Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 18.06.2019:La Nasa convoite les richesses d'un astéroïde et des cratères lunaires
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- Le 18/06/2019
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Les prochaines étapes de l'exploration humaine verront des astronautes s'installer de façon durable dans l'espace. L'exploitation des ressources naturelles sera une nécessité pour ces futurs équipages qui devront apprendre à dépendre de moins en moins de la Terre. Pour les aider, des robots et satellites seront nécessaires. Deux des projets financés par l'Institut des concepts avancés de la Nasa (Niac) ont retenu l'attention de l'agence spatiale américaine.
En prévision du retour de l’Homme sur la Lune et des premières étapes de la colonisation du Système solaire matérialisée par des missions humaines à destination de Mars et des astéroïdes, l'Institut des concepts avancés de la Nasa - le Niac - a décidé d'accorder de nouveaux financements à deux projets qui pourraient êtres utiles à la Nasa dans le futur. Il faut savoir que le Niac est un institut qui finance des études et projets de concepts avancés et novateurs qui repoussent les limites de la science et de la technologie en dehors des organismes officiels de la Nasa. Les projets choisis par le Niac le sont car susceptibles d'intéresser la Nasa dans ses choix futurs.
Ces deux projets n'échappent évidemment pas à cette règle. Et chacun recevra un financement pouvant aller jusqu'à deux millions de dollars. Le but de ces deux missions est de contribuer à rendre l'exploration de l'espace lointain de moins en moins dépendante de la Terre en utilisant les ressources naturelles de la Lune, de Mars et des astéroïdes.
Des robots en soutien aux missions humaines
Le premier concept est proposé par l'université Carnegie Mellon. Nommé Skylight, il a pour objectif d'étudier et de modéliser rapidement les cratères à la surface de la Lune. L'idée est de développer un rover capable de se déplacer très rapidement de façon à sonder tous les cratères l'environnant. Le but est de déterminer pour chacun d'eux s'ils ont un intérêt et s'ils sont accessibles pour des humains ou des robots. Ici, l'intérêt est évidemment moins scientifique que technique. L'idée est qu'il soit capable de fournir des images de très haute résolution pour permettre la création de modèles 3D. À l'aide de l'intelligence artificielle, les images pourraient aussi permettre de localiser la présence de glace d'eau et déterminer et ses caractéristiques.
Concernant le second concept à l'étude, il a pour objectif de démontrer que l'exploitation minière sur astéroïdes pour obtenir une variété de ressources utiles à des expéditions humaines est possible. L'idée du concept est d'extraire de l'eau et à partir de l'hydrogène et de l'oxygèneobtenus, fabriquer le carburant utile à des moteurs et des systèmes de propulsion spatiaux. Nommé Mini-Bee, ce projet est dirigé par l'entreprise californienne TransAstra Corporation. Pour cela, TransAstra propose de miner et d'excaver, et d'extraire de l'eau et autres substances volatiles à l'intérieur d'un sac gonflable entourant l'astéroïde, forcément de petite taille.
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LE 18.06.2019:Ça y est : plus de 4.000 exoplanètes découvertes !
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- Le 18/06/2019
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Avec 31 nouvelles candidates érigées au rang d'exoplanètes, le compteur des mondes extrasolaires vient de dépasser la barre des 4.000, a annoncé la Nasa le 13 juin. Vingt-quatre ans après 51 Pegasi B, la première exoplanète découverte et confirmée en 1995, il affiche à l'heure actuelle le nombre de 4.003, auquel devront encore s'ajouter plus de 3.700 prétendantes en attente d'une promotion.
Parmi les 31 exoplanètes récemment reconnues comme telles, figurent vingt découvertes posthumes du télescope Kepler, à la retraite depuis octobre 2018, trouvées essentiellement dans les données de sa seconde campagne d'observation, appelée mission K2 (de 2014 à 2018). L'un des mondes les plus remarquables est EPIC 201833600 c, une planète de la même taille que la Terre, distante de 840 années-lumière. Cinq découvertes ont été réalisées par le satellite Tess, souvent qualifié de successeur de Kepler, dont un nouveau système planétaire composé d'au moins trois planètes en orbite autour de l'étoile L 98-59 à 34 années-lumière de nous. D'autres exoplanètes ont été détectées par des observatoires terrestres, telle que PDS 70 c, une super-Jupiter dix fois plus massive que la géante gazeuse de notre Système solaire, située à 370 années-lumière, dénichée par le Very Large Telescope (VLT) basé au Chili.

Le compteur des exoplanètes a dépassé la barre des 4.000. Dans le lot se cachent certainement un cortège de mondes potentiellement habitables, telles que les exoplanètes imaginées ici dans cette vue d’artiste. © Nasa/JPL-Caltech/R. Hurt (SSC-Caltech)
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LE 18.06.2019:Le module lunaire Snoopy perdu dans l'espace depuis 50 ans retrouvé ?
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- Le 18/06/2019
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En juillet 1969, Apollo 11 emmenait des hommes dans l'espace. Ceux qui allaient être les tout premiers à poser le pied sur la Lune. Et deux mois plus tôt, la répétition générale orchestrée par Apollo 10 avait remporté un franc succès. De bout en bout. Laissant toutefois Snoopy, le module lunaire ainsi baptisé, car il était censé flairer la surface lunaire depuis une orbite rapprochée, errer sur une orbite inconnue autour du Soleil.
50 ans qu'il n'avait pas été aperçu. Et voilà aujourd'hui que des astronomes se déclarent « convaincus à 98 % » d'avoir observé Snoopy. « Jusqu'à ce que nous puissions en obtenir un profil radar détaillé, nous ne pourrons pas en être certains », précise Nick Howes, membre de la Royal Astronomical Society.
Il faudra toutefois attendre 18 ans pour que Snoopy passe suffisamment près de la Terre pour cela. Mais l'astronome rêve déjà de pouvoir alors approcher le module et pourquoi pas, le récupérer. Même si le coût de l'entreprise semble aujourd'hui tout à fait dissuasif. Au regard surtout de l'intérêt scientifique faible de l'opération.

Un module de commande baptisé Charlie Brown et un module lunaire portant le nom de Snoopy. La mission Apollo 10 avait ses mascottes. © Nasa
Apollo 10 : des sons étranges étonnent les astronautes En 1969, les astronautes de la mission Apollo 10 ont entendu d’étranges sons lorsqu’ils sont passés du côté caché de la Lune. Bien que cela puisse être surprenant au premier abord, il semblerait que l’explication soit connue depuis le milieu des années 1970 et qu’elle ne soit pas d’origine extraterrestre… Retour sur Terre de la mission le 26 mai 1969.
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LE 18.06.2019:Falcon Heavy : 24 satellites à lancer sur trois orbites différentes !
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- Le 18/06/2019
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Le troisième lancement du Falcon Heavy sera très intéressant à suivre en raison de son profil de vol et de sa mission. Le lanceur aura à mettre en orbite la charge utile Space Test Program-2 pour le compte de l'U.S. Air Force et de nombreux autres satellites dédiés à la recherche militaire et scientifique. Il est en compétition, avec trois autres lanceurs, pour obtenir des contrats très rémunérateurs de lancement de satellites militaires américains.
Pour sa troisième utilisation, le Falcon Heavy de SpaceX doit réaliser une mission très importante car elle vise à démontrer différentes capacités opérationnelles de ce lanceur. Ce n'est pas tant le nombre de satellites à lancer - 24 tout de même et pas que des CubeSats - qui sera surveillé de près par les experts du secteur spatial et concurrents de SpaceX. Mais plutôt le déroulement de la mission qui prévoit de multiples allumages du moteur de l'étage principal (un Merlin D dans une version optimisée pour le fonctionnement dans le vide) et trois orbites différentes, en terme d'altitude, sont visées pour le déploiement des satellites.
À ces deux manœuvres délicates, s'ajoute une manœuvre de passivation de l'étage supérieur. Cette mission du Falcon Heavy a une durée totale de plus de six heures. Parmi les satellites à lancer, on compte la voile solaire LightSail 2, un satellite pour tester un carburant vert (GPIM), un autre pour étudier l'environnement radiatif en orbite basse (DSX) ou encore la constellation de six satellites du programme Cosmic-2 d'observation météorologique, de l'ionosphère et du climat.
Initialement prévu en octobre 2016, ce lancement a été reporté à de nombreuses reprises. Il est actuellement prévu pour le 24 juin depuis le pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy de la Nasa. Pour cette mission, l'étage principal du lanceur sera formé de trois étages principaux du Falcon 9, dont deux ont été utilisés lors du précédent lancement et premier vol commercial du Falcon Heavy, en avril 2019. Le troisième, l'étage central, est neuf. Il n'a jamais volé.
Le mirobolant contrat des satellites militaires américains
Cette mission est une des plus difficiles à réaliser pour SpaceX. L'échec n'est pas une option car SpaceX utilise ce vol pour certifier l'aptitude de son lanceur à lancer des satellites militaires pour le compte de l'U.S. Air Force et de la NRO.
Il faut savoir qu'en septembre 2020, l'U.S. Air Force dévoilera le nom des deux lanceurs retenus dans le cadre de son programme National Security Space Launch (NSSL), auparavant nommé EELV, pour la période 2020-2024 avec des lancements planifiés pendant cette période jusqu'en 2027. Il doit amener au remplacement les lanceurs Atlas V et Delta IV d'United Launch Alliance(ULA), qu'utilise actuellement le gouvernement américain pour le lancement de ses satellites militaires. À ce jour, ULA, Northrop Grumman, Blue Origin et SpaceX sont en lice pour répondre à cet appel d'offres. D'après le site d'informations spatiales Space News, il est question de 25 lancements contractualisés sur cinq ans, pour un montant de près d'un milliard de dollars par an !
SpaceX : premier vol commercial du Falcon Heavy, le lanceur le plus puissant au monde
Article de Rémy Decourt, publié le 10/04/2019
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Falcon Heavy de SpaceX va effectuer son premier vol commercial. Il doit mettre en orbite le satellite de télécommunications Arabsat-6A. Ce lancement sera le quatrième lancement de l'année pour SpaceX et le premier des deux vols du Falcon Heavy prévus en 2019.
[NDLR] Le lancement prévu dans la nuit du 10 au 11 avril a été reporté à cette nuit. La fenêtre de tir reste quasiment inchangée. Pour plus d'infos et pour suivre le lancement en direct, voir ici.
Plus d'un an après son vol de démonstration, le Falcon Heavy de SpaceX entre en service commercial. Cette nuit, il mettra en orbite de transfert géostationnaire le satellite de télécommunications Arabsat-6A pour le compte de l'Organisation arabe des satellites de communications.
Le lancement de ce Falcon Heavy est prévu le plus tôt possible dans une fenêtre de tir qui s'ouvre cette nuit à 00 h 35 min et se ferme à 02 h 34 min, heure de Paris. Le décollage du lanceur aura lieu depuis le pas de tir 39A, du complexe de lancement 39 du Centre spatial Kennedy (Floride, États-Unis). Ce pas de tir a été réaménagé pour accueillir le Falcon Heavy et la version habitée du Falcon 9, qui vient de réaliser un vol d’essai inhabité.
Un satellite de 6 tonnes pour un lanceur capable d'emporter plus de 26 tonnes !
Pour ce vol, la performance demandée au lanceur est de plus de six tonnes, correspondant à la masse au décollage du satellite Arabsat-6A (3.520 kilogrammes de masse à sec, c'est-à-dire sans les ergols). Une performance qui ne devrait pas demander trop d'effort à ce lanceur capable de mettre en orbite de transfert géostationnaire plus de 26 tonnes. Arabsat-6A sera installé à 30,5 degrés est d'où il fournira des services de télévision, d'Internet et de téléphonie à ses clients du Moyen-Orient et du nord de l'Afrique pour une durée de vie d'au moins 15 ans. Ce satellite a été construit par Lockheed Martin.
Comme lors du vol de démonstration du Falcon Heavy, SpaceX tentera de récupérer les trois premiers étages du Falcon 9 qui constituent son étage principal. Les deux étages latéraux tenteront de revenir sur la terre ferme et se poseront sur une zone d'atterrissage du Centre spatial Kennedy tandis que l'étage central essayera de se poser sur une plateforme en plein océan. Lors du vol inaugural, seul l'étage n'était pas parvenu à revenir se poser. Il avait raté la plateforme d'atterrissage de plusieurs mètres car un seul moteur s'était rallumé sur les trois prévus.
Historique : SpaceX a fait décoller le Falcon Heavy, le lanceur le plus puissant au monde
Article de Rémy Decourt, publié le 07/02/2018
Le Falcon Heavy, le lanceur le plus puissant au monde, a réalisé un vol de démonstration quasi parfait hier soir. Alors qu'Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, estimait à 50 % le risque d'échec, sa voiture vole bien à destination de Mars.
Le vol de démonstration du Falcon Heavy, de SpaceX, est une réussite. Hier soir, en effet, le lanceur le plus puissant au monde a décollé sans coup férir, propulsé par ses 27 moteurs de l'étage principal, constitué de trois fusées Falcon 9 assemblées les unes aux autres.
Trente minutes plus tard, le Tesla Roadster d'Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, était en route vers Mars, avec, au volant, le mannequin Starman écoutant Space Oddity, de David Bowie. Quant aux trois étages du Falcon 9, les deux latéraux sont retournés se poser au sol ensemble mais le troisième, en revanche, a raté la barge I Still Love You, positionnée sur l'océan Atlantique, et a heurté l'eau à grande vitesse.
Ce vol de démonstration avait aussi pour objectif de simuler une mission d'insertion d'une charge utile directement sur l'orbite géostationnaire, une exigence forte pour répondre aux besoins des militaires américains et du National Reconnaissance Office (NRO), une des nombreuses agences de renseignements des États-Unis. Cette partie de la mission a également été réussie !

Retour au sol des deux étages latéraux du Falcon Heavy huit minutes après le décollage du lanceur. © SpaceX
Un lanceur, oui, mais pour quoi faire ?
S'exprimant lors d'une téléconférence avec des journalistes quelques heures avant le lancement, Elon Musk a confirmé que les perspectives commerciales du Falcon Heavy s'étaient amenuisées, voire éteintes dirons-nous, avec l'évolution du marché des satellites de télécommunications et les améliorations apportées au Falcon 9, qui lui permettent aujourd'hui de transporter des satellites plus lourds que prévu, en particulier lorsque le lanceur est utilisé en mode non réutilisable.
Elon Musk a également confirmé que les projets de vols habités du Falcon Heavy à destination de Mars et autour de la Lune étaient abandonnés, au profit du Big Falcon Rocket. Ce futur lanceur, présenté en septembre 2017, doit remplacer, à terme, le Falcon 9, le Falcon Heavy ainsi que la capsule Dragon utilisée pour la desserte de la Station spatiale internationale (ISS).

Starman, le mannequin installé dans un Roadster Tesla, survole la Terre. Image extraite de la vidéo du lancement. © SpaceX
Cela dit, le Falcon Heavy volera à d'autres reprises. D'abord parce qu'il a dans son carnet de commandes quelques vols commerciaux à réaliser, mais aussi parce qu'avec ce lanceur, SpaceX vise le marché très fermé (réservé aux seuls lanceurs américains) des lancements à caractère militaire.
Enfin, il sera intéressant de connaître le point de vue de la Nasa sur l'éventualité d'utiliser ce lanceur pour ses propres programmes d'exploration humaine de la Lune, de Mars et des astéroïdes. Non pas pour lancer des astronautes, mais plutôt pour l'aider à déployer l'infrastructure spatiale nécessaire à ses programmes.
SpaceX va faire décoller le Falcon Heavy
Article de Rémy Decourt publié le 06/02/2018
Ne manquez pas, ce soir, la tentative de lancement du Falcon Heavy, de SpaceX. Ce lanceur américain est le plus puissant au monde. Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, estime à 50 % les chances de succès de ce vol de démonstration. Ce lanceur à l'avenir incertain pourrait nous réserver une belle surprise. Il embarque un Tesla Roadster, avec à son bord... un faux astronaute !
Sept ans après avoir été officiellement présenté, le Falcon Heavy, de SpaceX, doit décoller ce soir du pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy (Floride, États-Unis), un lieu historique qui a vu s'envoler les capsules Apollo à la conquête de la Lune et les navettes spatiales de la Nasa.
L'administration fédérale de l'aviation américaine (FAA), qui gère également la réglementation en matière de lancements spatiaux commerciaux, a autorisé ce lancement. Ce dernier interviendra à l'intérieur d'une fenêtre de tir s'ouvrant, en heure de Paris, à 19 h 30 et se fermant trois heures plus tard, à 22 h 30. Le lancement est à suivre en direct sur le site Internet de SpaceX.

Le profil du vol de démonstration du Falcon Heavy. © SpaceX
Une voiture rouge dans l'espace qui chante du David Bowie
À bord de ce lanceur, le plus puissant depuis la Saturn V des missions Apollo, il y aura le propre Tesla Roadster rouge d'Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, avec à son bord de faux astronautes. La voiture sera lancée dans l'espace, sur une orbite elliptique autour du Soleil, en chantant Space Oddity, de David Bowie. Bien qu'elle devrait s'approcher de Mars, elle ne roulera évidemment pas à sa surface !
En effet, la société SpaceX a préféré ne pas commercialiser ce lancement, ni même l'offrir à une charge utile opérationnelle. Cette décision peut sembler plutôt surprenante mais, devant le risque élevé d'échec, cela est en fait compréhensible. Plutôt que de lancer le Falcon Heavy à vide, Elon Musk s'est donc offert un joli coup de pub.
L'autre moment fort du lancement sera celui du retour des trois premiers étages, qui constituent l'étage principal du Falcon Heavy. Les deux étages latéraux retourneront se poser au sol, sur la Landing Zone, tandis que le corps central se posera en pleine mer, sur la barge I Still Love You positionnée sur l'océan Atlantique.

Le pas de tir 39A, du complexe de lancement 39 du Centre spatial Kennedy (Floride, États-Unis) réaménagé pour accueillir le Falcon Heavy et la version habitée du Falcon 9. © Nasa
Qu'est-il prévu après ce vol de démonstration ?
Si ce vol de démonstration réussit, SpaceX prévoit un voire deux lancements commerciaux cette année avec un satellite de télécommunications pour le compte d'Arabsat et une charge utile de démonstration qui n'a pas été identifiée pour le compte de l'US Air Force. Ce lancement permettra à l'Armée de l'air de juger si le Falcon Heavy est apte ou non à transporter des charges utiles militaires, ce qui pourrait lui ouvrir un petit marché.
Ensuite, bien que deux autres contrats de lancement soient dans le carnet de commandes, il existe une très grande incertitude quant à l'avenir de ce lanceur. Même si les raisons d'être initiales de l'appareil se justifiaient, l'arrivée à maturité de la propulsion électrique et la fiabilité trouvée du Falcon 9 le rendent moins indispensable pour concurrencer Arianespace.
Elon Musk estime à 50 % les chances de succès de ce vol de démonstration. En cas d'échec, le lanceur sera cloué au sol plusieurs mois le temps de l'enquête. Cela dit, un échec n'aurait rien de surprenant car c'est le lot de nombreux nouveaux lanceurs. Ariane 5 aussi a connu des revers à ses débuts avant de devenir le lanceur fiable que l'on connaît, avec une série consécutive de 82 tirs réussis, même si le dernier vol ne s'est pas déroulé comme prévu. En juin 1996, le premier lancement d'une Ariane 5 générique s'est conclu par l'explosion de celle-ci 40 secondes après son décollage. Six ans plus tard, le premier vol de la version 10 tonnes, l'Ariane 5 ECA, s'est également soldé par un échec, un défaut du système de refroidissement du moteur Vulcain 2 ayant provoqué la retombée du lanceur trois minutes après le décollage.
En revanche, il ne faudrait pas que le lanceur explose et endommage ou détruise son pas de tir. Effectivement, il faut savoir que, si SpaceX dispose d'autres sites de lancement pour son Falcon 9, le pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy est le seul adapté pour le vol habité. Il dispose d'une tour d'accès, vestige des missions de la navette spatiale, qui fera office de passerelle pour embarquer les astronautes à bord de la capsule Dragon V2. Si cette tour est détruite ou endommagée au lancement, elle retardera le programme des essais en vol du Dragon V2 et les premières missions humaines de SpaceX à destination de la Station spatiale internationale (ISS).
Le Falcon Heavy réalisera son vol inaugural le 6 février
Article de Rémy Decourt publié le 30/01/2018
Le Falcon Heavy de SpaceX réalisera son vol inaugural le 6 février. Si le lanceur le plus puissant au monde n'explose pas au décollage, ou après, et que la récupération de l'étage principal réussit, le pari sera gagné pour Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX.
L'essai statique de 12 secondes des moteurs de l'étage principal du Falcon Heavy s'étant bien déroulé (voir article ci-dessous), SpaceX a fixé au mardi 6 février la tentative de lancement de cet appareil. Il s'agit du lanceur le plus puissant au monde depuis la mythique Saturn V, de la Nasa.
Le Falcon Heavy décollera du 39A du Centre spatial Kennedy (Floride, États-Unis), un pas de tir historique qui a vu s'envoler les capsules Apollo à la conquête de la Lune et les navettes spatiales de la Nasa. À son bord, le propre Tesla Roadster rouge d'Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX. La voiture sera lancée dans l'espace, sur une orbite elliptique autour du Soleil, en chantant Space Oddity, de David Bowie. Bien qu'elle devrait s'approcher de Mars, elle ne roulera pas à sa surface !
Le but est de récupérer les trois premiers étages du Falcon Heavy qui constituent l'étage principal. Deux doivent se poser à terre et le troisième, le corps central, est censé atterrir sur la plateforme de SpaceX, située en mer. Mais, au-delà la performance technique, beaucoup se demandent à quoi va servir le Falcon Heavy.
Un lanceur pour quoi faire ?
Avec ce lanceur lourd, SpaceX disposera d'un système de transport spatial capable de placer un peu moins de 64 tonnes en orbite basse ou près de 27 tonnes en orbite géostationnaire. Mais, finalement, on ne sait pas trop à quoi pourrait bien servir ce lanceur... En effet, il est trop puissant pour les marchés commerciaux du lancement de satellites (personne n'a quoi que ce soit d'aussi lourd à lancer) et il arrive trop tôt pour le lancement des infrastructures spatiales nécessaires à l'envoi d'humains sur Mars ou autour de la Lune, comme projettent de le faire l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa.
Lorsqu'en septembre 2017, Elon Musk avait présenté son Big Falcon Rocket (ou Big Fucking Rocket), capable de se rendre sur la Lune, sur Mars et de réaliser des vols commerciaux de longues distances sur Terre, certains étaient persuadés que le Falcon Heavy serait abandonné. D'autant plus qu'Elon Musk avait précisé que le Big Falcon Rocket devait remplacer, à terme, le Falcon 9, le Falcon Heavy ainsi que la capsule Dragon utilisée pour la desserte de la Station spatiale internationale (ISS). Il faut croire qu'il n'en est rien.
SpaceX réussit l'essai statique du Falcon Heavy
Article de Rémy Decourt publié le 26/01/2018
L'essai statique du Falcon Heavy, de SpaceX, a eu lieu avec succès mercredi 24 janvier. Ce lanceur lourd, qui est actuellement le plus puissant au monde, va pouvoir réaliser son vol de démonstration d'ici quelques jours.
C'est fait et avec brio : l'essai statique des moteurs de l'étage principal du Falcon Heavy, dont la réussite ou pas conditionnait l'autorisation du lancement, s'est très bien déroulé, mercredi 24 janvier à 18 h 30 (heure de Paris). Après neuf reports, il s'agissait de réaliser le test de mise à feudes 27 moteurs Merlin de l'étage principal. Cet essai statique est une procédure courante pour SpaceX, qui l'applique avant chaque lancement du Falcon 9.
Pendant 12 petites secondes (une éternité sans aucun doute pour les ingénieurs de SpaceX), les moteurs ont fonctionné à plein régime. Les données recueillies lors de cet essai vont être analysées et, si rien d'anormal n'est détecté, SpaceX et la Nasa devraient bientôt autoriser le lancement de ce nouveau lanceur.
Essai statique des moteurs de l'étage principal du lanceur Falcon Heavy. L'impressionnant nuage de fumée qui s'est formé est une indication de la puissance produite par les moteurs. © SpaceX
« La mise à feu des moteurs du Falcon Heavy ce matin s'est bien passée, produisant un bon panache de vapeur, a commenté sur Twitter Elon Musk, fondateur et PDG de SpaceX, et d'ajouter que le lancement aura lieu dans environ une semaine ».
SpaceX : le premier tir du Falcon Heavy aura lieu ce mois-ci
Article de Rémy Decourt publié le 08/01/2018
Alors qu'un Falcon 9 vient de réussir le lancement du satellite militaire secret Zuma, Falcon Heavy, le lanceur lourd de SpaceX, se prépare pour son premier vol. Coup de pub, la fusée embarquera la Tesla Roadster personnelle d'Elon Musk. Ce lanceur à deux étages est constitué de trois premiers étages du Falcon 9, pour un total de 27 moteurs. Une configuration que SpaceX a reconnu ne pas complètement maîtriser. Alors, explosion au décollage ou voiture en route à destination de Mars ?
Sept ans après avoir été officiellement présenté, le Falcon Heavy est prêt à décoller. Elon Musk a utilisé les réseaux sociaux de
LE 18.06.2019:MÉTÉO ALERTE ORANGE violents orages dans le nord-ouest
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- Le 18/06/2019
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Violents orages dans le nord-ouest
4 DÉPARTEMENTS EN ALERTE ORANGE
CALVADOS (14), EURE (27), ORNE (61), SEINE-MARITIME (76).
27 DÉPARTEMENTS EN RISQUE IMPORTANT
AISNE (02), ARDENNES (08), CHER (18), EURE-ET-LOIR (28), ILLE-ET-VILAINE (35), INDRE (36), INDRE-ET-LOIRE (37), LOIR-ET-CHER (41), LOIRE-ATLANTIQUE (44), LOIRET (45), MANCHE (50), MARNE (51), MAYENNE (53), NORD (59), OISE (60), PAS-DE-CALAIS (62), SARTHE (72), PARIS (75), SEINE-ET-MARNE (77), YVELINES (78), SOMME (80), VIENNE (86), ESSONNE (91), HAUTS-DE-SEINE (92), SEINE-SAINT-DENIS (93), VAL-DE-MARNE (94), VAL-D'OISE (95).
Situation
Ce mardi, la remontée ce matin d'une dépression orageuse sur la Bretagne a engendré une forte activité électrique. Avec son éloignement cette après-midi vers l’Angleterre, l’activité est devenue ensuite quasiment nulle sur le pays. Cette évolution repousse le début de la dégradation à ce soir, pour se poursuivre jusque dans la nuit. Elle devrait toucher principalement les régions du Nord.
Observation
A 15h : si l'activité électrique fut assez forte sur le sud de la Bretagne, les cumuls de pluies sont restés modérés dans l'ensemble. On a enregistré en moyenne 5 mm, et jusqu'à 13 mm localement sur la région de Séglien dans le nord-ouest du département.
La dépression est ensuite remontée vers le nord. A l’avant de celle-ci, les orages se sont dirigés sur l’Angleterre et se sont estompés sur le nord de la France. A cette heure, aucune activité électrique n'est observée.
A 12h : les orages sont déjà intenses entre les Côtes-d'Armor, l'Île-et-Vilaine et le Cotentin. L'activité électrique est importante et le risque de grêle déjà présent. Ces orages se déplacent vers la Manche, mais de nouveau peuvent toujours se déclencher à l'arrière.
07h30 : les premiers orages sont arrivés en fin de nuit sur l'arc atlantique, du Bordelais à la Bretagne, avec des impacts de foudre notamment sur les Côtes d'Armor. Il s'agit du début de la dégradation qui progressera vers la Normandie au fil des heures.
Evolution
La dégradation orageuse est repoussée à partir de la soirée.
Ce soir, un axe orageux devrait se former des Pyrénées à la Normandie. A proximité, et là où le conflit de masse d’air est le plus important, des orages éclatent. Ils sont localement porteurs de fortes averses de grêle et de violentes rafales de vent. A l’avant de cet axe, des cellules orageuses peuvent se développer, notamment sur le bassin parisien.
Cette nuit, l’activité orageuse devrait se concentrer de la région Occitanie en remontant vers le bassin parisien, la Normandie et les Hauts-de-France. Elle perdra progressivement de son intensité en fin de nuit, avec l’éloignement de la dépression principale vers la Belgique.
Cette configuration météorologique est propice à :
- une importante activité électrique (impacts de foudre)
- localement de très violents orages avec de fortes intensités de pluies équivalent de 15 jours à 1 mois de précipitations
- de très fortes averses de grêle
- de violentes rafales de vent à 70 km/h, avec un risque d'atteindre 100 km/h localement.
LE 18.06.2019:Direct : encore un peu de répit avant les orages
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- Le 18/06/2019
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Une dégradation orageuse potentiellement violente se met en place entre la Normandie et les Hauts de France.La Chaîne Météo se mobilise pour vous faire suivre en direct l'évolution et les prévisions à court terme.
A 16h : l'accalmie se prolonge plus longtemps que prévu avec seulement quelques ondées du Cotentin à la côte d'Albâtre. Les orages sont attendus à partir de 18h et dans la soirée entre Normandie et Pas-de-Calais.
A 14h : la cellule orageuse qui a traversé la Bretagne dans la matinée s'est évacuée en Manche. Une accalmie se produit sur le front des orages avant une reprise de l'activité par la Normandie dans les prochaines heures. On note toujours un important contraste de température entre 14°C à Cherbourg et 28°C au Mans.
A 12h : un orage traversait la Bretagne, du Morbihan vers les Côtes d'Armor, ponctué de nombreux impacts de foudre mais sans violence particulière. Depuis ce matin, les cumuls pluviométriques sont restés modérés, entre 6 et 13 mm sur le Morbihan. Il se dirigeait vers la Manche et devrait s'évacuer en mer. Mais ces premiers orages apportent l'humidité nécessaire aux orages suivants, qui se réactiveront cet après-midi entre les collines du Maine et la Basse Normandie. Le ciel nuageux a freiné la hausse des températures et il ne faisait que 14°C à Cherbourg, 21°C à Caen mais déjà 24°C à Nantes dans une ambiance un peu lourde.
Situation : une dépression traverse le nord-ouest
Depuis ce mardi matin, la dégradation orageuse a débuté sur la Bretagne et les Pays de la Loire. La Chaîne Météo a émis un comuniqué spécial à ce sujet. Les orages vont prendre de la vigueur au fil de l'après-midi avant un maximum d'intensité en Normandie et sur la Picardie en début de soirée.
Les images du satellite montraient depuis ce matin un enroulement nuageux au sud de la Bretagne, avec déjà les premiers orages et des impacts de foudre jusque sur les Côtes d'Armor. Après une légère atténuation des pluies sur cette zone en matinée, les orages ont repris de la vigueur en fin de matinée sur la Loire-Atlantique.
Evolution attendue jusqu'à 16h:
Le début d'après-midi reste instable entre la Loire-Atlantique et la Basse-Normandie, mais sans intensité particulière. On notera un risque de multiplication des averses orageuses entre l'Orne, le Perche et l'Eure, et sur le Calvados. C'est à partir de 16h que l'intensité des orages devrait s'accentuer rapidement.
De 16h à 18h : intensification des orages
En fin d'après-midi, les orages deviendront forts sur la Normandie ainsi que sur les départements limitrophes, en direction de l'Eure-et-Loir et l'ouest parisien. Dans une ambiance lourde, les nuages deviendront alors menaçants et des orages se développeront rapidement. Ils pourront s'accompagner de chutes de grêle et de fortes bourrasques de vent. Les orages les plus forts circuleront de l'Eure vers la Seine-Maritime et au nord de Paris. La capitale elle-même pourrait être touchée par des orages épars, plus tard dans la soirée.
De 18h à 20h : orages vers les Hauts de France
La soirée s'annonce électrique surtout au nord de la Seine, puis, plus tard, vers la Champagne-Ardennes. Mais les plus violents d'entre eux auront concerné la Seine-Maritime et la Somme, où des chutes de grêle et de puissantes rafales de vent sont possibles. Des inondations locales sont possibles en raison de très fortes pluies qui pourront s'abattre.
LE 18.06.2019:Réchauffement climatique : quels futurs pour l’enneigement des stations de ski ?
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- Le 18/06/2019
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Deux nouvelles études, réalisées par le Centre national de recherche météorologiques (CNRM, Météo-France/CNRS) et Irstea Grenoble, sur l'évolution de l'enneigement dans les stations de sports d'hiver des Alpes et des Pyrénées au cours du 21ᵉ siècle, ont été publiées dans les revues scientifiques The Cryosphere et Scientific Reports. Les résultats doivent permettre de quantifier les conséquences du changement climatique sur l'enneigement des domaines skiables au cours du siècle.
Le changement climatique constitue un enjeu majeur pour les territoires de montagnes :il entraîne une diminution de l'enneigement naturel, surtout à basse altitude et agit également sur la production de la neige de culture, qui ne peut fonctionner que dans des conditions météorologiques spécifiques.
Simuler l'évolution du manteau neigeux
Les chercheurs du CNRM et d'Irstea Grenoble ont mis en place de nouveaux outils pour exploiter les projections du GIEC afin de simuler l'évolution du manteau neigeux sur les pistes, en tenant compte du damage et de la production de neige de culture.
Les travaux prennent en compte la géographie propre à chaque station (altitude, orientation des pentes…) et permettent de produire des données sur l'enneigement et d'estimer le volume d'eau associé à la production de la neige de culture, qui est une composante courante des activités des stations de ski pour lutter contre le déclin naturel de la neige.
Cette approche a été appliquée à des simulations
Les résultats des deux études pour le 21ᵉ siècle
L'évolution de l'enneigement dans les 129 stations des Alpes françaises a ainsi été modélisée (étude parue dans Scientific Reports), en considérant un taux de couverture en neige de culture de 45 %.
Première moitié du 21e siècle :quel que soit le scénario climatique, un taux de couverture de 45 % de neige de culture permet de maintenir des conditions d'enneigement agrégées pour toutes les stations comparables à la situation de référence sans neige de culture (1986-2005). Un enneigement défavorable demeure possible certaines années, mais pas plus souvent que pendant la période de référence.
Après 2050 : la situation est relativement stabilisée dans le scénario « bas », et empire fortement jusqu'à la fin du siècle dans le scénario « haut ». L'impact du réchauffement sur l'enneigement dans les stations est fort dès 1,5 °C de réchauffement planétaire et sans neige de culture. Avec 45 % de couverture de neige de culture, l'enneigement demeure comparable à la situation actuelle pour un réchauffement planétaire inférieur à 2 °C, mais au-delà de 3 °C, la neige de culture ne suffit plus à compenser la réduction d'enneigement naturel.
Neige de culture : Cette étude permet d'estimer la consommation d'eau associée à la fabrication de neige de culture.L'accroissement de cette consommation, jusqu'à présent principalement portée par l'augmentation des surfaces de pistes couvertes par la neige de culture, va se poursuivre dans l'avenir, y compris pour maintenir la surface couverte. Dans la seconde moitié du 21e siècle, les valeurs sont stables pour le scénario « bas » et en hausse continue pour le scénario « haut », en dépit d'un enneigement souvent insuffisant.
L'étude étendue aux Pyrénées françaises, espagnoles et andorranes(parue dans The Cryosphere), aboutit aux mêmes résultats que la précédente.Si rien n'est fait, l'enneigement naturel et également de culture, ne permettra plus de faire du ski dans ces stations à la fin du siècle.
LE 18.06.2019:Orageux jusqu’en fin de semaine
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- Le 18/06/2019
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
La situation météorologique sur la France et l'Europe en général reste propice aux développements orageux dès cette fin de journée de mardi et jusqu'à vendredi avant une nette amélioration au cours du week-end.
En effet, un flux de sud-ouest véhicule de l'air chaud et potentiellement instable de la péninsule ibérique vers l'Europe centrale. Il sépare des masses d'air contrastées. Dans la continuité des 15 derniers jours, l'air chaud privilégie l'est du continent, tandis que des masses d'air frais en provenance de l'Atlantique nord se renouvellent régulièrement à l'ouest, notamment de l'ouest des îles Britanniques à l'ouest de la péninsule ibérique. À partir de jeudi, une nouvelle poussée anticyclonique va se développer des Açores vers la Manche, puis la mer du Nord, favorisant le retour du beau temps par le nord, tandis que les épisodes orageux se décaleront vers le Sud et l'Est.

Animation des champs de précipitations en 6 h, de pression au niveau de la mer et de température à 850 hPa prévus du mardi 18 juin à 23 h au dimanche 23 juin à 20 h - © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-FranceLa menace orageuse se décale du nord-ouest vers l'est et le sud
Mardi soir, après une journée chaude où l'on atteindra les 30 °C au Nord (comme à Paris) et des pointes à 35 °C au Sud (comme à Toulouse), des orages ponctuels éclateront de la Normandie aux confins de l'Île-de-France, avant de se décaler vers la Belgique en cours de nuit. Ils pourraient être accompagnés de grêle et de rafales de vent.
Mercredi, dans un ciel changeant, un risque d'averses orageuses concernera les deux tiers nord du pays, le tiers sud profitant d'un temps encore souvent chaud et ensoleillé, avant l'arrivée en fin de journée d'une dégradation par le Sud-Ouest.
Jeudi, un axe pluvio-orageux circulera en cours de journée du Massif central aux frontières de l'Est. Le temps sera à nouveau instable en soirée par les Pyrénées. En revanche, les régions proches de la Manche apprécieront le retour du soleil.
Vendredi, les orages remontant d'Espagne, parfois accompagnés de fortes pluies se propageront vers l'Occitanie, puis le Massif central avant de s'étendre vers le sud Bourgogne et la vallée du Rhône. Le beau temps persistera sur l'extrême Sud-Est et le soleil brillera également de la région parisienne aux côtes de la Manche et de la mer du Nord. Pour ces deux jours, les températures auront retrouvé des niveaux de saison.
Un nouveau pic de chaleur le week-end
Les orages de vendredi vont encore s'attarder près des frontières allemandes et suisses samedi. Une nette amélioration sera en vue ailleurs, amélioration qui se généralisera à l'ensemble du pays dimanche, dans une masse d'air de nouveau estivale avec des températures proches ou au-dessus des 30 °C.

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