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Actualité Météorologie, Astronomie

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  • LE 31.07.2020: Actualité de l'astronomie / En vidéo : revivez le lancement vers Mars de la mission historique Perseverance

    En vidéo : revivez le lancement vers Mars de la mission historique Perseverance

     

     

    Xavier Demeersman

    Journaliste

     

     

    L’image contient peut-être : plein air et nature, texte qui dit ’Lanceur Atlas 30juillet 2020 3h 50, heure Paris. Encapsulés son sommet, Perseverance Ingenuity Nasa’

    Publié le 30/07/2020

    [EN VIDÉO] Revivez le lancement de Perseverance vers Mars  Lancement réussi ! Revivez l'événement du 30 juillet 2020 de la NASA en vidéo. 

    Félicitations à la Nasa ! Perseverance est en route pour Mars. Dans quelques mois, il se posera dans le cratère Jezero, pour y rechercher des traces de vie anciennes ou présentes.

    Perseverance, le dernier-né des rovers de la Nasa, est bien parti en direction de Mars. Le lancement de la troisième et dernière mission de cet été 2020 à destination de la Planète rouge s'est très bien passé. Le rover et le petit hélicoptère Ingenuity -- premier engin à voler sur une autre planète que la Terre --, encapsulés dans le module placé au sommet du lanceur Atlas V foncent désormais vers notre voisine. La météo était au beau fixe ce matin en Floride, c'était donc le bon moment, avant que la fenêtre de tir ne se referme mi-août, d'envoyer cette mission américaine prioritaire. Après Hope, des Émirats arabes unis, et le triptyque Tianwen-1, de la Chine, la Nasa ne pouvait pas retarder au-delà du 15 août le lancement de Perseverance. Sinon cela aurait contraint à le repousser à 2022, comme l'européenne ExoMars. Ce qui est impossible dans le contexte géopolitique actuel.

     

     

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    John Kraus

    @johnkrausphotos

    Liftoff! As seen from the skies above Florida’s Space Coast, NASA’s newest Mars rover, Perseverance, begins its journey to the Red Planet, launching aboard a United Launch Alliance Atlas V rocket! #Mars2020 What an absolutely beautiful morning.

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    2:45 PM · 30 juil. 2020

     

    Le plus difficile reste à venir

    Après sept mois de paisible croisière interplanétaire, le module va entrer à grande vitesse dans l'atmosphère de Mars le 18 février 2021. Ce jour-là, la tension sera palpable chez les opérateurs de la Nasa, ils vont vivre ce qu'ils appellent « sept minutes de terreur », sept petites minutes d'une grande intensité où vont s'enchainer de nombreuses actions à des millions de kilomètres de la Terre avec pour fins de déposer en douceur le rover d'une tonne près du delta à l'intérieur du cratère Jezero. La Nasa a une grande expérience des atterrissages sur Mars et cela devrait très bien se dérouler, à l'instar de son prédécesseur Curiosity, en 2012, qui avait débarqué avec le même système.

    Rappelons qu'il se nomme Perseverance. Et si la Nasa a choisi ce surnom, c'est bien parce qu'elle est décidée à mener cette grande mission à son terme. Rappelons que ses quatre grands objectifs sont :

     

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    NASA's Launch Services Program

    @NASA_LSP

    This Illustration demonstrates the route Mars 2020 / @NASAPersevere takes to travel to Mars, including the several trajectory correction maneuvers (TCMs) needed to adjust its flight path on the way. #CountdownToMars

    Image

    2:14 PM · 30 juil. 2020

     

     

    VOIR AUSSIVoyage vers Mars : combien de temps faut-il pour y aller ?

     

     

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-2020-rover-video-revivez-lancement-vers-mars-mission-historique-perseverance-82174/?fbclid=IwAR1Xkd3N28NbWExDIMru4u46yOwMGKvEcNheWi58dT8ldf7G1vfEMLwktzA#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 31.07.2020: Actualité de l'astronomie /DIAPORAMA. Une sublime nébuleuse planétaire en forme de papillon

    Par Antoine Duval le 31.07.2020 à 10h25

    Le Very Large Telescope (VLT, pour “très gros télescope”) de l’European Space Agency (ESA, l’agence spatiale européenne) a capté les images d’une énorme bulle de gaz ressemblant à un papillon. Le phénomène n’avait jamais été photographié avec autant de détails.

    previous imageBulle de gaz papillon

    X

    4 photos

    Bulle de gaz papillon

    Cet objet cosmique, dénommé NGC 2899, possède un rayon d'au moins deux années-lumière.

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      Bulle de gaz papillon
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      NGC 2899
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      Le ciel autour de la nébuleuse
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      La position de la nébuleuse dans le ciel

    ESA

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    Bulle de gaz papillon

    NGC 2899

    Le ciel autour de la nébuleuse

    La position de la nébuleuse dans le ciel

    À NE PAS MANQUER

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    Ces rovers qui ont roulé sur Mars

    Par Joël Ignasse le 2020.07.30 à 15 h44

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    DIAPORAMA. Les splendides images du Soleil prises par la sonde Solar Orbiter

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    • Bulle de gaz papillon

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    • NGC 2899

       

    • Le ciel autour de la nébuleuse

       

    • La position de la nébuleuse dans le ciel

       

    Plein écran

       

    Bulle de gaz papillon

    Cet objet cosmique, dénommé NGC 2899, possède un rayon d'au moins deux années-lumière.

     ESA

    NGC 2899

    La nébuleuse planétaire, capturée par le VLT, n'avait jamais été observée avec autant de détails. 

    Le ciel autour de la nébuleuse

    La nébuleuse (visible au centre de l'image), dans une reconstitution d'images capturées par l'atlas astronomique Digitized Sky Survey 2. Crédits : ESO/Digitized Sky Survey 2

    La position de la nébuleuse dans le ciel

    Située au sud de la constellation des Voiles (ou Vela, en latin), la nébuleuse (marquée par un cercle rouge) n'est visible que depuis l'hémisphère sud de notre planète. Crédits : ESO, IAU and Sky & Telescope

    Dénommé NGC 2899, ce pan de gaz s’étend sur un rayon de plus de deux années-lumière et appartient à la constellation des Voiles, visible dans l’hémisphère sud et située entre 3.000 et 6.500 années-lumière de notre système solaire. Cette nébuleuse planétaire possède deux étoiles principales, causes des formes symétriques observées. 

    L’interaction entre les deux étoiles à l’origine du “papillon”

    D’après les astrophysiciens de l'ESA, la forme inédite est observable car une des deux étoiles est en fin de vie. Celle-ci éjecte de la matière de ses couches supérieures, qui interagissent alors avec la seconde étoile, formant ainsi cette étendue de gaz aux airs de papillon. La nébuleuse brille de rouge et de bleu, à cause respectivement de l’hydrogène et de l’oxygène qui composent les étoiles.

    Le télescope n’en est pas à son premier coup d’éclat

    Installé au Chili, le VLT (pour "Very large telescope") compte déjà plusieurs des clichés les plus mémorables de notre Univers. Le télescope européen a notamment permis d’étudier la physique à l’origine de la formation des nébuleuses planétaires complexes, mais également les rayons lumineux provenant d’ondes gravitationnelles.

     

    SOURCES SCIENCES AVENIR

  • LE 31.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE VIGILANCE CHALEUR CANICULAIRE ET ORAGES VIOLENTS SUR LE CENTRE ET LE NORD SUIVI A 11H45

     

    POINT MÉTÉO A 11H45

     

    Comme prévue nous avons encore une journée placé sous le signe d' une chaleur intense et caniculaire sur la quasis totalité du pays, cette après midi nous allons avoir un développement orageux très actifs qui vas concernée dans un premier temps en milieu d' après midi le centre du pays et vas évolué en ce déplacent sur le N et N.E du pays en début et fin de soirée.

    C' est orages seront violent, avec un risque avéré de grêles et accompagné de bon cumul de pluie et de rafales de vents sous les orages l' ors de leurs passages.

     

    Il est fait déjà 34° et 37° d' Humidex sur le centre l' Ouest et le S.E du pays actuellement.​

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  • LE 31.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE VIGILANCE ORANGE CANICULE ET ORAGES POUR 32 DÉPARTEMENTS A 6H00

    VIGILANCE ACCESSIBLE

    Diffusion : le 31 juillet 2020 à 06:00

    Validité : jusqu'au 01 août 2020 à 06:00
    Les informations de vigilance sont actualisées au moins 2 fois par jour, 6h et 16h

     

     

    Aucune description de photo disponible.

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  • LE 30.07.2020: Actualité de l'astronomie /Mission Alpha : Thomas Pesquet a débuté l'entraînement

    Par Anne-Sophie Tassart le 29.07.2020 à 14h15

    L'astronaute Thomas Pesquet décollera au printemps 2021 à bord d'une capsule Crew Dragon pour rejoindre la station spatiale internationale. Le Français a déjà commencé l'entraînement pour cette nouvelle mission baptisée "Alpha".

    Mission Alpha : Thomas Pesquet a débuté l'entraînement

    Entraînement de Thomas Pesquet, photographie prise le 19 juin 2020.

    NASA–BILL STAFFORD

    C'est officiel : l'astronaute Thomas Pesquet a été affecté au second vol opérationnel du véhicule Crew Dragon de SpaceX. Sa mission portera le nom "Alpha" et l'entraînement du Français a déjà commencé.

    Alpha, l'autre nom de l'ISS

    Thomas Pesquet devrait décoller au printemps 2021 depuis le célèbre site de Cap Canaveral en Floride (Etats-Unis). Celui qui était en 2016 pilote du Soyouz pour rejoindre l'ISS (mission Proxima) participera cette fois à une mission baptisée Alpha. Un hommage à Alpha Centauri, le système stellaire le plus proche de la Terre mais également à la Station internationale elle-même dont "alpha" est l'appellation d'origine, toujours utilisée aujourd'hui dans l'indicatif radio. "Le mot se prononce de la même manière dans presque toutes les langues, ce qui en fait un nom de mission simple mais éloquent", explique dans un communiqué l'Agence spatiale européenne (ESA). L'écusson de la mission a déjà été conçu par les artistes de l'agence. En son centre s'illustre un décollage de fusée et le tour de l'écusson "comprend 17 aplats de différentes couleurs représentant les 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies". A la position de midi, l'aplat sur lequel est dirigé la fusée a la forme de l'ISS et les couleurs du drapeau français. "Dix étoiles brillent en arrière-plan ; elles évoquent à la fois la constellation du Centaure et les dix Français qui ont volé dans l'espace", explique l'ESA.

    Patch de la mission "Alpha" Crédit : ESA

    Un Européen à bord de Crew Dragon, une première

    Le programme de la mission s'annonce chargé selon l'agence spatiale. "Des améliorations majeures ont été apportées au laboratoire européen (sur l'ISS, ndlr) afin de donner aux chercheurs sur Terre plus rapidement accès aux expériences en micropesanteur", souligne-t-elle. En outre, l'ISS n'abritera pas six astronautes en moyenne mais sept ce qui permettra d'augmenter le nombre d'expériences scientifiques conduites au sein de la station. "La recherche au bénéfice de l'humanité se poursuit en permanence au-dessus de nos têtes", se félicite Frank De Winne, commandant de l'expédition 21 de la station spatiale et à la tête du Centre européen des astronautes situé à Cologne, en Allemagne.

    Comme il est possible de le voir dans la vidéo ci-dessus, l'astronaute français a commencé à s'entraîner sur simulateur pour ce nouveau vol. "Je me prépare aussi à tout ce qui va se passer à bord de l'ISS, précise-t-il. Aux sorties spatiales, à la science et à la gestion de tous les systèmes à bord de la Station spatiale internationale". Cette mission marquera la première fois qu'un astronaute européen décolle du sol américain depuis près de dix ans et aussi la première fois qu'un astronaute européen voyage vers la station spatiale internationale à bord d'un véhicule Crew Dragon.

     

     

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  • LE 30.07.2020: Actualité de l'astronomie /Objectif Mars : découvrez Ingenuity, le drone hélicoptère du rover Perseverance

    Par Joël Ignasse le 30.07.2020 à 17h45

    Ingenuity est le premier engin de conception terrestre qui volera sur une autre planète, en l'occurrence Mars. Ce 30 juillet 2020, il a quitté la Terre, accompagnant le rover Perseverance dans son odyssée martienne.

    Hélicoptère Mars 2020

    The Mars Helicopter attaché au rover Mars 2020.

    NASA/JPL-CALTE

    Ne l'appelez plus "The Mars Helicopter". Si la Nasa a, un temps, désigné sous cette appellation le drone qui accompagne le rover Perseverance vers la planète Rouge, l'engin s'appelle désormais Ingenuity. Et oui, c'est un hélicoptère. Faire voler pareil aéronef dans les cieux d'une autre planète est un projet que l'agence spatiale mûrit depuis 2013 et qui a été officialisé en 2018 avec la confirmation de ce volet de la mission Mars 2020. Après des tests réussis de vol dans les conditions atmosphériques martiennes, l'engin a été conditionné pour son long voyage un peu moins d'un an avant le départ.

    Mars : les rovers qui ont roulé sur la planète Rouge

    • Premier atterrissage d'un rover sur Mars
    • Rover Sojourner
    • Site d'atterissage de Sojourner

    Ingenuity sera piloté depuis la Terre avec quelques minutes de décalage

    C'est en effet en août 2019, dans une "salle blanche" du Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena en Californie que le drone a été fixé sur une plaque située sur le ventre du rover Perseverance ; un couvercle protégera l'hélicoptère durant la descente et l'atterrissage sur la planète Rouge. L'hélicoptère restera encapsulé au début de la mission : il ne sera déployé que lorsque les ingénieurs au sol estimeront avoir trouvé une zone adéquate pour effectuer des vols d'essai. Il sera piloté depuis la Terre avec quelques minutes de décalage et il assurera de courtes missions de reconnaissance n'excédant pas 90 secondes autour du rover. Il ne porte aucun instrument scientifique aussi s'il s'abîme sur la planète Rouge, la mission Mars 2020 ne sera pas compromise.

     

    Ingenuity, un hélicoptère de 1,8 kilo

    L'hélicoptère Ingenuity est composé de plus de 1500 pièces de fibres de carbone, d’aluminium de qualité aérodynamique, de silicium et de cuivre. D'un poids de 1,8 kilo, il est alimenté par des panneaux solaires. Il est aussi pourvu d'un dispositif de chauffage pour faire face aux rigoureuses nuits martiennes.

    Le binôme Ingenuity / Perseverance a donc quitté la Terre le 30 juillet 2020 pour une arrivée en février 2021 sur Mars. La principale difficulté pour les ingénieurs a été de s'adapter à l'atmosphère martienne dont la densité équivaut à 1% de celle de la Terre. Faire voler un hélicoptère dans ces conditions correspond à le faire évoluer à plus de 30.000 mètres d'altitude. Si cette première expérience est un succès, la Nasa pourrait fabriquer des modèles plus costauds et les employer cette fois pour des missions à caractère scientifique.

     

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  • LE 30.07.2020: Actualité de l'astronomie /Les humains peuvent techniquement aller sur Mars, mais le veulent-ils vraiment ?

    Par Sciences et Avenir avec AFP le 30.07.2020 à 11h40

    Nous savons que nous pouvons maintenant surmonter tous les obstacles techniques et scientifiques qui jusqu'alors venaient jalonner notre voyage vers Mars. Une question se pose désormais : sommes-nous prêts, psychologiquement, à y aller ?

    Mission sur Mars

    Un participant de la mission AMADEE-18 de simulation martienne, le 7 février 2018 dans le désert de Dhofar à Oman, lors d'un programme de simulation mené par l'Austrian Space Forum et l'Oman National Steering Committee.

    AFP - KARIM SAHIB

    Le 11 mai 1990, le président américain George Bush annonçait la prochaine frontière de l'exploration spatiale : un homme sur Mars avant le 20 juillet 2019, 50e anniversaire du premier pas sur la Lune. L'engagement a évidemment fait long feu, et les promesses similaires de trois de ses successeurs (Bush fils, Barack Obama et Donald Trump) n'ont donné naissance à aucun programme concret, ce qui illustre le paradoxe de la conquête humaine de la Planète rouge : promise car faisable, mais toujours remisée au profit des robots, moins chers et moins risqués.

    "J'ai dû assister à 10.000 présentations sur la façon d'envoyer des humains sur Mars", dit à l'AFP G. Scott Hubbard, à Stanford, ancien de la Nasa. "Mais personne depuis Kennedy n'a été capable de mettre les sommes conséquentes." Les experts en conviennent : les grands défis technologiques et de santé pour cette mission, qui durerait deux ou trois ans, sont à peu près résolus.

    SpaceX en novembre 2018 de la fusée Big Falcon (SPACEX/AFP/Archives - HO)" src="https://www.sciencesetavenir.fr/assets/afp/2020/07/30/729a429f715c8b8931f6013b357998fc203a0b27.jpg">

    Illustration d'artiste de la Big Falcon diffusée par SpaceX en novembre 2018. Crédits : SPACEX/AFP/Archives-HO

    Pour le lancement, il faudra une fusée très puissante, ce que la Nasa sait faire depuis les années 1960. Aujourd'hui les nouvelles sociétés SpaceX, d'Elon Musk, et Blue Origin, du patron d'Amazon Jeff Bezos, construisent des lanceurs lourds qui seront capables d'envoyer des dizaines de tonnes vers Mars.

    La santé des astronautes, un problème surmontable

    Pour les sept mois de transit, vingt ans d'occupation de la Station spatiale internationale (ISS) ont rassuré les scientifiques sur les risques posés par les radiations et l'apesanteur, comme la perte de muscles. Le corps n'en ressort pas indemne, mais le risque est jugé acceptable. Reste le séjour sur Mars, qui durera une quinzaine de mois afin d'attendre que les deux planètes reviennent du même côté du Soleil. Il y fait -63°C en moyenne, et les radiations sont importantes, mais on sait fabriquer des combinaisons et des abris protecteurs. Pour les urgences médicales, la distance rendra impossible une évacuation. 

    Quels pépins devront anticiper les astronautes ? D'abord une fracture, mais un plâtre suffira souvent, dit Dan Buckland, ingénieur et médecin urgentiste à l'Université Duke, qui développe une aiguille intraveineuse robotisée avec le soutien de la Nasa. Diarrhées, calcul rénal et appendicite sont généralement soignables, sauf 30% des appendicites qui doivent être opérées et pourraient donc être fatales. Avec des dépistages poussés, on peut aussi fortement réduire la probabilité qu'un cancer apparaisse et devienne dangereux en trois ans, dit Dan Buckland. "Selon moi, il n'y a pas d'obstacle médical absolu pour aller sur Mars", conclut le médecin.

    Tempêtes de poussière

    Pour les habitations et les véhicules, un problème sera d'empêcher la poussière de rentrer. "Mars a ce problème spécifique des tempêtes de poussières", pointe Robert Howard, du centre Johnson de la Nasa. Ces infernales tempêtes peuvent bloquer pendant des mois le Soleil... et donc tout panneau solaire. Il faudra donc des mini-réacteurs nucléaires. En 2018, la Nasa et le département de l'Energie ont réussi un projet de démonstration, le Kilopower Project.

    Un prototype de combinaison spatiale de la Nasa, en 2014 (NASA/AFP/Archives - -)

    Un prototype de combinaison spatiale de la Nasa, en 2014. Crédits : NASA/AFP/Archives

    Le prototype d'habitations SHEE (Self-Deployable Habitat for Extreme Environments), lors d'une simulation martienne du projet Moonwalk à Minas de Riotinto, en Espagne, le 22 avril 2016 (AFP/Archives - JORGE GUERRERO)

    Le prototype d'habitations SHEE (Self-Deployable Habitat for Extreme Environments), lors d'une simulation martienne du projet Moonwalk à Minas de Riotinto, en Espagne, le 22 avril 2016. Crédits : AFP/Archives-Jorge Guerrero

    A terme, le but sera de fabriquer des matériaux sur place grâce aux ressources minières, sans doute avec des machines d'impression 3D. Là, le développement est embryonnaire, mais le programme lunaire américain Artemis sera un banc d'essai.

    Coloniser ?

    Elon Musk prône une colonisation de Mars, avec une première équipée pour construire une usine d'oxygène et de carburant au méthane, à partir de l'eau martienne et du dioxyde de carbone de l'atmosphère. "Devenir une espèce multiplanétaire", a-t-il lancé dans un discours phare en 2017, "c'est quand même autre chose que d'être une espèce monoplanétaire".

    Le prototype de véhicule de transport de la Nasa All-Terrain Hex-Limbed Extra-Terrestrial Explorer (ATHLETE), le 15 septembre 2010 à Black Point Lava Flow, dans le nord du désert de l'Arizona (AFP/Archives - ROBYN BECK)

    Le prototype de véhicule de transport de la Nasa All-Terrain Hex-Limbed Extra-Terrestrial Explorer (ATHLETE), le 15 septembre 2010 à Black Point Lava Flow, dans le nord du désert de l'Arizona. Crédits : AFP/Archives-Robyn Beck

    Robert Zubrin, président de la Mars Society, défend infatigablement la création d'une "nouvelle branche de l'humanité". Qu'on n'ait rien fait depuis le dernier pas sur la Lune en 1972 est selon lui honteux. "C'est comme si, après le retour de Christophe Colomb du Nouveau Monde, Ferdinand et Isabelle avaient dit que cela ne les intéressait pas", compare-t-il.

    "Arrêtons les conneries !", s'exclame à l'inverse l'exobiologiste Michel Viso, de l'agence spatiale française (CNES). "On a une planète formidable avec de l'atmosphère, de l'oxygène, de l'eau (...) C'est criminel, on n'a pas le droit de faire croire aux gens qu'il y a un 'plan B', une 'planète B', qu'on va faire une civilisation martienne !"

    Une femme en combinaison spatiale, le 17 avril 2019, à "Mars Base 1", site d'attractions ouvert au public dans le désert de Gobi, en Chine (AFP/Archives - WANG ZHAO)

    Une femme en combinaison spatiale, le 17 avril 2019, à "Mars Base 1", site d'attractions ouvert au public dans le désert de Gobi, en Chine. Crédits : AFP/Archives - Wang Zaho

    Que l'humanité installe une colonie ou des bases permanentes, l'obstacle le plus important, pour une présence humaine durable sur Mars, sera de convaincre les peuples et leurs dirigeants d'accepter un niveau de risque supérieur que pour la Lune ou l'ISS, argue Dan Buckland. Car à long terme, tout le monde ne reviendra pas de Mars.

     

     

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  • LE 30.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE VIGILANCE CHALEUR CANICULAIRE POUR AUJOURD’HUI ET ORAGES SUR LES RELIEFS SUIVI A 19H30

    Alors q' il fait encore très chaud a 19H30 avec 40° au S.O et 46° de l' Humidex dans le S.O.

    Des averses orageuses ce produise actuellement sur le Massif Central, les reliefs et sur le S.O du pays.

    PLUS D' INFO SUR LA CHALEUR CANICULAIRE ET LES ORAGES POUR LA JOURNÉE DE DEMAIN DANS NOTRE ARTICLE CI DESSOUS:

     

    https://www.astrometeofrancosuisse30.fr/blog/actualite-a-la-une-du-jours-en-astronomie-et-meterologie/le-30-07-2020-actualite-de-la-meteo-forte-chaleur-caniculaire-pour-demain-40-a-44-orages-sur-le-centre-du-pays-a-17h30.html

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