant approximativement perpendiculairement à leur direction d'origine. Pensez à deux tuyaux d'incendie dirigés l'un vers l'autre afin que leurs jets d'eau entrent en collision - les ruisseaux s'arrêtent momentanément au point d'impact (le point de stagnation) puis se dispersent vers l'extérieur. Tout nuage ou morceau non digéré sur place qui rencontre un point de stagnation se brisera et s'écaillera également dans des directions opposées.

    Les calculs numériques de mon groupe de recherche de Berkeley montrent que les récentes observations de délestage de nuages ​​peuvent s'expliquer par la collision de nuages ​​rouges non digérés au bord du Great Red Spot avec des points de stagnation produits lors d'une rencontre rapprochée avec un cyclone.

    Des morceaux du nuage rouge se dispersent vers l'extérieur à partir du point de stagnation, apparaissant sous forme de flocons et de lames. Ni les fusions qui ont créé les grumeaux ni les rencontres rapprochées avec les cyclones ne sont inhabituelles en elles-mêmes, mais il n'est pas si courant qu'elles se produisent en même temps. Cependant, aucun de ces événements n'est un signe de mauvaise santé pour le Great Red Spot. Mes collègues et moi pensons qu'il survivra encore de nombreuses années.

    Source: http://www.astronomy.com
    Lien: http://www.astronomy.com/news/2019/11/jupiters-great-red-spot-is-not-disappearing?utm_source=asyfb&utm_medium=social&utm_campaign=asyfb&fbclid=IwAR1ji8681q67B6WiysnQJxqS4mZNAh62_waGHMPbG6XRCfqy6RnZMrgORG8

  • LE 21.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Avec la tempête Gloria, neige et pluie déferlent sur les Pyrénées-Orientales

    Par Sciences et Avenir avec AFP le 21.01.2020 à 10h41

    Il a neigé dès 200 mètres d'altitude dans le département des Pyrénées-Orientales. Ces chutes inhabituelles sont dues à la tempête Gloria, qui perturbe les transports en plaine et en en montagne, selon Météo-France.

     

     

    Gloria : avis de tempête en Méditerranée

    Tempête sur les bords de Méditerranées : Valence, en Espagne, le 20 janvier 2020.

    © JOSE JORDAN / AFP

     

    C'est un épisode cévenol particulièrement impressionnant qui s'abat sur les Pyrénées-Orientales (66), en Occitanie. La tempête Gloria a généré éboulements et inondations, provoquant notamment la fermeture de la route côtière D114 mardi 21 janvier 2020, reliant les stations balnéaires de Banyuls-sur-mer et Cerbère, limitrophe de l'Espagne. L'autoroute A9, principal axe autoroutier entre la France et l'Espagne, est fermée dans les deux sens entre Perpignan et le Boulou, la dernière sortie avant l'Espagne, car il a neigé au col du Perthus, dans les Pyrénées.

     

    Sur le littoral des Pyrénées-Orientales, les inondations sont redoutées

     

    Sur le littoral des Pyrénées-Orientales, département placé en alerte orange depuis lundi 20 janvier 2020 à 16h00, les stations balnéaires de Canet-en-Roussillon, Saint-Cyprien ou Argelès-sur-Mer sont sur le qui-vive. Mardi, la houle et les fortes vagues d'Est à Nord-Est vont gêner l'écoulement des rivières, ce qui risque de causer des inondations. Les passages à gué étant nombreux dans le département, la préfecture conseille aux piétons et aux automobilistes de "ne s'engager en aucun cas sur une voie immergée".

    Cet épisode cévenol rappelle la grande fragilité des bords de mer, évoquée dans un récent entretien à Sciences et Avenir l'architecte spécialisé dans les ouvrages de la mer Jacques Rougerie. (Voir aussi l'interview avec le climatologue Jean Jouzel, qui explique qu'avec le réchauffement climatique "l'élévation du niveau de la mer va se poursuivre et pourrait atteindre dix à quinze centimètres supplémentaires" dans le siècle).

    Encore de la neige attendue

    La tempête Gloria a d'abord balayé l'Espagne, frappant le littoral méditerranéen de Valence à la Catalogne. Trois personnes sont mortes en Espagne et près de 200.000 élèves étaient privés de classe (ci-dessous, des images tournées de l'autre côté des Pyrénées).

     

    En France, dans la plaine du Roussillon, la pluie va tomber pendant plusieurs jours, selon les prévisions. Lundi, le trafic routier a déjà été perturbé sur la route nationale 116 qui relie Perpignan aux stations de ski, notamment Font Romeu. Une section a été interdite aux poids lourds. Mardi et mercredi, les autocars assurant les transports en commun dans les zones montagneuses de la RN 116 ne pourront pas circuler sur cet axe. Lundi, des autocars transportant des enfants se rendant en classe de neige ont été stoppés par la neige et les enfants accueillis dans des salles communales, selon les pompiers.​

     

    "La neige va continuer de tomber en montagne, et on attend un renforcement des précipitations en plaine", a indiqué à l'AFP la préfecture des Pyrénées-Orientales. Dans la nuit de lundi à mardi, c'est au Boulou qu'il a le plus plu, avec 70 mm relevés. Les précipitations étaient moindres en plaine, jusqu'à 30 mm. Mardi, avertit Météo-France, "l'air plus doux gagne tout le département, la limite pluie-neige remontera au-dessus des 1000 m, pour se situer vers 1.300 à 1.500 m à la mi-journée. L'épisode neigeux sera alors remplacé par un épisode pluvieux notable sur ce département". 

     

  • LE 20.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Suivi des intempéries au sud : les pluies s'intensifient en Roussillon A 19H00

    Un épisode majeur d'intempéries concerne l'extrême sud de la France et plus particulièrement le département des Pyrénées-orientales entre lundi soir et la nuit de mercredi à jeudi. La Chaîne Météo suit cet épisode de fortes pluies, de neige abondante en montagne et de vent violent et forte houle sur le littoral.

     

     

    Ce lundi en fin de journée, des pluies modérées concernent le centre et l'est de la Corse. Les cumuls de pluie atteignent 44 mm à Vivario (2B) et Bocognano (2A) et 45 mm à Quenza (2A). Le vent souffle à 93 km/h à Porto-Vecchio. Le vent continue de souffler en tempête sur les îles varoises avec 122 km/h sur l'île du Levant et 128 km/h sur l'île de Porquerolles. Sur le Roussillon les précipitations arrivent par le sud-est et commencent à se renforcer sur la côte vermeille. Des chutes de neige faibles se produisent dès 600 m sur les contreforts des Pyrénées.

    Cette nuit les précipitations deviendront fortes sur les plaines du Roussillon et la neige va tomber dès 400 à 500 mètres sur les reliefs.

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • Notre chaîne YouTube d'Astronomie et de Météorologie/ LE 20.01.2020 Une violente #tempête de #sable a touché la Nouvelle-Galles du Sud

    Notre chaîne YouTube d'Astronomie et de Météorologie/   LE 20.01.2020  Une violente #tempête de #sable a touché la Nouvelle-Galles du Sud en #Australie

     

     

  • LE 20.01.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Australie : grêlons géants et tempête de sable

    Par Quentin PERCEROU, rédacteur

    La pluie était très attendue en Australie, notamment en Nouvelle-Galles du Sud et dans l’état de Victoria. Et il faut dire qu’elles ont été conséquentes et même orageuses, donnant lieu à des phénomènes extrêmes.

     

     

    Les incendies ont brûlé jusqu’à présent en Nouvelle-Galles du Sud plus de 10 millions d’hectares. Le bilan humain grimpe à 30 victimes. Pour l’instant, on dénombre encore 80 feux en Nouvelle-Galles du Sud et Victoria

    Des pluies orageuses se sont mises en place la semaine dernière, avec des cumuls très importants sur certains territoires de Nouvelle-Galles du Sud. Ces pluies ont été salvatrices car elles ont permis l’affaiblissement et l’extinction de certains incendies. De nouveaux orages, et de nouvelles pluies, étaient prévus entre dimanche et lundi dans le sud-est de l’île-continent. 

    Tempête de sable et grêlons de la taille de balles de golf

    Les orages ont été très violents entre ce dimanche et ce lundi dans le sud-est. La capitale australienne, Canberra, a reçu de violentes chutes de grêle ce lundi matin. Les grêlons, dont le diamètre avoisine celui d’une balle de golf, ont provoqué de nombreux dégâts. Les rafales de vent ont été particulièrement violentes également : jusqu’à 117 km/h relevés !

     

    Actualités Etranger

    Crédit : ABC Newcastle

     

    D’autres violents orages ont permis la formation d’une tempête de sable en Nouvelle-Galles du Sud, à Norramine ce dimanche. Cette tempête de sable, plus connu sous le nom de haboob, se forme à partir d’orages qui prennent naissance sur de vastes étendues de sable comme le désert australien.

     

    Ces orages, comme tout orage, ont provoqué de puissantes rafales de vent. Quand ces rafales s’abattent sur des sols sabloneux, elles soulèvent énormément de particules qui forment alors des murs de particules pouvant atteindre des dizaines, voire des centaines de mètres de hauteur.

    D’autres orages violents en prévision ?

    Les alertes pour orages ont cessé pour la Nouvelle-Galles du Sud, le Territoire de la capitale australienne ainsi que Victoria. Les pluies s’estomperont jusqu’à mercredi soir (heures locales) où elles reprendront principalement sur l’état de Victoria ainsi que l’est de l’Australie-Méridionale. Ces nouvelles pluies seront générées par un nouveau front froid piloté par une dépression qui longera les côtes australiennes méridionales. Cette situation devrait provoquer de nouveaux orages de mercredi à jeudi sur ces états. 

    Ils remonteront par la suite vers la Nouvelle-Galles du Sud de jeudi à vendredi. Au niveau des cumuls, il est peu probable que ces pluies orageuses soient significatives car elles ne seront intenses que très localement. Elles n’aideront donc que modérément les pompiers dans leur lutte contre les incendies. 

    Du côté des incendies, les alertes baissent d’un cran pour la journée de mardi. Seule la région nord-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud est concernée par une alerte très élevée pour feux de forêt.

    Il conviendra de surveiller la situation de la fin de semaine. A partir de jeudi, l’arrivée de nouveaux orages est susceptible de provoquer le départ de nouveaux feux en raison de la foudre. De plus, les températures repartent à la hausse à partir de mercredi et jeudi sur les côtes de Nouvelle-Galles du Sud jusqu’à Brisbane, dans le sud-est du Queensland. Autre facteur à surveiller : le vent d’ouest qui se renforcera de mercredi à jeudi dans le sud-est, en lien avec la dépression qui transite au sud de l’île-continent. Tous ces éléments pourraient augmenter le risque d’incendies.

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  • LE 20.01.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux /Tempête Gloria : à quoi faut-il s’attendre à partir de ce soir ?

    LE 20.01.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux /Tempête Gloria : à quoi faut-il s’attendre à partir de ce soir ? Les réponses de notre prévisionniste

     

    MÉTÉO - Dès dimanche, les services météorologiques espagnols puis français ont qualifié d’exceptionnelles les intempéries attendues cette semaine. En quoi le sont-elles ? LCI vous éclaire sur ce phénomène météo intense qui commencera ce lundi soir et durera jusqu'à jeudi.

     - Guillaume Woznica

     

    Les prévisions se confirment. La tempête Gloria s'apprête à déferler sur l'extrême sud de la France et le nord de l'Espagne. Depuis ce lundi 6h, le département des Pyrénées-Orientales est placé en vigilance orange à la neige. Une première alerte avant l'arrivée de pluie, de vents forts et de vagues dangereuse. C’est le début d’une période d’intempéries qui s’intensifiera et se prolongera jusqu’à jeudi inclus. 

    Pourquoi ces intempéries sont-elles qualifiées "d'exceptionnelles" ?

    Si les régions du sud et du sud-est sont régulièrement confrontées à des intempéries entre la fin de l’été et le début de l’hiver avec des épisodes méditerranéens, rencontrer ce type d’épisode en plein mois de janvier est beaucoup plus rare. De plus, les phénomènes accompagnants Gloria sont plus nombreux qu’en automne : outre les pluies, inondations, vents et vagues-submersions, s’ajoutent en cette saison les abondantes chutes de neige jusqu’à très basse altitude et le risque d’avalanches de plus en plus élevé. Cette concomitance de phénomènes s’annonce par ailleurs durable puisqu’elle persistera durant 3 jours consécutifs. C’est donc pour toutes ces raisons que ces intempéries s’annoncent exceptionnelles avec des conséquences et des dégâts potentiellement importants. 

    Quels seront les secteurs les plus touchés ?

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    Grâce aux modèles météo à mailles fines (ces supercalculateurs utilisés par les météorologues pour établir les prévisions), les zones les plus touchées par les intempéries s’affinent. Pour les pluies, c’est le département des Pyrénées-Orientales dans sa quasi-totalité qui sera particulièrement concerné mais aussi une partie sud-est du département de l’Aude. Concernant la neige, le Vallespir, le Cerdagne, le Capcir et surtout les Albères seront les massifs où les quantités seront les plus importantes avec souvent plus de 2 mètres au-dessus de 1800 mètres et de 2,50 m à 3 m dans le Massif du Canigou (au-dessus de 2500 m). Une autre zone sera également fortement touchée, il s’agit du littoral de l’Aude et des Pyrénées-Orientales où un coup de mer est attendu mardi avec des vents supérieurs à 100 km/h et des vagues de 10 mètres, pouvant occasionner des dégâts et des inondations côtières. 

     

    Doit-on craindre des inondations majeures ?

    Les cumuls de pluies attendus ces 3 prochains jours sont importants avec plus de 200 mm prévus sur une vaste zone et des pointes atteignant 300 à 400 mm localement, soit l’équivalent de 4 à 5 mois de pluies. Par ailleurs, le redoux qui va se mettre en place en journée de mardi va faire fondre la neige qui sera tombée en abondance à basse altitude. 

    Cela fait donc 35 ans que les Pyrénées-Orientales n'avaient pas connu de telles intempéries.-

    La combinaison de ces deux paramètres - pluies violentes et fonte des neige - fait craindre des inondations majeures dans les vallées de la Têt, du Tech et de l’Agly (Pyrénées-Orientales) mais aussi dans la vallée de l’Aude où les pluies seront moins importantes mais le fleuve prenant sa source dans les Pyrénées, la fonte nivale provoquera une importante montée des eaux vers l’aval. 

    A quand remontent de telles intempéries dans ces régions ?

    Le dernier épisode d’intempéries ayant touché le Roussillon remonte à la mi-octobre 2018 avec des pluies stationnaires sur la vallée de l’Aude. Avec près de 300 mm de pluie tombés en 24h à Trèbes, le département de l’Aude avait été placé en vigilance rouge. 15 personnes avaient été tuées dans ces inondations centennales. Concernant les Pyrénées-Orientales, il faut remonter à la fin du mois de novembre 2014 pour retrouver un épisode d’intempéries de ce type - mais nettement moins intense que celui attendu - avec 3500 personnes évacuées. En revanche, pour retrouver un épisode aussi violent avec des cumuls de pluie de 200 à 300 mm étendus en 72h sur les Pyrénées-Orientales, il faut remonter jusqu'à l'épisode de novembre 1982. Concernant les cumuls de neige supérieurs à 2 mètres en moins de 3 jours, il faut remonter à l'épisode de fin janvier 1986. Cela fait donc 35 ans que les Pyrénées-Orientales n'avaient pas connu de telles intempéries.  

    Et en Espagne ?

    De l’autre côté de la frontière, les intempéries ont débuté dès dimanche avec la dépression Gloria positionnée sur le sud-est du pays. Ainsi, neuf provinces espagnoles ont été placées en alerte rouge à la neige et aux fortes vagues mais aussi en alerte orange aux pluies et aux vents violents. Des vagues de plus de 14 mètres ont également été relevées dimanche après-midi près d’Ibiza. Les cumuls de pluies sur l’épisode dépasseront localement les 300 mm en Catalogne. Ce phénomène est qualifié d’"aiguat" par les Espagnols. Ce mot catalan - qui a aussi été retenu en français - désigne la concomitance des très fortes pluies et des inondations.

     

     

    Guillaume Woznica

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