Actualité Météorologie, Astronomie
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GRËLE DANS LE VAR LE 24.06.2018
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- Le 28/06/2018
- Dans Notre chaîne Youtubes d'Astronomie et de Métérologie
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Le 26.06.2018:Météo-France annonce une vague de chaleur sur l'Europe pour l'été 2018
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- Le 26/06/2018
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Météo-France a rendu début juin ses prévisions pour l'été 2018, qui devrait être plus chaud que la normale.
Une vague de chaleur devrait toucher l'Europe pendant l'été 2018.
L'été 2018 risque d'être "plus chaud que la normale" sur une bonne partie de l'Europe et du bassin méditerranéen, selon Météo-France, qui anticipe en revanche des températures proches de la moyenne sur la façade Atlantique. Sur le sud-est du continent (incluant une moitié est de la France), l'organisme privilégie un "scénario plus chaud" et moins de précipitations que la normale, du fait de la persistance probable" d'un fort anticyclone, indique la prévision estivale (juin à août), présentée le 8 juin 2018. Sur la façade Atlantique en revanche, l'influence de l'océan, encore "anormalement frais", devrait se faire sentir.
Les étés les plus frais remontent à avant 1980
Signal du déréglement climatique, les récentes décennies ont connu une hausse des températures moyennes, comme en Ile-de-France, où les cinq années les plus chaudes depuis 50 ans ont été observées au 21e siècle: 2011, 2014, 2015, 2017 et 2003, souligne Météo-France dans une synthèse régionale publiée vendredi 8 juin 2018. À l'échelle saisonnière, c'est l'été qui se réchauffe le plus dans la région (environ +0,4°C par décennie), suivi du printemps (+0,3°C par décennie). En automne et hiver, les tendances sont aussi à la hausse.
Les 5 étés les plus frais ont tous été observés avant 1980. Et pour trouver l'hiver le plus froid, il faut remonter à 1962-63. Les 10 hivers franciliens les plus doux ont eu lieu depuis la fin des années 1980 (sauf l'exception de 1974), avec un record de douceur pour 2006-07 et 2015-16. De ce fait, le nombre annuel de jours de gel diminue : moins 3 à 4 jours par décennie depuis 1959...
Des épisodes extrêmes plus fréquents
Les projections, elles, montrent un réchauffement au moins jusqu'aux années 2050, les gaz à effet de serre déjà émis persistant longtemps dans l'atmosphère. La suite dépendra des actions menées pour les réduire.
Canicule précoce de juin 2017, vague de chaleur tardive à l'été 2016... autant de "phénomènes remarquables" qui d'ici la fin du siècle, pourraient être plus fréquents, mais aussi beaucoup plus sévères et plus longs à Paris et en Île-de-France, prévient Météo-France. Selon une analyse menée à partir de simulations (projet Extremoscope), les deux vagues tardives de 2016 avaient une probabilité "extrêmement faible" de se produire dans le climat de 1971-2000, alors qu'à horizon 2030 et plus encore 2050, ces températures seront "fréquentes".
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Le 26.06.2018:Pour coloniser une planète, il suffirait de 98 personnes
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- Le 26/06/2018
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Grâce à un modèle mathématique, deux chercheurs ont examiné le nombre minimal de passagers à embarquer pour assurer la survie d'une population en partance pour Proxima Centauri b.
Alors qu'Elon Musk veut envoyer des volontaires sur Mars en 2024 pour « assurer la survie de l'humanité et favoriser ainsi sa régénération sur Terre en cas de troisième guerre mondiale », des chercheurs de l'Observatoire astronomique de Strasbourg se sont penchés, eux, vers une autre destination : Proxima Centauri b, l'exoplanète potentiellement habitable la plus proche de la Terre. Dans leur étude, publiée sur la plateforme scientifique arXiv, Frédéric Marin et Camille Beluffi ont calculé le nombre de personnes nécessaires pour une telle expédition afin d'assurer la survie d'une colonie de façon pérenne, et ont conclu que 98 individus suffiraient.
Un chiffre qui ne doit rien au hasard. Les chercheurs se sont basés sur un code probabiliste nommé Heritage, prenant en compte toute une série de paramètres, comme le nombre d'hommes et de femmes, leur âge, leur espérance de vie, le risque de consanguinité, etc. Même les scénarios les plus noirs ont été envisagés, comme le cas d'une épidémiede peste se répandant parmi les passagers ou la destruction accidentelle d'une partie du vaisseau.
Un voyage de 6.300 ans sur plusieurs générations
Premier critère à prendre en compte : la durée du voyage. Proxima Centauri b est ainsi située à 4,22 années-lumière de la Terre, soit 4 x 1013 kilomètres. Avec une navette de type Apollo 11, il faudrait donc 114.000 années pour parvenir à destination. Mais en utilisant d'autres types de technologies comme l'accélération gravitationnelle, comme pour la mission Parker Solar Probe, il serait possible d'atteindre les 724.205 km/h, soit 200 km/s, d'après les chercheurs. Le voyage durerait alors seulement 6.300 ans ! C'est donc cette vitesse qui a été prise comme référence de départ.

Proxima Centauri b, la plus proche exoplanète habitable, est située à plus de 4,22 années-lumière de la Terre. © Thought Café, Youtube
En fonction de paramètres de départ arbitraires, le modèle mathématique recalcule chaque année le nombre de passagers restant et compare ce chiffre avec le seuil minimal requis pour assurer la survie de l'équipage. Finalement, les chercheurs ont défini une courbe de probabilité de succès en fonction du nombre de personnes de départ, et en sont arrivés au chiffre optimal de 98 (49 hommes et 49 femmes), en prenant en compte les risques d'incidents aléatoires.
Un exercice purement mathématique qui ne dit rien de la psychologie
Évidemment tout cela reste très théorique. Un grand nombre d'inconnues n'ont pas été étudiées, comme les ressources en eau et en nourriture ou le rôle de chacun des passagers. « Il y a bien sûr d'autres questions inhérentes à un tel voyage : quel serait le régime politique à bord du vaisseau ? Dans quel état d'esprit se trouveraient les générations intermédiaires, dont le seul but serait de se reproduire pour assurer le succès de la mission ? Pour le moment, les implications psychologiques et sociologiques ne sont pas mathématisables », explique ainsi Frédéric Marin au site L’Édition du soir de Ouest France. Une autre étude publiée dans Acta Astronautica, en 2014, était d'ailleurs parvenue à un nombre bien différent concernant la pérennité d'une population lors de voyages interstellaires. Selon cette étude, ce n'est pas 98 personnes mais... 40.000 qui seraient nécessaires pour assurer la survie d'une colonie.
Bref, l'expédition n'est pas prête de voir le jour, d'autant plus que personne ne sait vraiment si Proxima Centauri b est réellement habitable. Soumise à des radiations importantes, il est possible que son atmosphère et ses océans se soient évaporés et que sa surface ait été intégralement stérilisée. Ce serait vraiment bête pour les valeureux descendants des pionniers terriens.
CE QU'IL FAUT RETENIR
- Un algorithme a calculé que 49 hommes et 49 femmes sont nécessaires pour assurer la survie lors d’un voyage interstellaire.
- Le taux de fertilité, l’espérance de vie, mais aussi une possible épidémie ont notamment été pris en compte.
- Ce chiffre reste purement théorique et ne prend pas en compte les paramètres de nourriture ou de psychologie.
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Le 26.06.2018:Détecter les séismes grâce aux câbles Internet sous-marins, c’est possible
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- Le 26/06/2018
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Un groupe de chercheurs européens propose d'utiliser le réseau sous-marin de câbles en fibre optique pour détecter les tremblements de terre. Comment ? En projetant un faisceau laser à une extrémité de la fibre optique et en surveillant la lumière qui sort à l'autre extrémité.
Transformer les câbles sous-marins qui font circuler l'internet entre les continents en sismographes géants, telle est l'idée défendue dans un article paru dans la revue Sciencepar le professeur Giuseppe Marra, du National Physical Laboratory au Royaume-Uni (NPL, le laboratoire national britannique pour les poids et mesures). Lui et son équipe ont mis au point un équipement qu'ils ont testé avec succès dans diverses conditions depuis 2016.
La plupart des stations sismiques sont situées sur la terre ferme et seulement quelques-unes sont installées dans les fonds marins. Le professeur Marra est parti d'un constat simple : 70 % de la surface de la planète sont couverts d'eau et plus d'un million de kilomètres de câbles sous-marins en fibre optique sont déployés au fond des mers. L'idée d'exploiter ces installations pour faire de la sismologie est venue du fonctionnement même du NPL. Ce dernier est relié à d'autres laboratoires européens par des connexions en fibre optique qui servent à synchroniser les mesures des horloges atomiques. Or, ces câbles passent sous les routes et les vibrations du trafic engendrent un bruit qu'il faut corriger en permanence.

Cette infographie illustre l’un des essais effectués par le professeur Marra et son équipe sur un câble sous-marin reliant la Sicile à Malte. En bleu, les relevés de sismographes sous-marins classiques. En rouge, les relevés pratiqués sur le câble à fibre optique. Le sismographe N°1 près de l'extrémité maltaise du câble, plus proche de l'épicentre du séisme, a détecté le séisme peu avant le câble. Le sismographe près de l'extrémité de la Sicile l'a identifié peu de temps après. © G. Marra Et Al/Science
Un laser femtoseconde
Pour utiliser un câble de télécommunication comme capteur sismique, les chercheurs injectent le faisceau d'un laser dans une extrémité de la fibre optique et surveillent la lumière qui sort de l'autre extrémité. Quand une onde sismique secoue le câble, elle déforme la lumière qui le traverse. En comparant le signal laser d'origine avec la lumière qui sort du câble, les chercheurs déterminent de combien le faisceau a été déformé en cours de route et en déduisent la puissance de la secousse sismique. Or, sur des câbles de plusieurs milliers de kilomètres les variations sont infimes, d'où le recours à un laser femtoseconde.
En associant les mesures sur plusieurs câbles, il est possible d'effectuer une triangulation qui permet de déterminer l'épicentre du séisme. L'utilisation des câbles sous-marins permettrait de recueillir des données sur les tremblements de terre qui commencent au milieu de l'océan et qui sont trop faibles pour être enregistrés sur des capteurs sismiques terrestres. Cela pourrait notamment contribuer à améliorer la détection des tsunamis et les systèmes d'alerte.
Améliorer la détection des tsunamis et les systèmes d’alerte
L'équipe du professeur Marra a conduit plusieurs expérimentations qui ont permis de valider le principe technique. Un câble de 79 kilomètres dans le sud de l'Angleterre a détecté des vibrations liées à des séismes, en Nouvelle-Zélande et au Japon, que les sismomètres ont évaluées respectivement à 7,9 et 6,9. En septembre dernier, un câble sous-marinqui s'étend sur 96 kilomètres de la Sicile à Malte a détecté un tremblement de magnitude 3,4 émanant du milieu de la mer Méditerranée. En novembre, des câbles, cette fois-ci terrestres situés au Royaume-Uni et en Italie, ont détecté un séisme de magnitude 7,3 qui s'est produit à la frontière entre l'Irak et l'Iran.
« Nous avons détecté des tremblements de terre sur des liaisons terrestres et sous-marines d'une longueur de 75 à 535 km et une distance géographique de l'épicentre du séisme allant de 25 à 18.500 km », écrivent les chercheurs. Mais ils précisent qu'il va leur falloir à présent éprouver leur dispositif en conditions réelles sur des liaisons transocéaniques.
CE QU'IL FAUT RETENIR
- Plus d’un million de kilomètres de câbles sous-marins à fibre optique traversent les mers et les océans.
- Des chercheurs ont réussi à effectuer des mesures sismiques sur ces câbles en se servant de laser femtoseconde.
- Ce dispositif pourrait aider à une détection plus fine des séismes se produisant au milieu des océans et ainsi améliorer les systèmes d’alerte.



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