Actualité Météorologie, Astronomie

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  • LE 21.07.2020: Actualité de l'astronomie / Simulations 3D de collisions planétaires de jeunes planètes Terre en formation.

    Simulations 3D de collisions planétaires de jeunes planètes Terre en formation

     

     

    Emma Hollen

    Journaliste scientifique

     

     

    Publié le 19/07/2020

    Les collisions planétaires massives qui marquent les dernières étapes de la formation d'un nouveau système stellaire ont un impact important sur l'atmosphère des jeunes planètes, ainsi que le démontre une nouvelle simulation par superordinateur.

    Des chercheurs des universités de Durham et Glasgow ont récemment collaboré autour d'un projet destiné à révéler dans quelles proportions les collisions planétaires arrachent leur atmosphère aux jeunes planètes. Ils ont pour cela généré des simulations en 3D sur des planètes similaires à la Terre, à l'aide du superordinateur Cosma, situé au centre de recherche Dirac (Distributed Research using Advanced Computing), à Durham. Le centre est ainsi nommé en hommage au physicien Paul Dirac, considéré comme l'un des pères de la physique quantique.

     

    Impacts et planètes nues

    Leurs résultats, publiés dans la revue Astrophysical Journal, indiquent qu'un frôlement tel que celui qui aurait formé notre Lune serait bien moins coûteux pour l'atmosphère d'une planète qu'un impact plus direct. En fonction de l'angle et de la vitesse, entre autres variables, les impacts peuvent éroder jusqu'à l'intégralité de l'atmosphère, emportant même avec eux une partie du manteau planétaire. « Notre recherche montre comment différents impacts peuvent éjecter une toute petite partie comme la totalité d'une atmosphère à travers un éventail de mécanismes », commente Luis Teodoro, de l'université de Glasgow.

    Cette découverte est importante car elle permet aux chercheurs de mieux comprendre le processus de formation de notre Système solaire alors que celui-ci était encore jeune. « Ce travail pose les bases pour prédire l'érosion atmosphérique provoquée par n'importe quel impact géant, ce qui permettrait d'alimenter les modèles de formation des planètes dans leur ensemble. Subséquemment, ceci nous aidera à comprendre l'histoire de la Terre en tant que planète habitable, ainsi que l'évolution des exoplanètes autour d'autres étoiles », explique Jacob Kegerreis, auteur principal de l'étude.

    Animation 3D d'un impact direct et rapide, faisant figurer 100 millions de particules. © Jacob Kegerreis, Durham University

     

    Et la Terre dans tout ça ?

    La théorie la plus répandue actuellement concernant la formation de la Lune est que celle-ci serait issue de la collision entre notre jeune Terre et un objet de la taille de Mars. Nous ignorions jusqu'à présent quelle proportion de l'atmosphère terrestre avait été préservée suite à cette spectaculaire rencontre et, même, si une telle proportion serait retrouvée pour des incidents similaires. Grâce aux simulations des équipes de Durham et Glasgow, les chercheurs disposent enfin d'une réponse : la Terre aurait perdu entre 10 et 50 % de son atmosphère suite à la collision.

    « Nous savons que les collisions planétaires peuvent avoir un impact significatif sur l'atmosphère d'une planète, mais c'est la première fois que nous parvenons à étudier la diversité de ces événements violents dans le détail, poursuit Kegerreis. En dépit de l'incroyable diversité des conséquences qui peuvent faire suite à différents angles d'impacts et différentes vitesses, nous avons trouvé une méthode simple pour prédire combien d'atmosphère serait perdue. »

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/espace-simulations-3d-collisions-planetaires-jeunes-planetes-terre-formation-81986/?fbclid=IwAR0l4CIIRmpfXVqgJ4igiqyVLvuAUcw8ZuYHvDPp5xGCktu-zySl0ymkd0Y#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 21.07.2020: Actualité de l'astronomie / Lancement réussi ! La sonde Hope des Émirats arabes unis est en route vers Mars.

    Lancement réussi ! La sonde Hope des Émirats arabes unis est en route vers Mars

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

    Publié le 20/07/2020

    Hope, première mission interplanétaire entreprise par une nation arabe, a été lancée avec succès cette nuit depuis le Centre spatial de Tanegashima. Développée par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid à Dubaï, en partenariat avec plusieurs instituts étrangers, Hope étudiera l'atmosphère martienne avec des objectifs scientifiques inédits.

    Hope, la première des trois missions à être lancées cet été à destination de Mars, a décollé cette nuit à bord d'un lanceur Mitsubishi MHI-2A depuis le Centre spatial de Tanegashima dans la préfecture de Kagoshima, au sud-ouest du Japon. La sonde entame maintenant un voyage de 493.000.000 kilomètres pour atteindre et se mettre en orbite autour de la Planète rouge, avec une insertion en orbite martienne (MOI) prévue pour février 2021.

    Omran Sharaf, chef de projet pour la mission Mars des Émirats arabes unis au Centre spatial Mohammed bin Rashid (MBRSC), a déclaré : « Cela a été un moment décisif dans notre parcours de six ans pour construire et lancer la sonde Hope. L'équipe du Centre spatial Mohammed bin Rashid est ravie et se réjouit, évidemment, mais beaucoup de travail reste à faire. Nous sommes dans la phase de lancement et d'opérations préliminaires de la mission et commençons notre croisière de sept mois vers Mars. La sonde Hope s'est parfaitement comportée jusqu'à présent et nous sommes dans une très bonne situation ».

    Hope, la mission historique des Émirats arabes unis s'envole à destination de Mars. © Centre spatial Mohammed bin Rashid (MBRSC)

    Hope, la mission historique des Émirats arabes unis s'envole à destination de Mars. © Centre spatial Mohammed bin Rashid (MBRSC) 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-lancement-reussi-sonde-hope-emirats-arabes-unis-route-vers-mars-58196/?fbclid=IwAR3xihe9ZLRVOZGogJg-01IxO7FlJVkPYt428gMJelLza0-Tdbdz7f0gHvE#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 21.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Fort orage et fort cumul de pluie dans le sud et le centre est de l a France A 11H00

     LE 21.07.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Fort orage et fort cumul de pluie  dans le sud et le centre est de l a France A 11H00

     

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  • LE 19.07.2020: Actualité de la météo/ Météo du lundi 20 juillet : forte chaleur au sud, quelques nuages au nord A 16H41

    Après un week-end très estival, des nuages concernent le nord de la France ce lundi 20 juillet. Dans le sud, soleil et chaleur persistent, avec une tendance orageuse qui se développe l'après-midi sur les Pyrénées

    A retenir

    - les nuages qui reviennent au nord de la Loire, avec des températures en baisse

    - une atmosphère assez instable près des frontières du nord-est avec un risque d'averse

    - le soleil et la forte chaleur qui persistent dans le sud

    - une tendance orageuse qui se développe près des Pyrénées en fin de journée

    Contexte météorologique

    L'anticyclone présent dimanche sur la France se scinde en 2 parties, avec une partie de repliant vers le proche Atlantique d'une part et une autre partie se décalant vers la Suisse et l'Italie d'autre part. Cette faiblesse de l'anticyclone favorise la descente d'une perturbation britannique sur le nord de la France où les passages nuageux sont nombreux mais n'apportent quasiment pas de pluie. Le soleil et les fortes chaleurs persistent dans le sud, malgré l’apparition d'une tendance orageuse en fin de journée près des Pyrénées.

    Détails par régions

    Des côtes de la Manche aux Pays de la Loire et du Centre au bassin parisien aux Hauts-de-France aux Ardennes jusqu'en Lorraine, le ciel est nuageux et le temps moins beau que dimanche. Quelques faibles averses sont même possibles près des frontières belges et allemandes. Les températures maximales sont en baisse par rapport à dimanche et sont comprises entre 18°C en bord de Manche et 25°C sur Paris, Nantes ou bien Metz au lieu de 30°C dimanche.

    Sur le bassin aquitain et les Pyrénées, après une matinée très douce avec 17 à 22°C, la chaleur s'accentue à nouveau l'après-midi avec 32 à 35°C l'après-midi. Cette chaleur devient très lourde avec le développement d'averses orageuses en fin de journée, pouvant ponctuellement s'accompagner de grêle en début de soirée sur les Pyrénées.

    Partout ailleurs, et hormis un risque d'ondée sur le sud des Alpes, vous passez la journée sous le soleil et une chaleur de plomb l'après-midi de la Bourgogne à l'Auvergne-Rhône-Alpes avec 32 à 34°C de maximum, jusqu'à 35 voire 36°C en pointe en moyenne vallée du Rhône. Près de la Méditerranée, la chaleur sera moins forte en raison de la levée d'un petit vent Marin avec 27 à 30°C sur les plages.

    Conseils de l'expert

    C'est toujours la prudence qui vous est recommandée sur les plages aquitaines en plein soleil où crème, chapeau et lunettes sont indispensables pour profiter au mieux de l'astre solaire. Prudence en fin de journée si vous randonnez dans les les Pyrénées ou si vous êtes sur les plages basques en raison des orages qui peuvent éclater et se montrer ponctuellement assez forts !

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 19.07.2020: Actualité de la météo/Les prévisions météorologiques moins fiables à cause du coronavirus ? A 13H10

    Les prévisionnistes utilisent de nombreux outils, comme des navires, des satellites et… des avions, explique CNN. Or nombre d'entre eux sont cloués au sol.

     Par 

    Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr

    D'apres le Centre europeen pour les previsions meteorologiques a moyen terme (CEPMMT), l'absence totale de donnees de vols conduirait a une diminution de 15 % de la fiabilite des previsions.

    D'après le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), l'absence totale de données de vols conduirait à une diminution de 15 % de la fiabilité des prévisions. © OLIVIER MORIN / AFP

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    En plus de ses évidentes conséquences économiques et sanitaires, la pandémie de nouveau coronavirus a des répercussions moins flagrantes dans certains domaines. C'est le cas de la prévision météorologique. La fiabilité des fameux « bulletins météo » est en effet considérablement affectée par la diminution du nombre de vols commerciaux, selon une étude du Centre environnemental de l'université de Lancaster relayée par nos confrères de CNN, samedi 18 juillet 2020.

    Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont comparé les prévisions de mars 2020 avec la météo réelle sur la même période. Le résultat est sans appel : « la précision a baissé », notamment pour déterminer les températures à venir. Un phénomène inquiétant à l'approche de la saison des ouragans aux États-Unis. Car les modèles d'air chaud et froid sont essentiels dans la prévision des cyclones tropicaux.

     

    Baisse de 15 % de la fiabilité des prévisions

    Pour prévoir les températures, les météorologues utilisent de nombreux outils, comme des navires de croisière, des satellites, des bouées, des ballons météorologiques et… des avions. Or ces derniers se font bien plus rares dans le ciel depuis le début de la pandémie. Sur la terre ferme, les prévisionnistes peuvent lancer des ballons, mais l'avion reste essentiel au-dessus de la mer. Les bouées sont en effet inégalement réparties et réputées pour leurs erreurs de données. D'après le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), l'absence totale de données de vols conduirait à une diminution de 15 % de la fiabilité des prévisions.

     

     

    SOURCES LE POINT

  • LE 19.07.2020: Actualité de l'astronomie / Les astronomes ont découvert la plus grande structure de l’univers local.

    Les astronomes ont découvert la plus grande structure de l’univers local

     

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

    Publié le 16/07/2020

    Depuis l'Antiquité, les Hommes ont cherché à cartographier la Terre, et ce, avec de plus en plus de précision. Puis, des explorateurs d'un genre nouveau se sont lancés à l'assaut de l'Univers. Ils viennent de mettre au jour, dans la banlieue de la Voie lactée, une immense structure filamentaire jusqu'alors inconnue. La plus grande de l'univers local. Daniel Pomarède, astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), nous détaille la découverte.

     

    Un filament de matière long d'environ 1,4 milliard d'années-lumière. Des centaines de milliers de galaxies prisonnières de la gravité. C'est à se demander comment les astronomes ont pu, jusqu'ici, passer à côté d'une structure aussi gigantesque. D'autant qu'elle évolue dans la banlieue de la Voie lactée, à seulement 500 millions d'années-lumière de notre Terre.

    « C'est une surprise de découvrir un filament si grand et si proche », nous confirme Daniel Pomarède, astrophysicien à l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (Irfu, CEA - France). « Notre Terre est immergée dans le disque de la Voie lactée. De fait, ce filament nous est caché par des nuages moléculaires et de poussières. Notamment par un complexe de nuages dans la constellation du Caméléon. Mais aussi par les Nuages de Magellan, deux galaxies naines, satellites de la nôtre. »

    Une vidéo pour découvrir le Mur du Pôle Sud. © Daniel Pomarède, YouTube

     

    Mesurer la vitesse des galaxies

    Et c'est finalement une approche indirecte qui a permis aux chercheurs de percer ces nuages pour aller explorer pour la première fois la région du pôle Sud céleste. Ils ont analysé les mouvements de galaxies voisines. Les mouvements de quelque 18.000 de ces galaxies qui ont trahi la présence, dans cette région, d'une structure jusqu'alors inconnue. La plus grande de l'univers local. Cette structure, ils l'ont baptisée le Mur du Pôle Sud.

    Pour mieux comprendre, remontons aux années 1960 et à la découverte du fond diffus cosmologique. « Les cartes qui révèlent les infimes fluctuations de température -- de l'ordre de 10-5 K -- de ce fond diffus ont été largement diffusées. Mais, en réalité, la première chose que les chercheurs ont vue, lorsqu'ils ont découvert les images du fond diffus cosmologique, c'est une variation plus importante de température, de l'ordre de 10-3 K : une variation dipolaire, nous rappelle l'astrophysicien.  Celle-ci a montré que le groupe local dans lequel s'inscrit la Voie lactée se déplace dans l'Univers à une vitesse de 630 km/s, soit 2,3 millions de km/h. » Dès lors, les cosmologistes ont cherché à décrypter ce mouvement.

    La carte de notre univers local. Elle couvre une région d’un milliard d’années-lumière. En bleu, notre superamas de galaxies, Laniakea. En gris et en rouge, la structure de la toile cosmique et le Mur du Pôle Sud. En vert sombre semi-transparent sont représentés les vides cosmiques. © Daniel Pomarède, Irfu

    La carte de notre univers local. Elle couvre une région d’un milliard d’années-lumière. En bleu, notre superamas de galaxies, Laniakea. En gris et en rouge, la structure de la toile cosmique et le Mur du Pôle Sud. En vert sombre semi-transparent sont représentés les vides cosmiques. © Daniel Pomarède, Irfu 

     

    Voyage au cœur de la toile cosmique

    « Aujourd'hui, c'est l'objectif de la cosmographie, cette science qui cherche à cartographier l'Univers : comprendre quels sont les éléments de la toile cosmique qui participent à créer ce mouvement. » Car, rappelons que les fluctuations primordiales du champ de température de l'Univers ont mené à la constitution de régions plus ou moins denses que la moyenne.

    « La gravitation a fait couler la matière des régions les moins denses vers les régions les plus denses, précise Daniel Pomarède pour Futura. Il s'est alors formé une structure que les astronomes qualifient de toile cosmique, une structure comportant des filaments de matière noire et de matière lumineuse qui relie entre elles les régions les plus denses (que les cosmologistes appellent des nœuds) tout en séparant les régions les moins denses que l'on qualifie de vides. »

    Ainsi, parmi les éléments importants de la toile cosmique, il y a celui que les chercheurs appellent le Grand attracteur. Il a été localisé au milieu des années 1980, en analysant les mouvements de 400 galaxies, toutes attirées vers une région qui se situe du côté de l'amas du Centaure.

    À la fin des années 2000, les astronomes Hélène Courtois et Brent Tully lancent le programme Cosmicflows avec tout d'abord un catalogue des vitesses de 1.700 galaxies : Cosmicflows-1. Et quelques années plus tard, Cosmicflows-2 s'étend à plus de 8.000 galaxies. « Il nous a permis de découvrir Laniakea, notre superamas de galaxies. Comme un bassin d'attraction à l'intérieur duquel les courants cosmiques convergent vers le Grand attracteur. Nous avons vu apparaître une sorte de "sphère d'influence" en 3D nous permettant de définir le superamas de galaxie. Notre groupe local se trouve dans la lointaine périphérie. »

    Des procédures, développées par Romain Graziani et Yehuda Hoffman, physiciens des universités de Clermont-Auvergne (France) et de Jérusalem (Israël), appliquent aux vitesses des galaxies des méthodes d'analyse bayésienne qui produisent le modèle le plus probable des champs de densité et de vitesses. Des données d'entrées pour les logiciels de cartographie et de visualisation 3D de l’univers local et du Mur du Pôle Sud. © Daniel Pomarède, Irfu

     

    Une méthode puissante

    Cette découverte réalisée en 2014 est d'importance. Pourtant, Cosmicflows-2 souffrait d'un déficit de données du côté de l'hémisphère sud. Et c'est finalement la version 3 de Cosmicflows qui a permis aux chercheurs de mettre au jour le Mur du Pôle Sud. Elle intègre 18.000 mesures de vitesses de galaxies. Mais déjà, les astrophysiciens préparent un Cosmicflows-4 constitué d'environ 30.000 galaxies. Avec l'espoir d'en apprendre toujours plus sur la structure de la toile cosmique. 

     

    Le saviez-vous ?

    Il existe six méthodes principales qui permettent de mesurer les mouvements des galaxies.

    La plus utilisée s’appuie sur la loi empirique de Tully-Fisher qui relie la luminosité intrinsèque d’une galaxie spirale à sa vitesse de rotation. D’autres reposent sur les chandelles standards que sont les supernovae de type 1A ou les Céphéides ou encore sur les propriétés des étoiles géantes rouges.

    Le catalogue Cosmicflows-3 a été construit notamment grâce à la méthode dite du plan fondamental. Elle s’appuie sur trois variables observationnelles fournies par le 6df Galaxy Survey.

    Le défi des chercheurs : calibrer ces méthodes pour obtenir des catalogues homogènes.

    Peut-être de quoi préciser la taille réelle du fameux superamas de Vela, un superamas gigantesque découvert en 2016 et lui aussi presque totalement dissimulé derrière la Voie lactée. « La méthode est extrêmement puissante, mais elle nécessite un travail au long cours de collecte et d'analyse de données », conclut l'astrophysicien du CEA.

    Un travail qui en vaut la peine. Parce qu'au-delà de la simple curiosité cartographique, la découverte de ce type de structures gigantesques représente aussi une opportunité pour les cosmologistes de mettre à l'épreuve leur modèle standard. Et de tester l'adéquation entre théories et observations.

    La structure 3D en filaments découverte par l'équipe d'astronomes S'étendant sur plus de 200 millions d'années lumière, elle est la plus grande jamais découverte dans l'univers (Crédits : National Astronomical Observatory of Japan)

    La structure 3D en filaments découverte par l'équipe d'astronomes
    S'étendant sur plus de 200 millions d'années lumière, elle est la plus grande jamais découverte dans l'univers
    (Crédits : National Astronomical Observatory of Japan) 

     

     

     

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-astronomes-ont-decouvert-plus-grande-structure-univers-local-9406/?fbclid=IwAR3aCcZFlj2l5zQSqKKf3FjoA0pqEfqkcTIy0NzLqcjCzFHiRlryTZKfqow#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 19.07.2020: Actualité de la météo/ Météo du lundi 20 juillet : forte chaleur au sud, tempérée au nord A 12H16

    Par Gilles MATRICON, météorologue

     

    Après un dimanche très estival, ce lundi 20 juillet, les nuages envahissent le nord de la France. Le sud du pays reste à l'écart avec beaucoup de soleil, malgré une tendance orageuse qui se développe l'après-midi par le golfe de Gascogne.

     

    A retenir

    - les nuages qui reviennent au nord de la Loire, avec des températures en baisse

    - une atmosphère assez instable près des frontières du nord-est avec un risque d'averse

    - le soleil et la forte chaleur qui persistent dans le sud

    - une tendance orageuse qui se développe près des Pyrénées en fin de journée

    Contexte météorologique

    L'anticyclone présent dimanche sur la France se scinde en 2 parties, avec une partie de repliant vers le proche Atlantique d'une part et une autre partie se décalant vers la Suisse et l'Italie d'autre part. Cette faiblesse de l'anticyclone favorise la descente d'une perturbation britannique sur le nord de la France où les passages nuageux sont nombreux mais n'apportent pas de pluie. Le soleil et les fortes chaleurs résistent dans le sud malgré l’apparition d'une tendance orageuse en fin de journée près des Pyrénées.

    Détails par régions

    Des côtes de la Manche aux Pays de la Loire et du Centre au bassin parisien aux Hauts-de-France aux Ardennes jusqu'en Lorraine, le ciel est nuageux et le temps moins beau que dimanche. Quelques faibles averses se produisent près des frontières belges et allemandes. Les températures maximales sont en baisse par rapport à dimanche et sont comprises entre 18°C en bord de Manche et 25°C sur Paris, Nantes ou bien Metz.

    Sur le bassin aquitain et les Pyrénées, après une matinée très douce avec 17 à 22°C, la chaleur s'accentue à nouveau l'après-midi avec 32 à 35°C l'après-midi. Cette chaleur devient très lourde avec le développement d'averses orageuses en fin de journée, pouvant ponctuellement s'accompagner de grêle en soirée et la nuit suivante sur les Pyrénées.

    Partout ailleurs, et hormis un risque d'ondée sur le sud des Alpes, vous passez la journée sous le soleil et une chaleur de plomb l'après-midi de la Bourgogne à l'Auvergne-Rhône-Alpes avec 33 à 35°C de maximum, jusqu'à 37 voire 38°C en pointe en moyenne vallée du Rhône. Près de la Méditerranée, la chaleur sera moins forte en raison de la levée d'un petit vent Marin avec 27 à 30°C sur les plages.

    Conseils de l'expert

    C'est toujours la prudence qui vous est recommandée sur les plages aquitaines et de la Méditerranée l'après-midi en plein soleil où crème, chapeau et lunettes sont indispensables pour profiter au mieux de l'astre solaire. Prudence en fin de journée si vous randonnez dans les les Pyrénées ou si vous êtes sur les plages basques en raison des orages qui peuvent éclater et se montrer ponctuellement forts !

     

     

    SOIURCES LA CHAINE METEO

     

     

  • LE 19.07.2020: Actualité de l'astronomie / Comment se passe l'entraînement de Thomas Pesquet pour sa prochaine mission ?

    Comment se passe l'entraînement de Thomas Pesquet pour sa prochaine mission ?

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    Alors que la date de la seconde mission de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale n'a toujours pas été officiellement annoncée, Lionel Ferra, instructeur d'astronautes à l'Agence spatiale européenne, nous explique comment l'astronaute européen s'entraîne dans ce contexte inédit de crise sanitaire et comment il se prépare à voler à bord du Crew Dragon de SpaceX et du Starliner de Boeing.

    Fin janvier, l'Agence spatiale européenne annonçait que Thomas Pesquet réaliserait une seconde mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale. Depuis cette date, l'astronaute européen, de nationalité française, a débuté son entraînement au côté d'une équipe d'entraîneurs et d'instructeurs du Corps européen des astronautes, dont Lionel Ferra qui a bien voulu répondre à nos questions. Instructeur robotique, Lionel Ferra est spécialisé dans l'utilisation du bras robotique Canadarm2 et responsable de l'entraînement des astronautes européens à son maniement.

    Comme chaque astronaute européen, Thomas a suivi une formation de base de 18 mois qui lui a permis « d'acquérir les compétences interdisciplinaires essentielles aux vols spatiaux habités, avant d'être assigné à une mission ». En prévision de sa future mission, il suit un entraînement de « maintien de ses compétences ». Sa formation est « adaptée aux besoins de sa mission, dont le programme n'est pas complètement figé aujourd'hui ». La décision de retour en vol de Thomas Pesquet a été prise tard, de sorte que le Cnes et l'ESA n'ont pas encore validé le processus d'entraînement pour chacune des expériences qui seront réalisées. Cet exercice « scientifique », c'est-à-dire lié aux « expériences qui seront réalisées dans le cadre de sa mission n'a que partiellement débuté ». Certaines expériences se feront même que quelques semaines avant le départ de l'astronaute, notamment celles nécessitant des données médicales sur sa santé.

    Thomas se familiarise avec l’opération du Canadarm2 avec Lionel Ferra, entraîneur d’astronautes de l’ESA, à l’EAC, avant l'application des mesures sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19. © SA-D.Ham

    Thomas se familiarise avec l’opération du Canadarm2 avec Lionel Ferra, entraîneur d’astronautes de l’ESA, à l’EAC, avant l'application des mesures sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19. © SA-D.Ham 

     

    L'entraînement doit tenir compte de la Covid-19

    Cet entraînement doit tenir compte de la crise sanitaire dans laquelle le monde est plongé. Une situation qui contraint tout un chacun à « respecter les gestes barrières, la distanciation physique et le port du masque ». La préparation a donc été adaptée en conséquence avec un « nombre accru de sessions à distance », de façon à limiter les « entraînements physiques sur site aux seuls strictement nécessaires ». Il faut savoir qu'une « bonne partie des formations dispensées aux astronautes se déroulent en individuel en temps normal », ce qui en soit limite le risque d'exposition au virus. Concernant les exercices qui doivent se faire en groupe, des mesures « ont été prises pour qu'ils puissent se dérouler dans les conditions les plus sûres possible ».

    Lors de cette prochaine mission, Thomas Pesquet deviendra le « premier astronaute européen à voyager à bord d'un véhicule américain » : soit la capsule Crew Dragon de SpaceX, soit la Starliner de Boeing. Il s'envolera depuis Cap Canaveral en Floride et non pas du cosmodrome de Baïkonour au Kazakstan, comme en 2016. La date exacte de sa mission « n'a pas encore été déterminée » mais les négociations avec la Nasa portent sur « le deuxième ou le troisième vol commercial USCV ». Son entraînement est donc « organisé de façon à ce que Thomas soit prêt au plus tôt ». Si l'on se fie au calendrier de la Nasa, USCV-2 est prévu au premier trimestre 2021, en février, et USCV-3 au troisième trimestre 2021, vers la fin de l'été. Il y a quelques jours, nous avons annoncé que Thomas Pesquet commencerait sa mission en février 2021. Une information que l'intéressé et l'Agence spatiale européenne n'ont pas confirmée, ce qui laisse à penser qu'elle est fausse ou prématurée ! Cela dit, la décision de faire voler le Français à bord d'USCV 2 ou 3, si elle a déjà été prise, ne sera pas annoncée avant le retour sur Terre du Crew Dragon actuellement amarré à l'ISS (Demo-2), qui qualifiera définitivement le système de transport de SpaceX, voire après USCV-1.

    Quant à USCV-1, il pourrait avoir lieu cet automne, avec quatre astronautes et pour une durée de six mois. Cet équipage - constitué des Américains Michael Hopkins, Victor Glover et Shannon Walker, ainsi que du Japonais Soichi Noguchi - volera à bord d'une capsule Crew Dragon.

    Le Crew Dragon de SpaceX amarré à la Station spatiale internationale à côté du cargo HTV japonais (1er juillet 2020). © Nasa

    Le Crew Dragon de SpaceX amarré à la Station spatiale internationale à côté du cargo HTV japonais (1er juillet 2020). © Nasa 

    Le planning de rotation des équipages, comme le choix des véhicules, dépend de nombreux facteurs dont celui de la disponibilité des véhicules. Aujourd'hui, seule la capsule Crew Dragon est (quasi) qualifiée pour transporter des astronautes. Après le succès partiel du premier vol d’essai du Starliner, Boeing doit réaliser d'ici la fin de l'année un nouvel essai à vide de son véhicule. Si la Nasa certifie le véhicule à l'issue de ce vol, le Starliner pourrait transporter son premier équipage commercial dès USCV-3, voire USCV-2 ! Une situation qui peut surprendre mais s'explique par une stratégie de certification très différente de celle de SpaceX. En effet, le Starliner testé en fin d'année sera un véhicule opérationnel avec toute son avionique et son système de support vie, ce qui n'était pas le cas lors du premier vol à vide de la capsule Crew Dragon. Le Starliner pourrait revoler seulement un mois après son vol d'essai !

     

    À nouveaux véhicules, nouveaux entraînements

    D'ici quelques semaines, Thomas Pesquet devrait débuter son entraînement en Californie, pour Space X, et/ou à Houston, pour Boeing. Contrairement à la préparation nécessaire pour voler à bord des capsules Soyouz, la «  qualification pour voler à bord des véhicules américains sera moins longue et moins difficile à obtenir ». Une semaine tout au plus pour l'entraînement basique et quelques jours de plus pour obtenir le grade de pilote, voire celui de commandant de bord.

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    Du fait de sa conception qui remonte à l'ère du début des vols habités, la capsule Soyouz nécessitait « la maîtrise parfaite du russe et des dizaines d'heures d'entraînement pour se familiariser avec son cockpit », d'une très grande fiabilité, mais dont l'ergonomie n'était pas le maître mot. À l'opposé, le niveau d'automatisation du Crew Dragon est si poussé « qu'il décharge l'équipage de très nombreuses tâches manuelles que les astronautes avaient l'habitude de réaliser à bord des capsules Soyouz ! » Quant au Starliner, Boeing a fait le choix d'une « interface avec des commandes plus classiques qui devrait plaire aux astronautes ».

    Contrairement au voyage à bord des capsules russes Soyouz, où seuls les cosmonautes russes pilotent le Soyouz, la règle sera peut-être moins stricte avec les véhicules spatiaux américains. Des astronautes étrangers pourraient ainsi être pilote ou commandant de bord. D'ailleurs, la « France et l'ESA font pression pour que Thomas ne soit pas un simple passager mais qu'il soit le pilote, voire le commandant de bord du véhicule qui le transportera ! »

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/spacex-passe-entrainement-thomas-pesquet-prochaine-mission-81228/?fbclid=IwAR3Hy3oq9TuptLEEW4C65PmaBySkPiav_a_cq-x7PIao5GISYq-WBgS_hdY#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura