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  • LE 16.07.2020: Actualité de l'astronomie / Hope : une mission pour préparer l'avenir scientifique des Émirats arabes unis.

    Hope : une mission pour préparer l'avenir scientifique des Émirats arabes unis

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    À l'occasion du lancement de la première mission à destination de la planète Mars de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis, Futura a pu interviewer S.E Sarah Al Amiri, ministre d'État des Émirats arabes unis pour les sciences aéronautiques et spatiales et chef de projet adjoint de la mission Mars des Émirats. À quelques heures du décollage de cette première mission martienne d'une nation arabe, la ministre d'État revient sur la nécessité de diversifier l'économie des EAU et de se lancer dans l'économie du savoir.  

    Créée en 2004, l'Agence spatiale émiratie s'apprête à lancer aujourd'hui son premier satellite d'exploration robotique à destination de la planète Mars après avoir envoyé le premier astronaute des Émirats arabes unis (EAU) à bord de la Station spatiale internationale. Une performance remarquable pour un pays vieux de seulement 50 ans. Hope (Al Amal en arabe, espoir en français), c'est le nom de la mission Emirates Mars Mission (EMM), est bien plus qu'une mission de plus à destination de Mars. Ses objectifs sont inédits, certes l'intérêt scientifique est évident, certes elle contribuera à faire progresser la connaissance de Mars depuis une orbite jamais occupée par une autre sonde.

    Le lancement de Hope est prévu ce soir. Il est à suivre en direct sur le site de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis (www.emm.ae/live).

    Hope doit décoller du centre spatial japonais Tanegashima, à bord d'un lanceur H-IIA, et entamer un voyage de sept mois vers la Planète rouge autour de laquelle elle se mettra en orbite en février 2021.

    Mais, au-delà de ces attraits, Hope s'inscrit dans un contexte plus large qui vise à « préparer les 50 prochaines années des Émirats arabes unis » qui souhaitent « diversifier une économie très dépendante de la pétrochimie et du tourisme », nous explique Sarah Al Amiri. Ces cinquante dernières années nous ont « servis à construire toutes les infrastructures (aéroports, routes, hôtels, réseaux de distribution d'énergie, d'eau...) nécessaires aux bien-être de nos concitoyens ». Demain, le but est d'assurer la prospérité des Émirats arabes unis en s'appuyant sur « l'éducation, la science et la technologie notamment ».

    VOIR AUSSIMars : quels sont les objectifs de la mission Hope qui décolle le 14 juillet

     

    Diversifier une économie trop dépendante du pétrole

    Il est un peu tôt pour voir cette future économie du savoir, comme l'économie post-pétrole mais, comme le souligne la ministre d'État, nous « souhaitons diversifier notre économie qui dépend aujourd'hui de la pétrochimie et du tourisme en augmentant la croissance de nouveaux secteurs d'activités liés à la technologie et au savoir ». Le tourisme et la pétrochimie feront toujours partie de l'ADN des Émirats arabes unis mais, cette prospérité ne doit plus seulement reposer sur les seules industries du pétrole, de la chimie et du tourisme. Pragmatique, S.E Sarah Al Amiri tient à préciser que « s'il faut diversifier notre économie », le but est « moins de diminuer la part de certains secteurs que d'augmenter la croissance de certains secteurs et d'en ajouter d'autres ! »

    S.E Sarah Al Amiri s'exprimant lors d'une table organisée par l'équipe Youth Connect de l’Expo 2020 de Dubaï. © Droits réservés

    S.E Sarah Al Amiri s'exprimant lors d'une table organisée par l'équipe Youth Connect de l’Expo 2020 de Dubaï. © Droits réservés 

     

    Nous devons renforcer notre économie du savoir en la rendant plus innovante, créative et compétitive

    « Nous devons renforcer notre économie du savoir en la rendant plus innovante, créative et compétitive », avec pour but que les EAU fassent partie des leaders scientifiques dans la région et le monde arabe. Pour y parvenir, des missions comme Hope « qui est le projet spatial le plus complexe que nous ayons entrepris » nous permettent d'acquérir des « savoir-faire acquis tout au long du développement de la sonde dont la fabrication de composants ». Aujourd'hui, Hope a été réalisée à l'aide de nombreux partenariats internationaux, dont l'université du Colorado, l'université de Californie-Berkeley et l'université d'État de l'Arizona. Demain, nous « souhaitons être capables de développer nos propres missions spatiales, en toute autonomie ».

     

    Acquérir de la compétence technologique

    Cet investissement dans la technologie spatiale est aussi une question de souveraineté dans le sens où les Émirats arabes unis « souhaitent disposer de leur propre flotte de satellites d'observation de la Terre pour gérer au mieux nos ressources naturelles, réserves de pétrole et de gaz, voire aussi comment mieux les exploiter à l'avenir ».

    Au-delà de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance en 1971 des Émirats arabes unis, jusque-là sous tutelle britannique, Hope est un jalon important, pour les Émirats arabes unis dont les ambitions martiennes doivent les amener, à terme à construire une ville sur Mars avant 2117.

    L’équipe scientifique de la mission compte par ailleurs 90 % de femmes. © United Arab Emirates Space Agency

    L’équipe scientifique de la mission compte par ailleurs 90 % de femmes. © United Arab Emirates Space Agency 

    Interrogée sur l'éventualité d'une prochaine mission à destination de Mars, S.E Sarah Al Amiri, s'est voulue « vague », préférant profiter de l'instant présent et nous rappeler que la mission Hope est devenue une « réalité en seulement six ans » et que les « données complètes de la mission seront partagées avec des scientifiques du monde entier pour faire progresser la connaissance collective ».

    En guise de conclusion, nous soulignerons le rôle des femmes dans la mission dont « l'équipe scientifique émiratie de la mission est en grande majorité constituée de femmes », preuve de la place des femmes dans le domaine des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques aux Émirats arabes unis. Et de rappeler, que la partie occidentale de la mission est très masculine !

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-hope-mission-preparer-avenir-scientifique-emirats-arabes-unis-81953/?fbclid=IwAR1AdxPLf6oJNiObzYgmtLmKKsT_HapAmv-dbn_iyVbXHg38Y6PxqqKSx9w#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 16.07.2020: Actualité de l'astronomie / Thomas Pesquet retournera à bord de l'ISS en février 2021

    Thomas Pesquet retournera à bord de l'ISS en février 2021

     

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    Le départ de Thomas Pesquet pour sa deuxième mission à bord de la Station spatiale internationale a été avancé de six mois. L'astronaute européen s'envolera en février 2021 pour un séjour de longue durée. Ce changement de date s'explique par la méfiance des Russes envers les capsules américaines qui doivent également transporter les cosmonautes Russes à bord de l'ISS.

    Thomas Pesquet, dixième spationaute de nationalité française à être allé dans l'espace, se prépare pour sa deuxième mission à bord de la Station spatiale internationale. Il devrait y rester au moins six mois. Ce vol de longue durée sera le deuxième pour l'astronaute français qui avait déjà effectué un long séjour à bord du complexe orbital, de novembre 2016 à juin 2017, lors de Proxima, sa première mission spatiale.

    Initialement, cette deuxième mission était prévue pour débuter à l'été 2021. Mais, Roscosmos, l'Agence spatiale russe, a refusé que ses cosmonautes montent à bord des premiers vols des capsules américaines pour rejoindre l'ISS ! Le désistement des cosmonautes russes a donc libéré de la place sur les premiers vols USCV (US Crew Vehicle) à destination de la Station spatiale. Alors que Thomas Pesquet devait embarquer à bord d'USCV-3 à l'été 2021, l'astronaute européen a profité de la situation pour partir plus tôt sur USCV-2 dont le lancement est actuellement prévu en février 2021.

    Thomas Pesquet se familiarise avec l’opération du Canadarm2 avec Lionel Ferra, entraîneur d’astronautes de l’ESA, à l’EAC, avant l'application des mesures sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19. © ESA, D.Ham.

    Thomas Pesquet se familiarise avec l’opération du Canadarm2 avec Lionel Ferra, entraîneur d’astronautes de l’ESA, à l’EAC, avant l'application des mesures sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19. © ESA, D.Ham. 

    Une décision stratégique pour viser la Lune

    Cet empressement à embarquer plus tôt n'est pas aussi anodin qu'il y paraît. En effet, il prive l'astronaute européen d'un « privilège », dont nous évoquerons le sujet ultérieurement, mais il augmente ses chances de participer à la première mission habitée à destination du Gateway, la future station internationale à proximité de la Lune !

    Si, officiellement aucune décision n'a été prise à ce sujet, cette première mission serait alors composée de trois astronautes de la Nasa et d'un Européen. Elle aurait pour tâche de mettre en service le module Ihab que doit fournir l'ESA au titre de sa participation au Gateway. Cela fut le cas par exemple quand le module Columbus a été arrimé à l'ISS : un astronaute de l'ESA faisait partie de l'équipage de la Navette pour l'y installer.

    Lors de sa première mission à bord du complexe orbital en 2016, Thomas Pesquet avait décollé du Kazakstan à bord d'une capsule russe Soyouz. Pour sa deuxième mission, il décollera depuis le Centre spatial Kennedy de la Nasa à bord d'un véhicule américain -- soit le Crew Dragon de SpaceX, soit le Starliner de Boeing -- qui n'a pas encore été choisi. Dans le planning des lancements de la Nasa, susceptible de modifications à tout moment, les deux premiers vols USCV seront réalisés par SpaceX tandis qu'USCV-3 le sera par Boeing.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/spacex-thomas-pesquet-retournera-bord-iss-fevrier-2021-81228/?fbclid=IwAR0xc_0WREPcxJdqvZ9URXH9vraLhQaD470oz9Js7-XnZ3wHoy2dzwZLJus#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 15.07.2020: Actualité de l'astronomie / Si l'introuvable planète 9 est un trou noir, alors le LSST le détectera.

    Si l'introuvable planète 9 est un trou noir, alors le LSST le détectera

     

    Laurent Sacco

    Journaliste

     

     

    Publié le 13/07/2020

    L'hypothétique planète 9 contenant environ 10 masses terrestres, dont l'existence est conjecturée depuis quelques années bien au-delà de l'orbite de Pluton, pourrait être un trou noir primordial. On pourrait le croire encore moins facilement décelable, mais ce n'est peut-être pas le cas car il pourrait sporadiquement faire des éruptions en dévorant une comète. L'événement serait détectable avec le LSST.

    Dans son célèbre roman de science-fiction La Guerre éternelle (titre original en anglais : The Forever War), paru en 1974, l'écrivain américain Joe Haldeman, diplômé en mathématique, astronomie et informatique et également vétéran de la guerre du Viêt Nam, imaginait qu'à la fin du XXe siècle un collapsar, (contraction des termes anglais collapse, effondrement, et star, étoile), une étoile effondrée ayant donné une sorte de trou noir, plus exactement un trou de ver, avait été découvert dans le Système solaire au-delà de l'orbite de Pluton. Les héros du roman de Haldeman s'en servaient alors pour voyager dans la Voie lactée en contournant le mur de la vitesse de la lumière

    La réalité va-t-elle rejoindre la fiction ? On peut se poser la question en prenant connaissance d'un article déposé sur arXiv par le célèbre et prolifique Avi Loeb de l'université d'Harvard. Il semble avoir pour habitude de lancer ses étudiants en master sur des sujets excentriques mais fascinants en astrophysique, ce qui leur donne l'occasion de rédiger un petit article qui les introduit donc dans le monde scientifique. En l'occurrence, l'étudiant en question se nomme Amir Siraj et avec Loeb, il se penche sur l'hypothèse déjà avancée, comme Futura l'expliquait dans le précédent article ci-dessous, que la neuvième planète qui existe peut-être dans le Système solaire soit en fait un trou noir. On pourrait tout aussi bien imaginer qu'il s'agit d'un trou de ver ou d'un astre compact exotique, ce qui compte c'est qu'il soit massif, très sombre donc difficile à détecter. Les deux chercheurs pensent pouvoir valider cette hypothèse avec le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) en cours de construction.

    Le LSST (Large Synoptic Survey Telescope), un télescope d'un nouveau genre, va ouvrir grand les yeux sur le ciel... Sa mission : photographier le ciel austral et réaliser un film de l’Univers en trois dimensions. Un composant crucial de la caméra du LSST, l’échangeur de filtres, a été développé en France par cinq laboratoires. Son rôle consiste à repositionner rapidement et très précisément les filtres de couleur les plus grands du monde, pour obtenir les plus belles images du spectacle céleste. © CNRS

    Rappelons que la neuvième planète est un corps céleste dont la masse est estimée de 5 à 15 fois celle de la Terre existant bien au-delà de l'orbite de Pluton et dont la présence serait trahie par les orbites particulières de petits corps célestes faisant partie des astres appelés des objets transneptuniens (TNO, en anglais Transneptunian Objects). Ces TNO - qui ont intrigué les astronomes Konstantin Batygin et Mike Brown - auraient subi l'influence gravitationnelle de cette hypothétique planète. Elle pourrait être une superterre formée à l'origine du Système solaire puis éjectée rapidement par ses interactions avec d'autres planètes massives, ce qui l'aurait conduit sur une orbite dont la taille serait d'environ 200 unités astronomiques.

     

    Un minitrou noir de la taille d'un pamplemousse dans le Système solaire

    Très peu lumineuse et se déplaçant très lentement sur la voûte céleste, pour des observateurs sur Terre - à cause de l'une des lois de Kepler -, elle n'aurait donc pas encore été repérée ce qui n'est guère étonnant. Mais certains se sont tout de même étonnés et ils ont donc proposé que la neuvième planète soit en réalité un représentant des mythiques trous noirs primordiaux qui sont peut-être nés pendant le Big bang alors que le plasma primordial était très dense et donc susceptible de s'effondrer rapidement en minitrous noirs. Dans le cas présent, avec environ 10 fois la masse de la Terre, le trou noir en question aurait la taille d'un pamplemousse.

    Il se trouve que l'espace n'est pas vide au-delà de l'orbite de Pluton car jusqu'à environ une année-lumière du Soleil, il serait un immense réservoir cométaire, celui postulé sous le nom de nuage de Oort afin d'expliquer l'apparition des comètes longues périodes.

    Siraj et Loeb pensent que les rencontres rapprochées entre certaines de ces comètes et le trou noir qui se cache peut-être au loin du Soleil ne seraient pas rares, de sorte qu'elles seraient détruites par le trou noir, ce qui alimenterait un disque d'accrétion où la matière chauffée se mettrait à rayonner. On aurait donc l'équivalent d'une éruption de lumière transitoire mais difficile à observer avec la sensibilité des instruments actuels et littéralement aussi cachée comme une aiguille dans une botte de foin sur la voûte céleste.

    Heureusement, le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) aujourd'hui renommé Observatoire Vera-C.-Rubin (Vera C. Rubin Observatory) et qui sera l'un des télescopes les plus puissants du monde dans les années 2020, a précisément été conçu pour chasser ce type d'événement transitoire. Avec son miroir de 8,4 mètres de diamètre, il sera équipé de la plus puissante caméra numérique jamais réalisée, capable de photographier la totalité du ciel visible de l'hémisphère Sud en seulement trois nuits, en prenant une image de 9,6 degrés carrés, soit 47 fois la taille de la Pleine Lune, toutes les 20 secondes.

    La détection d'un tel trou noir nous forcerait à revoir nos idées sur la nature de la matière noire.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-externe-si-introuvable-planete-9-trou-noir-alors-lsst-detectera-61322/?fbclid=IwAR1UbkYCBfo4F7iN3GcpCEOPnvjHW_y3U5qFlApNQwlmRk2hZZAsgdMq6i0#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 15.07.2020: Actualité de l'astronomie / Espace : nos bons conseils pour observer la comète Neowise

    Espace : nos bons conseils pour observer la comète Neowise

    La comète Neowise capturée sur les coteaux de Lauzerville, le 12 juillet à 5 heures du matin. DR/ Isabelle Blog Rêves d'espace - Isabelle

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      La comète Neowise capturée sur les coteaux de Lauzerville, le 12 juillet à 5 heures du matin.

        

    EspaceSciences et techniquesToulouse

    Publié le  , mis à jour 

    l'essentielLa comète Neowise est la comète la plus éclatante observable dans le ciel de l'hémisphère nord depuis 23 ans. Pour profiter du spectacle, voici quelques conseils qui vous permettront aussi d'admirer les planètes Saturne et Jupiter et de voir passer la Station spatiale internationale. 

    La comète Neowise enchante le ciel de ce mois de juillet 2020, au lever et au coucher du Soleil. «Il y a des centaines de comètes par an mais elles sont généralement invisibles à l’œil nu. Neowise a été repérée il y a quelques mois seulement et tout le monde a été surpris de la voir aussi bien », souligne Philippe Droneau, médiateur scientifique à la Cité de l’espace de Toulouse.

    Neowise est surtout visible après le coucher du Soleil, lorsque le ciel devient plus noir, autour de 23 h 30 ces prochains soirs, ou tôt le matin, avant qu’il y ait trop de luminosité, entre 4 heures et 5 heures.

    À 23h30, repérez la Grande ourse

    «À partir du 14 juillet, la comète Neowise est visible avant minuit. Elle longe l’horizon nord/nord-est. On peut se repérer à la Grande ourse – tout le monde connaît « la casserole »- et suivre son alignement: en prolongeant la poignée de la casserole, on tombe sur la comète. La difficulté, c’est qu’il faut avoir un horizon dégagé car elle est assez basse, pas plus haute que 8°. Des arbres, des haies un peu hautes, des immeubles, peuvent gêner. L’idéal est de pouvoir prendre un peu de hauteur et, bien sûr, que le ciel soit dégagé, sans nuages bas», glisse Philippe Droneau.

    Pour observer Neowise, Isabelle, blogueuse toulousaine (1), s’est levée à 4 heures le 12 juillet. Direction Lauzerville avec un ami, pour prendre un peu de hauteur sur les coteaux et pour s'éloigner de la pollution lumineuse de la ville. « C’est un événement rare, je voulais la voir autrement que sur les photos des blogs et réseaux sociaux, je ne pouvais pas manquer ça. Nous l’avons observée le temps que le Soleil se lève, pendant une demi-heure, avec sa chevelure, son panache. Elle est à 103 millions de kilomètres de nous, je me suis sentie toute petite», commente cette passionnée du spatial.


    Et aussi Saturne, Jupiter et l’ISS

    Neowise sera bien visible tous les soirs pendant une semaine, son activité diminuera ensuite au fur et à mesure de son éloignement du Soleil. Ce 15 juillet, la meilleure heure pour la voir sera 23 h 30.
    Pour prolonger la magie de l’observation, vous pouvez vous tourner de l’autre côté du ciel, direction sud/sud-est, pour admirer les planètes Saturne et Jupiter, très reconnaissables sur un horizon suffisamment haut, à 15°-20°.

    Une heure plus tôt, à 22 h 36, la Station spatiale internationale (ISS) traversera le ciel de ce 15 juillet à 22 h 37 à partir du sud/sud-ouest en direction de l'Est. Attention, ce point lumineux brillant (il ne clignote pas), situé à 400 km au-dessus de nous, file en quelques minutes à une vitesse est de 28 000 km/h

    (1) www.reves-d-espace.com

        

    Emmanuelle Rey

     

    SOURCES LADEPECHE.FR

  • LE 15.07.2020: Actualité de l'astronomie / La Nasa veut percer les secrets de Vénus avec la sonde Veritas.

    La Nasa veut percer les secrets de Vénus avec la sonde Veritas

     

     

    Laurent Sacco

    Journaliste

     

     

     

     

     

    La Terre et Vénus sont des planètes « sœurs » et pourtant, elles ont évolué très différemment, l'une des deux étant devenue un enfer volcanique et dépourvue d'océans. La Nasa envisage une nouvelle mission à destination de Vénus pour tenter de mieux comprendre l'origine de ces différences et si des volcans font bel et bien encore des éruptions en ce moment même sur Vénus. Cette mission se nomme Veritas.

     

     

    Le 4 mai 1989, la navette spatiale Atlantis lançait la sonde Magellan de la Nasa. Au bout de 462 jours, cet émissaire de la Noosphère se mit en orbite autour de la sœur de la Terre, la planète Vénus. Equipé d'un radar sophistiqué, cet artefact de l'humanité allait cartographier sa surface et révéler un monde profondément volcanique mais sans que l'on puisse savoir si le volcanisme était toujours actif. À vrai dire, on disposait déjà des aperçus de la surface de Vénus depuis les missions soviétiques Venera des années 1980 mais on ignorait encore beaucoup de choses en raison de l'épaisse couche nuageuse dérobant en permanence au regard cette surface.

    La mission Magellan a pris fin en 1994. Elle a montré que la surface de Vénus avait un très faible taux de cratérisation, ce qui implique qu'elle est très jeune, avec un âge inférieur à 1 milliard d'années d'après les premières estimations. D'impressionnantes formations d'origine volcanique, comme des volcans boucliers, des pancakes en forme de crêpes et d'autres structures nommées corona et nova, la parsèment, ainsi que des structures géologiques suggérant des flots de lave très récents.

    Il y a environ 10 ans, la sonde Venus Express de l'ESA, qui avait succédé à Magellan pour l'étude de Vénus, avait même révélé que le sommet de Idunn Mons, qui ressemble à un édifice volcanique, était anormalement chaud, laissant penser qu'il pouvait s'agir de coulées de lave encore en train de refroidir. Il y a quelques mois, la célèbre planétologue Rosaly Lopes, qui étudie les volcans du Système solaire au Jet Propulsion Laboratory, avait confirmé à Futura qu'il fallait prendre au sérieux les indications suggérant qu'en ce moment même des éruptions volcaniques pouvaient se produire sur Vénus.

    Mais la seule façon d'être sûr que Vénus est toujours une planète vivante avec du volcanisme est d'y retourner avec une autre sonde. C'est bien ce qu'envisage de faire depuis quelques années la Nasa en se penchant sur la conception de la mission Venus Emissivity, Radio Science, InSAR, Topography & Spectroscopy : Veritas. Gérée par le mythique Jet Propulsion Laboratory, cette mission serait également l'œuvre de Lockheed Martin, l'Agence spatiale italienne, l'Agence spatiale allemande et l'Agence spatiale française. Ce n'est encore qu'un projet qui doit vraiment être sélectionné dans le cadre du programme Discovery de la Nasa avant d'être construit et de partir pour l'espace à l'horizon 2026.

    Une vue d'artiste de la sonde Veritas étudiant la surface de Vénus à travers son épaisse atmosphère. © Nasa/JPL-Caltech

    Une vue d'artiste de la sonde Veritas étudiant la surface de Vénus à travers son épaisse atmosphère. © Nasa/JPL-Caltech   

     

    Gravimétrie, topographie et minéralogie au programme de Veritas

    Veritas mènerait plusieurs types de recherche. Bien sûr, elle ferait à nouveau de la cartographie radar mais à un niveau de résolution plus élevé et elle s'occuperait aussi de la topographie du champ de gravité de Vénus. Les géophysiciens sur Terre se servent de ce type de mesure par gravimétrie pour remonter à la structure de l'intérieur de la Terre au point d'y mettre en évidence les courants de convection dans le manteau de la Planète bleue qui contribuent aux mouvements de la tectonique des plaques.

    Il ne semble pas y avoir de tectonique des plaques sur Vénus et on aimerait bien comprendre pourquoi alors que sa taille et sa composition sont proches de celles de la Terre. L'absence, semble-t-il évidente, de plaques sur Vénus peut nous en apprendre plus sur l'enfance de la Terre, alors que justement la tectonique des plaques n'y avait pas encore commencé.

    Veritas serait également équipé d'un spectromètre opérant dans le proche infrarouge qui devrait permettre d'obtenir de nouvelles données sur la composition des roches à la surface de Vénus et également mettre en évidence des sources de chaleur qui seraient clairement associées à des éruptions volcaniques.

    Les données radars et spectrales en combinaison pourraient se montrer très bavardes. Ainsi, avec son radar, Veritas étudierait de vastes structures de déformation tectonique appelées des tesserae, du latin tessĕra signifiant « dé à jouer » et « tablette.

     

    Découvrir la composition des tesserae

    Les tesserae sont des régions fracturées et pliées dans plusieurs directions, ce qui leur donne un aspect carrelé. D'altitude moyenne, typiquement de 1.000 à 3.000 m ; elles apparaissent très brillantes sur les images radar de Magellan, contrairement aux plaines volcaniques qui apparaissent plutôt sombres.

    Les tesserae constituent des sortes de plateaux qui peuvent être des analogues des continents de la Terre. Or une théorie dominante est que les continents de la Terre se sont formés lorsque des plaques océaniques primitives riches en fer ont subducté et fondu en présence d'eau, produisant d'énormes volumes de magma qui finiront par donner en surface de la croûte continentale moins riche en fer.

    Pour déterminer si les tesserae de Vénus se sont formées d'une manière similaire aux continents de la Terre, Veritas constiturait les premières cartes globales de la composition de la surface de Vénus. Si leur composition ressemble à celle de la croûte continentale, nous obtiendrions également des informations sur le passé plus humide de Vénus car on suspecte qu'il y a au moins 715 millions d'années, elle était encore habitable, avec un ou des océans importants.

    En étudiant Vénus avec Veritas, on pourrait donc non seulement mieux comprendre l'évolution passée de la Terre mais aussi les divers chemins que peuvent prendre des exoplanètes leur ressemblant. De nouveaux éléments viendraient ainsi nourrir la fameuse équation de Drake en exobiologie.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/venus-nasa-veut-percer-secrets-venus-son/de-veritas-81919/?fbclid=IwAR1AuqI8L9LNKVe__KinQRVO_2tnSq8NvhXMKSiXARygve03nRUBVIdyruM#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 15.07.2020: Actualité de la météo/ Météo du mercredi 15 juillet : comme un petit air d'automne... A 8H13

    Ce mercredi 15 juillet, l'ambiance n'est pas franchement estivale avec le passage d'une perturbation qui s'accompagne de nombreux nuages et de quelques averses. Les températures affichent des valeurs à peine de saison.

    A retenir

    - un temps instable avec des averses des Pyrénées aux Alpes au nord de la Seine

    - la fraîcheur qui s'impose sur les 3/4 du pays à cause des nuages et du vent du Nord, avec un ressenti presqu'automnal

    - le mistral et la tramontane qui se renforcent, accentuant les risques de départs de feu. 

     

    Contexte général

    L'anticyclone qui nous protégeait se replie vers le proche Atlantique. Cette situation favorise la descente d'une perturbation britannique à l'origine d'une dégradation sur les ¾ de la France. Le risque d'averse est plus marqué dans l'est avec quelques orages des Vosges au nord des Alpes.

    Détails par régions

    Des plaines du Sud-ouest au Massif central à Rhône-Alpes jusqu'au Grand Est et aux Hauts-de-France, le temps est instable avec des averses. Ces averses sont passagèrement soutenues et prennent un caractère orageux des Vosges au Jura. Les températures affichent 21 à 26°C, soit 3°C en-dessous des normales.

    En Occitanie, le temps se dégrade en cours de journée en Midi-Pyrénées avec un risque d'averses alors que le Languedoc-Roussillon reste à l'écart même si le ciel se voile. En soirée, la tramontane se renforce à 80 km/h en rafales. Il fait entre 23 et 28°C, jusqu'à 30°C en pointe dans l'arrière-pays méditerranéen.

    En Provence Côte d'Azur et en Corse, si les plaines littorales conservent un soleil généreux, les cumulus se développent en montagne et peuvent provoquer quelques averses. Des nuages menaçants peuvent même ponctuellement atteindre le littoral de la Côte-d'Azur en fin de journée. En soirée, le mistral se lève et souffle à 80 km/h en rafales la nuit suivante. Vous avez entre 26°C près du littoral niçois à 31°C dans l'arrière-pays provençal, des valeurs tout à fait de saison.

    Des Pays de la Loire au Bassin parisien, le ciel hésite entre nuages parfois menaçants et éclaircies. Il fait 21 à 24°C l'après-midi, soit des températures plus proches d'une mi-septembre que d'une mi-juillet.

    Des côtes normandes à la Bretagne, après une matinée grise, des éclaircies se développent et la fin de journée s'annonce pus ensoleillée que le matin. Les maximales affichent 18°C en bord de Manche et 23°C dans le centre du Morbihan, un niveau trop faible pour l'époque de l'année.

    Conseils du météorologue

    Le parapluie peut vous être utile si vous êtes ou habitez entre la Nouvelle Aquitaine, les Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Alsace et le Nord Picardie. Si vous randonnez en montagne, méfiez-vous des orages et des visibilités parfois réduite à cause des brouillards. Enfin près de la Méditerranée, comme les jours précédents ayez toujours à portée de main des lunettes de soleil, un chapeau et de la crème solaire si vous devez vous exposer longtemps en plein soleil l'après-midi !

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 15.07.2020: Actualité de l'astronomie / Mars : quels sont les objectifs de la mission Hope qui décolle le 14 juillet.

    Mars : quels sont les objectifs de la mission Hope qui décolle le 14 juillet

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    Développée par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid à Dubaï, en partenariat avec le Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l'Université du Colorado, à Boulder, la sonde Hope sera lancée demain à destination de Mars. Première mission interplanétaire arabe, Hope a des objectifs inédits que nous explique François Forget, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique de l'Institut Pierre-Simon-Laplace et membre de l'équipe scientifique de la mission.

    Cet été, pas moins de trois missions seront lancées à destination de Mars. On aurait pu en compter quatre si le lancement du rover Rosalind Franklin de l'Agence spatiale (ExoMars) n'avait pas été reporté à 2022. La première sonde a quitté la Terre sera l'Émiratie Hope, lancée le 14 juillet depuis le centre spatial de Tanegashima au Japon, suivie de la Chinoise Tianwen le 23 juillet depuis le cosmodrome de Wenchang et enfin l'Américaine Perseverance qui sera lancée le 30 juillet depuis le Centre spatial Kennedy. Pour la Chine et les Émirats arabes unis, ce sera la première tentative de lancer une mission vers Mars.

    La mission des Émirats arabes unis consiste à envoyer vers Mars, depuis le Japon, un orbiteur dédié à l'étude de la dynamique de l'atmosphère et du climat martien pendant au moins toute une année martienne (687 jours terrestres) de façon à observer les variations saisonnières, les nuages et tempêtes de poussières d'un mois sur l'autre et, si la mission est prolongée, d'une année sur l'autre. L'intérêt de cette mission est de voir comment le climat martien affecte l'atmosphère de la planète. Haute de 2,9 mètres pour un diamètre de 2,7 mètres, Hope (1.500 kilos) a été développée par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid à Dubaï, en partenariat avec le Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l'Université américaine du Colorado, à Boulder.

    La sonde Hope dans la salle blanche du centre spatial Bin Rashid Space Centre, situé à Dubai. © MBRSC

    La sonde Hope dans la salle blanche du centre spatial Bin Rashid Space Centre, situé à Dubai. © MBRSC 

     

    Cette mission sera « inédite avec une vraie ambition scientifique », nous explique François Forget, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique de l'Institut Pierre-Simon-Laplace et membre de l'équipe scientifique de la mission. Ce sera la première mission à fournir une vue « complète du système météorologique dans toutes les régions de la planète à tous les moments de la journée ». Une climatologie sans précédent et complémentaire de ce qui a déjà été fait autour de Mars.

    Cette ambition est revendiquée par l'Agence spatiale des Émirats arabes unis qui ne voulait pas se contenter d'une mission de démonstration technologique à l'intérêt scientifique limité, comme cela a pu être le cas avec la mission Maangalyaan de l'Isro (Inde), lancée en novembre 2013. 

     

    L'équipe scientifique émiratie de la mission est en grande majorité constituée de femmes

    L'équipe scientifique de Hope a souhaité « réaliser une mission inédite de façon à faire progresser la connaissance de Mars en traitant des questions scientifiques en suspens ».  Pour éviter de répéter ce qui a déjà été fait et donc se différencier des missions précédentes comme Mars Global Surveyor ou Mars Express par exemple, l'équipe a « choisi une orbite inédite » très différente des orbites habituellement utilisées par les sondes autour de Mars. Plutôt que d'évoluer sur des « orbites polaires ou héliosynchrones », Hope sera installée sur une « orbite elliptique avec un périgée de 20.000 kilomètres et un apogée à environ 43.000 kilomètres et inclinée à 25° par rapport à l'équateur ! ». Depuis cette position, Hope sera capable de sonder et cartographier l'atmosphère le plus systématiquement possible de la planète, ce qui lui permettra de « voir tout ce qui se passe chaque semaine, heure par heure, en tout point de la planète ».

    Un étonnant nuage, long de plusieurs centaines de kilomètres. On attend de la mission Hope qu'elle observe la formation de ce type de nuage et son évolution. © ESA, DLR, FU Berlin

    Un étonnant nuage, long de plusieurs centaines de kilomètres. On attend de la mission Hope qu'elle observe la formation de ce type de nuage et son évolution. © ESA, DLR, FU Berlin 

     

    Hope en orbite géostationnaire au-dessus de Mars

    Cette orbite a trois avantages. D'une part, elle permet de corriger les défauts des orbites polaires et héliosynchrones qui contraignent les sondes qui les utilisent à observer toujours à la même heure et les empêchent de voir la formation d'un certain nombre de phénomènes climatiques, notamment des nuages dont certains ont pu étonner les scientifiques, par leur forme et leur taille.

    D'autre part, et c'est tout l'intérêt de la mission, elle permettra à la sonde d'être suffisamment loin de la planète pour « observer en permanence le disque martien dans sa totalité » et non plus par bandes, comme cela est le cas avec les missions précédentes. Le troisième intérêt de cette orbite (d'une durée de 55 heures) et que la sonde sera au « périgée de son orbite, trois fois par semaine et se situera à 20.000 km de la planète pendant environ une douzaine d'heures ». À cette distance, Hope sera en « orbite géostationnaire, positionnée au-dessus d'un même point pendant une douzaine d'heures » ! Une configuration inédite pour une mission qui va permettre « d'observer en direct la formation et l'évolution dans le temps de nombreux événements climatiques, dont les tempêtes martiennes qui peuvent recouvrir la totalité de la planète ».

    Suivez le décollage en live sur Dubaï TV. © Dubaï TV

    Hope sera également utilisée pour observer l'exosphère dont l'étude pourrait fournir des « données sur l'échappement de l'atmosphère dans l'espace et comprendre la disparition de l'eau liquide en surface, l'hydrogène et l'oxygène ». Les tempêtes martiennes, « dont on ne comprend pas bien les mécanismes de formation et pourquoi certaines deviennent globales », pourraient jouer un rôle en permettant à la vapeur d'eau de « monter dans les couches supérieures de l'atmosphère pour finalement s'échapper dans l'espace ». En observant simultanément la basse atmosphère, où se forment les tempêtes et l'exosphère, Hope pourrait trouver un lien de cause à effet.

    Hope embarque trois instruments couramment utilisés autour de Mars. Néanmoins, en raison de la distance de la sonde à la planète, ils ont été adaptés pour zoomer sur la planète et la cartographier. On compte un instrument météo, un sondeur infrarouge thermique qui fournira des profils des températures, des mesures quantitatives de glace d'eau (nuage) et de la poussière. Le troisième instrument est un spectromètre UV qui pourra réaliser des images complètes de l'exosphère et du disque martien.

    Toutes les données collectées par Hope seront mises gratuitement à la disposition de la communauté scientifique, sans embargo.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-mars-sont-objectifs-mission-hope-decolle-14-juillet-58196/?fbclid=IwAR0Q65sw7JgCKLjwPsKclsBeQeumlKVcPsOm5gwBTjxJNDW-Vag3g8saRjE#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 14.07.2020: Actualité de l'astronomie / Jupiter est en opposition, c'est la meilleure période pour l'observer !

    Jupiter est en opposition, c'est la meilleure période pour l'observer !

     

     

    Xavier Demeersman

    Journaliste

     

     

     

    Les curieux et les amateurs d'astronomie sont plutôt gâtés cet été : il y a désormais une belle comète brillante à observer le soir et une brochette de planètes sur le fil des constellations du zodiaque (traversée par l'écliptique).

     

     

    Ce mardi 14 juillet, à 9 h 58 précisément, heure de Paris, Jupiter sera en opposition. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que la plus grosse planète du Système solaire est alignée avec la Terre et le Soleil. Et cela veut dire aussi qu'on peut l'admirer tout au long de la nuit, du coucher au lever du Soleil. Le meilleur moment étant quand l'« astre vagabond » (asteres planetes) est au plus haut dans le ciel, soit lorsqu'il passe le méridien (vers 1 h 45 du matin le 14 juillet).

    Damian Peach

    @peachastro

    #Jupiter from here at home on July 3rd. http://damianpeach.com/jup2020/2020-07-03-0054_5-RGBdp.jpg… First light for the new telescope. Jupiter 16deg above the horizon. The seeing was like i was observing the planet from the bottom of a swimming pool! Europa is off to the right emerging from transit.

    Image

    3:34 PM · 4 juil. 2020

    L'inconvénient cette année est que Jupiter, et de même que Saturne, brille dans le Sagittaire, aussi nommé L'archer, une constellation qui ne s'élève guère très haut au-dessus de l'horizon (pour rappel, le Soleil est dans le Sagittaire lors du solstice d'hiver). Mais cela est plus gênant quand on l'observe avec un fort grossissement. Dans une paire de jumelles ou une lunette astronomique, on peut déjà bien profiter de la danse de ses lunes Io, EuropeGanymède et Callisto, autour de l'astre massif. Et en grossissant un peu plus, on peut se régaler en admirant ses différentes ceintures nuageuses.

    Le 14 juillet 2020, vers minuit, Jupiter est bien visible entre le sud-est et le sud, à droite de Saturne. Les deux planètes géantes brillent cet été au sein de la constellation du Sagittaire, en direction de laquelle se situe le centre de la Voie lactée. © SkySafari

    Le 14 juillet 2020, vers minuit, Jupiter est bien visible entre le sud-est et le sud, à droite de Saturne. Les deux planètes géantes brillent cet été au sein de la constellation du Sagittaire, en direction de laquelle se situe le centre de la Voie lactée. © SkySafari 

    Jupiter est actuellement à 619 millions de kilomètres de la Terre (4,1 UA). Quand vous la regardez, songez que vous la voyez en réalité avec plus de 35 minutes de retard.

    Le 21 juillet, ce sera au tour de la belle Saturne d'être en opposition.

    Jupiter photographiée par Hubble en 2019. © Nasa, ESA, Hubble

    Jupiter photographiée par Hubble en 2019. © Nasa, ESA, Hubble 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/jupiter-jupiter-opposition-cest-meilleure-periode-observer-2887/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura