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Actualité Météorologie, Astronomie

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  • LE 9.08.2020: Actualité de l'astronomie /MAVEN observe Mars de nuit et la voit briller

    Par Joël Ignasse le 09.08.2020 à 18h00ABONNÉS

    De vastes zones du ciel nocturne martien émettent des rayons ultraviolets, selon des images obtenues par la sonde MAVEN de la Nasa.

    Mars la verte

    Lumière ultraviolette enregistrée lors de la nuit martienne. Il s'agit de fausses couleurs, la zone blanche représentant la luminosité la plus importante.

    NASA/MAVEN/GODDARD SPACE FLIGHT CENTER/CU/LASP

    En septembre 2014, la sonde MAVEN de la Nasa (MAVEN pour Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN) s'insérait avec succès en orbite autour de la planète Mars. Sa mission consistait en une exploration de la haute atmosphère martienne afin de comprendre pourquoi la plus grande partie de cette enveloppe vitale a été soufflée, pour finalement disparaître presque complètement. Depuis elle multiplie observations et résultats qui éclairent un peu sur son évolution. Dernièrement, elle a détecté un phénomène lumineux se déroulant dans la nuit martienne.

    Un phénomène pulsant

    Lorsque le Soleil disparaît et que la température chute, une manifestation étrange se propage dans une grande partie du ciel de la planète Rouge : une douce lueur créée par des réactions chimiques se produisant à des dizaines de kilomètres au-dessus de la surface. Les futurs astronautes qui visiteront peut-être Mars d'ici quelques dizaines d'années ne s'en apercevront pas car la brillance diffuse uniquement dans les ultraviolets mais elle n'a pas échappé à l'instrument IUVS (Imaging Ultraviolet Spectrometer) de la sonde MAVEN.

    Les observations indiquent que cette étrange lueur fluctue au fil de la nuit et semble "pulser" trois fois par nuit mais uniquement à certaines saisons : au printemps et en automne. De plus, les chercheurs en charge de la sonde ont également remarqué une tache plus brillante que les autres qui se situe exactement au-dessus de l'équateur. D'autres motifs, moins réguliers, sont également apparus certaines nuits sous forme de spirales et de vagues au-dessus des deux pôles durant l'hiver comme ils le décrivent dans un article publié dans le Journal of Geophysical Research : Space Physics.

    Des réactions dans l'atmosphère moyenne

    La sonde MAVEN n'a pas été le premier engin à détecter cette lueur ultraviolette dans l'atmosphère martienne, le mérite en revient à la sonde Mars Express de l'Agence spatiale Européenne mais MAVEN a exploré le phénomène avec beaucoup plus de précision et sur une plus longue durée. Cela a permis de déterminer que la source des ultraviolets se situait dans l'atmosphère moyenne de Mars à environ 70 km d'altitude. Il s'agit de la conséquence d'une réaction qui se produit lorsque les atomes d'azote et d'oxygène isolés se lient pour former de l'oxyde nitrique. Les variations durant la nuit et selon les saisons indiquent que cette partie de l'atmosphère martienne est sous l'influence du chauffage solaire, des vents ainsi que du relief situé en-dessous. C'est d'ailleurs probablement une caractéristique géologique qui est à l'origine du point lumineux de l'équateur mais la question reste encore en débat.

    Ces données et celles relevées par les autres instruments de MAVEN vont permettre d'améliorer la carte des vents martiens et de travailler sur des modèles climatiques qui permettront de prévoir le temps qu'il fera sur Mars plusieurs jours à l'avance. Une météo martienne qui pourra être bien utile pour assurer la sécurité des rovers qui explorent la planète. Rappelons que l'astromobile Opportunity a péri suite à une tempête mondiale de poussières en 2018. Et à terme ce sont les futurs colons martiens qui en profiteront mais leur route est encore parsemée de multiples embûches avant qu'ils ne puissent débarquer sur Mars !

     

    SOURCES SCIENCES ET AVENIR

  • LE 9.08.2020: Actualité de la météo/Encore de la chaleur avec des averses orageuses sur notre régions pour demain A 17H50

    POINT MÉTÉO A 17H50

     

     

    Encore une journée avec de forte chaleur pour la Vallée du Rhône avec 40° et risque de fortes averses orageuses sur les reliefs voir aussi en plaine sur notre régions demain après midi.​

     

     

    Il feras encore très chaud demain après midi surtout sur la Vallée du Rhône avec 40° en moyenne, Ailleurs il feras 34) en moyenne sur les plaines et 28° sur tout le littoral méditerranéen demain après midi.

    Le ciel seras quasiment couvert sur toutes la régions.

    Des averses orageuses d' une intensité de modéré à fort demain après midi vont touché les département de l' Ardèche, l' Hérault, la Lozère, l' Aveyron, l' Aude, et les Pyrénées Oriental.

    C' est surtout les reliefs qui seront affecté, mais les orages pourront aussi ce développé en plaine aussi et c' est orage pourront être localement fort avec de fort cumul de pluie voir un risque et une possibilité de grêle avéré demain après midi et j' usq' en fin d' après midi voir en début de soirée.

     

     

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  • LE 9.08.2020: Actualité de l'astronomie / Le calcium de nos os provient d'explosions d'étoiles très rares.

    Le calcium de nos os provient d'explosions d'étoiles très rares

     

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

     

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    Le calcium est le constituant principal de nos os et de nos dents. Produit par les étoiles, il est ensuite dispersé dans l'Univers. Et notamment lors d'explosions stellaires rares. Tellement rares qu'elles restaient, pour les astronomes, extrêmement mystérieuses. Mais, aujourd'hui, une équipe dévoile quelques-uns des secrets de ces supernovae riches en calcium.

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     [EN VIDÉO] SN2016aps, la supernova la plus brillante jamais observée  Lorsque leur dernière heure sonne, les étoiles massives explosent en supernovae dans une formidable débauche d’énergie. Découverte en 2016, SN2016aps apparaît aux yeux des chercheurs comme la plus lumineuse, la plus énergétique et la plus massive des supernovae jamais observées. 

     

    L'oxygène, le carbone ou encore l'azote qui entrent dans la composition de nos cellules sont nés au cœur des étoiles. Et même le calcium essentiel à nos os. Tous ces éléments ont ensuite été éjectés dans l'espace par de violentes explosions d’étoiles en supernovae. Certaines d'entre elles sont qualifiées par les astronomes de supernovae riches en calcium. Mais elles restent rares. D'où la difficulté jusqu'alors pour les chercheurs à expliquer l'abondance en calcium observée dans notre Voie lactée, par exemple.

    Aujourd'hui, des travaux menés dans plusieurs observatoires à travers le monde par une équipe de 70 scientifiques pourraient bien éclairer le problème d'une lumière nouvelle. Car, pour la première fois, des chercheurs ont pu observer aux rayons X une supernova riche en calcium, baptisée SN 2019ehk. « Aucune théorie n'avait imaginé que ces phénomènes pourraient s'accompagner d'une émission X », note Raffaella Margutti, astronome à l'université Northwestern (États-Unis), dans un communiqué de l’université de Californie.

    De quoi offrir un aperçu unique du dernier mois de vie de l'étoile et de son ultime explosion. La relative proximité de la supernova -- située dans la galaxie M100 (NGC 4321), à environ 55 millions d'années-lumière de notre Voie lactée -- et la possibilité de l'observer en parallèle avec le télescope spatial Hubble leur ont aussi permis d'accéder à des données très précises et nouvelles.

    Après l’explosion, la supernova SN 2019ehk apparaît distinctement sur les images du télescope spatial Hubble. © Charlis Kilpatrick, Université de Californie, à Santa Cruz

    Après l’explosion, la supernova SN 2019ehk apparaît distinctement sur les images du télescope spatial Hubble. © Charlis Kilpatrick, Université de Californie, à Santa Cruz 

    Une étoile compacte et une éjection de gaz préalable

    En mobilisant les moyens de l'observatoire W. M. Keck (Mauna Kea, Hawaï), les astronomes ont pu noter que SN 2019ehk avait en fait émis la plus grande quantité de calcium jamais observée pour un événement singulier. Selon eux, l'étoile avait, pendant les dernières étapes de sa vie, éjecté une fine couche externe de gaz. Et lorsque l'étoile a explosé, sa matière est entrée en collision avec cette couche de gaz, émettant d'intenses rayons X.

    Comme si l’émission de carbone calmait l’explosion

    Finalement, les températures extrêmement chaudes ont permis d'enclencher des réactions chimiques qui ont mené à la production de calcium. Une production massive, donc. « Tout se passe comme si l'émission de calcium était un moyen efficace de calmer l'explosion », remarque Raffaella Margutti.

    Les chercheurs se sont aussi tournés vers les images du télescope spatial Hubble. Depuis 25 ans qu'il observait M100, il n'avait jamais remarqué la présence de l'étoile responsable de SN 2019ehk. « Les données Hubble d'avant l'explosion sont incroyablement profondes, nous aurions donc vu n'importe quel type d'étoile sur le site de la supernova à moins qu'elle ne soit presque aussi petite que le soleil ou quelque chose d'encore plus petit, comme une naine blanche », précise Charlie Kilpatrick, chercheur à l'université de Californie. De quoi permettre aux astronomes de préciser un peu plus la nature des étoiles à l'origine de ces supernovae riches en calcium.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    L'énigme des supernovae riches en calcium s'éclaircit

    Les supernovae sont traditionnellement réparties en deux grandes catégories : les SN I et les SN II. Mais, au fil des observations, de nouvelles sous-divisions se créent, avec parfois des caractéristiques exotiques, comme des éjectas anormalement riches en calcium. Certaines de ces supernovae résulteraient en fait de collisions de deux naines blanches éjectées de galaxies par deux trous noirs supermassifs sur le point de fusionner.

    Article de Laurent Sacco paru le 25/08/2015

    Ces images du télescope spatial Hubble montrent des galaxies elliptiques avec des supernovae riches en calcium. SN 2000D (à gauche) est située à au moins 12.000 années-lumière de sa galaxie, NGC 2768. Quant à SN 2005cz (à droite), elle est à au moins 7.000 années-lumière de sa galaxie, NGC 4589. NGC 2768 se trouve à 75 millions d'années-lumière de la Voie lactée, et NGC 4589 à 108 millions d'années-lumière. © Nasa, Esa, and P. Jeffries and A. Feild (STScI)

    Ces images du télescope spatial Hubble montrent des galaxies elliptiques avec des supernovae riches en calcium. SN 2000D (à gauche) est située à au moins 12.000 années-lumière de sa galaxie, NGC 2768. Quant à SN 2005cz (à droite), elle est à au moins 7.000 années-lumière de sa galaxie, NGC 4589. NGC 2768 se trouve à 75 millions d'années-lumière de la Voie lactée, et NGC 4589 à 108 millions d'années-lumière. © Nasa, Esa, and P. Jeffries and A. Feild (STScI) 

    La théorie de la nucléosynthèse stellaire a révolutionné notre compréhension de l'origine chimique des éléments au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Elle nous a appris que les noyaux d'oxygène, de carbone et d'azote composant nos cellules ont été produits au cœur des étoiles puis éjectés dans l'espace interstellaire par des explosions d'étoiles - des supernovae. Ces noyaux vont à leur tour se retrouver dans des nuages moléculaires et poussiéreux où naîtront, par effondrement gravitationnel, d'autres étoiles accompagnées d'un disque protoplanétaire puis d'un cortège d'exoplanètes.

    La cosmochimie de notre galaxie évolue donc sans cesse depuis des milliards d'années avec un taux d'éléments lourds qui ne cesse de croître. Il reste encore beaucoup à faire pour comprendre finement cette évolution. On ne comprend pas très bien, par exemple, d'où vient le calcium de nos os car les calculs prédisant l'abondance des noyaux de cet élément dans notre Voie lactée aboutissent à des chiffres trop faibles. Ne serait-ce que pour cette raison, les astrophysiciens ont donc été intrigués quand ils ont découvert des supernovae comme SN 2005E qui étaient moins lumineuses que celles connues jusqu'à présent mais dont les restes des explosions semblaient particulièrement riches en calcium.

    Des supernovae extragalactiques

    Plusieurs de ces supernovae riches en calcium sont atypiques pour d'autres raisons. Elles ont en effet été découvertes à plusieurs dizaines de milliers d'années-lumière des galaxies. Elles n'appartiennent pas à des galaxies naines ni des amas globulaires comme on pouvait le soupçonner de prime abord. Enfin, elles se sont produites avec des astres possédant des vitesses particulièrement grandes - de l'ordre de 7 millions de kilomètres par heure. L'ensemble de ces caractéristiques semblait paradoxal et plutôt énigmatique.

    L'astrophysicien Ryan Foley, de l'université de l'Illinois, à Urbana-Champaign, aux États-Unis, a utilisé des images archivées provenant des observations de Hubble pour tenter d'y voir plus clair. Il a exposé ses conclusions dans un article publié dans les célèbres Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS) et disponible sur arXiv.

    Ce schéma représente le modèle explicatif proposé pour rendre compte de l'existence des supernovae extragalactiques riches en calcium. Il fait intervenir des collisions de galaxies contenant des trous noirs supermassifs en leur centre (1). Une étoile double composée de deux naines blanches est alors éjectée (3) avant de produire la supernovae en question (6). Toutes les explications dans le texte ci-dessous. © Nasa, Esa, P. Jeffries, A. Feild (STScI)

    Ce schéma représente le modèle explicatif proposé pour rendre compte de l'existence des supernovae extragalactiques riches en calcium. Il fait intervenir des collisions de galaxies contenant des trous noirs supermassifs en leur centre (1). Une étoile double composée de deux naines blanches est alors éjectée (3) avant de produire la supernovae en question (6). Toutes les explications dans le texte ci-dessous. © Nasa, Esa, P. Jeffries, A. Feild (STScI) 

    Des collisions de galaxies contenant des trous noirs supermassifs

    Selon le chercheur, les vitesses et les trajectoires des astres ayant explosé en supernovae sont très similaires à celles des étoiles qui, étant passées trop près du trou noir supermassif de la Voie lactée, se sont retrouvées éjectées à grandes vitesses. Les analyses des données concernant 13 supernovae riches en calcium montrent qu'elles sont souvent associées à des galaxies elliptiques en train de fusionner ou qui l'ont fait récemment à l'échelle de l'âge de l'univers observable. On sait que la majeure partie des galaxies contiennent des trous noirs supermassifs et que lorsqu'elles fusionnent, les trous noirs le font aussi.

    Avant cet événement, qui devrait s'accompagner d'une émission particulièrement copieuse d'ondes gravitationnelles, les deux trous noirs, en migrant vers le cœur de la galaxie nouvellement formée, vont entraîner chacun avec eux un cortège d'étoiles. Ryan Foley pense que ce phénomène va éjecter un plus grand nombre d'étoiles par effet de fronde gravitationnelle. Alors que dans le cas de notre galaxie, environ une étoile par siècle va être catapultée dans le milieu intergalactique, dans le cas d'une collision avec une autre galaxie, on atteindrait un taux de 100 étoiles par an !

     

    Des réactions de synthèse du calcium problématiques

    L'astrophysicien pense que parmi ces étoiles, celles qui vont donner lieu à des supernovae riches en calcium dans le milieu intergalactique sont des étoiles binaires un peu particulières. Il s'agirait de naines blanches en orbite l'une autour de l'autre. Du fait de l'éjection par les deux trous noirs supermassifs, ces systèmes stellaires doubles (voir 1-2-3 sur le schéma ci-dessus) évolueraient plus rapidement, en quelques dizaines de millions d'années plutôt qu'en une dizaine de milliards d'années au minimum et même plus. C'est-à-dire que leurs orbites vont diminuer de taille plus rapidement qu'elles ne devraient le faire, de sorte que les forces de marée vont augmenter tout aussi rapidement entre les deux astres compacts. L'une de ces étoiles va finir par arracher de la matière à l'autre qui, en s'accrétant, va déclencher une explosion thermonucléaire (voir 4-5-6 sur le schéma ci-dessus) avant que les deux n'entrent en collision, comme c'est le cas pour certaines SN Ia.

    Si Ryan Foley a raison, cela ne résout toutefois qu'une partie de l'énigme des supernovae riches en calcium. En effet, de ce que l'on croit comprendre, les réactions de nucléosynthèse associées aux étoiles devenant des supernovae conduisent à des noyaux de fer et de nickel au dépend de la production de ceux de calcium. Or, dans le cas des supernovae riches en calcium, quelque chose semble interférer avec ces réactions de synthèse de sorte que l'on trouve cinq fois plus de noyaux de calcium dans les restes de ces explosions de naines blanches et beaucoup moins de fer que pour les supernovae standard.

     

     

     

     

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/supernova-calcium-nos-os-provient-explosions-etoiles-tres-rares-59432/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 9.08.2020: Actualité de l'astronomie / Voici ce qu'il se passe quand un trou noir ne « fonctionne » pas

    Voici ce qu'il se passe quand un trou noir ne « fonctionne » pas

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

     

    L’image contient peut-être : nuit

    Les astronomes estiment que les trous noirs supermassifs jouent un rôle fondamental dans la régulation de la formation des étoiles. Et ils en apportent aujourd'hui la preuve avec un amas de galaxies qui forment des étoiles de manière frénétique. Un amas de galaxies dont le trou noir supermassif central manque de carburant.

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     [EN VIDÉO] Visitez le trou noir supermassif au cœur de la Voie lactée en réalité virtuelle  Explorer le cœur de notre galaxie comme si vous y étiez, c'est désormais possible grâce à une nouvelle expérience en VR combinant la pointe de l'observation astronomique et de l'informatique. 

    Les amas de galaxies sont les plus grandes structures connues de notre Univers. Pour ces amas, les trous noirs supermassifs qui se trouvent au cœur de leur galaxie centrale sont de véritables sources d'énergie. Mais que se passe-t-il alors lorsque ces trous noirs deviennent inactifs ? C'est la question que des chercheurs se sont posée. Et grâce notamment à des données fournies par l'observatoire de rayons x Chandra (Nasa), ils apportent aujourd'hui une réponse.

    Rappelons que les amas de galaxies sont composés de centaines, voire de milliers de galaxies, maintenues par la gravité et envahies par un gaz chaud qui émet des rayons X. En leur cœur, l'activité d'un trou noir supermassif empêche généralement ce gaz de refroidir et de former des étoiles en nombre. C'est le cas dans de nombreux amas relativement proches de notre Terre.

    Il y a un an, l'amas SpARCS1049 -- ou SpARCS104922.6+564032.5 pour être complet --, situé à quelque 9,9 milliards d'années-lumière de notre Terre, dans la constellation de la Grande Ourse, avait déjà montré aux télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, qu'il forme des étoiles à une vitesse étonnante. Environ 900 par an. Soit 300 fois plus que dans notre galaxie. Le tout se jouant à environ 80.000 années-lumière du centre de l'amas, en dehors des galaxies qui le forment.

    VOIR AUSSIQuel est le plus grand objet de l’Univers ?

    Lorsque l’activité d’un trou noir supermassif au cœur de la galaxie centrale d’un amas diminue, l’amas se met à former des étoiles en grande quantité. © Chandra X-ray Observatory, YouTube

     

    Un trou noir en manque de carburant

    La raison ? « Quand le chat n'est pas là, les souris dansent », explique Julie Hlavacek-Larrondo, chercheur à l'université de Montréal (Canada) dans un communiqué de l’observatoire Chandra. En effet, SpARCS1049 ne présente aucun signe d'une activité d'un trou noir supermassif dans sa galaxie centrale. Il n'existe aucune preuve d'un jet de matière s'échappant d'un trou noir à des longueurs d'onde radio ou d'une source de rayons X indiquant que la matière a été chauffée en tombant vers un trou noir.

    Ainsi, le tour noir supermassif de SpARCS1049 semble ne plus être actif. Il a cessé de nourrir son environnement en énergie. En conséquence, le gaz qui entoure les galaxies a pu refroidir suffisamment pour que des étoiles commencent à se former de manière presque frénétique. « De nombreux astronomes ont pensé que, sans l'intervention d'un trou noir, la formation des étoiles deviendrait incontrôlable, rappelle Tracy Webb. Maintenant, nous en avons la preuve. »

    Pourquoi ce trou noir est-il si calme ? C'est la question qui se pose ensuite. Une collision entre deux petits amas de galaxies aurait pu éloigner le gaz le plus dense de la galaxie centrale de l'amas. Résultat : le trou noir supermassif au centre de cette galaxie serait tout simplement en train de manquer de carburant.

    Sur cette image composite, on découvre l’amas de galaxies SpARCS1049, sa galaxie centrale et, plus loin, la région où se trouve le gaz le plus dense. © X-ray : Nasa/CXO/Univ. of Montreal/J. Hlavacek-Larrondo et al ; Optical/IR : Nasa/STScI

    Sur cette image composite, on découvre l’amas de galaxies SpARCS1049, sa galaxie centrale et, plus loin, la région où se trouve le gaz le plus dense. © X-ray : Nasa/CXO/Univ. of Montreal/J. Hlavacek-Larrondo et al ; Optical/IR : Nasa/STScI 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-voici-ce-quil-passe-trou-noir-ne-fonctionne-pas-82325/?fbclid=IwAR3ZX5EPUVOfYLqOflxh27OxaW6WEEqvvOKwxuirZn5u02Tt-FI9t7P2CFA#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 8.08.2020: Actualité de l'astronomie / L'Univers possède-t-il une limite ? Une question vertigineuse.

    L'Univers possède-t-il une limite ? Une question vertigineuse

    Par Fabrice Nicot le 08.08.2020 à 16h00

    Le Cosmos est-il ou non fini ? Les observations ne permettent pas de trancher. Mais les dernières données indiquent qu’il pourrait être sphérique et sans bord. Et n’excluent pas l’existence d’autres univers... illimités ! 

    L'Univers possède-t-il une limite ? Une question vertigineuse

    Illustration de l'expansion de l'Univers.

    MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / SCIENCE PHOTO LIBRARY VIA AFP

    Cet article est extrait des "Indispensables" de Sciences et Avenir n°202, dédié à la thématique de "l'infini", en vente en kiosque de juillet à septembre 2020.

    L'Univers possède-t-il une limite ? Quelle que soit la réponse, elle donne le vertige. C'est "oui" ? Alors nous voilà en plein paradoxe, comme l'avait déjà noté le Grec Archytas de Tarente au IVe siècle avant notre ère. Car si on se trouve à la limite, qu'y a-t-il au-delà, si ce n'est encore l'Univers (to pan, "le tout" en grec) ? La réponse est "non" ? Alors cela signifie que l'Univers est peut-être infini. Or si ce concept est fondamental en mathématiques, il résonne étrangement en physique. "Lorsqu'une théorie physique débouche sur l'infini, on peut penser qu'elle n'est plus apte à décrire le monde, résume Jean-Philippe Uzan, directeur de recherche en cosmologie à l'Institut d'astrophysique de Paris. Dans la mécanique imaginée par Galilée, la vitesse pouvait être infinie. Depuis Einstein, on sait que l'on ne peut en aucun cas dépasser celle de la lumière".

    Imaginer l’Univers global en postulant que notre petit coin est représentatif du grand tout

    Tant pis pour le vertige, et entamons, par la pensée, un voyage vers les confins du Cosmos. Au bout de dizaines de milliards d'années-lumière, nous arrivons à une frontière, celle de l'Univers que nous sommes capables d'observer, constitué de tous les astres dont la lumière est parvenue jusqu'à nous depuis le Big Bang, il y a 13,8 milliards d'années. Il s'agit d'une boule dont nous occupons le centre et dont le rayon est d'environ 46 milliards d'années-lumière, puisque l'Univers est en expansion continue depuis sa naissance. Cette sphère continue de grossir, mais elle est bel et bien finie. Au-delà, aucune information ne peut nous parvenir, car il faudrait que celle-ci voyage plus vite que la lumière. Il est toutefois possible d'imaginer à quoi ressemble l'Univers global en postulant que les propriétés de notre petit coin d'espace-temps sont représentatives de celles du grand tout.

    "La finitude de l’Univers repose notamment sur sa courbure, explique Jean-Philippe Uzan. Si elle est positive, alors l’Univers est sphérique, et son volume est nécessairement fini. Si elle est négative, il est hyperbolique. Si elle est nulle, euclidien et donc plat. Ces deux derniers cas peuvent correspondre à un univers infini". Cette courbure dépend de la quantité de matière baryonique (classique ordinaire) et de matière noire (jamais observée, on n’en connaît que la masse) contenue dans l’Univers, qui sculpte en quelque sorte l’espace-temps, comme le décrit la théorie de la relativité générale. Il faut aussi prendre en compte la constante cosmologique, introduite dans les équations de la relativité afin de rendre compte de l’accélération actuelle de l’expansion cosmique. Ces informations peuvent être déduites des propriétés du fond diffus cosmologique, la première lumière émise par l’Univers, 380.000 ans après le Big Bang. Il a été cartographié avec une grande précision par le satellite Planck en 2013, ce qui a permis de déterminer une valeur de la courbure. Premier verdict ? Elle est très proche de zéro, à quelques millièmes près, en plus ou en moins, du fait de la marge d’erreur… Autrement dit, légèrement positive ou négative.

    Toutefois, une étude publiée dans la revue Nature en novembre 2019, et fondée sur une nouvelle interprétation des données de Planck, indique cette fois une courbure positive "avec 99 % de probabilité". "Ce résultat mérite confirmation, souligne Jean-Philippe Uzan. Mais l’idée d’un Univers sphérique n’est donc pas exclue. Quoi qu’il en soit, la théorie de l’inflation, qui décrit une augmentation exponentielle de la taille de l’Univers au moment du Big Bang, implique qu’à l’échelle de l’Univers observable, la courbure doit être très faible. Tout comme sur une sphère tellement dilatée qu’à sa surface, l’horizon semble plat."

    Un voyageur filant tout droit finirait par revenir sur Terre après avoir fait le tour du Cosmos !

    Admettons que l’Univers soit sphérique, et donc fini. Ne sommes-nous pas alors confrontés au paradoxe d’un "bord" de l’Univers ? Non. Si l’Univers a une courbure positive, il est fini mais il n’a pas de bord. C’est une 3-sphère ou hypersphère. Une sphère est la surface à deux dimensions d’une boule à trois dimensions. Par analogie, l’hypersphère est un objet à trois dimensions entourant une boule à quatre dimensions… Impossible à visualiser ! Mais sachez qu’il en va sur une hypersphère comme sur une sphère : tout trajet en ligne droite ramène immanquablement au point de départ. Un voyageur filant droit devant finirait par revenir sur Terre… après avoir fait le tour de l’Univers !

    Mais l’hypersphère ne dit pas tout. Car à chaque type de courbure correspondent plusieurs classes topologiques, plusieurs formes en quelque sorte. À deux dimensions, une sphère appartient à la même classe que n’importe quelle forme ovoïde. De la même façon, une hypersphère peut posséder différentes formes, toutes sans bord, de volumes différents. Ainsi, même une courbure positive laisse de grandes interrogations sur l’étendue et l’allure de notre Univers. Sans compter qu’un Univers hyperbolique reste possible. Comment trancher ? "Pour l’instant, c’est impossible, rappelle Jean-Philippe Uzan. Avec nos instruments, nous n’avons accès qu’à l’Univers observable. Il suffirait que l’Univers global soit seulement 15 % plus grand que celui-ci pour que nous ne puissions pas distinguer un espace fini (et très grand) d’un Univers infini. Or, les données les plus récentes, obtenues par le satellite Planck, indiquent un Univers au moins 92 % plus grand…"

    Cela dit, même fini, cet Univers pourrait comporter… d’autres univers, pourquoi pas infinis ! "Le concept d’univers multiples est né dans les années 1980, quand certains astrophysiciens ont tenté d’expliquer le phénomène de l’inflation, explique Emilian Dudas, directeur de recherche à l’Institut polytechnique de Paris. L’un des modèles consiste à comparer l’inflation à une transition de phase, comme lorsque de l’eau bout. De microscopiques bulles de vapeur se forment dans le liquide et, tout à coup, se rassemblent pour en former de plus grosses. C’est ainsi qu’on a interprété les premiers modèles de l’inflation : de petites bulles d’espace-temps grossissent sous l’effet de la constante cosmologique. Lorsqu’elles se rencontrent, le phénomène s’emballe et donne une très grosse bulle : notre Univers. Mais on peut imaginer que de petites bulles se forment ailleurs, hors de l’Univers observable, et se rencontrent à leur tour pour faire jaillir un univers…" Nous voici donc non plus avec un univers, mais plusieurs, poussant çà et là comme des excroissances. Et ceux-là, seraient-ils finis ou infinis ?

    Cette question prend une tournure particulière si on l’envisage du point de vue de la théorie des cordes, dont l’objectif est de réconcilier le monde quantique, qui décrit l’infiniment petit des particules élémentaires, avec la théorie de la relativité générale, qui a pour sujet l’espace-temps à grande échelle. Dans cette approche, les particules ne sont plus considérées comme des objets ponctuels (sans dimension), mais comme des cordelettes à une dimension, vibrant à la manière de celles d’une guitare. Leurs propriétés (masse, charge…) découleraient de différents modes de vibration dans dix dimensions d’espace, et non pas seulement trois, les dimensions supplémentaires étant repliées sur elles-mêmes et donc inaccessibles à notre échelle. Mais elles pourraient adopter différentes formes, ou topologies, d’où découleraient les lois physiques de l’Univers.

    Chaque topologie est liée à une donnée fondamentale : la densité d’énergie du vide. L’énergie du vide, comme son nom l’indique, correspond à l’énergie de l’espace-temps en l’absence de matière. Elle serait à l’origine de particules s’annihilant mutuellement à peine surgies du néant. À très petite échelle, le vide de l’espace pourrait donc être vu comme un bouillonnement de particules fantomatiques engendrées par l’énergie du vide. Celle-ci, par ailleurs, serait à l’origine d’une force répulsive qui contribuerait à dilater l’Univers. Elle figure donc, avec la mystérieuse énergie noire qui constituerait plus des deux tiers de l’Univers, comme candidate permettant de donner une interprétation physique à la constante cosmologique.

     

    10 puissance 500 univers possibles, la plupart vides de matière

    "L’un des objectifs de la théorie des cordes est de trouver la densité d’énergie du vide correspondant à notre Univers, poursuit Emilian Dudas. On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de solutions possibles, chacune correspondant à des topologies différentes, car de nombreux paramètres sont à prendre en compte. Cela pourrait déboucher sur 10500 univers possibles ! " Revoilà le vertige. Car chacun de ces univers posséderait des propriétés différentes, des lois physiques propres, même si la plupart seraient vides de matière, les atomes ne pouvant pas se former. En effet, une variation infime des constantes fondamentales (vitesse de la lumière, constante de gravitation, etc.) suffirait à provoquer la disparition de la matière dans notre propre Univers. Par conséquent, il n’y a donc a priori pas tant que cela de combinaisons gagnantes de constantes fondamentales…

    Les théoriciens des cordes tentent donc de trouver la bonne configuration, ce qui serait un succès éclatant pour leur modèle… Mais comment faire le tri parmi les 10500 solutions ? Certains chercheurs, comme Cumrun Vafa de l’université de Harvard (États-Unis), estiment que cela pourrait être plus simple que prévu car aucune de ces solutions ne semble rendre compte de la constante cosmologique. Selon lui, il faudrait remplacer la "constante" par une densité d’énergie du vide variable. Autrement dit, la constante ne serait plus... constante. "C’est ce que l’on appelle des modèles du type “quintessence”, poursuit Emilian Dudas. Séduisants, mais ils impliquent des particules très légères qui n’ont jamais été observées. J’espère que parmi ces 10500 solutions, on en trouvera une qui rende compte de la constante cosmologique."

    Impossible donc, de conclure, d’autant qu’il faudrait aussi prendre en compte l’inflation de l’Univers. Nous pourrions ainsi avoir un Univers fini, qui enfle à l’infini… On peut rêver sur les paradoxes qu’engendrerait un Univers sans fin. "'Infini' est un mot impossible qui peut rendre possibles toutes sortes de choses, conclut Jean-Philippe Uzan. Par exemple, toutes les combinaisons d’atomes sont possibles dans un Univers infini. On peut ainsi calculer qu’il existerait une copie conforme de n’importe quel être humain à 10 puissance 10 puissance 28 mètres d’ici…". Vertige, on vous dit...

    Plus rapide que la lumière ?

    Rien ne peut aller plus vite que la lumière, a énoncé Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. Mais alors, comment se fait-il que l’inflation, ce moment qui a vu l’espace-temps gonfler d’un facteur 1026, se soit passée (selon le modèle standard) en une fraction de seconde lors du Big Bang ? Einstein a précisé que cette limite est valable pour tout corps massif. Or l’espace-temps n’est en soi que la trame de l’Univers. Il est intrinsèquement vide de tout corps et de toute information. Conclusion : rien ne l’empêche de se dilater plus rapidement que la lumière. Revenons sur Terre… Comme se fait-il que, dans les piscines des réacteurs nucléaires, des électrons franchissent le mur de la lumière ? Tout simplement parce que, dans l’eau, les photons se meuvent "au ralenti", à 75 % de leur vitesse dans le vide. Des électrons peuvent donc se déplacer à une vitesse supérieure à celle des photons, donc de la lumière. Produisant alors une sorte de bang lumineux bleuté, appelé effet Tcherenkov.

    Source: https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/l-infini-du-cosmos-l-univers-a-la-limite_145896?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR066m3MT5ZM_Vm0qJJNm-mCWrrx1N9K04da832cEnWDdxWy2rWsbG_gscg#Echobox=1596899746

  • LE 8.08.2020: Actualité de l'astronomie / Explosions à Beyrouth : les images satellite montrent l’étendue des dégâts.

    Explosions à Beyrouth : les images satellite montrent l’étendue des dégâts

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    Aucune description de photo disponible.

    Des images satellite avant et après les deux explosions qui ont ravagé le port de Beyrouth, au Liban, montrent l'étendue des dégâts. Ces images ont été acquises par des satellites des constellations de Planet et d'Airbus.

    Seulement quelques dizaines de minutes après les deux explosions qui ont ravagé le port de Beyrouth au Liban, des satellites militaires et civils d'observation de la Terre passaient au-dessus de la zone. Certaines de ces images ont été rendues publiques comme celles acquises par le satellite russe Canopus-V et les satellites des constellations de Planet, d'Airbus et du Cnes. Elles permettent de prendre la mesure de l'étendue des dégâts.

    Cette double explosion, qui a frappé le port de Beyrouth mardi 4 août, a tué plus de 110 personnes, fait des milliers de blessés et jusqu'à 300.000 personnes sont aujourd'hui sans domicile du fait des logements soufflés ou rendus inhabitables par la deuxième explosion. Quant aux dégâts matériels et aux infrastructures portuaires, ils sont d'une ampleur inédite et se chiffrent en milliards de dollars. Certaines parties du port, notamment celle où se situait l'entrepôt qui abritait les quelque 2750 tonnes de nitrate d'ammonium que l'on suppose être à l'origine des explosions, ne pourront peut-être pas être remises en état avant plusieurs années.

    La puissance de ces explosions a été telle qu'elles ont été enregistrées par les capteurs de l'Institut américain de Géophysique (USGS) comme un séisme de magnitude 3,3. Leur souffle a été ressenti jusque sur l'île de Chypre, située à plus de 200 km de là.

    Le port de Beyrouth avant et après la double explosion du 4 août

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Ces images satellite montrent le lieu où se trouvait l'entrepôt stockant le nitrate d'ammonium. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Ces images satellite montrent le lieu où se trouvait l'entrepôt stockant le nitrate d'ammonium. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020

    Les dégâts et les ravages dans le port de Beyrouth (Liban), vus depuis des satellites d'observation de la Terre d'Airbus, après les deux explosions survenues le 4 août 2020. © Cnes diffusion, Airbus DS Geo 2020 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/observation-terre-explosions-beyrouth-images-satellite-montrent-etendue-degats-82328/?fbclid=IwAR3X3sVgBy-nHnBu4kDQGUoDrex0SOHItq6nWxAnAju5ytuRyCzt5YuAbXM#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 8.08.2020: Actualité de l'astronomie / Virgin Galactic prépare un avion supersonique plus rapide que le Concorde.

    Virgin Galactic prépare un avion supersonique plus rapide que le Concorde

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

    L’image contient peut-être : ciel, nuage, avion, plein air et nature

    Après avoir annoncé que son avion de tourisme suborbital, le SpaceShipTwo, réaliserait son vol inaugural début 2021, Virgin Galactic a dévoilé son projet d'avion supersonique volant à Mach 3, plus rapide que le Concorde. 

    La chute du marché du transport aérien causé par la pandémie de coronavirus pourrait contraindre de nombreuses entreprises à revoir leur projet de développement de nouveaux avions, voire à les annuler. Dans ce contexte particulièrement compliqué pour le secteur de l'aviation, Virgin Galactic a pourtant annoncé vouloir un avion supersonique !

    La société a dévoilé lundi dans un communiqué de presse, un projet d'avion supersonique qu'elle pourrait réaliser avec le motoriste Rolls-Royce, lequel aurait en charge le développent du moteur de cet avion supersonique.

    Cet avion est annoncé comme étant plus rapide que Concorde mais moins bruyant et moins polluant. Il sera capable de voler à trois fois la vitesse du son à une altitude supérieure à 60.000 pieds, soit 18.000 mètres, environ le double des avions de ligne actuels. Il pourra accueillir entre 9 et 19 passagers et décollera et atterrira sur des pistes d'aéroports existantes.

    VOIR AUSSIBoom Supersonic : l'avion démonstrateur XB-1 volera en 2020

    Vue d'artiste du projet d'avion supersonique de Virgin Galactic motorisé par Rolls-Royce. © Virgin Galactic

    Vue d'artiste du projet d'avion supersonique de Virgin Galactic motorisé par Rolls-Royce. © Virgin Galactic 

     

    Une coopération avec la Nasa

    Si, dans son communiqué, Virgin Galactic a mentionné les points durs d'ores et déjà identifiés, tels que la gestion thermique, la maintenance, le bruit, les émissions, la société n'a pas souhaité communiquer sur d'éventuelles innovations technologiques à l'étude ou des pistes de développement déjà engagées. La seule information technologique vient des images publiées par Virgin Galactic montrant un avion en forme d'aile delta.

    Il y a quelques mois, Virgin Galactic et la Nasa ont noué un accord de coopération dans le développement de technologies clés nécessaires aux vols supersoniques. Cet accord prend tout son sens aujourd'hui. Parmi les programmes aéronautiques de la Nasa qui pourraient intéresser Virgin Galactic, figure l'avion expérimental supersonique silencieux X-59. Ce dernier aura pour particularité de produire un minimum de bruit lorsqu'il passe le mur du son, les fameux bang sonores.

    Aucune date de mise en service ni de calendrier de développement n'ont été communiqués.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/avion-virgin-galactic-prepare-avion-supersonique-plus-rapide-concorde-82316/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura