Actualité Météorologie, Astronomie
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Astronomie en générale / Charles Messier et son catalogue d'objets du ciel profond
- Par dimitri1977
- Le 01/05/2020
- Dans Astronomie en générale
Astronomie : Charles Messier et son catalogue d'objets du ciel profond
Marie Lebert - 20.02.2015
Charles Messier était un éminent chasseur de comètes, connu pour le catalogue d'objets du ciel profond qui porte son nom, avec une première édition en 1774 puis une réédition majeure en 1781. Catalogue de référence pendant des décennies avec ses 110 objets répertoriés, il fait toujours un carton chez les astronomes amateurs en 2015. D'autres catalogues verront ensuite le jour, avec des objets répertoriés qui se comptent non plus par centaines mais par milliers. Le catalogue Messier reste toutefois mythique, à commencer par sa première page consacrée à la nébuleuse du Crabe.
La nébuleuse du Crabe (NASA, ESA, J. Hester and A. Loll, Arizona State University), Domaine publicQuels sont les objets du ciel profond ? En astronomie, ce sont les objets du ciel nocturne autres que ceux du système solaire (planètes, comètes et astéroïdes), les étoiles simples et les étoiles multiples. La plupart de ces objets ne sont pas visibles à l'œil nu, mais on peut voir les plus brillants avec de bonnes jumelles ou un petit télescope.
Mais encore ? Ces objets du ciel profond ont des noms bien poétiques. Ce sont les amas stellaires (amas ouverts ou amas globulaires), les nébuleuses (nébuleuses diffuses, nébuleuses planétaires, nébuleuses obscures), les galaxies, les amas de galaxies et les quasars. Les nébuleuses diffuses peuvent être des nébuleuses en émission ou des nébuleuses par réflexion.
Pourquoi ce catalogue ? L'idée de Charles Messier (1730-1817), astronome de profession, était de créer un catalogue d'objets du ciel profond afin d'aider les chercheurs de comètes à ne pas confondre celles-ci avec divers objets diffus dont la nature était alors inconnue – par exemple les galaxies, les nébuleuses ou les amas d'étoiles –, mais dont le point commun était d'être fixes par rapport aux étoiles.
Charles Messier avait lui-même été victime d'une telle méprise en assimilant par erreur la nébuleuse du Crabe à la comète de Halley, dont on attendait le retour dans cette région du ciel. La nébuleuse du Crabe devient donc le premier objet du catalogue Messier (M1), qui en répertoriera 110, dont la galaxie d'Andromède (M31), voisine de notre galaxie, et bien d'autres. (Charles Messier apercevra aussi la vraie comète de Halley, mais lors d'une autre observation le 21 janvier 1759. Cette comète passe régulièrement au-dessus de notre planète. Son dernier passage était en 1986 et son prochain passage serait en 2061.)
Qu'est-ce exactement que la nébuleuse du Crabe ? D'après Wikipédia, il s'agit d'un rémanent de supernova résultant de l'explosion d'une étoile massive en supernova historique. Un astronome chinois l'aperçoit entre juillet 1054 et avril 1056 pendant la dynastie Song. En Europe, la nébuleuse est d'abord observée par John Bevis en 1731 avant d'être observée par Charles Messier en 1758. (Il importe de ne pas confondre cette nébuleuse avec la nébuleuse australe du Crabe, découverte beaucoup plus tard et qui ressemble davantage au crustacé éponyme.) La nébuleuse du Crabe originelle contient en son centre un pulsar – responsable de l'éclairement central de la nébuleuse — appelé logiquement le pulsar du Crabe et qui tourne sur lui-même environ trente fois par seconde. Il s'agit du pulsar le plus énergétique connu, rayonnant environ 200 000 fois plus d'énergie que le soleil… ce qui laisse rêveur.
Qu'en est-il de la galaxie d'Andromède ? Cette galaxie est située à 2,55 millions d'années-lumière du soleil, dans la constellation d'Andromède. Elle est d'abord appelée grande nébuleuse d'Andromède avant que l'erreur ne soit corrigée dans les années 1920 puisqu'il s'agit d'une galaxie et non d'une nébuleuse. La galaxie d'Andromède est la galaxie spirale la plus proche de la Voie lactée. D'un diamètre approximatif de 140 000 années-lumière, elle contiendrait environ mille milliards d'étoiles. Cette galaxie est l'une des rares galaxies visibles à l'œil nu (avec une magnitude visuelle de 3,4) dans l'hémisphère nord. Elle est l'un des objets les plus étendus de la voûte céleste. Sans vouloir ressasser de vieux poncifs, nous autres êtres humains sommes tout petits devant une telle immensité.
Une référence à la peau dure
Le catalogue Messier est le premier d'une série de catalogues, le plus connu étant le New General Catalogue (NGC) publié par John Dreyer en 1888, qui passe à la vitesse supérieure puisqu'il répertorie non plus 110 objets, mais 7 840 objets du ciel profond, surtout des galaxies, alors que Charles Messier s'intéressait plutôt aux comètes. Le titre complet du catalogue de John Dreyer est le New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars (en français : Nouveau catalogue général de nébuleuses et d'amas d'étoiles).
Les deux catalogues de Charles Messier et de John Dreyer sont les plus connus des astronomes amateurs, au passé comme au présent, aussi bien pour observer ces objets que pour tester leur équipement.
Le catalogue de John Dreyer est également très prisé des astronomes professionnels qui, au fil du temps, étudient tous les objets recensés de manière approfondie. Ce catalogue est plus tard remplacé par le Revised New General Catalogue (RNGC) publié par William Tifft en 1973. On aura ensuite le NGC 2000.0 de Roger Sinnott publié au tournant du millénaire, suivi du Projet NGC/IC (IC signifiant Index Catalogue) de Wolfgang Steinicke, qui est la version utilisée par de nombreux systèmes informatisés de contrôle des télescopes.
Si le catalogue Messier date maintenant un peu, même auprès des chercheurs de comètes, les numéros du catalogue, de M1 à M110 donc, sont toujours très utilisés. Lorsqu'un astronome amateur vous parle du M1, vous êtes censé immédiatement savoir qu'il s'agit de la nébuleuse du Crabe. Idem pour la M31, qui est bien sûr la galaxie d'Andromède.
Il existe aussi un marathon Messier, qui consiste à observer en une seule nuit les 110 objets du catalogue, chose seulement possible en mars ou en avril de chaque année. La bonne période est donc pour bientôt.
Merci à Wikipédia, inépuisable source d'informations, comme toujours.
Le catalogue Messier en ligne, sur Gallica.
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LE 1.05.2020: Actualité Météo / Météo week-end : des pluies, avant le retour de la douceur dimanche au sud
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- Le 01/05/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Pour votre week-end, le temps est encore humide sur une majorité de régions, avant une amélioration prévue dimanche par le sud, le tout accompagné d'une hausse des températures.
Une perturbation s'étire du nord-est des Etats-Unis jusqu'à l'Europe centrale en passant par le sud-ouest et l'est de la France où les pluies sont abondantes dimanche. Dimanche, cette perturbation perdra en intensité en raison d'un renforcement des hautes pressions.
Un samedi très humide et un dimanche plus doux
Samedi, une perturbation atlantique maintient un temps instable ou perturbé sur les 3/4 du pays avec des averses et des pluies. Les pluies sont abondantes du nord de l'Aquitaine à Rhône-Alpes en direction du Jura. Seule la Méditerranée est vraiment à l'écart de cette agitation mais le vent d'ouest souffle assez fort entre la Provence et la Corse.
Dimanche, les pressions commenceront à remonter sur le pays favorisant le retour des éclaircies du bassin aquitain au sud-est. Néanmoins, le temps sera encore instable sur les régions centrales avec un risque d'averses alors que le soleil fera d'assez belles percées entre les Hauts-de-France et l'Alsace. Le mistral soufflera parfois assez fort de la vallée du Rhône au sud de la Corse.
La douceur revient par le sud
Samedi, les températures sont à peu près stationnaires par rapport à vendredi avec des maximales comprises du nord au sud de 12°C près de la Manche à 24°C du Roussillon à la Provence. Dimanche, en faveur de la remontée d'air d'origine subtropicale, les températures remonteront au sud avec 20 à 25°C. Dans le nord-est, il fera plus frais avec 13 à 17°C à cause d'un petit vent de Nord-est.
SOURCES LA CHAINE METEO
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Météorologie en générale/ Échelles et indicateurs Les échelles d'intensité des tornades
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- Le 01/05/2020
- Dans Météorologie en générale
Échelles et indicateurs
Les échelles d'intensité des tornades
L'échelle la plus couramment utilisée pour juger de l'intensité des tornades est l'échelle de Fujita. Elle a été mise au point par T. FUJITA au début des années 1970. Elle repose sur l'évaluation de la nature et de la sévérité des dégâts observés suite au passage des tornades.
Cette échelle a fait l'objet d'une réévaluation en profondeur entre les années 2000 et 2005. Un groupement composé de météorologues, d'experts en bâtiments et d'ingénieurs a réajusté précisément les vitesses de vent à l'échelle des dégâts, en étudiant les effets du vent sur plus d'une vingtaine de types de construction différents. Ainsi a été établie l'échelle de Fujita améliorée, ou échelle EF.
L'échelle améliorée de Fujita est en usage de référence aux Etats-Unis depuis 2007. KERAUNOS utilise cette échelle également depuis 2007 et a renoté intégralement la base de données des tornades françaises sur cette échelle en 2010, suite à un passage en revue de tous les cas actuels comme passés.
Echelle de Fujita améliorée (échelle EF)
L'échelle la plus couramment utilisée pour juger de l'intensité des tornades est l'échelle de Fujita. Elle a été mise au point par T. FUJITA au début des années 1970. Elle repose sur l'évaluation de la nature et de la sévérité des dégâts observés suite au passage des tornades.
Cette échelle a fait l'objet d'une réévaluation en profondeur entre les années 2000 et 2005. Un groupement composé de météorologues, d'experts en bâtiments et d'ingénieurs a réajusté précisément les vitesses de vent à l'échelle des dégâts, en étudiant les effets du vent sur plus d'une vingtaine de types de construction différents. Ainsi a été établie l'échelle de Fujita améliorée, ou échelle EF. Celle-ci vient corriger certains travers de l'échelle originelle, parmi lesquels l'absence de prise en compte de la solidité des bâtiments frappés, la surestimation des vitesses de vent proposées et l'extrême simplicité des indicateurs fournis.
L'échelle améliorée de Fujita est en usage de référence aux Etats-Unis depuis 2007. KERAUNOS utilise cette échelle également depuis 2007 et a renoté intégralement la base de données des tornades françaises sur cette échelle en 2010, suite à un passage en revue de tous les cas actuels comme passés.
Synthèse de l'échelle
L'échelle EF est bâtie autour de 28 indicateurs de dégâts, qu'il est impossible de retranscrire intégralement dans le détail ici. Une synthèse est toutefois proposée ci-dessous. Elle permet de fixer quelques repères, qui sont toutefois sensiblement plus détaillés et subtiles dans leur usage opérationnel.
Pourquoi l'échelle EF ?
Plusieurs échelles d'intensité des tornades coexistent dans le monde, la plus célèbre et la plus utilisée d'entre elles étant l'échelle de Fujita (échelle F). Cette échelle répartit les tornades selon 6 niveaux différents, qui vont du niveau F0, le plus faible, au niveau F5, le plus intense.
KERAUNOS utilise donc la version la plus récente de l'échelle de Fujita, dite "échelle améliorée de Fujita", ou échelle EF, mise en oeuvre par les Américains depuis 2007. Pourquoi ce choix ?
1. l'échelle EF est une échelle de dégâts, ce qui la rend efficiente lors des enquêtes de terrain. Son principe est ainsi cohérent avec son utilisation, contrairement à l'échelle F d'origine, qui est une échelle de vents, trop souvent utilisée à tort comme une échelle de dégâts (voir ci-contre).
2. l'échelle EF propose une série d'indicateurs de dommages, qui sont autant de référentiels pour l'analyse des dégâts. Un certain nombre d'entre eux sont directement adaptables sur le continent européen, ce qui n'était pas le cas des quelques indications fournies par Fujita dans son échelle originelle. La cohérence entre les notations d'intensité réalisées en Europe et aux Etats-Unis s'en trouve très nettement renforcée.
3. les vitesses de vent déduites de l'analyse des dommages ont été calibrées par des ingénieurs en structure, ce qui n'était pas le cas de l'échelle F d'origine, ni des autres échelles d'intensité disponibles.
4. enfin, la notation des cas de tornades du passé est très sensiblement améliorée et affinée par l'usage de l'échelle EF. En effet, par définition, il est impossible de réaliser des mesures de vitesses de vent pour des cas du passé. L'usage d'une échelle de vents (échelle F) dans ce contexte n'est donc pas adapté, là où une analyse par les dommages (échelle EF) trouve tout son sens et son intérêt.
L'ensemble de ces améliorations assurées par l'échelle EF ont justifié le choix de cette dernière comme échelle de référence pour les notations de tornades depuis 2008 en France.
Une version spécifique de l'échelle EF pour l'Europe
Malgré sa pertinence, l'échelle EF, dans sa version de 2007, comporte quelques manques et imperfections, liés au fait qu'elle est de conception strictement nord-américaine. De fait, si elle prend en compte les divers types d'habitats que l'on trouve aux Etats-Unis, elle laisse naturellement de côté un certain nombre de spécificités de l'habitat européen en général, et français en particulier.
C'est pour pallier cette lacune que KERAUNOS a développé une version augmentée de l'échelle EF. Cette variante, totalement calibrée sur l'échelle EF de 2007, a été développée spécifiquement pour intégrer à cette échelle les principaux types de bâtiments rencontrés en Europe. Elle rend enfin possible une notation précise de l'intensité des tornades en Europe et une climatologie cohérente des deux côtés de l'Atlantique. Les principes de cette échelle augmentée ont été présentés lors de la Conférence Européenne sur les Orages Violents de 2011 (WESOLEK E., P. MAHIEU, 2011 : Contribution to an European adaptation of the Enhanced Fujita Scale : Analysis of Damage caused by Tornadoes in France. 6th European Conference on Severe Storms, Palma de Majorque, octobre 2011).
C'est cette échelle qui est utilisée de manière opérationnelle par KERAUNOS, autant pour les cas actuels que pour les cas du passé, qui ont tous été ré-étudiés et documentés. L'intégralité de la base de données des tornades françaises a ainsi été entièrement revue et notée de manière uniformisée sur cette échelle.
A noter que l'échelle EF n'est pas figée et sera sans doute amenée à connaître quelques évolutions, entre autres dans les fourchettes de vent associées à chacun des niveaux de l'échelle. KERAUNOS, qui est membre du comité d'orientation de l'échelle EF (comité international composé majoritairement de membres de la NOAA et du SPC, ainsi que de 4 membres européens dont 2 issus de Keraunos), oeuvre justement à une évolution encore plus internationale de cette échelle, ainsi qu'à l'introduction de quelques ajustements sur certains indicateurs de dommages.
SOURCES KERAUNOS
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Météorologie en générale/ Les tornades en France
- Par
- Le 01/05/2020
- Dans Météorologie en générale
Les tornades génèrent des vents qui dépassent parfois 400 km/h et les dévastations qu'elles causent peuvent être considérables. Contrairement aux idées reçues, la France n'est pas à l'abri de ces phénomènes extrêmes.
Les travaux de climatologie et d'expertise réalisés depuis maintenant plus de 10 ans par l'Observatoire Français des Tornades et des Orages Violents (KERAUNOS) permet de bâtir une climatologie des tornades qui est représentative de la réalité. Les éléments de climatologie exposés dans cette rubrique reposent sur la base de données KERAUNOS, qui rassemble tous les cas de tornades identifiés sur le territoire français. Cette synthèse n'est pas figée et fait l'objet de mises à jour régulières.
Climatologie des tornades en France
La rubrique dédiée à la climatologie des tornades en France est présentée de manière thématique. Elle aborde notamment les sujets suivants :
Chiffres-clés et cas marquants
Les zones à risque en France
Les tornades en France : quelles sont les périodes à risque ?
Intensité des tornades
Largeur et longueur
Les tornades meurtrières
Remarques :
La climatologie des tornades nécessite, pour être bien interprétée, d'être comprise à la lumière des contraintes propres à leur recensement. Cela vaut pour toutes les aires géographiques du globe, la France ne faisant pas exception en la matière.
Il est ainsi important de considérer le fait que le recensement de ces phénomènes repose essentiellement sur des témoignages et des relevés de dégâts.Autrement dit, une tornade de faible intensité, ou survenant en zone inhabitée, a davantage de chances d'échapper au recensement qu'une tornade de forte intensité ou circulant en zone urbanisée. Dès lors, comme cela sera détaillé par ailleurs, certains aspects de la climatologie des tornades subissent un biais, qui tend toutefois à se corriger au fil des années grâce au recensement systématique mis en place depuis la création de l'Observatoire, mais qui doit être conservé à l'esprit afin d'éviter toute interprétation erronée des statistiques présentées.
SOURCES KERAUNOS
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LE 1.05.2020: Actualité Météo / Bilan d'avril 2020 : très chaud avec des orages peu organisés en général
- Par
- Le 01/05/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Le mois d'avril 2020 a été caractérisé par une anomalie thermique très marquée sur la France. A l'échelle locale, les excédents thermiques atteignent voire dépassent parfois les +4°C, ce qui est considérable. Cette anomalie chaude a été favorisée par la récurrence de hauts pressions de blocage, synonymes d'un temps globalement sec et stable. Toute la première partie du mois s'est révélée très peu orageuse.
La seconde partie du mois a connu une activité orageuse plus marquée et plus fréquente. Néanmoins, il ressort clairement que les régions de l'est de la France ont été bien moins impactées par les orages.
Certaines stations météorologiques du nord-est ou du centre-est on même battu un record de sécheresse, avec des séries de jours sans pluie mesurable excédant les 40 jours (Grenoble, Genève, Saint-Dizier entre autres).
L'empreinte foudre de ce mois d'avril 2020 illustre bien cet état de fait, avec des densités de foudroiement très peu importantes sur le nord-est et en Provence. L'axe Aquitaine/nord-ouest/Massif-Central a été bien davantage concerné. Vous pouvez retrouver tous les détails dans le bilan des orages de ce mois d'avril.

SOURCES KERAUNOS
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Météorologie en générale/ Découverte de 5 tornades survenues entre 1853 et 1904
- Par
- Le 01/05/2020
- Dans Météorologie en générale
Keraunos vient de mettre au jour 5 cas de tornades survenues en France entre 1853 et 1904. Ces découvertes ont été réalisées dans le cadre des recherches historiques menées de manière permanente en vue de compléter et d'affiner la climatologie des tornades françaises.
Parmi ces cas, 3 présentent une intensité significative (EF2) et 1 présente l'originalité d'avoir essentiellement concerné la Seine (trombe fluviale).
Ces tornades font l'objet de dossiers de synthèse, publiés ce jour :
• Tornade EF2 à Gussignies (Nord) le 20 août 1853, qui brise des centaines d'arbres et endommage des maisons ainsi qu'une église ;
• Tornade EF2 à Saint-Georges-sur-Eure (Eure-et-Loire) le 21 octobre 1855, qui endommage de nombreuses toitures ;
• Tornade EF2 à Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor) le 2 septembre 1864, qui retourne des pommiers et éjecte des toitures ;• Tornade EF1 au Boupère (Vendée) le 23 août 1878, qui brise une multitude d'arbres ;
• Tornade EF0 à Saint-Samson-de-la-Roque (Eure) en mars 1904, qui a essentiellement affecté la Seine.
Rappelons que l'intensité des tornades est déterminée ici sur l'échelle EF augmentée. Cette version de l'échelle EF, élaborée et mise en place par KERAUNOS depuis 2009, ajoute aux critères américains une série de spécificités propres à l'habitat européen, ce qui permet une notation précise des tornades, homogène internationalement et valable autant pour les tornades contemporaines que pour les tornades du passé.

Trajectoire de la tornade EF2 de Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor) du 2 septembre 1864 © Keraunos
SOURCES KERAUNOS
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LE 1.05.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Meteociel · Mise en place d'une #vigilanceOrange pour 3 départements
- Par
- Le 01/05/2020
- Dans Météo en Live, phénomènes dangereux en temps réel et prévisions en temps réel
Mise en place d'une #vigilanceOrange pour 3 départements des #Alpes du nord (Isère, Savoie, Haute-Savoie) pour un épisode pluvieux durable jusqu'à dimanche. Jusqu'à 100 à 150 mm vont s'ajouter aux fortes pluies de ces derniers jours et une fonte des neiges en altitude.

SOURCES METEOCIEL











![Comment déterminer la vitesse des vents qui ont pu détruire ces arbres de cette manière ? On peut supposer qu'ils ont dépassé 200 km/h. Mais plutôt 240 km/h ? Plutôt 260 km/h ? Sans mesure anémométrique, la tâche est délicate. La décision n'est toutefois pas anodine car, sur l'échelle F, on se situerait au niveau F2 dans le premiers cas, et au niveau F3 dans le second. Sur la base des indications fournies par Fujita dans son échelle, le choix d'un niveau devient très subjectif. A l'inverse, l'échelle EF est claire, vu qu'elle raisonne au préalable en termes de dommages. En l'occurrence, des arbres de cette essence dépouillés et partiellement écorcés relèvent d'un niveau de dégâts EF3. Ce niveau est associé à une fourchette de vents estimatifs qui va de 220 à 270 km/h. [Tornade EF3 d'Etrochey, le 19 juin 2013. (c) KERAUNOS] Comment déterminer la vitesse des vents qui ont pu détruire ces arbres de cette manière ? On peut supposer qu'ils ont dépassé 200 km/h. Mais plutôt 240 km/h ? Plutôt 260 km/h ? Sans mesure anémométrique, la tâche est délicate. La décision n'est toutefois pas anodine car, sur l'échelle F, on se situerait au niveau F2 dans le premiers cas, et au niveau F3 dans le second. Sur la base des indications fournies par Fujita dans son échelle, le choix d'un niveau devient très subjectif. A l'inverse, l'échelle EF est claire, vu qu'elle raisonne au préalable en termes de dommages. En l'occurrence, des arbres de cette essence dépouillés et partiellement écorcés relèvent d'un niveau de dégâts EF3. Ce niveau est associé à une fourchette de vents estimatifs qui va de 220 à 270 km/h. [Tornade EF3 d'Etrochey, le 19 juin 2013. (c) KERAUNOS]](http://www.keraunos.org/img/actualites/fil_infos/2013/octobre/intensite-des-tornades-echelle-de-fujita-amelioree-ef-scale-france-etrochey.jpg)






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