Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 9.05.2020: Actualité de l'astronomie / La nuit où la Lune a totalement disparu pendant une éclipse !

    La nuit où la Lune a totalement disparu pendant une éclipse !

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

    Lorsque la Lune s'éclipse, elle apparait généralement rougeoyante. Mais le 5 mai 1110, quelque chose s'est produit qui a fait totalement disparaître notre satellite naturel. Les chercheurs pensent aujourd'hui qu'une, voire plusieurs éruptions volcaniques avaient jeté un voile de poussière au-dessus des têtes de nos ancêtres.

     

    L'histoire est racontée en vieil anglais dans des manuscrits médiévaux. Dans la nuit du 5 mai 1110, la Lune s'est éclipsée. Jusque là, rien d'extraordinaire. Sauf que cette fois, elle s'est « complètement éteinte ». Ne laissant même plus voir cette teinte rougeâtre qu'elle prend habituellement lors d'une éclipse de Lune. Des chercheurs de l’université de Genève (Suisse) expliquent aujourd'hui ce phénomène par une série d'éruptions volcaniques.

    Cette conclusion, ils la tirent de l'analyse de carottes glaciaires, réputées comme l'une des meilleures archives disponibles pour retracer ce type d'événements. Car lorsque les cendres retombent sur Terre, elles sont inévitablement emprisonnées dans la glace. Dans le cas présent, des carottes du Groenland et de l'Antarctique présentent des traces qui laissent penser qu'un grand volcan a pu entrer en éruption sous les tropiques vers 1108, faisant pleuvoir des aérosols sur toute la planète pendant plusieurs années.

    Le mont Asama est l’un des plus actifs du Japon. Son éruption en 1108 a pu participer à faire totalement disparaître la Lune lors de l’éclipse du 5 mai 1110. © Toru Shimizu, Adobe Stock

    Le mont Asama est l’un des plus actifs du Japon. Son éruption en 1108 a pu participer à faire totalement disparaître la Lune lors de l’éclipse du 5 mai 1110. © Toru Shimizu, Adobe Stock 

     

    Une ou plusieurs éruptions volcaniques

    Pour confirmer ces conclusions, les chercheurs se sont tournés vers... les arbres ! Leurs anneaux, leurs cernes de croissance. Celles-ci permettent en effet de repérer les années fraiches, des années durant lesquelles les arbres poussent moins. Or en 1109, ils ont noté dans les anneaux des arbres, des signes qui pourraient correspondre à une baisse de température de 1 °C qui serait cohérente avec la présence à ce moment-là d'aérosols en suspension bloquant la lumière du Soleil. Des aérosols issus d'une éruption volcanique.

    Pour les chercheurs, le mont Asama (Japon) est un suspect probable. Les archives évoquent une éruption en 1108. Mais ses aérosols auraient eu bien de la peine à atteindre l'Antarctique. La circulation atmosphérique rendant difficile la traversée des tropiques pour des éruptions aux hautes latitudes. De quoi suggérer qu'une autre éruption volcanique a dû se dérouler presque en simultanée, ailleurs sur le globe. Pour savoir où, les chercheurs devront analyser plus en détail les cendres volcaniques prises dans les glaces. Car leur signature géochimique est unique, caractéristique du volcan qui les a émises.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/eclipse-lune-nuit-lune-totalement-disparu-pendant-eclipse-80906/?fbclid=IwAR3J19W7BCeQG2JZmCN1SKFQqGiclfHL-zvNxDLeJe_ItvMqAFS4UnZS6fQ#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 9.05.2020: Actualité de l'astronomie / Tom Cruise va tourner le premier film dans l’espace avec la Nasa et SpaceX.

    Tom Cruise va tourner le premier film dans l’espace avec la Nasa et SpaceX

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

    Se suspendre à un hélicoptère. Escalader un gratte-ciel de 123 étages. Sauter d'un toit à un autre. Aucune mission ne semble impossible à Tom Cruise. L'acteur travaille aujourd'hui avec Elon Musk et la Nasa à un projet de long métrage tourné... dans l’espace ! Le premier du genre.

    Le projet en est à un stade très précoce. Et même si on imagine le budget colossal qu'il impliquerait, il semble sérieusement mis sur la table.

    Jim Bridenstine✔@JimBridenstine

    NASA is excited to work with @TomCruise on a film aboard the @Space_Station! We need popular media to inspire a new generation of engineers and scientists to make @NASA’s ambitious plans a reality.

    Voir l'image sur Twitter

    28,6 k

    21:21 - 5 mai 2020

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    6 743 personnes parlent à ce sujet

    Peut-être le projet s'articulera-t-il autour du Crew Dragon de SpaceX qui transportera pour la première fois des astronautes de la Nasa pour une mission de démonstration ce 27 mai 2020. Ou alors autour de Starship qui pourrait être suffisamment spacieux pour accueillir une équipe de tournage, mais qui a encore besoin de quelques années de développement.

    SpaceX, la Nasa et Tom Cruise envisagent de tourner un film dans l’espace. © Nasa, SpaceX, Wikipedia, Domaine public

    SpaceX, la Nasa et Tom Cruise envisagent de tourner un film dans l’espace. © Nasa, SpaceX, Wikipedia, Domaine public 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/spacex-tom-cruise-va-tourner-premier-film-espace-avec-nasa-spacex-2504/?fbclid=IwAR2ySbPfHZ_bjwGmJqkeudrjy9ipsj-U31SDcwGOdmbwCGQdV5IQJUGklOo#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 9.05.2020: Actualité de l'astronomie / La Chine teste un nouveau lanceur et véhicule spatial.

    La Chine teste un nouveau lanceur et véhicule spatial

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

    Aujourd'hui, aux alentours de midi, la Chine lancera depuis la base de lancement de Wenchang, située sur de l'île de Hainan, un tout nouveau système de transport spatial habité. Il comprend le lanceur Long March 5B (CZ-5B) et le véhicule Shenzhou de nouvelle génération. Ce lanceur sera utilisé pour assembler et construire la station spatiale chinoise tandis que le véhicule Shenzhou servira aux missions habitées à destination de la Lune.

     

    Contrairement à la Nasa, omniprésente dans les médias et les réseaux sociaux, et l'Agence spatiale européenne, qui n'hésite pas à communiquer sur l'état d'avancement de chacun de ses projets, la Chine est étonnamment très discrète sur ses activités spatiales. C'est dommage car ce pays s'affirme comme un des principaux acteurs mondiaux des activités spatiales, notamment dans le domaine des vols habités. Son agence spatiale, la CNSA, est classée comme troisième puissance spatiale, derrière l'Agence spatiale européenne et devant Roscosmos.

    Ce matin, la Chine devait tester lors d'un premier vol son nouveau système de transport spatial nécessaire à ses activités humaines en orbite basse et ses futures missions habitées à destination de la Lune. Ce système de lancement comprend le lanceur Long March 5B (CZ-5B) et le véhicule spatial Shenzhou de nouvelle génération (Shenzhou NG). Ce lanceur à deux étages est une version dérivée du Long March 5 (3 étages). Ces deux lanceurs ont en commun le même composite inférieur composé d'un étage principal de 5 mètres de diamètre et de 4 boosters de 3,5 mètres de diamètre.

    Le lanceur CZ-5B transféré sur son pas de tir du Centre spatial de lors de son premier vol. © CASC

    Le lanceur CZ-5B transféré sur son pas de tir du Centre spatial de lors de son premier vol. © CASC 

    Avec une masse au lancement de près de 840 tonnes, la CZ-5B sera capable de lancer environ 23 tonnes en orbite basse. Quant à Shenzhou NG, long de 8,8 mètres et avec un poids au décollage de 21,6 tonnes, il sera très différent du véhicule précédent qui s'inspirait fortement des capsules Soyouz. Il utilisera un module de service (et non plus un module orbital) qui lui donnera une autonomie de 21 jours en orbite. Il pourra rester amarré à la station spatiale chinoise pendant deux années.

    Le volume de sa cabine sera plus grand que celui du Shenzhou précédent, ce qui lui permettra de transporter 6 astronautes ou, selon la configuration retenue, un mixte de taïkonautes et de fret. Par exemple, il pourra embarquer un équipage de trois personnes et jusqu'à 500 kilogrammes de fret. Ce nouveau système de transport sera utilisé pour les missions d'assemblage et les rotations des équipages de la future station spatiale chinoise.

    À la différence du Shenzhou de génération précédente, Shenzhou NG sera modulaire, c'est-à-dire doté d'une certaine polyvalence par l'ajout d'un module de service supplémentaire de façon à effectuer des missions au-delà de l'orbite basse, notamment à destination de la Lune. Notez que des astronautes européens se sont entraînés pour voler à bord et séjourner dans la station spatiale chinoise.

    VOIR AUSSIDes astronautes européens s'entraînent pour voler à bord de la station spatiale chinoise

    Ce premier vol de démonstration, se fera sans équipage. Cette mission a pour but de qualifier toutes les étapes d'un vol habité, du lancement au retour sur Terre de la capsule et de la séparation du véhicule à ses premiers « pas » dans l'espace. Ce vol d'essai durera quelques heures avec un point haut à plus ou moins 8.000 kilomètres.

    En cas de succès, le lancement du Tianhe, élément central et principal de cette station spatiale, pourrait avoir lieu dès le début de 2021. D'une masse de 20 tonnes, Tianhe servira à contrôler la navigation de la station (correction de trajectoire, d'attitude...) et ses différentes servitudes. Il servira de lieu de vie pour les taïkonautes chinois. Une dizaine de lancements serait suffisante pour assembler ce complexe orbital en seulement quelques années.

    Le succès de ce vol est aussi un impératif pour autoriser le lancement de la mission martienne Tianwen-1 prévu en juillet et, en fin d'année, la mission de retour d’échantillons lunaires Change 5. Ces deux missions robotiques seront lancées à bord d'un lanceur Long March 5.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vol-habite-chine-teste-nouveau-lanceur-vehicule-spatial-80865/?fbclid=IwAR26BSRvUXReVtOowLC_lEgMqw7hBS2BJeRnvhAdjf1yHs5X_BtNQTOlgEo#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 9.05.2020: Actualité Météo / Météo week-end : importante dégradation

    Après une période de beau temps très doux, voire chaud dans le sud, les conditions se dégradent fortement au cours de ce week-end sous l'influence d'une dépression qui vient se creuser sur le golfe de Gascogne. Si les températures restent élevées samedi, une baisse des températures va se mettre en place dimanche par le nord.

    Un temps instable se met en place dès samedi à l'ouest et au nord

    Ce samedi, sous l'influence d'une dépression sur le golfe de Gascogne, des averses circulent des côtes atlantiques vers les régions du centre et du nord de la France et prennent localement un caractère orageux. En direction du sud-est, le temps reste calme et sec avec quelques entrées maritimes sur les côtes du Languedoc-Roussillon et un temps plus sec et ensoleillé entre le sud des Alpes, la Provence et la Corse.

    Dimanche la dégradation prend de l'ampleur

    Demain dimanche, pluies, averses et orages n'épargneront aucune région. Les pluies s'annoncent abondantes des Pyrénées aux frontières de l'est avec des orages. Dans le nord et l'ouest, les averses orageuses seront bien présentes dans un ciel chargé de nuages menaçants. Le vent de nord-est se renforcera nettement en Manche avec des rafales pouvant atteindre 70 à 80 km/h sur les côtes exposées où le ressenti deviendra de plus en plus froid dimanche soir.

    Baisse des températures au nord dimanche

    Si les températures restent élevées ce samedi avec de la chaleur dans le sud et l'est (24 à 29°C), les températures baisseront nettement dimanche avec 12 à 15°C seulement de la Manche au nord de la Seine et de 15 à 19°C du sud-ouest au Val de Loire. Il fera encore chaud du centre-est au sud-est avec 22 à 28°C.

    Vers des Saints de Glace frais avec un risque de gelées

    Le début de semaine suivant (qui correspond à la période du début du déconfinement et également des Saints de Glace entre les lundi 11 et mercredi 13 mai) sera marqué par un temps froid et instable. Les nuits s'annoncent fraîches, avec un risque de gel à préciser. Même si ce risque paraît pour le moment assez modéré, il est à surveiller de près, notamment sur les régions du nord et celles de l'est.

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 9.05.2020: Actualité Météo / Météo de ce samedi 9 mai : davantage d'orages qu'hier

    Ce samedi 9 mai, le temps devient lourd avec une tendance orageuse qui s'affirme davantage au fil des heures cet après-midi en raison du rapprochement d'une dépression atlantique.

    A retenir :

    La très grande douceur ce matin avec des températures entre 12 et 20°C

    Une chaleur qui reste assez estivale sur l'ensemble de la France cet après-midi

    Le temps qui tourne à l'orage par l'ouest l'après-midi

    Des orages ponctuellement forts ce soir du bassin parisien à la Normandie au nord-est 

    Contexte général :

    Le rapprochement d'une dépression par la façade atlantique repousse l'anticyclone sur l'Allemagne. et provoque un début de dégradation du temps par l'ouest avec des averses orageuses l'après-midi qui  se renforcent ce soir. Grâce au vent du Sud, les températures se maintiennent à un niveau de mi-juin avec des valeurs entre 22 et 29°C.

    Détails par régions

    De la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine, le ciel est menaçant ce matin avec des ondées. L'après-midi, le temps devient de plus en plus instable avec des averses orageuses qui peuvent ponctuellement s'accompagner de grêle ce soir. L'ambiance est lourde, les températures maximales s’échelonnent de 21 à 25°C.

    Du Centre-Val de Loire à la Normandie au bassin parisien, le ciel est chargé et menaçant et des orages sont attendus en soirée. Les températures sont comprises entre  22 et 27°C.

    Des Hauts-de-France au Grand Est à la Bourgogne-Franche-Comté et de l'Auvergne-Rhône-Alpes à la Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'Occitanie jusqu'en Corse, le soleil s'impose au milieu d'un ciel qui se voile progressivement. Mais de la Champagne aux Ardennes et à la Lorraine, vous avez des averses ce matin et une tendance orageuse se met en place en fin de journée. Il fait chaud, avec des valeurs comprises entre 23 et 29°C l'après-midi et jusqu'à 30°C sur le Lyonnais.

    Conseils du météorologue

    Si vous devez sortir dehors l'après-midi et habitez dans l'est, les lunettes de soleil et chapeaux sont indispensables pour éviter les coups de soleil ! Si vous êtes dans l'ouest, attention aux orages l'après-midi et le soir mais aussi aux chutes de grêle qui peuvent endommager les cultures !  Ce qui est sûr, c'est que le parapluie et l'imperméable peuvent vous être utiles.

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 8.05.2020: Actualité de l'astronomie / Découverte d'un système de six planètes en quasi-résonance autour de leur étoile.

    Découverte d'un système de six planètes en quasi-résonance autour de leur étoile

     

     

    Par Joffrey Onckelinx le 06.05.2020 à 22h00 ABONNÉS

    Une équipe de scientifiques a mis le doigt sur un système de six planètes orbitant dans une configuration très proche de ce qu’on appelle une chaîne de résonances orbitales. Une découverte qui permet d’approfondir nos connaissances sur la formation des systèmes planétaires.

    Système de TRAPPIST-1

    Vue d'artiste du sytème de TRAPPIST-1, lui aussi dans une configuration proche de ce qu’on appelle une résonance orbitale. 

    NASA/JPL-CALTECH

     

    Située dans la constellation du dragon, l’étoile répondant au nom d’HD 158 259 et autour de laquelle gravite le fameux système a été observée pendant sept ans par le spectrographe SOPHIE de l’Observatoire de Haute Provence.

    Autour d’elle gravitent six planètes, cinq "mini-Neptunes" et une "super-Terre". Les "mini-Neptunes" sont des planètes dont la taille est sensiblement inférieure à la huitième planète de notre système solaire mais qui possèdent des caractéristiques communes avec elle, comme une épaisse atmosphère. Le système découvert est très compact, c’est-à-dire que les planètes sont toutes très proches de leur étoile, et les unes des autres. Pour donner un ordre d’idée, la planète la plus éloignée d’HD158 259 est trois fois plus proche de son étoile que Mercure ne l’est de notre Soleil.

     

    La résonance orbitale, un phénomène singulier

    Autre particularité : les planètes sont dans une configuration proche de ce qu’on appelle une résonance orbitale. Ce phénomène se produit lorsque plusieurs planètes se retrouvent périodiquement dans la même configuration après avoir effectué un nombre d’orbites potentiellement différent.

    Pour comprendre ce phénomène, comme le suggèrent Nathan Hara et Jean-Baptiste Delisle, - respectivement premier auteur et co-auteur de l’étude - l’on peut envisager une situation idéale où le phénomène de résonance serait "parfait", avec par exemple une résonance de rapport 2/1. Dans ce cas, la planète interne (la plus proche de l'étoile) effectue exactement deux tours autour de l'étoile pendant que l'externe en fait exactement un. Ainsi, le système se retrouve exactement dans la même configuration de manière périodique (après deux tours de l'interne et un tour de l'externe).

    À cause de cette périodicité, après un grand nombre d'orbites, les perturbations entre planètes ne s'annulent pas, comme c’est le cas dans un système non résonant, mais au contraire s'accumulent de manière systématique dans une direction spécifique.

    Les interactions entre deux planètes résonantes génèrent donc sur le long terme des perturbations bien plus importantes de leurs orbites. "On dit parfois de manière informelle que les planètes "se parlent", elles ont de l’influence l'une sur les l'autre", nous expliquent Nathan Hara et Jean-Baptiste Delisle.

    En réalité, les deux corps ne se retrouvent pas exactement dans la même position, et l’on parle de résonance lorsque les planètes sont suffisamment proches de cette situation idéale. Par exemple, les périodes de Pluton et Neptune sont suffisamment proches d’un rapport 3/2 pour que l’on parle de résonance entre ces deux corps. Des planètes peuvent aussi être proches d’une résonance, sans l'atteindre. Cette situation se produit communément chez les exoplanètes, ce qui appuie certains scénarios de formation planétaire.

     

    L’exemple célèbre de TRAPPIST-1...

    On connaît plusieurs systèmes planétaires dits en chaîne de proche-résonance, où toutes les planètes sont proches de la résonance avec leurs plus proches voisines. Les sept planètes du système TRAPPIST-1 en sont un exemple célèbre. Lorsque la planète la plus proche de l’étoile fait huit orbites, la deuxième en fait cinq. On parle de résonance 8/5. Lorsque la deuxième fait cinq orbites, la troisième en fait trois (résonance 5/3). La chaîne continue avec des résonances 3/2, 3/2, 4/3, 3/2. Ici, les planètes ont toutes une influence importante les unes sur les autres. "On dit aussi que TRAPPIST-1 est compact. Selon les auteurs et la question scientifique traitée, compact peut être défini de manière un peu différente, détaillent Nathan Hara et Jean-Baptiste Delisle. Il peut s’agir de systèmes où le rapport de période de deux planètes consécutives est toujours inférieur à deux, ou de systèmes où toutes les planètes sont proches de leur étoile. L’idée générale est bien résumée par le mot compact: toutes les planètes sont groupées les unes près des autres et proches de leur étoile. Quelle que soit la définition précise que l’on adopte, il apparaît dans les systèmes planétaires connus une sous-classe de systèmes compacts et proche d'une chaîne de résonance, dont HD 158259 fait partie."  [...]

    Lire la suite sur: https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/valse-cosmique-proche-de-la-resonance-orbitale-autour-de-l-etoile-hd-158259_144118
    Source: sciencesetavenir.fr

  • LE 8.05.2020: Actualité de l'astronomie / Les images du premier contact entre l’astéroïde Ryugu et la sonde Hayabusa2.

    Les images du premier contact entre l’astéroïde Ryugu et la sonde Hayabusa2

     

    Par Joël Ignasse le 07.05.2020 à 20h01

    En février 2019, la sonde Hayabusa2 effectuait sa première descente vers la surface de l’astéroïde Ryugu. En voici les images.

    surface de Ryugu

    La surface de Ryugu photographiée par la sonde Hayabusa2 lors de sa première descente en février 2019.

    JAXA/U. TOKYO/KOCHI U./RIKKYO U./NAGOYA U./CHIBA INST. TECH./MEIJI U./U. AIZU/AIST

     

    La sonde japonaise Hayabusa2 a quitté la Terre en 2014 pour atteindre sa cible, l'astéroïde Ryugu quatre ans plus tard. Cet astre situé entre la Terre et Mars est un gros caillou de 900 mètres de diamètre globalement sphérique et composé majoritairement de carbone et d'eau. La sonde a passé plusieurs années à l'observer et a envoyé à sa surface deux petits atterrisseurs Minerva2 et Mascot.

     

    Deux descentes à risque

    Mais les manœuvres les plus compliquées ont été réalisées en février et août 2019 : Hayabusa2 est descendue à deux reprises vers la surface de Ryugu pour y effectuer un bref contact et prélever des échantillons du sol. Les deux "touchdown" ont été réalisés avec succès et l'engin avec sa précieuse cargaison est en route vers la Terre depuis novembre 2019. Durant sa première descente, la sonde a réalisé des vidéos et des photographies qui sont dévoilées dans la revue Science. Elles donnent l'occasion d'analyser la géologie de la surface et de comprendre une partie de son histoire passée.

    Des observations antérieures faites en orbite par Hayabusa2 ont montré que la surface de Ryugu est composée de deux types de matériaux différents : foncés et rugueux, à la surface friable, ou clairs et lisses. Les premiers apparaissent légèrement rougeâtre tandis que les seconds sont bleutés. La cause de cette variation de couleur est cependant restée inconnue jusqu'à l'atterrissage de Rygu : les photographies prises pourraient permettre de l'élucider.

    Un passage près du Soleil 

    Lorsque les roues de la sonde ont touché la surface de l'astéroïde, les caméras ont montré que ses propulseurs agitaient un revêtement de matériau sombre à grain fin qui semblait correspondre aux matériaux plus rouges de la surface. En reliant ces résultats à la stratigraphie des cratères de l'astéroïde, les chercheurs qui ont analysé les images estiment que la coloration rougeâtre d'une partie de la surface a été causée par une courte période de chauffage solaire intense, ce qui pourrait s'expliquer si l'orbite de Ryugu s'est temporairement tournée vers le Soleil dans son passé. Pour en savoir plus, il faudra attendre l'étude des échantillons qui seront ramenés par Hayabusa2 à la fin de l'année, en espérant qu'elle ait réussi à collecter les deux types de matériaux.

    Source: sciencesetavenir.fr
    Source: https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/les-images-du-premier-contact-entre-l-asteroide-ryugu-et-la-sonde-hayabusa2_144150