Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 24.07.2020: Actualité de la météo/Extrême Météo · La #sécheresse se renforce et s'étend durant ce mois de juillet
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- Le 24/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Extrême Météo
La #sécheresse se renforce et s'étend durant ce mois de juillet très sec qui fait suite à un printemps déjà trop sec. Ce mois de juillet pourrait d'ailleurs être historiquement le plus sec.
La #sécheresse agricole est forcément très présente et c'est pas l'indice d'humidité des sols qui va contredire cette tendance à une sécheresse de plus en plus préoccupante. Les perspectives à court-moyen terme restent de toute manière trop sèches.
Sources graphiques : Météo France

SOURCES EXTREME METEO ET METEO FRANCE
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LE 24.07.2020: Actualité de l'astronomie / Vénus aurait au moins 37 volcans actifs en éruption.
- Par dimitri1977
- Le 24/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Vénus aurait au moins 37 volcans actifs en éruption
Laurent Sacco
Journaliste

En modélisant sur ordinateur la formation de zones volcaniques sur Vénus, appelées des coronae, un groupe de planétologues est arrivé à une intéressante conclusion en étudiant les images radar de 37 de ces structures. Les simulations suggèrent que leurs formes impliquent qu'elles sont récentes et peut-être encore, le lieu d'éruptions aujourd'hui.
De nombreux passionnés de volcanologie rêvent sans doute d'admirer les éruptions volcaniques sur Io, la lune de Jupiter. Sans doute aussi, pensent-ils au temps où les volcans martiens et lunaires étaient, eux aussi, actifs et après-tout, nous ne sommes pas certains que certains d'entre eux ne puissent pas reprendre vie sous les yeux de l'humanité.
Il est une autre planète où le volcanisme semble avoir été actif encore récemment, au moins à l'échelle des temps géologiques sur Terre, et dont on se demande même s'il ne l'est pas encore en ce moment même. Il s'agit bien sûr de Vénus, que l'on appelle parfois la sœur de la Terre en raison de sa taille et de sa masse comparables à celles de la Planète bleue.
La cartographie radar de sa surface par la sonde Magellan au début des années 1990 a en effet montré qu'elle avait un très faible taux de cratérisation. Or, depuis les missions lunaires Apollo qui ont permis de ramener des échantillons du sol lunaire et de les dater, on a pu établir une corrélation entre le taux de cratérisation d'un terrain planétaire et son âge, étant attendu que le taux de bombardement par des petits corps célestes est en baisse exponentielle, ou presque, depuis la naissance des planètes il y a environ 4,5 milliards d'années.
Un documentaire sur la mission Magellan en 1990. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa
Les coronae vénusiennes, des points chauds volcaniques ?
Dans le cas de Vénus, la méthode implique que sa surface est très jeune, avec un âge inférieur à 1 milliard d'années. Elle semble avoir été formée par un volcanisme colossal dont les manifestations sur Terre sont des volcans boucliers, mais aussi d'autres structures nommées coronae -- le mot est emprunté au latin corona pour « couronne » au singulier.
En fait, les planétologues qui étudient Vénus connaissent depuis le début des années 1980, l'existence de ces formations circulaires à ovoïdes de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, marquées extérieurement par de nombreuses failles. En effet, elles avaient été identifiées en 1983 par les sondes soviétiques Venera 15 et Venera 16, toutes les deux équipées d'un radar à synthèse d'ouverture qui a permis de cartographier la morphologie d'une partie de la planète avec une résolution déjà comprise en 1 et 2 km.
Encore de nos jours, on pense que les coronae de Vénus résultent de la remontée de panaches mantelliques dans le manteau de la planète, analogues à ceux sur Terre à l'origine des points chauds formant les îles Hawaïennes ou l'Islande. On pensait aussi jusqu'à présent que ces coronae étaient sans doute relativement anciennes mais une publication dans Nature Geoscience provenant du travail d'une équipe internationale de chercheurs de l'université du Maryland (UMD) et de l'Institut de géophysique de l'ETH Zurich, en Suisse, suggère qu'il en est tout autrement pour au moins 37 coronae.
On peut en prendre la mesure avec les commentaires de Laurent Montési, professeur de géologie à UMD et coauteur de l'article de Nature Geoscience.
« C'est la première fois que nous pouvons pointer vers des structures spécifiques et dire "Regardez, ce n'est pas un volcan ancien mais un volcan actif aujourd'hui, peut-être en sommeil, mais pas mort". Cette étude change considérablement la vision de Vénus, la transformant de celle d'une planète essentiellement inactive à celle d'une planète dont l'intérieur est toujours en train de bouillonner et peut nourrir de nombreux volcans actifs ».

Image radar de Fotla Corona obtenue par la sonde Magella en janvier 1991. La région de Fotla présente une variété de structures d'origine tectonique avec un réseau assez complexe de fractures et un ensemble de dômes volcaniques. © Nasa
C'est une déclaration très encourageante mais elle est sans doute à prendre avec un peu de recul. En effet, il ne s'agit encore nullement d'observations directes d'éruptions volcaniques actuelles. Les chercheurs ont simplement fait une modélisation plus précise du comportement thermomécanique supposé du manteau et de la croûte de Vénus alors qu'un panache de magma remonte des profondeurs, perce la surface en donnant des laves qui s'écoulent sous la pression d'environ 90 bars de l'atmosphère vénusienne.

La montagne circulaire au premier plan est une corona de 500 kilomètres dans la région de Galindo de Vénus. Les rectangles sombres sont un artefact.
© NASA / JPL / USGSDes simulations qu'il reste à confirmer par de nouvelles missions vénusiennes
Il s'agissait de mieux comprendre les processus exacts donnant des coronae à partir de la remontée à travers le manteau de vénus de diapirs de matière chaude afin de contribuer à trancher les débats concernant les origines des différences entre les diverses coronae débusquée sous l'atmosphère dense de gaz carbonique de Vénus par les radars des sondes de la noosphère.
Ce n'est pas la première fois que des exogéophysiciens effectuaient ce type de simulations numériques dans le même but mais les nouveaux résultats obtenus permettent d'associer une temporalité aux caractéristiques des coronae. Ils pensent mieux comprendre leur évolution et les observations les concernant semblent nettement impliquer que les structures contemplées ne peuvent être que récentes. Elles seraient si récentes que les volcans associés seraient encore actifs et donc peut-être en éruptions en ce moment, ce qui impliquerait que l'intérieur de Vénus est bien encore chaude et convective.

Le rendu 3D ci-dessus montre deux coronaes observées à la surface de Vénus. Les structures en forme d'anneau se forment lorsque des matériaux chauds du plus profond de la planète montent à travers le manteau et éclatent à travers la croûte. Une recherche menée par Laurent Montesi de l'UMD a révélé qu'au moins 37 coronae sur Vénus représentent une activité géologique récente, y compris celle nommée Aramaiti, vue à gauche sur cette image. La ligne noire représente une lacune dans les données. © University of Maryland, Laurent Montési
Mais, encore une fois, il ne s'agit pas de preuves directes, indiscutables, de la présence d'éruptions actuellement sur Vénus. Il y a quelques mois, à la suite d'une publication argumentant que ces éruptions pourraient tout de même exister, Futura avait demandé l'avis de la célèbre planétologue Rosaly Lopes ; cette dernière étudie les volcans du Système solaire comme on peut le voir dans l'article ci-dessous et nous avait alors confié :
« Je pense que nous sommes beaucoup plus proches d'une acceptation d'un volcanisme actif sur Vénus, mais nous devons encore obtenir une preuve indiscutable. Espérons qu'une nouvelle mission retournera à Vénus dans un avenir pas trop lointain ».
Or, justement, la Nasa et l'Esa étudient ce genre de mission, dans le premier cas, elle s'appelle Veritas, et dans le second, EnVision. La première est prévue à l'horizon 2025, la seconde 2032.
Une vue d'artiste de la mission EnVision. © Thomas Widemann
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LE 24.07.2020: Actualité de la météo/ Retour d' un temps plus sec et beaucoup moins instable pour aujourd’hui A 00H00
- Par
- Le 24/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Retour d' un temps plus calme et beaucoup moins instable sur le sud de la France, de petite averse sont a prévoir sur la Bretagne, l' extrême nord et le nord est de la France et sur les reliefs pyrénéen ou la des averses orageuses seront possible.

Le ciel seras pratiquement couvert sur la moitié nord du pays demain, Ailleurs le soleil brilleras avec de la chaleur de saison de 33° pour les maximal l' après midi sur le pourtour méditerranéen et aussi a l' intérieure des terre, sur le reste du pays les températures resterons chaude mais avec pas plus de 30° pour les maximal.


SOURCES LAGNAU VANESSA
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LE 23.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Encore un temps très orageux et instable dans le sud, sud est de la France A 13H40
- Par
- Le 23/07/2020
- Dans Météo en Live, phénomènes dangereux en temps réel et prévisions en temps réel
ORAGES VIOLENT PRÉVUE POUR LE SUD DE LA FRANCE
A partir de la fin d' après midi et en début de soirée les orage pourront et seront violent avec de gros cumul de pluie et comme pour les deux journée précédente des averses de grêle sont a redouté et avéré aussi.
Les orages vont commencé a ce développé en fin d' après midi et vont s' intensifié en début de soirée.
C' est orage vont d' abord touché le nord ouest du Gard et vont se déplacé sur un axe nord ouest a sud est pour ensuite en perdant de leur dynamisme ce déplacé sur les bouches du rhone.
ATTENTION C' EST ORAGES SERONT ASSEZ VIOLENT AVEC DE GROS CUMUL DE PLUIES ET DES GROSSES RAFALES DE VENTS SOUS LES ORAGES.






SOURCES LAGNAU VANESSA
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LE 23.07.2020: Actualité de l'astronomie / SpaceX : le retour sur Terre de Crew Dragon avec les deux astronautes sera le 1er août.
- Par dimitri1977
- Le 23/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
SpaceX : le retour sur Terre de Crew Dragon avec les deux astronautes sera le 1er août
Rémy Decourt
Journaliste

Amarrée à la Station spatiale internationale depuis le 31 mai, la capsule Crew Dragon de SpaceX devrait quitter le complexe orbital le 1er août avec ses astronautes, Doug Hurley et Bob Behnken, à son bord. Si ce retour se passe bien et comme prévu, la première mission commerciale de SpaceX, avec un équipage de 4 astronautes pourrait être lancée à destination du complexe orbital dès la mi-septembre.
La Nasa a annoncé que les astronautes de SpaceX (et non pas de la Nasa car sous contrat avec SpaceX), Doug Hurley et Bob Behnken, quitteront la Station spatiale internationale le 1er août et reviendront sur Terre le lendemain après une mission pleinement réussie de 64 jours.
Contrairement à la capsule Soyouz, qui se pose sur la terre ferme, le Crew Dragon atterrira en pleine mer, dans une zone de l'océan Atlantique (à l'est de Cap Canaveral et de Jacksonville) ou du golfe du Mexique (au sud de Pensacola, en Floride). Cette zone d'amerrissage sera choisie quelques heures avant la manœuvre, en fonction des conditions météorologiques et de l'état de la mer. Ce sera la première fois que la capsule Crew Dragon effectuera le voyage de retour sur Terre avec des hommes à bord. L'an dernier, en mars, lors de son premier vol de démonstration, elle avait réalisé cette mission à vide et sans incident particulier.

Les astronautes de SpaceX, Doug Hurley (au premier plan) et Bob Behnken, lors du débriefing de leur vol à bord du Crew Dragon. © Nasa
Expériences scientifiques et sorties dans l'espace pour les astronautes de SpaceX
Le séjour des deux astronautes, qui sont arrivés à bord du complexe orbital le 31 mai 2020, ne devait pas durer aussi longtemps. La Nasa a profité de leur présence à bord pour renforcer l'équipage en poste. Elle leur a octroyé divers travaux d'intérêts généraux mais aussi la réalisation de quelques expériences scientifiques. Bob Behnken, qui avait réalisé auparavant six sorties dans l'espace, a pu en effectuer deux de plus avec l'astronaute de la Nasa, Chris Cassidy.
Enfin, SpaceX et la Nasa ont souhaité vérifier la capacité de la capsule Crew Dragon à accueillir quatre astronautes lors des vols de rotation des équipages. Il y a quelques jours, quatre astronautes se sont donc installés à bord de Crew Dragon pour tester son ergonomie, sa fonctionnalité et différentes configurations, notamment celle où les quatre astronautes pourraient être amenés à dormir lors d'un vol plus long que prévu.
Si ce retour sur Terre se passe bien, SpaceX devrait lancer la mission USCV-1 (US Crew Vehicle-1) dès la mi-septembre. Cette mission sera la première des six missions commerciales que doit réaliser SpaceX d'ici 2024 dans le cadre d'un contrat signé avec la Nasa -- la mission actuelle est une mission de démonstration. Elle amènera à bord de la Station spatiale internationale les astronautes de la Nasa Michael S. Hopkins, Victor J. Glover et Shannon Walker ainsi que l'astronaute japonais de la Jaxa, Soichi Noguchi.

Le Crew Dragon de SpaceX amarré à la Station spatiale internationale à côté du cargo HTV japonais le 1er juillet 2020. © Nasa
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LE 23.07.2020: Actualité de l'astronomie / Première image d’un système multiplanétaire autour d’une étoile comme le Soleil.
- Par dimitri1977
- Le 23/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Première image d’un système multiplanétaire autour d’une étoile comme le Soleil
Rémy Decourt
Journaliste

L'instrument Sphere, installé au VLT de l'ESO à Paranal au Chili, a réussi un bel exploit technique et scientifique en acquérant la toute première image d'une jeune étoile de type Soleil accompagnée de deux exoplanètes géantes. Les explications de Jean-Luc Beuzit, concepteur de l'instrument et directeur du Laboratoire d'astrophysique de Marseille.
Une équipe de scientifiques, utilisant l'instrument Sphere, installé sur le Very Large Telescope (VLT) de l'European Southern Observatory (ESO) depuis 2014, a acquis la toute première image d'une jeune étoile de type Soleil accompagnée de deux exoplanètes géantes grâce à des méthodes de détection directe. C'est aussi la première fois que des astronomes observent de manière directe plus d'une planète en orbite autour d'une étoile semblable au Soleil ! Il faut savoir que l'imagerie directe de deux ou plusieurs exoplanètes orbitant autour de la même étoile est encore plus rare. Seuls deux systèmes de ce type ont fait l'objet d'observations directes à ce jour mais autour d'étoiles nettement différentes de notre Soleil.
L'instrument a vu un système planétaire autour d'une étoile de type Soleil, située à quelque 300 années-lumière de la Terre et baptisée TYC 8998-760-1. Cette étoile, âgée de 17 millions d'années seulement, se trouve dans la constellation australe de la Mouche. Alexander Bohn, doctorant à l'université de Leiden aux Pays Bas, auteur principal de l'étude, souligne que ce système planétaire « offre un aperçu d'un environnement particulièrement semblable à notre Système solaire, bien que situé à un stade beaucoup plus précoce de son évolution » et que son étoile est telle une « version très jeune de notre propre Soleil ».

Sur cette image capturée par l’instrument Sphere du VLT de l’ESO figure l’étoile TYC 8998-760-1 entourée de deux exoplanètes géantes. C’est la toute première fois que les astronomes parviennent à observer directement plus d’une planète en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil. Cette image a été acquise au moyen d’un coronographe. Ce dispositif permet de bloquer la lumière en provenance de la jeune étoile de type Soleil (située dans l’angle supérieur gauche), et donc de détecter la présence de planètes de luminosité moindre. Les anneaux brillants et foncés qui couvrent la surface de l’étoile sont des artéfacts optiques. Les deux planètes figurent sous l’aspect de deux points brillants situés l’un au centre, l’autre dans l’angle inférieur droit de l’image. © ESO, Bohn et al.
Sur l'image de Sphere, les deux planètes figurent tels deux points brillants distants de leur étoile hôte située dans l'angle supérieur gauche du cliché. Les deux géantes gazeuses orbitent autour de leur étoile hôte à des distances voisines de 160 et 320 fois la distance Terre-Soleil. Elles sont donc situées sur des orbites nettement plus éloignées de leur étoile que ne le sont Jupiter et Saturne du Soleil, qui sont respectivement distantes de notre Soleil de cinq et dix fois la distance Terre-Soleil. En outre, l'équipe a découvert que les deux exoplanètes sont dotées de masses nettement supérieures à celles de Jupiter et Saturne : l'une avoisine en effet 14 fois la masse de Jupiter, l'autre - la plus externe - six fois la masse de Jupiter.
À proprement parler, Sphere n'a pas pris un seul cliché de ce système planétaire mais toute une série d'images au cours de l'année passée qui, combinées à l'utilisation de données datées de moins de trois ans, a permis à l'équipe de confirmer l'appartenance des deux planètes au même système stellaire.
VOIR AUSSISphere découvre sa première exoplanète en la photographiant
Des technologies optiques de pointe, toutes à la limite de l’état de l’art
L'acquisition de ces images a été possible grâce aux performances élevées de l'instrument Sphere qui, avec « des résolutions angulaires sans précédent, que ce soit au sol ou dans l'espace », est capable de détecter le signal d'une planète jusqu'à un million de fois plus faible que celui de son étoile hôte. Une performance remarquable qui n'étonne pas Jean-Luc Beuzit, le concepteur de l'instrument et directeur du Laboratoire d'astrophysique de Marseille. Il précise que « Sphere a été conçu pour détecter et caractériser, au moyen de l'imagerie directe, des exoplanètes gazeuses et des disques de poussières autour d'étoiles proches du Soleil ». Et comme l'instrument « n'a pas été poussé à ses limites », les astronomes devraient être capables de voir des planètes « encore plus proches de leur étoile parent ». Des simulations réalisées, avant la mise en service de l'instrument, ont montré que Sphere pourrait détecter des « planètes de masse comparable ou supérieure à celle de Jupiter et situées à plus ou moins 10 UA de leur étoile parent dans les cas les plus favorables ».

L’instrument Sphere (SpectroPolarimetric High contrast ExoplanetResearch), dédié à la détection directe des planètes autour d’autres étoiles, a été installé début 2014 au Very Large Telescope (VLT) de l’European Southern Observatory (ESO) au Chili au foyer d’un des quatre télescopes de 8,20 mètres. L’instrument Sphere inclut bien sûr une optique adaptative extrême mais également des optiques très spéciales pour la coronographie stellaire qui atténue la lumière de l’étoile centrale. © Sphere, Onera, J.-F Sauvage
Le saviez-vous ?
Le VLT de l’ESO fut également le tout premier télescope à imager directement une exoplanète. C’était en 2004. Il captura alors un point lumineux autour d’une naine brune, une étoile en fin de vie.
Pour faire de l'imagerie directe à haut contraste, Sphere est équipé d'un système d'optique adaptative extrême qui « met en œuvre des concepts et des composants parmi les plus avancés à ce jour », dont le « miroir déformable qui corrige plusieurs centaines de fois par seconde, et à une échelle nanométrique, les effets de la turbulence atmosphérique ». Avec ce système, Sphere vise une correction de 90 % de la turbulence atmosphérique contre de 50 à 60 % pour les systèmes d'optique adaptative classiques. La correction apportée permet « d'acquérir des images d'une qualité presque identique à celles d'un télescope spatial de même diamètre ».
Notez que sans cette optique adaptative, les miroirs de 8,2 mètres du VLT ne feraient guère mieux, en matière de résolution angulaire, qu'un télescope de seulement 50 centimètres de diamètre. Corriger la turbulence atmosphérique ne suffit pas pour observer un système planétaire. Encore faut-il que la lumière de l'étoile n'éblouisse pas l'instrument. Sphere est donc doté de plusieurs coronographes qui éliminent les photons provenant de l'étoile, « soit en les bloquant physiquement à l'aide d'une pastille opaque, soit en créant des interférences destructives au niveau du plan focal de l'instrument ». En bloquant ainsi le « flux de lumière en provenance de l'étoile », cela a pour effet de « révéler la lumière des planètes orbitant autour ».
Enfin, trois détecteurs vont analyser la « lumière résiduelle non bloquée par les coronographes afin d'en extraire une information pertinente sur l'environnement de l'étoile observée ». On compte une caméra d'imagerie fonctionnant dans l'infrarouge, un spectromètre infrarouge et un polarimètre imageur dans le visible qui « vont permettent d'observer la scène dans différentes longueurs d'onde et obtenir ainsi des informations complémentaires sur les objets présents ».
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LE 23.07.2020: Actualité de l'astronomie / Tianwen-1 : lancement réussi de l'ambitieuse mission chinoise vers Mars.
- Par dimitri1977
- Le 23/07/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Tianwen-1 : lancement réussi de l'ambitieuse mission chinoise vers Mars
Rémy Decourt
Journaliste

La Chine a lancé ce matin la mission Tianwen-1 à destination de la planète Mars qu'elle atteindra en février 2021.
Tôt ce matin, la sonde chinoise Tianwen-1 a été lancée en direction de la planète Mars pour un voyage long de sept mois. La sonde a décollé à bord d'un lanceur Long March 5 du centre spatial de Wenchang, située sur l'île de Hainan à 06 h 41, heure de France. Tianwen-1 doit arriver autour de Mars en février 2021 et s'installer sur une orbite elliptique avec un périgée à 265 kilomètres et un apogée à quelque 12.000 kilomètres. L'atterrissage du rover est prévu en avril dans d'Utopia Planitia, une vaste plaine de l'hémisphère Nord de Mars où des observations radar ont indiqué la présence de vastes quantités de glace sous la surface.
Cette seconde mission martienne de la Chine est très ambitieuse car elle prévoit l'atterrissage d'un rover et la mise en orbite autour de la planète d'une sonde. Neuf ans plus tôt, la sonde russe Phobos-Grunt, qui embarquait le petit orbiter chinois Yinghuo-1, avait raté son départ de Terre. L'orbiteur, qui embarque sept instruments, est conçu pour fonctionner pendant au moins une année martienne, soit deux ans. Quant au rover, il devrait rouler sur la planète pendant au moins 90 jours et dispose de six instruments.
Une mission scientifique annoncée comme ambitieuse
Tianwen-1 bénéficie de l'héritage technique du programme d'exploration lunaire chinois avec trois sondes et deux rovers sur la Lune, dont un est actuellement en activité sur la face cachée. Cela dit, malgré d'indéniables avancées technologiques et une politique cohérente de rattrapage dans les technologies spatiales, les Chinois ont tout de même été contraints de solliciter une assistance étrangère pour le bon déroulement de la mission et la fourniture d'instruments scientifiques. Il faut se rappeler que sur la quarantaine de missions lancées vers la Planète rouge depuis le début de la conquête spatiale, plus de la moitié ont échoué. Un peu d'aide de spécialistes étrangers n'est donc pas une si mauvaise idée que cela.
Comme pour la sonde Hope des Émirats arabes unis, les objectifs scientifiques de la mission sont annoncés comme élevés et focalisés sur une grande variété thématique (morphologie, géologie, structure interne minéralogie, eau, atmosphère, environnement spatial).
POUR EN SAVOIR PLUS
La Chine part à la conquête de Mars avec le rover Tianwen-1 demain
Article de Emma Hollen publié le 22/07/2020
L'été 2020 s'annonce particulièrement propice aux lancements des missions martiennes. Ce jeudi, c'est la mission chinoise Tianwen-1 qui prévoit de quitter le plancher des vaches pour rejoindre la Planète rouge.
Le rover Hope des Émirats arabes unis et celui baptisé Perseverance par la Nasa ne seront pas les seuls à se rendre sur Mars ce mois-ci. La Planète rouge se trouvera en effet en opposition avec la Planète bleue vers la fin de l'année : elle, la Terre et le Soleil seront alors dans le même alignement, et Mars sera au plus proche de la Terre. Leurs positions respectives permettront par ailleurs aux missions de suivre une trajectoire optimale pour se rendre sur place. Les orbites asynchrones de la Terre et de Mars impliquent que les fenêtres de tir avantageuses sont rares, généralement espacées de deux ans. Mais l'année 2020 offre des conditions particulièrement propices pour les agences spatiales, qui ne connaîtront pas de nouvelle chance comme celle-ci avant 2033.

Trajectoire typique d'une mission vers Mars (ici, la mission Insight, lancée en 2018). © Phoenix7777, Wikipedia
La Chine se lance sur Mars
C'est pourquoi la première mission martienne entièrement conçue en Chine devrait se joindre au mouvement ce jeudi si tout se déroule comme prévu. Baptisée Tianwen-1 (un nom tiré d'un poème du VIe siècle avant notre ère, et signifiant littéralement « questions adressées au paradis »), elle se compose d'une sonde, d'un atterrisseur et d'un rover. Les appareils devraient se placer en orbite martienne en février 2021, avant que l'atterrisseur et le rover ne soient envoyés à la surface, dans la plaine Utopia Planitia, deux à trois mois plus tard.

L'ESA, le Cnes, et les agences spatiales argentine (Conae) et autrichienne (FFG) ont apporté leur soutien au lancement de la mission Tianwen-1. © CNSA
Rendez-vous dans l'Utopia Planitia
La région sélectionnée par l'Agence spatiale chinoise possède plusieurs avantages notables pour le bon fonctionnement de la mission. Premièrement, l'atterrisseur devra traverser une plus grande couche d'atmosphère avant d'atteindre le fond du cratère d'impact formant Utopia Planitia (jusqu'à cinq kilomètres de profondeur), bénéficiant ainsi d'un temps supplémentaire pour ralentir sa chute. Deuxièmement, la zone possédera une exposition au Soleil suffisante pour alimenter les batteries du rover. Enfin, le terrain plat offrira une zone d'exploration idéale au robot, qui sera en opération pendant 90 jours martiens, équivalent chacun à 24 heures et 37 minutes sur Terre. Au programme : étude de la géologie martienne, analyse des sols et de la distribution d'eau glacée, mesure de l'ionosphère et des champs gravitationnels et magnétiques.
La Chine va lancer sa première mission d'exploration de Mars en juillet
Article de l'AFP-Relaxnews, publié le 25 mai 2020
La Chine investit des milliards d'euros dans son programme spatial et vise la Planète rouge avec une première mission baptisée « Tianwen ». Elle prévoit d'envoyer, en juillet, une sonde et un petit robot pour y mener des analyses.
La Chine prévoit de lancer en juillet une sonde et un petit robot téléguidé vers Mars, sa première mission en direction de la Planète rouge, a annoncé le promoteur du projet. Le pays investit des milliards d'euros dans son programme spatial : il lance des satellites, prévoit d'envoyer des Hommes sur la Lune, et vient courant mai de lancer un nouveau vaisseau.
« Notre objectif était d'envoyer la sonde vers Mars courant 2020, a indiqué la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet », a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué.

L'atterrisseur du rover martien de la Chine testé dans des conditions simulant la gravité martienne. © Andy Wong, AP, SIPA
Tianwen, la première mission chinoise à destination de Mars
Il faudrait sept mois pour parcourir la distance Terre-Mars et la sonde chinoise n'arrivera pas à destination avant 2021. La distance change constamment mais est au minimum de 55 millions de kilomètres. Baptisée Tianwen (Questions au ciel), la mission chinoise a trois objectifs : placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la Planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses. La Chine a déjà réalisé une opération similaire sur la Lune, où elle a déposé dès 2013 un petit « rover » téléguidé à roues (baptisé Lapin de jade), puis son successeur en janvier 2019 (sur la face cachée de l'astre lunaire, une première mondiale).
VOIR AUSSIVie sur Mars : des microbes pourraient vivre dans les lacs salés sous la surface
Le pays asiatique n'est pas le seul sur le créneau des missions martiennes. Les États-Unis, qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, doivent lancer entre juin et août leur cinquième (nommé Perseverance). Il devrait arriver vers février 2021. Les Émirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la Planète rouge, depuis le Japon. Par contre, la mission russo-européenne ExoMars, victime de difficultés techniques aggravées par l'épidémie de Covid-19 et qui espérait lancer cet été un robot vers Mars, a été reportée à 2022.
La Chine dévoile des informations inédites sur sa mission martienne de 2020
Article de Rémy Decourt, publié le 26 août 2016
Après le lancement d'un satellite qui embarque un système de communication quantique, la Chine a profité de cette exposition médiatique internationale pour lever le voile sur sa première mission martienne. Quelques images de synthèse et une brève présentation d'un des responsables de la mission ont suffi pour susciter un vif intérêt en raison d'objectifs scientifiques passionnants et à la clé une course avec la Nasa qui s'ouvre...
La Chine qui depuis son premier vol habité réalisé en octobre 2003 est devenue une puissance spatiale de premier plan s'éloigne encore plus de la Terre. Après la Lune en 2013, elle met le cap à destination de Mars et vise un atterrissage en 2021. On rappellera que la République populaire de Chine a d'abord tenté de rejoindre la Planète rouge à bord de la sonde russe Phobos-Grunt sur laquelle se trouvait l'orbiteur chinois Yinghuo-1. Malgré un lancement parfait le 8 mars 2011, cette sonde n'a jamais réussi à quitter l'orbite terrestre pour rejoindre Mars. En janvier 2012, elle est retombée dans l'océan Pacifique.
A présent, la Chine vient de publier quelques images de synthèse de cette future mission martienne qu'elle compte lancer en 2020. Ces clichés, au-delà de l'aspect ludique, nous renseignent sur le profil et l'architecture de la mission. À cela s'ajoute qu'en marge de cette publication, Zhang Rongqiao, un des responsables de la mission, a profité de l'occasion pour donner quelques détails intéressants que nous synthétisons ci-dessous.
Pour une première mission à destination de Mars, avec un orbiteur, un atterrisseur et un rover, la première puissance économique mondiale n'a pas vraiment choisi la simplicité. Si la mission ExoMars 2016 de l'Agence spatiale européenne a la même architecture, la Nasa, qui lance une mission à chaque fenêtre de tir a pris le parti de lancer soit un orbiteur, soit un engin de surface (lander ou rover). Bien que la Chine ait réussi à poser avec succès un petit rover sur la Lune (décembre 2013), atterrir sur Mars est autrement plus difficile. Sans surprise, le site d'atterrissage se situera près de l'équateur, là où les conditions atmosphériques pour se poser sont les plus favorables.
Courte vidéo qui résume le voyage du rover chinois, de son départ de la Terre à ses premiers tours de roue sur la planète Mars. © CCTV America
2020, grande année de lancements à destination de Mars
Cette mission martienne sera lancée lors lors de la fenêtre de tir de 2020, à l'été en vue d'un atterrissage au printemps 2021. Cette fenêtre de tir verra également le décollage des rovers Mars 2020 de la Nasa et d'ExoMars 2020 de l’Esa ainsi que de la mission Hope des Émirats arabes unis. Il s'agit d'un orbiteur dédié à la météorologie martienne qui viendra compléter les données de la sonde Maven, de la Nasa.
Compte tenu d'un grand nombre d'instruments, les objectifs scientifiques sont nombreux et variés. Les plus excitants sont ceux qui font le pari de rechercher des signes de vie possibles ou des processus biologiques qui accréditeraient cette hypothèse. Le rover (200 kg environ) emportera 13 instruments qui lui permettront, entres autres, de photographier, d'étudier la composition du sol et de fournir des informations sur l'environnement proche et l'atmosphère. Il recherchera également des traces d'eau à l'état solide, voire gazeux ou liquide et un radar sondera le sous-sol afin d'obtenir des indices sur le passé de la planète. Quant à l'orbiteur, il se focalisera notamment sur l'atmosphère martienne et le méthane qui peut s'y trouver.
Battre la Nasa sur le fil
Alors qu'on doit aux Russes et aux Américains la plupart des grandes premières spatiales, la mission de retour d’échantillons martiens se fait toujours attendre. Et si la Nasa, qui a cet objectif en point de mire depuis plusieurs années, se faisait souffler la vedette ?
Vu la vitesse à laquelle la Chine rattrape son retard technologique, il y a fort à parier que vient de s'engager une course entre ces deux agences spatiales. La Nasa comme la CNSA visent toutes les deux le début de la décennie 2030. Avec sa mission Mars 2020, la Nasa devrait prendre un peu d'avance. En effet, elle prévoit de déposer dans des conteneurs quelques précieux grammes du proche sous-sol martien. Quant aux Chinois, cette première mission martienne leur servira


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