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Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 29.07.2020: Actualité de la météo/Les racines des plantes du permafrost contribuent aux émissions de gaz à effet de serre

    Par Antoine Duval le 25.07.2020 à 12h00ABONNÉS

    En plus du carbone qu’il emprisonne déjà, le permafrost sera à l’origine de l’émission de 40 gigatonnes (soit 40 milliards de tonnes) supplémentaires de gaz à effet de serre d’ici 2100, d’après une nouvelle étude. Les travaux des chercheurs se basent sur l’activité des racines végétales lors de la décongélation de certaines zones du permafrost.

    Toundra près des terres arctiques

    Près des terres arctiques, des paysages végétaux comme cette toundra se développent.

    ANDREJ SHAPRAN / SPUTNIK / SPUTNIK VIA AFP

    Le permafrost (ou pergélisol), qui constitue 20 % de la surface terrestre globale, est une portion gelée de la Terre. Mais durant l'été, la partie supérieure du permafrost, dénommée “couche active”, décongèle et libère ainsi microorganismes, plantes et… de nombreux gaz à effet de serre (GES). La plupart des émissions de ces gaz ont déjà été prises en compte dans le calcul du “budget carbone” (qu'il nous reste à émettre pour éviter une augmentation de la température globale de 1,5° C). Mais une équipe internationale de chercheurs de l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), de l'Université de Stockholm et du CIRC de l'Université d'Umeå (Climate Impacts Research Center, pour centre de recherche sur les impacts climatiques) en Suède a pu déterminer que les racines des plantes, via leurs interactions avec les sols et microorganismes de la couche active, étaient responsables d'émissions de gaz à effet de serre dans des quantités non négligeables.

    “Effet priming” : un phénomène connu mais dont les conséquences n’avaient jamais été évaluées

    A l'été, lorsque les sols de la couche active du permafrost dégèlent, des espèces végétales en tout genre (toundra, forêts boréales, etc. selon la région) peuvent alors y croître. Au sein de la rhizosphère qui se réveille alors (celle-ci définit la zone de croissance des racines d'un végétal, comprenant le sol et les organismes et nutriments qui le composent), des interactions se réinstallent entre microorganismes terrestres et racines. En effet, ces dernières vont servir de véritable vecteurs à la croissance des organismes voisins. En respirant, les microorganismes vont par la suite libérer des gaz à effet de serre. C'est l'”effet priming”, connu des scientifiques depuis bien longtemps. Mais son impact sur le taux de GES dans l'atmosphère était inconnu, avant cette étude publiée dans Nature Geoscience.

    LIRE AUSSILA FONTE DU PERMAFROST EST-ELLE UNE MENACE POUR L'HUMANITÉ ?

    L'"effet priming" "est étudié depuis les années 1950", explique sur le blog du CIRC Birgit Wild, professeur à l'Université de Stockholm et co-première auteure de la publication avec Frida Keuper, de l'Inrae. “C'est facile à démontrer en laboratoire, sans problèmes. Mais c'est très difficile à grande échelle ; dans un environnement naturel. Nous étions toutes deux ennuyées d'écrire des publications qui auraient prétendu que [l'impact de "l'effet priming" sur le changement climatique] était si important sans avoir aucune idée de si c'était vrai ou non.” C'est dans ce contexte que les deux chercheuses ont lancé la première étude évaluant l'impact global de l'"effet priming" sur le réchauffement climatique, de 2010 à 2100.

    Schéma recueilli dans le communiqué de presse de l'Inrae. Crédits : INProduktie, Amsterdam

    Une modélisation des populations végétales et activités de la couche active

    “Nous avons créé un modèle [appelé PrimeSCale] qui intègre les activités des racines des plantes et des microbes avec les propriétés physico-chimiques du sol”, explique à Sciences et Avenir Frida Keuper, chargée de recherches à l'Inrae. Ce modèle s'appuie sur deux méta-analyses. La première permettant de modéliser la relation entre "effet priming" et activité des plantes et la seconde montrant la distribution des racines dans les sols du permafrost. “Nous avons combiné ces relations issues des méta-analyses avec des bases de données [...] sur le stockage du carbone organique du sol, la composition de la matière organique du sol, l'activité photosynthétique des plantes, l'épaisseur de la couche active, les taux de respiration microbienne et le type de végétation, dans la zone de pergélisol du nord circumpolaire”, détaille pour Sciences et Avenir le Dr Keuper. PrimeSCale permet alors une estimation de la magnitude de l'"effet priming" rhizosphérique du permafrost arctique. 

    Les résultats ont étonné les deux chercheuses. “Quand j’ai organisé l’étude, je pensais que les chiffres seraient marginaux. Je me suis dis, nous devons savoir approximativement si c’est important ou non, et j’avais une forte intuition que [les résultats] ne seraient pas importants”, explique Frida Keuper au CIRC. “J’ai pensé, puisque les racines des plantes n’atteignent que la couche supérieure du sol, et que leur période de croissance est courte, [les conséquences] ne seraient pas importantes, mais j’ai été totalement surprise.” Les résultats obtenus montrent en effet que l’"effet priming" seul induirait l’émission de 40 Gigatonnes de GES depuis le permafrost d’ici 2100, en plus des 57 Gigatonnes déjà “prévues” par d’autres études. A titre de comparaison, pour limiter l’augmentation des températures mondiales de 1,5° C, les études ayant menées au “budget carbone” limitaient à 200 gigatonnes les émissions en carbone.

     

     

    SOURCES SCIENCES AVENIR

     

  • LE 29.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Point météo sur le pic de chaleur de 3 jours constitutifs de demain a dimanche A 11H55

    Comme prévue et déjà cette après midi sur le Sud Est de la France nous allons avoir des températures qui vont frôlé les 40°.

    Et ce phénomène vas s' amplifié de demain a dimanche, un pic de chaleur avec des température très élevé qui vont concerné la quasis totalité du pays.

    Avec des moyenne de 24° la nuit et 42° à 44° la journée.

    DÉFINITION D' UN PIC DE CHALEUR

    Un « pic de chaleur » caractérise un épisode bref, généralement de 24 à 48 heures, durant lequel les températures sont très au-dessus des normales de saison. Il peut se produire localement sur une station météorologique mais aussi sur un territoire étendu.

    PLUS D' INFO SUR CE PIC DE CHALEUR DANS NOTRE ARTICLE CI DESSOUS:

    https://www.astrometeofrancosuisse30.fr/blog/meteo-en-live-phenomenes-en-temps-reel-et-previsions-en-temps-reel/le-28-07-2020-meteo-en-live-phenomenes-dangereux-pic-de-chaleur-confirme-de-jeudi-a-dimanche-plus-de-40-de-prevue-a-13h40.html

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  • LE 29.07.2020: Actualité de l'astronomie / Les secrets des explosions des naines blanches bientôt percés avec les ultraviolets ?

    Les secrets des explosions des naines blanches bientôt percés avec les ultraviolets ?

     

     

    Laurent Sacco

    Journaliste

     

     

    L’image contient peut-être : nuit, texte qui dit ’estes dela supernova Kepler. Nasa’

     [EN VIDÉO] Interview : qu'est-ce que l'énergie noire ?  L’univers est en expansion. Si l’on tient compte de la gravité, cette expansion devrait ralentir et pourtant elle semble accélérer au cours du temps. Ce phénomène pourrait être dû à une force étrange : l’énergie noire. Jean-Pierre Luminet, astrophysicien de renom, explique pour Futura-Sciences ce que recouvre cette étrange notion. 

    Un type extrêmement rare de supernova émettant un puissant flash d'ultraviolet augure d'une méthode pour percer la nature précise des SN Ia, dont on sait seulement avec certitude qu'elles impliquent des explosions de naines blanches. On pourra alors tenter de mieux comprendre l'énergie noire accélérant l'expansion de l'Univers et comment celui-ci crée des métaux lourds, tels que le fer.

    En 1604, après Tycho Brahe en 1572, Johannes Kepler, autre célèbre bâtisseur du Ciel selon les termes des romans historiques de Jean-Pierre Luminet, observe une stella nova, ce qui signifie « nouvelle étoile » en latin, dans la constellation Ophiuchus. Aucun des deux astronomes ne peut alors comprendre de quoi il en retourne vraiment si ce n'est que l'observation met à mal la thèse aristotélicienne de l'immutabilité du monde supralunaire, ce qui par contrecoup questionne également la physique d'Aristote, pavant la voie à sa remise en cause par Galilée, Descartes puis Newton.

    La nature des « nouvelles étoiles », en abrégé des novae, de Brahe et Kepler ne sera comprise qu'au XXe siècle avec les développements d'une nouvelle physique après celle de Newton, celle des révolutions quantiques et relativistes. En effet, les deux astres observés, SN 1604 et SN 1572, sont des exemples de ce que l'astronome germano-américain Rudolph Minkowski et l'astronome suisse Fritz Zwicky vont appeler des supernovae SN Ia dans le cadre de leur fameuse classification. Or, une SN Ia fait intervenir l'explosion d'une naine blanche, une étoile dont l'existence nécessite pour être comprise aussi bien la théorie de la relativité restreinte que la mécanique quantique, comme l'a montré l'astrophysicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar alors qu'il était âgé de seulement 20 ans lors d'un voyage en paquebot de Bombay vers l'Angleterre.

    Les supernovae sont nettement plus lumineuses que les novae comme l'ont montré au cours des années 1930 les travaux de Walter Baade et Fritz Zwicky. Les SN II, comme celle de 1987 dans le Grand Nuage de Magellan, sont des explosions d'étoiles très massives résultant de leur effondrement gravitationnel. Leur luminosité est donc très variable. On pense que ce n'est pas le cas avec les SN Ia ou, pour le moins, nettement moins car l'explosion des naines blanches se ferait toujours lorsque leur masse, pour une raison ou pour une autre, devient de l'ordre de la fameuse masse limite calculée justement par Chandrasekhar lors de son voyage vers l'Angleterre, environ 1,44 fois celle du Soleil.

    Une présentation de la supernova de Kepler, une SN Ia. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Chandra X-ray Observatory

    Les naines blanches et l'énergie noire

    Or, il se trouve que comme du temps de Kepler, les SN Ia sont à l'origine d'une révolution en cosmologie et peut-être en physique. Les astrophysiciens ont pu utiliser ces explosions supposées quasi constantes en luminosité comme des chandelles standards, selon leur terme, ce qui leur permet d'estimer les distances des galaxies où elles se produisent et en conjonction avec des mesures de décalages spectraux, des variations de vitesse d'expansion du cosmos observable. À partir de la fin des années 1990, les cosmologistes en ont tiré la conclusion que cette expansion accélérait au lieu de ralentir depuis quelques milliards d'années. Une des explications de ce phénomène fait intervenir une nouvelle physique en rapport avec l'énergie du vide quantique et plus généralement ce que l'on a appelé l'énergie noire.

    On cherche à déterminer la nature de cette énergie, cela permettrait peut-être de connaître le destin de l’Univers, mais pour cela ll faut mesurer le plus précisément possible l'expansion du cosmos ce qui nécessite de bien estimer la puissance des explosions des SN Ia. Malheureusement, plusieurs théories s'affrontent en fait sur le sujet et si elles reposent bien toujours sur la présence de naines blanches, des variations de leur luminosité intrinsèque sont possibles, notamment si les SN Ia sont parfois en fait des collisions de naines blanches.

    Certaines choses semblent acquises cependant. Pour une raison ou pour une autre, des réactions de fusion thermonucléaire avec une fraction substantielle des noyaux de carbone et d'oxygène dans la naine blanche se produisent et ils fusionnent en éléments plus lourds en quelques secondes seulement. Une température de plusieurs milliards de degrés est atteinte et la luminosité de l'explosion devient de l'ordre de cinq milliards de fois celle du Soleil. Un isotope du nickel radioactif est synthétisé lors de cette explosion et il va produire par désintégration un isotope du cobalt puis du fer pendant plusieurs mois. L'essentiel de la lumière libérée par la SN Ia le sera d'ailleurs par ces isotopes radioactifs.

    Image composite de SN2019yvq (point bleu) dans la galaxie hôte NGC 4441 (grand corps jaune au centre), qui est à près de 140 millions d'années-lumière de la Terre. © ZTF, Northwestern, Caltech

    Des scénarios différents pour les SN Ia selon les flashs ultraviolets

    Malgré tout, si l'on veut augmenter les chances de pouvoir comprendre la nature de l'énergie noire avec les instruments, dont l'humanité se dote actuellement et qui sont le télescope Euclide et le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) aujourd'hui renommé Observatoire Vera-C.-Rubin (Vera C. Rubin Observatory), il faut pouvoir déterminer quelles sont les parts des différents scénarios conduisant à l'apparition des SN Ia afin de calibrer autant qu'il est possible ces chandelles standards.

    Une piste possible pour aboutir à ce but peut provenir de l'étude des flashs d'ultraviolets comme celui associé à la supernova SN2019yvq, ainsi que l'explique une équipe d'astrophysiciens dans un article en accès libre sur arXiv. Il a été publié dans The Astrophysical Journal et il repose sur des observations faites dans une galaxie relativement proche, située à 140 millions d'années-lumière de la Voie lactée dans la constellation du Dragon, à l'aide de la Zwicky Transient Facility (ZTF). SN2019yvq a ensuite été étudiée plus en détail dans le domaine de l'ultraviolet des rayons X par l'observatoire Neil Gehrels Swift de la Nasa.

    On ne connaît maintenant en fait que deux flashs ultraviolets intenses associés à une SN Ia. Là où les choses deviennent intéressantes, c'est que de tels flashs, toujours précoces, de quelques heures à quelques jours après le début d'une SN Ia, ont des caractéristiques différentes selon que la supernova est causée par une collision de naine blanche ou l'accrétion de la matière provenant d'une étoile compagne en mode géante rouge, arrachée par les forces de marée de la naine blanche selon le scénario le plus standard.

    D'autres modèles avec flash UV ont été proposés et si l'on ne peut pas encore faire la différence entre les scénarios pour expliquer les SN Ia, les chercheurs pensent maintenant que l'étude de ces flashs UV devrait permettre très rapidement de parvenir à ce résultat.

    On peut se faire une idée du pourquoi de l'intérêt de ces flashs précoces si l'on comprend que dans le cas standard, l'explosion thermonucléaire de la naine blanche éjecte une grande quantité de matière, et qu'il va se produire une onde de choc qui va la chauffer de sorte qu'elle brillera fortement en UV lorsque cette onde va entrer en collision avec l'étoile compagne de la naine blanche.

    Mieux comprendre les SN Ia ne fera pas que nous aider à connaître la nature de l'accélération de l'expansion de l'Univers. En effet, on sait que ces explosions produisent de grandes quantités de fer qui vont se retrouver dans le milieu interstellaire où naîtront de futures étoiles entourées d'un cortège planétaire. On pense que la majorité des noyaux de fer sont synthétisés par les SN Ia mais la proportion reste à déterminer, ce qui devrait nous aider à comprendre la naissance de planètes avec un noyau ferreux, comme dans le cas de la Terre, dans la Voie lactée.

     

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Les supernovae SN Ia sont des explosions de naines blanches mais plusieurs scénarios sont possibles et l'on ne sait pas très bien en quelles proportions elles se produisent.
    • Or, les SN Ia permettent de déterminer la vitesse d'expansion du cosmos observable et ont révélé sa récente accélération, probablement causée par une mystérieuse énergie noire.
    • Pour tenter de faire la lumière sur la nature de cette énergie, qui détermine le destin de l'Univers observable, il faut bien connaître la nature des SN Ia.
    • On commence à observer des flashs d'ultraviolets au tout début de ces supernovae, flashs dont on pense qu'ils vont bientôt permettre de distinguer entre les différentes occurrences des scénarios pour les SN Ia.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/energie-sombre-secrets-explosions-naines-blanches-bientot-perces-ultraviolets-82114/?fbclid=IwAR3wjjdB07B3n-NPzv76fm3nOK76vd2VZ9-0H65TLdLwSa6kUj9l8c6t4c8#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 28.07.2020: Actualité de l'astronomie / Première photographie d'un système planétaire autour d'une étoile semblable au Soleil

    Par Marine Benoit le 22.07.2020 à 15h00ABONNÉS

    Pour la toute première fois, plusieurs exoplanètes ont été photographiées autour d'une étoile similaire à la nôtre. Bien que beaucoup plus jeune que notre Soleil, cette étoile pourrait nous en apprendre énormément sur les origines et la formation de notre Système solaire.

    Première image directe d'une étoile semblable à notre Soleil

    Ce cliché est la toute première imagerie directe d'une étoile du même type que notre Soleil. En bas à droite, ses deux exoplanètes, qui orbitent autour de leur étoile hôte à des distances de 160 et environ 320 fois la distance Terre-Soleil.

    SO/BOHN ET AL.

    On pourrait croire qu'il s'agit une fois de plus de l'œil de Sauron en pleine régénération. Mais la réalité derrière cette image, comme la puissance mystique qu'elle renferme, est peut-être plus fantastique encore que la figure la plus ténébreuse de l'œuvre de J.R.R. Tolkien. Ce que nous voyons sur ce cliché n'est autre que la toute première image d'une étoile semblable au Soleil accompagnée de ses exoplanètes, ici au nombre de deux. Jusqu'ici, seuls deux systèmes comprenant plus d'une planète avaient été observés directement, mais ces derniers étaient articulés autour d'étoiles nettement différentes de notre Soleil. 

    SPHERE, un instrument hors pair

    On doit cet exceptionnel cliché au Very Large Telescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO), situé dans le désert chilien d'Atacama. Plus précisément, à son instrument SPHERE, qui équipe l'un des quatre télescopes du VLT et utilise différentes techniques pour améliorer le contraste des images de systèmes d'étoiles. La lumière trop intense des étoiles empêche en effet de distinguer les éventuelles planètes qui gravitent autour d'elles. Aussi faut-il trouver des parades pour pouvoir l'occulter.

    SPHERE s'appuie sur de l'optique adaptative poussée à l'extrême, qui permet de gommer les distorsions produites par l'atmosphère terrestre. Est également employé un dispositif appelé coronographe, qui masque le trop plein de lumière de l'étoile observée, ou encore un système d'imagerie différentielle pour exploiter les différences de couleur ou de polarisation de la lumière d'une étoile et d'une planète. Il y a quelques semaines à peine, SPHERE nous avait régalés d'une époustouflante image de la naissance d'une planète au sein d'un disque de poussières entourant une jeune étoile.

    Ici la jeune étoile et ses deux exoplanètes. Les cercles lumineux et sombre visibles autour de l'étoile sont en réalité des effets d'optique occasionnés par l'instrument. Crédits : ESO/Bohn et al.

    Un "Soleil" dans ses très jeunes années

    Mais revenons-en à notre étoile. Connue sous le nom quelque peu barbare de TYC 8998-760-1, celle-ci est située à environ 300 années-lumière de la Terre. C'est en l'analysant au cours d'une étude précédente, publiée en décembre 2019, que l'équipe composée de 12 chercheurs a constaté que sa masse s'approchait de celle de notre Soleil. "Parmi toutes les étoiles qui fusionnent continuellement de l'hydrogène à l'hélium – la phase la plus longue de la vie d'une étoile –, environ 5 à 10 % seulement ont un type spectral, c'est-à-dire une température, compatible avec notre Soleil. La majorité des étoiles – plus de 80 % – sont en fait moins massives que notre Soleil", explique à Sciences et Avenir Alexander Bohn, doctorant à l'Université de Leiden, aux Pays-Bas, et auteur principal de l'étude publiée mercredi 22 juillet dans The Astrophysical Journal Letters.

    TYC 8998-760-1 est toutefois beaucoup plus jeune : âgée de 17 millions d'années, elle fait figure de bambin face aux 4,6 milliards d'années déjà vécues par notre étoile qui, pour filer la métaphore, est une belle quadragénaire. TYC 8998-760-1 en est donc à un stade très précoce de son évolution, ce que lui confère un immense intérêt. "Les conditions physiques initiales pourraient être très similaires à celles de notre système solaire lorsqu'il venait de naître", assure Alexander Bohn.

    Les points lumineux visibles sur l'image, à l'exception des deux planètes pointées par des flèches, sont d'autres étoiles présentes en arrière-plan. Crédits : ESO/Bohn et al.

    Grande distance

    Nous ignorons encore comment les planètes se forment à cette grande distance de l'étoile. Actuellement, deux scénarios possibles cohabitent : les planètes se sont formées in situ, autrement dit à leur emplacement actuel, en suivant des processus de fragmentation dans le nuage proto-stellaire en effondrement.

    Elles pourraient aussi être nées à des distances plus proches de l'étoile, dans le disque proto-planétaire de cette dernière, pendant les dix premiers millions d'années de sa vie, et ce par accrétion du noyau. "De petits planétésimaux se seraient regroupés et auraient formé des noyaux protoplanétaires. Lorsqu'une certaine masse aurait été atteinte, ce noyau serait devenu suffisamment grand pour accumuler le gaz du disque circumstellaire (disque de matière tournant autour d'une étoile, ndlr) dans son atmosphère. C'est le scénario de formation privilégié pour les plus grandes planètes de notre propre Système solaire", complète le planétologue. Cette formation à proche distance peut également être due à une instabilité gravitationnelle : "Dans ce scénario, des parties du disque circumstellaire seraient devenues instables et se seraient rapidement effondrées sous l'effet de leur propre gravité en noyaux protoplanétaires, accumulant ainsi encore plus de gaz dans leur atmosphère."

    Une animation montrant deux images prises à un an d'intervalle. Crédits : ESO/Bohn et al.

    Mais quel que soit le scénario, pour expliquer le fait que des planètes se trouvent sur des orbites si lointaines, une migration vers l'extérieur a forcément eu lieu à un moment ou un autre. Par quel mécanisme ? C'est ce que l'équipe va désormais chercher à comprendre.

    Des sœurs cachées ?

    Rien ne permet non plus d'exclure que TYC 8998-760-1 ait plus de deux exoplanètes dansant à ses côtés, y compris des planètes rocheuses. "Mais deux choses nous limitent ici : la résolution angulaire du télescope et de l'instrument, et la sensibilité de nos observations. Nous pourrions manquer des planètes situées à des distances plus petites de l'étoile", admet Alexander Bohn. Seul un plus grand télescope permettrait à l'équipe de les détecter si elles existaient. Grâce à son miroir de 39 mètres (contre huit mètres pour celui du VLT), l'Extremely Large Télescope (ELT), avec son instrument METIS (dont la mise en service est prévue pour 2024), pourra de son côté y repérer des planètes ayant des masses équivalentes à celles de Neptune ou de Saturne. Mais il "ne sera certainement pas assez sensible pour détecter des planètes rocheuses. [Leur lumière] serait trop faible."

     

     

    SOURCES SCIENCES AVENIR

  • LE 28.07.2020: Actualité de la météo/ Une journée placé sous une chaleur de saison or mit sur le Sud Est avec 41° A 18H00

    Une journée placé sous une chaleur de saison, or mit sur le Sud Est ou la les températures vont atteindre allègrement les 41° l' après midi.Avec un risque orageux d' une intensité faible à modéré, sur les Alpes, les Pyrénées et le Sud Est du pays.

    Le matin:

    Il n' y auras pas de précipitations, le ciel seras bien dégagé or mit le Sud Ouest ou la le ciel seras mitigé et nuageux sur le Nord Est et l' Extrême Nord du pays ou la le ciel seras bien couvert.

    L' après midi:

    Le soleil vas gagné du terrain sur les régions ou il y avais une couverture nuageuses le matin.Des averses orageuses vont ce produire sur l' Ardèche et sur les reliefs Alpin en fin d' après midi. Mais sans sévérité particulière.C' est au Sud Est q' il vas faire le plus chaud demain après midi avec 41° en moyenne.

    Les températures:

    Le matin:

    Il feras une températures minimale de 16° sur le Nord du pays et 30° sur le Sud Est en moyenne.

    L' après midi:

    Il feras une températures maximales de 30° sur le Nord du pays en moyenne et 32° à 41° sur la moitié Sud du pays

    A noter pic a venir de Chaleur pour 3 jours constitutifs:

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  • LE 28.07.2020: Actualité de l'astronomie / Thomas Pesquet voyagera sur la Crew Dragon de SpaceX en 2021

    Par Olivier Lascar le 28.07.2020 à 15h15

    L'astronaute français sera le premier européen à voyager sur la capsule commerciale américaine. L'usage de Crew Dragon a mis fin à l'exclusivité du Soyouz comme taxi pour la station spatiale internationale.

    SpaceX

    La capsule Crew Dragon quelques jours avant le premier lancement de l'engin de SpaceX embarquant des astronautes, le 30 mai 2020.

    CRÉDIT SPACEX

    Même masqué, on le reconnaît. C'est par une photo postée sur Twitter que Thomas Pesquet a annoncé qu'il doit, dès 2021, retourner dans l'espace (et la station spatiale internationale) en voyageant sur la Crew Dragon de SpaceX. Cette capsule est le nouveau taxi spatial privé capable de convoyer des astronautes au-dessus de la planète Bleue. Son premier voyage date du 30 mai 2020 : parti du centre spatial Kennedy en Floride, lancé par la fusée commerciale Falcon 9 de SpaceX, le véhicule Crew Dragon a permis aux Américains Bob Behnken et Doug Hurley de rejoindre, un jour plus tard, l'ISS. Depuis juillet 2011, date de la mise à la retraite des navettes spatiales américaines, c'était la première fois qu'on assistait à un départ embarquant des humains depuis le sol des Etats-Unis.

    Avec Crew Dragon, la fin de la dépendance envers le Soyouz russe

    Le succès de Crew Dragon a mis un terme à 9 années de dépendance envers les Russes et leur Soyouz. Cette capsule avaient jusque-là le monopole de la desserte de l'ISS pour les astronautes, et c'est bien sur ce véhicule que Pesquet avait fait son vol d'il y a quatre ans.

     

    Thomas Pesquet doit partir au printemps 2021

    C'est en effet entre novembre 2016 et juin 2017 que l'astronaute français de l'Agence spatiale européenne (ESA) a séjourné 6 mois dans l'espace. Et c'est au printemps 2021 que l'ingénieur et pilote de ligne doit repartir, avec un décollage depuis Cap Canaveral en Floride. Ce qui lui laisse moins d'un an pour se familiariser avec l'environnement "tout tactile" qu'Elon Musk, patron de SpaceX et orfèvre en communication, a voulu pour ses engins spatiaux.

     

    SOURCES SCIENCE AVENIR