Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 26.07.2020: Actualité de l'astronomie / Astronomie : ils ont retrouvé un « monde perdu » !
- Par dimitri1977
- Le 26/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Astronomie : ils ont retrouvé un « monde perdu » !
Nathalie Mayer
Journaliste

Au 1er juillet 2020, plus de 4.200 exoplanètes avaient été confirmées. Plusieurs milliers d'autres sont en attente de confirmation. C'est dans ce contexte que des chercheurs annoncent aujourd'hui avoir retrouvé un « monde perdu ». Une exoplanète dont l'existence n'avait pas pu être confirmée depuis sa première observation en 2018.
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[EN VIDÉO] En quête d’exoplanètes Depuis la découverte de la première exoplanète, Pégase 51b, en 1995, les scientifiques tentent toujours d’en découvrir de nouvelles. Dans cette vidéo, Michel Mayor explique, avec d'autres astronomes, les principes, les difficultés et l'intérêt de cette quête. Celle-ci nous a fait découvrir des mondes très différents de notre Système solaire.
On l'appelle NGTS-11b. Elle orbite autour d'une étoile située à quelque 620 années-lumière de notre Terre. Elle se trouve cinq fois plus près de son soleil que notre Planète du sien. C'est ainsi que les astronomes de l’université de Warwick (Royaume-Uni) décrivent, dans une première approche, l'exoplanète qu'ils viennent de retrouver parmi un catalogue de ce que les chercheurs nomment des « mondes perdus ».
Rappelons que pour qu'une exoplanète soit confirmée en tant que telle, son observation par la méthode du transit -- une baisse de luminosité lorsque la planète passe entre son étoile et notre Terre -- doit pouvoir être répétée. NGTS-11b avait déjà été observée en 2018 par le Transiting Exoplanet Survey Satellite (Tess). Mais Tess ne scanne généralement une région du ciel que pendant 27 jours et peine donc à confirmer des exoplanètes dont la période orbitale est plus longue.
Les chercheurs de l'université de Warwick ont observé l'étoile supposée hôte de NGTS-11b pendant 79 nuits et à l'aide du Next-Generation Transit Survey (NGTS) installé au Chili, dans l'espoir d'être enfin les témoins d'un second transit. C'est ce qui est arrivé environ un an après la première observation par Tess.

C’est grâce au Next-Generation Transit Survey (NGTS) installé au Chili que les astronomes de l’université de Warwick (Royaume-Uni) ont retrouvé un « monde perdu. © G. Lambert, ESO
Une vie extraterrestre sur un « monde perdu » ?
Ainsi, selon les astronomes, NGTS-11b parcourt son orbite en 35 jours. Et seuls, les instruments du NGTS pouvaient détecter la baisse de luminosité de 1 % de son étoile hôte lors de ces transits relativement rares. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que NGTS dispose de douze télescopes performants permettant de surveiller plusieurs étoiles pendant des mois à la recherche de tels « mondes perdus ».
“
Des centaines de transits uniques à étudier
« Dans les données de Tess, il y a des centaines de transits uniques à étudier avec cette méthode », remarque Pete Wheatley, astronome à l'université de Warwick, dans un communiqué. D'autant que cela pourrait aider à découvrir des exoplanètes « fraîches », à l'image de NGTS-11b qui affiche une température de 160 °C. Soit beaucoup moins que la plupart des géantes gazeuses -- car le rayon de NGTS-11b est estimé à quelque 0,8 fois celui de Jupiter et sa masse à environ 0,3 fois celle de Jupiter -- découvertes jusqu'alors.
« Parmi tous les "mondes perdus" que nous pourrons trouver, certains seront probablement de petites planètes rocheuses situées dans la zone d'habitabilité de leur étoile et suffisamment "fraîches" pour porter de l'eau liquide et potentiellement, une forme de vie extraterrestre », conclut le chercheur avec enthousiasme.
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LE 26.07.2020: Actualité de l'astronomie / Vidéo : la mission Apollo 16 a été remastérisée en 4K et c'est magnifique !
- Par dimitri1977
- Le 26/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Vidéo : la mission Apollo 16 a été remastérisée en 4K et c'est magnifique !
Fabrice Auclert
Journaliste

[EN VIDÉO] La mission Apollo 16 en 4K ! Les images de la mission lunaire d'Apollo 16 comme si vous y étiez !
Grâce à l'intelligence artificielle, les images de la mission lunaire d'Apollo 16 sont désormais disponibles en 4K et en 60 fps. Un Youtubeur a récupéré un maximum de vidéos de la Nasa et il s'appuie sur l'interpolation de mouvement pour créer des vidéos absolument stupéfiantes par leur qualité.
Grâce à l'intelligence artificielle, et plus généralement à des algorithmes, il est possible d'améliorer la qualité d'images filmées il y a des décennies, voire un siècle. On se souvient ainsi qu'en début d'année, la célèbre Arrivée du train en gare de la Ciotat des frères Lumière a été remasterisée dans une qualité exceptionnelle : en 4K et 60 fps, avec la couleur en prime.
Aujourd'hui, ce sont les images de missions d'Apollo qui subissent le même traitement, et c'est tout simplement magnifique. Même si c'était déjà une prouesse de filmer depuis l'espace, la technologie de l'époque ne permettait que du 12 images par seconde. En 1972, pour la mission Apollo 16, Charlie Duke et John Young se posent sur la Lune avec leur rover lunaire, et ils filment leur expédition. Des images habituelles depuis que le premier Homme à poser le pied sur la Lune. Sauf que les algorithmes changent tout !
Une IA gratuite et open source
« Je voulais vraiment offrir une expérience inédite avec ces anciennes images, explique le dénommé DutchSteamMachine à Universe Today. J'ai d'abord cherché les vidéos sources de la plus haute qualité, que j'ai heureusement trouvées sous forme de fichiers vidéo 720p à haut débit. Le problème de qualité était déjà résolu. » Spécialiste de la restauration de photos et de films, il s'est ensuite appuyé sur une intelligence artificielle nommée Interpolation. Open source et gratuite, elle s'appuie sur l'interpolation de mouvement pour traiter l'image et rendre l'image plus fluide.
Comment ? Simplement en intercalant des images intermédiaires entre celles existantes. Résultat, on passe de 12 images par seconde à 60, et impossible d'imaginer que c'est un ordinateur qui a réalisé cette prouesse. « La plupart des séquences tournées étaient encore très saccadées, poursuit DutchSteamMachine. Pour épargner la pellicule et enregistrer pendant de longues périodes, des images du rover ont été tournées à 12, 6 ou même 1 image (s) par seconde. » Les astronautes avaient d'ailleurs laissé des indications, et ensuite, il a pu « nourrir » l'intelligence artificielle.
L'alunissage d'Apollo 15 filmé dans une qualité jamais vue. © Nasa
Entre deux images réelles, cinq « fausses »
« Je divise le fichier source en images PNG individuelles, les saisis dans l'IA avec le taux de trame d'entrée (1, 6, 12 ou 24) et le taux de trame de sortie souhaité par taux d'interpolation (2x, 4x, 8x) », détaille-t-il. Ensuite, l'IA met à contribution la carte graphique et affiche deux images réelles et consécutives. À l'aide d'algorithmes, elle analyse les mouvements d'objets dans les deux cadres et en créer des nouveaux. « Avec un taux d'interpolation de 5x, il est possible de créer 5 fausses images à partir de seulement deux images réelles. » Faites le calcul, de 12 fps, on passe bien à 60 fps, et la fluidité est remarquable sans que l'on puisse distinguer une image réelle d'une fausse.
Avant-dernière étape, la colorisation. « J'applique une correction de couleur, car souvent les fichiers source ont une teinte bleue ou orange » conclut-il. Pour finir, il synchronise les images obtenues avec la piste audio, et le tour est joué ! La bonne nouvelle, c'est que les images sont disponibles sur la site de la Nasa et qu'il a prévu « d'améliorer des tonnes de séquences d'Apollo comme celle-ci ».
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LE 25.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Météo Tropical Gonzalo s’en va, Isaias Arrive ?
- Par
- Le 25/07/2020
- Dans Météo en Live, phénomènes dangereux en temps réel et prévisions en temps réel
Systèmes en cours et vigilance
Martinique - Guadeloupe - Îles du Nord
GONZALO AL072020 Le 25/07/2020 à 1800 UTC 10.8N 62.1W 30 kt / 56 kmh 1010hPa Dépression HANNA AL082020 Le 25/07/2020 à 1800 UTC 27.0N 96.8W 75 kt / 139 kmh 973hPa Ouragan INVEST 92L AL922020 Le 25/07/2020 à 1800 UTC 10.5N 30.0W 25 kt / 46 kmh 1010hPa Onde Tropicale Gonzalo s’en va, Isaias Arrive ?
Le 25 juillet 2020à 15:12Par Olivier Tisserant
4.82/5 (17)
Rappel: les informations et illustrations de ce site ne SONT PAS DESTINEES à la sauvegarde des biens et des personnes vis à vis des risques cycloniques. Pour ça, il vous faut suivre les infos et recommandations de votre préfecture pour la France et des autorités compétentes pour les autres territoires.
Cette saison cyclonique 2020 part sur des bases élevées. On est le 25 juillet, déjà 8 cyclones ont été nommés sur le bassin et un 9e menace de l’être la semaine prochaine. Il faut dire que la température de l’eau est particulièrement chaude (et encore, merci à la brume de sable des dernières semaines d’avoir un peu limité son réchauffement !) et que le cisaillement est globalement faible en Atlantique tropical. Heureusement qu’il reste des zones d’air très sec et de sable ce qui limite un peu la possibilité de renforcement.
Gonzalo
Malgré un affaiblissement très marqué et une organisation hasardeuse, Gonzalo maintient une convection profonde proche de son centre. C’est désormais une tempête petite et faible (35 kts) qui ne devrait pas survivre très longtemps, toujours à proximité d’air sec mais en plus avec un petit cisaillement et surtout l’interaction avec la terre. Ses heures sont comptées, mais la tempête génère de grosses précipitations sur Trinidad et Tobago, le nord du Venezuela et le sud de l’arc antillais. Des grains violents risquent de provoquer des rafales dépassant les 40 kts … donc restez prudents.Invest 92L
L’onde qui est sortie d’Afrique cette semaine et a fait l’objet de prévisions plus ou moins farfelues de la part de quelques modèles est désormais suivie de près par le NHC et est passé en Invest. De nombreuses rumeurs et fake news ont circulé sur son compte ces dernières heures, comme souvent dans ces circonstances. Il faut croire que les gens adorent se faire peur ou faire peur aux autres … donc, on va faire le point sur ce qu’il en est pour le moment et ce que l’on sait … plus ou moins !
92L est pour le moment en situation précaire avec de l’air très sec et du sable à son nord et un cisaillement assez fort au sud. L’onde bataille pour se frayer un chemin dans ces conditions pas vraiment favorables pour elle. Ces conditions devraient perdurer jusqu’au début de la semaine prochaine.Ensuite, le cisaillement est prévu pour faiblir et l’air sec pourrait un peu se dissiper … mais c’est une prévision extrêmement délicate et il est difficile de tirer des conclusions pour la semaine prochaine.
Les modèles de prévision et le NHC
Comme souvent au classement d’une onde en Invest, les modèles partent un peu dans tous les sens et on retrouve des options parfois réalistes mais parfois totalement hors de propos.
Le modèle le plus agressif, avec le passage d’un Cat. 1 ou 2 sur le nord de l’arc, est étrangement le GFS qui a pourtant ignoré cette onde jusqu’à hier. Mais il est connu pour avoir un biais d’initialisation des Invest avec une réaction souvent disproportionnée.Dans les sorties agressives on a aussi le SHIPS qui est un modèle qui intègre une bonne part de statistique qui voit lui aussi un gros renforcement.
On a ensuite un début de consensus avec les autres modèles globaux qui varient d’une dépression à une tempête sur la moitié nord de l’arc. De son côté le NHC ne se mouille pas trop comme à son habitude pour un Invest, d’autant plus si celui-ci est face à un environnement complexe. Ils se contentent de monter au fur et à mesure le risque de renforcement mais ne s’aventurent pas au delà. Et c’est de loin la position la plus raisonnable !
Il faut prendre en compte que les sorties brutes des modèles ne sont en aucun cas une prévision. Il s’agit de tendances et d’estimations qui doivent impérativement faire l’objet d’une expertise humaine de qualité. Je dis depuis plusieurs années que le fait que ces données soient dans le domaine public pose de gros problèmes d’interprétation. J’entends souvent dire “Windy a prévu …” ou “Windy est la meilleure prévision” … sauf que Windy (qui est par ailleurs un excellent site) ne prévoit ABSOLUMENT RIEN !! il se contente de rendre graphiquement les données brutes des modèles de prévision, sans intervention humaine. Alors pour la météo commune en zone tempérée, c’est parfait parce que ces modèles sont extrêmement performants pour ce genre de choses. Mais pour la prévision et l’analyse cyclonique, on est encore loin du compte. Il suffit de regarder les désaccords pour Gonzalo tout au long de son périple Atlantique pour s’en rendre compte.
Oui, mais 92L, qu'est-ce qu'il va y avoir ?
On est à plus de 130H d’un éventuel passage sur l’arc … donc très loin. En zone tropicale, on a l’échéance à moins de 48h qui est pas mal maîtrisée, celle de 48 à 120h qui est un mélange de tendance et de confiance et celle au delà de 120h qui est uniquement de la tendance prospective. On est donc à une échéance à laquelle on ne peut parler QUE de tendance. Tous ceux affirment quoi que ce soit à cette échéance mentent.
Néanmoins, lorsque tous les modèles globaux initialisent un cyclone dans une zone identifiée, le plus souvent il finit par arriver. C’est le cas ici donc on peut raisonnablement penser qu’un système va voir le jour en Atlantique ces prochains jours. Maintenant, savoir où il va passer et à quelle intensité, c’est juste impossible. La moitié nord de l’arc antillais c’est grand et entre une tempête et un Cat. 2 la différence est très importante. Et demain il est possible qu’un ou 2 modèles annoncent un Cat.4 … et ça ne changera rien à tout ça.
Donc pour le moment, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre d’y voir un peu plus clair et qu’un consensus fort s’établisse entre les modèles et soit confirmé par le NHC. D’ici là, n’écoutez aucune affirmation. Celui qui hurle au loup à chaque fois aura forcément raison un jour, comme celui qui annonce une petite onde. Mais au final, 95 fois sur 100 … ils auront tord. Je réagis rarement à ces échéances parce que ça ne sert à rien.
Le risque d’un cyclone la semaine prochaine est réel et il y a des signes évidents pour qu’il passe sur la moitié nord de l’arc voire plus au nord. Tout le reste n’est que spéculation.
Pour suivre l’évolution chiffrée en direct de Invest 92L, c’est ICI.
Crédits images ; Tropical Tidbits, NHC/Noaa, UW-CIMSS
SOURCES METEO TROPICAL
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LE 25.07.2020: Actualité de l'astronomie / A NE PAS MANQUEZ!!!!!!!! Etoiles filantes 2020 : observer la pluie des Perséides mercredi 12 août
- Par
- Le 25/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
ETOILES FILANTES - Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août 2020, ne manquez pas la plus célèbre pluie d'étoiles filantes de l'année. Nos conseils pour l'observer et tout savoir de ce phénomène astronomique et ses semblables.[Mis à jour le 16 juillet 2020 à 22h47]
Dans la nuit du 12 au 13 août 2020, découvrez la plus spectaculaire pluie d'étoiles filantes de l'année : Les Perséides. Si ce phénomène astronomique s'étend en réalité du 17 juillet au 26 août 2020, il s'intensifie particulièrement dans la nuit du 12 au 13 août, où l'on peut observer jusqu'à 100 étoiles filantes par heure. Mais d'où vient-il ? L'étude de l'orbite de la comète Swift-Tuttle après son passage près de la Terre, en août 1862, avait conduit l'astronome italien Giovanni Schiaparelli (1835-1910) à découvrir que cette orbite était quasiment identique à celle de l'essaim de poussières responsable des Perséides.
Le phénomène est bien connu des astronomes : lorsqu'un astéroïde passe près du Soleil, la glace des couches supérieures de l'astre se met à fondre et libère ainsi les poussières emprisonnées. Une partie de ces poussières s'accumule alors dans le sillage de la comète et forme une sorte d'essaim qui avance sur la même orbite. C'est donc essentiellement lorsque, dans son mouvement annuel, la Terre croise l'orbite d'une comète - existante ou disparue - que l'on observe des étoiles filantes en grand nombre et lorsque la Terre traverse un nuage de poussières cométaires qu'on peut avoir la chance d'assister à de véritables pluies.
Vous êtes passionnés d'astronomie ? Vous avez constamment la tête dans les étoiles ou, au contraire, n'avez jamais pu observer d'étoiles filantes ? Ne manquez pas le rendez-vous le mercredi 12 août au soir. En restant éveillé et en s'installant confortablement loin des lumières parasites de la ville, il n'y a pas de raison pour que vous loupiez les étoiles filantes de ces Perséides 2020. Et si vous le manquez, rassurez-vous : ce phénomène spectaculaire durera jusqu'au 26 août prochain. Découvrez, ci-dessous, nos conseils pour observer les étoiles filantes dans les meilleures conditions pour les nuits à venir.
Qu'est-ce que la pluie d'étoiles filantes des Perséides ?
Constituée des débris de la comète 109P/Swift-Tuttle, la pluie d'étoiles filantes des Perséides est la plus célèbre de l'année parce que l'une des plus actives. Cet essaim météoritique dans la constellation de Persée s'étend du 17 juillet au 26 août cette année 2020, avec un pic d'activité dans la nuit du 12 au 13 août. Elle est la plus spectaculaire de toutes, avec ses 100 étoiles filantes observables à l'heure !
A quelle heure voir les Perséides du mercredi 12 août au jeudi 13 août ?
Il faudra être éveillé en début de nuit avant le lever de la Lune, jusqu'à 1h30, pour observer les étoiles filantes cette nuit du mercredi 12 août au jeudi 13 août. En effet, la lumière de la Lune gêne les observations et rend invisible les étoiles filantes. Si toutefois vous observez les étoiles filantes après le lever de la Lune, placez-vous si possible dos à la Lune. La luminosité ne devrait pas gêner l'observation des météores les plus visibles, surtout si vous parvenez à être éloigné des centres-villes ou des points de lumière. Quand vous apercevrez un météore, multipliez les vœux, une tradition bien connue !
Retrouvez ci-dessous tous les conseils indispensables à une bonne préparation et à une bonne observation des étoiles. Les amateurs de photographies apprendront toutes les astuces nécessaires pour immortaliser ces ballets féeriques célestes.
Comment observer les étoiles filantes ?
Pas de danger ni besoin d'un équipement spécifique ! Les Perséides sont visibles à l’œil nu par tout à chacun. Pas besoin donc de sortir les jumelles ou le télescope, étant donné la vitesse élevée à laquelle défilent les boules de feu dans l'atmosphère terrestre (une moyenne de 50 km/heure). Environ un quart des étoiles filantes laissent des traînées visibles plusieurs secondes. Pour pouvoir observer cette pluie d'étoiles filantes de manière optimale, il ne faut pas que le ciel soit obscurci par les nuages.
Si les Perséides sont visibles à l’œil nu, il n'est toutefois pas évident, une fois dehors, de savoir où diriger son regard. Dans un premier temps, il faut s'assurer d'être placé dos à la Lune loin de toute source de pollution de lumière. Un bon conseil ? Le site LightPollution Map peut aider les personnes à repérer les zones les plus sombres et donc les points de vue optimaux à l'observation. Enfin, pour trouver le fameux Triangle d'été, Florent Deleflie, astronome à l'Observatoire de Paris, conseille de regarder "plein est et bas sur l'horizon". Une carte du ciel vous sera utile, ou une application mobile qui calcule en temps réel la position des astres visibles depuis la Terre. Si vous êtes déjà initié à l'astronomie, repérez la constellation de Persée puis celle de Cassiopée située plus haut qu'elle dans le ciel. Le radiant, c'est à dire l'endroit d'où semble partir la pluie d'étoiles filantes des Perséides, se situera au milieu des deux constellations.
Comment photographier les étoiles ?
Quelle est la signification d'une étoile filante ?
La tradition stellaire, qui intervient chaque année à la même période, va se perpétuer, mais attention aux confusions : il ne s'agit évidemment pas d'"étoile" à proprement parler, mais de poussières d"astéroïdes qui passent tout près de notre planète et dont certaines entrent en "collision" avec la Terre. Les étoiles filantes n'ont rien à voir avec les étoiles. Il s'agit d'une comète éteinte, ou bien d'un astéroïde qui, en se déplaçant, laisse derrière elle un grand nombre de débris.
Phénomènes lumineux, les étoiles filantes (ou météores) apparaissent ainsi à chaque fois que de minuscules météorites entrent au contact avec les couches denses de l'atmosphère, à des vitesses allant de 15 à 70 km par seconde. En raison du frottement de l'air, ces poussières - parfois des cailloux plus ou moins gros - deviennent incandescentes avant de se volatiliser. Électrisé à leur passage, l'air devient luminescent, donnant l'impression de traînées persistantes semblant provenir d'un même endroit du ciel : la constellation de la Lyre pour les Lyrides, celle d'Orion pour les Orionides, de Persée pour les Perséides, du Lion pour les Léonides ou des Gémeaux pour les Géminides...
Les prochaines étoiles filantes
Plusieurs grands rendez-vous stellaires d'étoiles filantes ont lieu durant l'année 2020. Cet été, on ne manquera donc pas le phénomène des Perséides observables du 17 juillet au 26 août, qui font l'objet de la Nuit des Etoiles et dont le pic d'activité a lieu entre les 12 et 13 août 2020. Découvrez ensuite les autres pluies d'étoiles filantes les plus remarquables qui apparaissent dans le ciel tout au long de l'année, par ordre chronologique d'apparition ci-dessous :
- Les Orionides : actives du 2 octobre au 7 novembre, elles seront particulièrement observables du 21 au 22 octobre 2020, au milieu de l'automne. Les Orionides, qui tirent leur nom de la constellation d'Orion (facile à reconnaître, ses sept étoiles les plus brillantes forment un nœud papillon ou un sablier légèrement incliné !), sont visibles dans l'hémisphère nord en cette période de l'année. Selon les années, entre 20 et 50 étoiles filantes percent le ciel chaque heure.
- Les Léonides : située dans la constellation zodiacale du Lion, la pluie d'étoiles filantes des Léonides apparaît du 6 novembre au 30 novembre 2020 avec un pic d'activité du 16 au 17 novembre 2020. Si de 10 à 20 étoiles filantes sont observables dans le ciel par heure, tous les 33 ans, le spectacle devient inoubliable après le passage de la comète 55P/Temple-Tuttle : la pluie d'étoiles filantes se transforme alors en tempête, avec des milliers de météores en une nuit !
- Les Géminides : produites par un objet céleste baptisé "3200 Phaethon", les Géminides viendraient ainsi non pas de comètes, mais d'astéroïdes. Actives du 4 au 17 décembre 2020, leur pic d'activité est situé entre le 13 et le 14 décembre 2020 avec un taux horaire de 60 à 75 météores, voir de 120 à 160 météores par heure au plus fort.
- Les Ursides : cette pluie d'étoiles filantes est active du 17 au 26 décembre 2020, associée à la comète 8P/Tuttle. Le pic des Ursides a lieu juste avant Noël dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020. Elle est d'une intensité faible, avec de 10 à 20 météores par heure.
- Les Quadrantides : actives durant les nuits d'hiver entre le 28 décembre et le 12 janvier, elles affichent un taux de 25 météores par heure, au cours de la nuit du 3 au 4 janvier (dates à vérifier en 2021). Elles sont originaires de la comète endormie 2003 EH1.
- Les Lyrides : située dans la constellation de la Lyre et active du 16 avril au 30 avril, la pluie d'étoiles filantes des Lyrides connaît un pic le 22 avril de chaque année, avec un taux de 5 à 20 météores observables à l'heure. Elle est associée à la comète C/1861 G1 Thatcher.
- Les Êta aquarides : actif du 19 avril au 28 mai (dates à vérifier en 2021), surtout visible dans l'hémisphère austral, l'essaim météoritique est approvisionné par la comète de Halley. Son pic est situé dans la nuit du 6 au 7 mai, avec un taux de 30 météores par heure.
SOURCES LINTERNAUTE
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LE 25.07.2020: Actualité de l'astronomie / A NE PAS MANQUEZ!!!!!!!! Les étoiles filantes des Perséides en 2020
- Par
- Le 25/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Chaque année, le spectacle des étoiles filantes des Perséides se reproduit. Voici l’essentiel à savoir pour le comprendre et en profiter !

Photo réalisée lors du maximum des Perséides en 2017, en Allemagne. En réalité, il est très rare de voir plusieurs étoiles filantes en même temps, mais la photographe a voulu suggérer l’abondance d’étoiles filantes en combinant plusieurs prises de vue. Et montrer que leurs trajectoires convergent vers un point du ciel situé dans la constellation de Persée.
Photo : Laura KranichQuand observer les étoiles filantes des Perséides ?
La période s’étend du 15 juillet au 25 août, et s’intensifie particulièrement du 10 au 14 août. Le maximum pour 2020 est prévu dans la nuit du 12 au 13 août. A cette période, la Lune visible en milieu et fin de nuit va gêner les observations et rendre invisible les étoiles filantes les moins brillantes. Il faut donc prévoir des observations en début de nuit avant le lever de la Lune, soit :
jusqu’à minuit (heure de Paris) dans la nuit du 9 au 10 août ;
jusqu’à 0h30 dans la nuit du 10 au 11 août ;
jusqu’à 1h dans la nuit du 11 au 12 août ;
jusqu’à 1h30 dans la nuit du 12 au 13 août.Si on souhaite observer après le lever de la Lune, on peut aussi essayer de se placer derrière un bâtiment ou un bouquet d’arbres de façon à masquer notre satellite qui ne monte pas très haut dans le ciel à cette saison et se tourner vers le nord-est pour observer (les étoiles filantes apparaissent un peu partout dans le ciel).
La lumière de la Lune n’a toutefois pas que des désavantages : en éclairant le paysage, elle peut rendre cette séance d’observation particulièrement agréable !
Combien d’étoiles filantes voit-on ?
Selon les années, de 70 à 110 étoiles filantes se produisent par heure au moment du maximum. En théorie, cela fait donc plus d’une étoile filante par minute ! En théorie seulement car, comme certaines sont peu lumineuses, et qu’il n’est pas possible d’observer tout le ciel à la fois, on en rate beaucoup. Heureusement, avec un peu de patience, le spectacle est garanti : il est bien rare qu’en observant attentivement pendant un quart d’heure on n’observe pas au moins une ou deux belles étoiles filantes ! Les plus chanceux peuvent même en voir plusieurs à la fois, ou bien des étoiles filantes particulièrement longues et lumineuses : on parle alors de météore, voire de bolide lorsqu’un gros morceau de roche se consume pendant plusieurs secondes et émet une très vive lumière.

Lors d’une belle nuit éclairée par la Lune, un bolide a traversé et illuminé le ciel pendant une fraction de seconde. Photo prise en août 2017 à l’observatoire de Saint Véran.
Photo : Jean-François GELYOù observer ? dans quelle direction ?

Le meilleur moyen de profiter du spectacle des Perséides : s’installer confortablement sur une chaise longue et contempler une grande portion de ciel !
Photo : Carine SoupletIl suffit de s’installer confortablement en un lieu bien dégagé et préservé des lumières parasites (lampadaires…). Le mieux est de s’assoir sur un transat ou de s’allonger par terre pour observer une grande portion de ciel. Les étoiles filantes semblent provenir plus ou moins d’un point qu’on nomme le radiant dans la constellation de Persée, d’où le nom de Perséides. Cette constellation est basse en début de soirée et prend de la hauteur en cours de nuit.
Mais en pratique les Perséides peuvent être très éloignées de Persée, comme le montre la photo en haut de cet article. La direction ou porter son regard n’est donc pas très importante, l’essentiel est surtout d’observer le plus de ciel possible.

Pour observer les étoiles filantes des Perséides, le mieux est de se tourner vers le nord-est et d’observer une large portion de ciel autour de la constellation de Persée. Les étoiles filantes semblent toutes provenir d’un point appelé radiant. Cette carte est calculée pour 0h30 (heure de Paris).
Pourquoi ces étoiles filantes ?
Chaque année, la Terre traverse un nuage de poussières et de cailloux, vestiges de la comète 109P Swift-Tuttle dont l’orbite croise celle de notre planète. Certains de ces débris pénètrent dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse (50 kilomètres par seconde) et se consument, provoquant de belles traînées lumineuses dans le ciel : les étoiles filantes. Une étoile filante ne dure le plus souvent qu’une fraction de seconde : il faut donc être chanceux pour apercevoir le phénomène par hasard ; mais justement, la période des Perséides offre de belles occasions d’en observer !
Le graphique animé ci-dessous montre la trajectoire des débris de la comète 109P Swift-Tuttle. C’est ce nuage de débris que la Terre traverse chaque année au mois d’août (son orbite est indiquée en bleu). Changez de perspective en cliquant/glissant avec la souris. Zoomez/dézoomez en agissant sur la molette.
Graphique extrait du site meteorshowers.org.SOURCES Par Bertrand d'Armagnac & Carine Souplet. Mise à jour : 3 janvier 2020. -
LE 25.07.2020: Actualité de la météo/ Ciel de traîne sur le centre ouest et le nord est est retour du soleil A 20H40
- Par
- Le 25/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Régime de ciel de traîne pour la journée de demain sur le nord du pays, soleil et temps sec avec de la chaleur.
Après le passage de la dépression de hier des averses de pluies résiduels sont encore possible le matin sur l' Extreme du pays et sur un axe Nord Est Sud Ouest du pays en passant part Centre Ouest du pays.
L' après midi les averses vont disparaître et laissé place à un temps mitigé entre soleil est nuage, le soleil vas gagné du terrain au fil des heures sur pratiquement tous le Pays. Or mit dur l' Extrême Nord du pays ou la des nuages arrive sans donnée des précipitations.
Pour les températures, elle reste chaude mais de saison pour demain.
34° pour les maximal et 35° pour l' Humidex sur la Vallée du Rhône et pour le pour tour Méditerranéen, 28° pour les maximal et 21° sur le reste du pays et 32° sur le Sud Ouest en moyenne pour l' Humidex.
Une journée placé encore sous le signe de la chaleur mais de saison, avant un coup de chaleur pour la fin Juillet et début Août.






SOURCES LAGNAU VANESSA
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LE 25.07.2020: Actualité de l'astronomie / A NE PAS MANQUEZ Pour la fin du mois de juillet, il y aura trois pluies d'étoiles filantes à observer !
- Par
- Le 25/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
La semaine prochaine, trois pluies d’étoiles filantes illumineront le ciel. Les pics d’intensité auront lieu les 27 et 29 juillet. Explications.
Crédit Photo : Belish / ShutterstockAmateurs d’astronomie, cet article est pour vous.
En effet, des pluies d'étoiles filantes illumineront le ciel nocturne du mois de Juillet. Le 27 juillet prochain, l’essaim d’étoiles filantes des Piscis Austrinides atteindra son maximum dans la voûte céleste.
Ce phénomène est généralement actif du 15 juillet au 10 août. Toutefois, le pic d'intensité est prévu lundi prochain. Les amoureux des étoiles (et les autres) pourront observer jusqu’à 5 météores par heure au zénith. Attention, les grains de poussière seront pour la plupart observables dans l’hémisphère sud.
29 juillet : deux pluies d’étoiles filantes
Le 29 juillet, un autre phénomène lumineux, baptisé Alpha Capricornides, devrait ravir les passionnés d’astronomie. Dès mercredi soir, entre cinq étoiles filantes défileront dans le ciel chaque heure. Pour rappel, cet essaim de météores provient de la constellation du Verseau et dure du 3 juillet au 15 août.
Crédit Photo : alfredogarciatv / ShutterstockLe mois de juillet marquera le retour des Delta Aquarides Sud. Cette pluie d’étoiles filantes est active du 12 juillet au 19 août mais son pic d’activité aura lieu mercredi. Entre 15 et 20 étoiles filantes traverseront l’atmosphère.
Petit conseil : les Delta Aquarides s’observent mieux avant le lever du soleil, loin de la pollution lumineuse. De plus, il ne sera pas nécessaire d’acheter un télescope car ce phénomène céleste est visible à l’oeil nu.
Crédit Photo : SKY2020 / ShutterstockLe jour J, n’oubliez pas de faire un voeu ! Il se réalisera à coup sûr !
Source : Astrofiles
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LE 25.07.2020: Actualité de l'astronomie / Mond permettrait d'expliquer le rayonnement fossile et former les premières galaxies !
- Par dimitri1977
- Le 25/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Matière noire : Mond permettrait enfin de s'en passer pour expliquer le rayonnement fossile et former les premières galaxies !
Laurent Sacco
Journaliste

L'alternative à la matière noire consistant à modifier les lois de la mécanique céleste de Newton, la théorie Mond, devient sans cesse plus crédible depuis ces dernière années. Ses principaux défauts, qui sont de ne pas être compatible avec la théorie de la relativité d'Einstein et surtout avec les caractéristiques du rayonnement fossile permettant de faire naître les galaxies, semblent enfin éliminés comme nous l'explique l'astrophysicien Benoît Famaey.
Le modèle standard de la physique des particules a fait l'objet de vérifications impressionnantes grâce aux collisions de protons menées au LHC. Pourtant, tous les physiciens des hautes énergies savent que ce modèle est incomplet et qu'il doit n'être que la forme que prend, à basses énergies, une théorie unifiée des forces. L'immense majorité des théories de ce genre prédisent l'existence de nouvelles particules qui pourraient se comporter comme les particules de matière noire invoquées pour rendre compte des mouvements des étoiles dans les galaxies et des galaxies dans les amas de galaxies. Ces particules de matière noire ne peuvent être des particules de matière ordinaire pour diverses raisons.
Certains physiciens n'aiment pas postuler l'existence de nouvelles particules encore jamais détectées, d'autant plus que cela fait des décennies qu'ils les cherchent, et que les modèles reposant sur leur existence rencontrent des difficultés à rendre compte de la dynamique des galaxies.
Ils préfèrent modifier les lois de la gravitation et, en particulier, celles de la mécanique céleste de Newton, de telle sorte qu'à grande distance d'un corps attracteur, l'accélération produite par son champ de gravitation sur un autre corps ne décroît pas de la même façon que dans le cadre de la physique de Newton. De cette manière, les étoiles dans une galaxie peuvent tourner plus vite autour de son centre, comme s'il y avait une masse plus importante mais invisible alors que ce n'est pas le cas.
Il existe un cadre théorique pour cela, exploré depuis le début des années 1980 par le physicien israélien Milgrom : Modified Newtonian dynamics (Mond).
La théorie Mond a rencontré de nombreux succès ces dernières années, notamment parce qu'elle rend mieux compte, par exemple, des observations concernant la dynamique des galaxies spirales, et même des galaxies naines autour d’Andromède et de la Voie lactée.
Futura a consacré de nombreux articles à Mond en donnant la parole à plusieurs reprises à l'un des chercheurs qui explorent cette alternative au modèle de la matière noire froide, l'astrophysicien Benoît Famaey (qui travaille sur la dynamique des galaxies à l'observatoire de Strasbourg). Avec son collègue Stacy McGaugh, il a ainsi rédigé un article très complet sur le sujet pour Living Reviews in Relativity.

L'astrophysicien Benoît Famaey. © Pierre Maraval
Or, cela fait plus d'un siècle maintenant qu'Albert Einstein a découvert sa théorie de la relativité générale en se basant notamment sur le fait que, pour être cohérente, la physique devait imposer à la gravitation d'être compatible avec la théorie de la relativité restreinte. D'autres équations que celles d'Einstein prolongeant sa théorie de l'espace-temps courbe et relativiste ont depuis été proposées mais la théorie d'Einstein a résisté victorieusement à tous les tests, que ce soit avec des trous noirs comme Sgr A* ou M87*, ou bien en étudiant les ondes gravitationnelles.
On continue toutefois à tenter de la réfuter en cherchant des violations du principe d’équivalence ou en montrant que des théories dites tenseur-scalaire sont plus pertinentes pour décrire le réel, par exemple, pour rendre compte de l'énergie noire, un autre des piliers du modèle cosmologique standard dont l'un des principaux pionniers est le prix Nobel de physique James Peebles.
Toutes ces considérations sont rappelées pour comprendre que, pour rendre Mond plus crédible, il faudrait en trouver une version relativiste.
Lors d'une des interviews qu'il nous avait accordées il y a plusieurs années, Benoit Famaey nous avait fait les commentaires suivant à ce sujet, que nous reprenons ci-dessous, avant de l'interviewer à nouveau à la lumière des développements récents.
Futura-Sciences : Mond est-elle en accord avec la théorie de la relativité restreinte comme devait l'être la théorie de la gravitation d'Einstein ?
Benoît Famaey : Au début, ce n'était pas le cas mais on a cherché assez rapidement des modifications des équations de la relativité générale dont on puisse déduire la relation de Milgrom. L'une des premières, bien qu'elle ne brille pas par son élégance, a été la théorie TeVeS proposée par Jacob Bekenstein. Il s'agit en fait d'une théorie appartenant à un ensemble plus large de théories reposant sur l'existence d'un champ de vecteur dynamique en plus de la métrique d'Einstein dans la théorie de la gravitation, théorie dont des variantes ont été développées notamment par des astronomes de l'université d'Oxford, et connues sous le nom de "théories Einstein-éther non canoniques". Ces derniers temps, ces théories apparaissent néanmoins en relative difficulté, notamment en raison de problèmes de stabilité interne.
Depuis quelques années, Milgrom explore une autre formulation relativiste baptisée Bimond. Elle consiste à introduire deux métriques d'espace-temps différentes (c'est pourquoi on parle de théorie bimétrique) qui peuvent s'interpréter en introduisant un second univers en interaction avec le nôtre, d'une façon qui ne viole pas les contraintes de la physique des particules. Il y a déjà eu quelques formulations sérieuses de théories de ce genre par exemple par Andrei Linde (pour expliquer la faible valeur de la constante cosmologique) ou dans le cadre de la théorie des cordes où il existe des cosmologies avec des univers parallèles. Le modèle ekpyrotique de Paul Steinhardt, Burt Ovrut, Justin Khoury et Neil Turok en est un bon exemple, ainsi que l'un de ceux proposés par Lisa Randall et Raman Sundrum qui permettait d'espérer la création de mini trous noirs au LHC.
Une troisième façon d'avoir un modèle relativiste expliquant la relation de Milgrom est paradoxalement de la faire dériver d'un modèle particulier de matière noire proposé par Luc Blanchet.

Le physicien Jacob Bekenstein, hélas décédé. © wikipédia
Baptisée matière noire dipolaire par analogie avec ce qui se passe dans les milieux diélectriques, elle serait constituée de paires de particules de même masse mais de signes opposés. Ce n'est pas évident de considérer des masses négatives en relativité générale et il faut ajouter une nouvelle force pour que ces paires soient liées de façon stable. Mais, remarquablement, sans modifier les équations d'Einstein et du fait que, dans ce modèle, le halo de matière noire entourant les galaxies se comporte comme une sorte de milieu polarisable du point de vue de la gravitation, on retrouve la relation de Milgrom.
Mais Benoît Famaey ne nous avait pas caché qu'il existait d'autres problèmes bien plus sérieux avec Mond que celui consistant à en trouver une formulation relativiste. Nous reprenons à nouveau des extraits de ses explications.
Benoît Famaey : Le problème que l'on cite probablement le plus souvent est celui que l'on rencontre lorsque l'on étudie les amas de galaxies à l'aide de l'effet de lentille gravitationnelle. Le cas le plus célèbre est celui du « Bullet Cluster » mais, en fait, il ne réfute pas complètement Mond. À strictement parler, tout ce que ces observations démontrent, c'est que Mond sans matière noire ne rend pas compte des observations pour les amas mais on n'est pas obligé d'expliquer ce que nous montrent nos instruments uniquement avec de la matière noire. Il se pourrait fort bien que des modifications de la loi de la gravitation ET des particules de matière noire soient précisément la bonne description du monde des galaxies, des amas de galaxies, et de la cosmologie.
Mais le problème numéro 1 de Mond en tant que modification pure de la gravitation (mais pas de Mond en tant que phénoménologie galactique évidemment) est dans sa confrontation au rayonnement fossile.
Lorsque l'on dresse la fameuse courbe du spectre de puissance de ce rayonnement à partir des observations de Planck, on voit apparaître *de nombreux pics* associés à ce fond diffus cosmologique ou FDC (en anglais, Cosmic Microwave Background ou CMB), dont les trois premiers en particulier (ceux aux plus grandes échelles) sont une véritable mine d'informations sur notre Univers.
De la même façon que les raies spectrales d'un élément sont sa carte d'identité, ces pics nous donnent des informations sur la géométrie et le contenu de l'univers observable. En l'absence de matière noire, le troisième pic devrait être nettement plus petit que le second, même avec Mond. Ce n'est pas ce qu'on observe.
Comme on ne sait pas vraiment ce qui se cache derrière la relation de Milgrom, il n'est pas exclu qu'une version relativiste de Mond soit finalement capable de rendre compte de ce troisième pic mais pour le moment on ne voit pas bien comment.

Une représentation de la fameuse courbe du spectre de puissance angulaire du CMB. C'est en quelque sorte une courbe de puissance moyenne du rayonnement donnant l'importance des fluctuations de températures en fonction de la résolution en échelle angulaire (angulaire scale). La taille et la position des oscillations dépendent du contenu, de l'âge, de la taille de l'univers et de bien d'autres paramètres cosmologiques encore. © ESA and the Planck Collaboration
Cependant, ces dernières années, c'est bien le problème d'une compatibilité de Mond avec les observations du rayonnement fossiles faites avec le satellite Planck qui est systématiquement mis en avant pour défendre l'existence de la matière noire, en précisant d'ailleurs que, sans elle, il n'est pas possible de faire croître assez vite les galaxies pour qu'on les observe aujourd'hui. Le cosmos observable serait bien trop jeune pour cela.
On comprend donc bien que c'est potentiellement une bombe qui vient d'exploser avec la mise en ligne sur arXiv d'un article de Constantinos Skordis et Tom Złosnik.
En revisitant et généralisant les théories de type TeVeS de Bekenstein, qui semblaient réfutées par les observations avec les ondes gravitationnelles émises par la fusion des étoiles à neutrons, en particulier dans le cas de GW170817, les deux chercheurs annoncent non seulement avoir trouvé une formulation relativiste de Mond, libre des objections précédemment faites mais surtout avoir réussi, pour la première fois, à reproduire la courbe du spectre de puissance angulaire du CMB révélée par les observations de Planck.
Pour en savoir plus sur la matière noire versus Mond, vous pouvez visionner cette conférence de Françoise Combes, astronome à l’Observatoire de Paris, professeure au Collège de France. © Cité des sciences et de l'industrie
Futura a donc décidé de se tourner à nouveau vers Benoît Famaey pour qu'il nous explique ce qu'il pense de ces nouveaux résultats.
Futura-Sciences : Skordis et Złosnik proposent aujourd'hui une version relativiste de Mond et pensent qu'ils sont bel et bien arrivés, pour la première fois, à rendre compte des caractéristiques du rayonnement fossile. Pourtant, ils font appel à une théorie de type TeVeS. Or, récemment l'essor de l'astronomie multimessager avec la détection conjointe d'ondes gravitationnelles et électromagnétiques a été présenté comme sonnant le glas pour ce type de théorie. Que faut-il donc en penser ?
Benoît Famaey : La première détection directe sur Terre le 17 août 2017 des ondes gravitationnelles émises par la source baptisée GW170817 simultanément à sa contrepartie électromagnétique, s'était révélée incompatible au début avec les théories de type TeVeS. Mais, déjà en 2019, Skordis et Złosnik avaient montré qu'il n'en était rien.
Comme leur nom l'indique, les théories de type TeVeS font intervenir trois champs qui se combinent pour influencer les phénomènes physiques. On trouve un champ tensoriel qui décrit la métrique et la courbure de l'espace-temps comme en relativité générale, mais aussi un champ vectoriel comme un champ électrique, ou un champ de vitesse et un champ scalaire, comme ceux utilisés pour décrire le boson de Brout-Englert-Higgs ou l'énergie noire dans des modèles dits de quintessence initialement proposés en 1988 par Bharat Vishnu Ratra et James Peebles.
Le champ tensoriel décrit la propagation des ondes gravitationnelles à la vitesse de la lumière que l'on connait. Mais, dans la version originale de TeVeS, il se combine avec les deux autres champs pour donner un second champ tensoriel qui se manifeste comme un espace-temps différent où se propagent les particules du modèle standard. On peut montrer alors que la vitesse de propagation des ondes gravitationnelles et électromagnétiques ne sont pas les mêmes, en lien avec un phénomène que l'on appelle l'effet Shapiro, à savoir que le champ de gravitation d'un corps ne se contente pas de dévier les rayons lumineux, il augmente leurs temps de propagation.
La kilonova accompagnant GW170817 a émis des ondes électromagnétiques qui ont traversé les champs de
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