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Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 1.05.2020: Actualité de l'astronomie / De nouvelles images de disques protoplanétaires.

    De nouvelles images de disques protoplanétaires

     

     

    Par Joël Ignasse le 30.04.2020 à 20h00

    Grâce au VLT, la zone des disques protoplanétaires où se forment les planètes rocheuses a pu être observée.

    Disques protoplanétaires

    Les disques protoplanétaires imagés grâce au VLT.

    JACQUES KLUSKA ET AL.

    Dans l'Univers, la plupart des étoiles sont accompagnées, comme le Soleil, d'un cortège de planètes. Ces astres se forment au sein des disques protoplanétaires, des structures composées de matières et de gaz entourant les jeunes étoiles peu après leur naissance. C'est à l'intérieur de ces disques, qui sont des structures éphémères dont la durée de vie ne dépasse pas les dix millions d'années (c'est très court comparé aux milliards d'années d'existence d'une étoile), que de la matière va s'agréger petit à petit pour former des planétoïdes puis finalement des exoplanètes.

    Une zone mal connue

    D'après les astrophysiciens, les planètes rocheuses comme notre Terre se formeraient dans les régions internes des disques protoplanétaires, à moins de 5 unités astronomiques (cinq fois la distance Terre-Soleil) de l'étoile autour de laquelle le disque s'est formé. Or c'est une zone de disques qui sont très difficiles à imager même avec les plus grands télescopes disponibles qui ont pourtant réussi à obtenir de saisissantes images de ces structures. Pour améliorer la précision des images, une équipe internationale d'astronomes a eu recours à une technique d'observation complètement différente : l'interférométrie à infrarouge. À l'aide de l'instrument PIONIER de l'ESO, ils ont combiné la lumière collectée par les quatre télescopes du VLT et procédé à une reconstitution des images grâce à un procédé similaire à celui qui a été utilisé pour obtenir la première image d'un trou noir. "Distinguer les détails à l'échelle des orbites des planètes rocheuses équivaut à pouvoir voir un humain sur la Lune ou à de distinguer un cheveu à une distance de 10 km", souligne dans un communiqué Jean-Philippe Berger de l'Université Grenoble-Alpes, chercheur principal sur l'instrument PIONIER.

    Le disque protoplanétaire de l'étoile HD45677 avec les orbites de la Terre et de Jupiter représentés. Crédit : Jacques Kluska et al.

    Irrégularités notables

    Les images ainsi obtenues font l'objet d'une publication dans la revue Astronomy & Astrophysics. Elles révèlent des irrégularités, des régions plus brillantes que d'autres qui pourraient trahir des instabilités à l'intérieur du disque. Instabilités qui peuvent donner naissance à des tourbillons où des grains de poussières s'accumulent. Ce sont les prémisses des futures planètes. Il reste à comprendre les mécanismes à l'origine de ces tourbillons pour appréhender le tout début du processus de formation planétaire. La même équipe envisage déjà de réaliser de nouvelles observations pour tenter, cette fois, d'observer un astre à une phase de consolidation plus avancée. 

    De telles protoplanètes ont déjà été observées au cœur des disques circumstellaires au VLT à l'aide de SPHERE, un autre instrument qui utilise l'optique adaptative (une méthode qui permet de corriger les effets de la turbulence atmosphérique). Il avait permis d'obtenir la première image d'une exoplanète en formation autour de l'étoile PDS 70.

    Source: sciencesetavenir.fr
    Source: https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/l-interferometrie-pour-plonger-dans-les-details-des-disques-protoplanetaires_143923

  • LE 1.05.2020: Actualité de l'astronomie / L'exoplanète disparue Fomalhaut b est en réalité une collision géante !

    L'exoplanète disparue Fomalhaut b est en réalité une collision géante !

     

    Emma Hollen

    Journaliste scientifique

     

     

    Alors que les scientifiques pensaient avoir identifié une nouvelle planète par-delà les confins de notre Système solaire en 2008, celle-ci avait soudainement et complètement disparu des capteurs du télescope Hubble en 2014. Une nouvelle étude propose une explication quant au sort de Fomalhaut b.

    Découverte grâce à des données collectées en 2004 et 2006, Fomalhaut b est présentée au public en 2008. Alors que les exoplanètes sont généralement mises au jour par des méthodes de détection indirectes, tels la méthode du transit planétaire ou les effets de microlentille gravitationnelle, Fomalhaut b avait fait l'objet d'observations directes grâce au télescope Hubble. Celle-ci se présentait comme un point mouvant, visible au cours de plusieurs années par le télescope spatial, jusqu'à sa disparition en 2014.

    Un nuage de poussière géant

    Afin d'expliquer le sort de Fomalhaut b, une équipe de chercheurs de l'université de l'Arizona a tout bonnement choisi de laisser de côté l'hypothèse de l'exoplanète. Leur proposition : l'objet photographié pour la première fois en 2004 serait en réalité un gigantesque nuage de poussière, issu de la collision de deux corps orbitant autour de l'étoile Fomalhaut. Très tôt durant son observation, Fomalhaut b a posé plusieurs questions inattendues aux astronomes. Pourquoi la planète n'émettait-elle aucun rayonnement infrarouge ? Était-elle entourée d'un vaste anneau de poussière bloquant l'accès à sa signature thermique ? Et pourquoi sa trajectoire était-elle si excentrique, suggérant que Fomalhaut b semblait s'échapper de son système plutôt que d'orbiter paisiblement autour de son étoile ?

    « Notre étude, qui a analysé toutes les données d'archive collectées par Hubble sur Fomalhaut, a révélé diverses caractéristiques qui, ensemble, suggèrent que cet objet de la taille d'une planète n'a possiblement jamais existé », explique András Gáspár, coauteur de l'étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Une théorie qui semble confirmée par la disparition de Fomalhaut b, 10 ans après sa première détection. 

    Vue d'artiste de la collision autour de l'étoile Fomalhaut © ESA, Nasa, M. Kornmesser

    Vue d'artiste de la collision autour de l'étoile Fomalhaut © ESA, Nasa, M. Kornmesser 

    Un spectacle cosmique à nul autre pareil

    De futures observations seront nécessaires pour valider l'hypothèse du nuage de poussière issu d'une collision, mais l'enthousiasme des chercheurs n'en est pas moindre. « Ces collisions sont extrêmement rares ; il est donc exceptionnel que nous parvenions à en observer une », commente Gáspár. « Nous pensons que nous nous sommes trouvés au bon endroit au bon moment pour témoigner d'un événement improbable grâce au télescope Hubble de la Nasa. » Le nuage, constitué de particules de poussière d'à peine un micron, se serait progressivement dispersé pour atteindre une taille supérieure à celle de l'orbite terrestre autour du Soleil. D'après Gáspár, il se serait désormais tellement dissipé qu'il en serait devenu indétectable pour les capteurs de Hubble. Néanmoins, l'équipe a confiance en ses résultats qui ont, selon elle, répondu aux nombreuses questions posées par le passé par la présumée Fomalhaut b.

    Bien que les données confirment l'existence de collisions similaires dans d'autres systèmes, aucun événement d'une telle amplitude n'a jamais été observé dans notre Système solaire. Si les observations futures du télescope spatial James-Webb donnent raison aux chercheurs, nous aurions alors sous les yeux un formidable laboratoire nous permettant d'étudier la formation des systèmes stellaires ainsi que la manière dont deux corps massifs s'annihilent dans l'espace.

    VOIR AUSSITrente images magnifiques pour les 30 ans d'Hubble

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Fomalhaut b, une exoplanète saisie dans le visible par Hubble

    Article de Laurent Sacco, publié le 14/11/2008

    La patience a payé pour un groupe d'astronomes américains. En étudiant avec le télescope Hubble durant plusieurs années l'étoile Fomalhaut située à seulement 25 années-lumière de la Terre, les chercheurs ont obtenu les premières images dans le visible d'une exoplanète trois fois plus massive que Jupiter, Fomalhaut b.

    Étoile principale d'une constellation de l'hémisphère sud, le Poisson Austral, Fomalhaut est connue depuis la plus haute antiquité, avant de devenir l'objet de l'attention des chasseurs d'exoplanètes dès le début des années 1980. A cette époque, le satellite de la Nasa, IRAS (Infrared Astronomy Satellite) détecte en infrarouge la signature d'une grande quantité de poussières, pouvant s'interpréter comme due à la présence d’un système planétaire.

    Dès 2004, déjà avec Hubble, la même technique de coronographie, bien connue en physique solaire, avait montré que Fomalhaut était entourée d'un anneau de débris et de poussières laissés par un disque protoplanétaire, ressemblant beaucoup à la ceinture de Kuiper de notre propre système solaire, riche en poussières, comètes et petites planètes, désormais appelées plutoïdes.

    Fomalhaut est une étoile jeune puisqu'elle ne doit être âgée que de 200 à 300 millions d'années. Toutefois, elle est de type A sur la séquence principale et donc plus chaude que notre Soleil. Le taux de ses réactions nucléaires est bien plus élevé, ce qui signifie qu'elle devrait épuiser son carburant nucléaire en un milliard d'années environ. Seize fois plus brillante que notre Soleil, elle aura donc une existence dix fois plus courte.

    Cliquez pour agrandir. L'étoile Fomalhaut dans la constellation du Poisson Austral. Crédit : A. Fujii, NASA, ESA, and Z. Levay (STScI)

    Cliquez pour agrandir. L'étoile Fomalhaut dans la constellation du Poisson Austral. Crédit : A. Fujii, NASA, ESA, and Z. Levay (STScI) 

    Etant très lumineuse, plus que le Soleil, la détection autour d'elle d'une planète n'est donc pas chose aisée et c'est une performance extraordinaire que viennent d'accomplir Paul Kalas et ses collègues.

    Déjà en 2005, celui-ci avait proposé que la structure bien particulière de l'anneau de poussières détecté impliquait la présence d'un planète géante, proche de celui-ci, exerçant son influence gravitationnelle. En  particulier, le centre de l'orbite de l'anneau ne coïncident pas avec celui de l'étoile, de plus les bords nets de ce dernier s'expliquaient bien là aussi, si l'on compare les effets gravitationnels confinant des satellites bergers des anneaux de Saturne, par la présence proche d'une planète.

    Pour en avoir le cœur net, les astronomes ont occulté la lumière centrale de l'étoile avec le coronographe équipant Hubble afin de détecter une éventuelle exoplanète dont la luminosité pouvait être au moins un milliard de fois plus faible que celle de son étoile hôte. Ils avaient alors noté la présence de zones un peu plus brillantes autour de l'étoile qui pouvaient être des planète. De fait, en 2006, de nouvelles images montraient clairement qu'une de ces taches brillantes s'était déplacée par rapport à l'étoile.

    Cliquez pour agrandir. L'image prise avec le coronographe de Hubble montre l'anneau de poussières autour de Fomallhaut. Le zoom montre une tache brillante se déplaçant de 2004 à 2006 selon une orbite autour de l'étoile . C'est Fomalhaut b. Crédit : NASA, ESA, P. Kalas, J. Graham, E. Chiang, E. Kite (University of California, Berkeley), M. Clampin (NASA Goddard Space Flight Center), M. Fitzgerald (Lawrence Livermore National Laboratory), and K. Stapelfeldt and J. Krist (NASA Jet Propulsion Laboratory)

    Cliquez pour agrandir. L'image prise avec le coronographe de Hubble montre l'anneau de poussières autour de Fomallhaut. Le zoom montre une tache brillante se déplaçant de 2004 à 2006 selon une orbite autour de l'étoile . C'est Fomalhaut b. Crédit : NASA, ESA, P. Kalas, J. Graham, E. Chiang, E. Kite (University of California, Berkeley), M. Clampin (NASA Goddard Space Flight Center), M. Fitzgerald (Lawrence Livermore National Laboratory), and K. Stapelfeldt and J. Krist (NASA Jet Propulsion Laboratory) 

    Les études et les analyses ont montré qu'il s'agissait bien d'un objet en orbite autour de Fomalhaut et qui suivait les lois de Kepler. Située à 119 unités astronomiques (UA) de son étoile, c'est-à-dire environ 10 fois la distance du Soleil à Saturne,  Fomalhaut b ne l'est que de 18 AU du bord interne de l'anneau de poussières. Après quatre mois d'analyse des données observationnelles concernant la stabilité de l'anneau de poussières, en conjonction avec des modélisations de l'influence de Fomalhaut b sur celui-ci, une estimation de la masse de l'exoplanète a été obtenue. Elle est de 3 fois celle de Jupiter mais ne peut guère la dépasser, sans quoi l'anneau serait distordu et verrait même son existence impossible.

    Cliquez pour agrandir. Une vue d'artiste de Fomalhaut b. Crédit : ESA, NASA, and L. Calcada (ESO for STScI)

    Cliquez pour agrandir. Une vue d'artiste de Fomalhaut b. Crédit : ESA, NASA, and L. Calcada (ESO for STScI) 

    Remarquablement, la luminosité dans le visible de la planète est anormalement élevée, ce qui suggère l'existence autour d'elle d'un système d'anneaux constitués de glace réfléchissant la lumière, comme dans le cas de Saturne, mais d'une toute autre ampleur !

    En revanche, comme une jeune planète géante, elle devrait rayonner assez fortement dans l'infrarouge (IR) puisqu'elle est encore en plein processus de contraction gravitationnelle selon le mécanisme de Kelvin-Helmholtz. Des tentatives d'observations au sol en IR sont en cours. Les renseignements sur la composition de l'atmosphère de cette exoplanètes que l'on en tirerait seraient précieux pour comprendre l'évolution primitive des planètes géantes du système solaire.

    Cliquez pour agrandir. Une comparaison entre le système de Fomalhaut et le notre. Crédit : NASA, ESA, and A. Feild (STScI)

    Cliquez pour agrandir. Une comparaison entre le système de Fomalhaut et le notre. Crédit : NASA, ESA, and A. Feild (STScI) 

    Comme Neptune et Uranus, Fomalhaut b est probablement née plus proche de son soleil et a ensuite migré vers l'extérieur par le jeu des interactions gravitationnelles à N corps, donc vraisemblablement avec des plus petites planètes.

    Une telle observation est très encourageante car elles nous montrent que la prochaine génération de télescopes dédiée à l'étude des exoplanètes, et qui va bientôt être opérationnelle, ne devrait pas manquer de nous donner rapidement des informations et des images extraordinaires, levant un coin du voile sur notre origine et notre place dans l'Univers.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/hubble-exoplanete-disparue-fomalhaut-b-realite-collision-geante-17341/?fbclid=IwAR2_Rxladbn3AHS6jMn8U4yV7Y7cQ7TZ3Qi-MA-txPKABeWBrYykJa2QTao#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 1.05.2020: Actualité Météo / Météo vendredi 1er mai : de la pluie ou des averses pour tous

    Ce mois de mai débute sous un temps humide et instable sous l'influence d'un flux d'ouest à sud-ouest perturbé. Peu de régions échappent à la pluie ou aux averses et les températures peinent à grimper avec un ressenti frais exposé au vent.

    A retenir 

    Ressenti automnal sur de nombreuses régions en raison de l'humidité et du vent

    Des pluies durables et parfois soutenues sur le nord de la Nouvelle Aquitaine et notamment le Limousin avec quelques inondations possibles dans les points bas.

    Un temps qui reste sec sur l'extrême sud-est et la Corse avec un ressenti plus printanier et 24°C sur la côte d'azur !

     

    Contexte météo

    Le temps est perturbé sur la majeure partie de la France sous l'influence d'une dépression centrée par 991hPa en mer du Nord. Elle génère un flux d'ouest à sud-ouest humide et instable. Une perturbation apporte de la pluie sur les deux tiers sud du pays à l'exception du littoral méditerranéen. Sur un tiers nord de la France, le temps est instable avec éclaircies, nuages et averses.

     

    Détail par régions

    En Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, le temps est très perturbé avec des pluies une bonne partie de la journée. Elles sont parfois soutenues avec des cumuls importants à prévoir en Limousin, d'où notre alerte en cours. Sur les Alpes la neige tombe au dessus de 1800 m environ. Le vent d'ouest est soutenu avec des rafales de 50 à 70 km/h. Les températures sont comprises entre 8 et 12°C le matin et entre 13 et 16°C l'après-midi.

    En Occitanie, les nuages dominent et s'accompagnent de pluie ou d'averses qui se font plus rares en direction du littoral méditerranéen. Le vent d'ouest est sensible avec des rafales atteignant 70 à 80 km/h sur le haut Languedoc. Les températures sont comprises entre 9 et 13°C le matin et affichent 16 à 21°C l'après-midi.

    Entre PACA et Corse, on retrouve un temps plus sec et les éclaircies alternent avec des passages nuageux plus ou moins nombreux. Le vent d'ouest à sud-ouest souffle fort sur les extrémités de la Corse. Les températures sont douces et comprises entre 8 et 14°C le matin et entre 20 et 24°C l'après-midi.

    Sur la moitié nord, le temps est instable. Les éclaircies alternent avec des passages nuageux parfois nombreux et porteurs d'averses. Ces dernières deviennent progressivement plus rares l'après-midi dans le nord-ouest. Le vent d'ouest à sud-ouest souffle modérément. Les températures sont comprises entre 6 et 10°C le matin et entre 13 et 16°C l'après-midi. 

     

    Les conseils de notre météorologue

    Si vous avez à vous déplacer absolument,  soyez prudents car les conditions de route s'annoncent délicates en raison des pluies et averses fréquentes. Attention au risque d'aquaplanage sur les chaussées détrempées. Adaptez votre vitesse et respectez les distances de sécurité.

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 1.05.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE MÉTÉO FORTES PLUIES DURABLES ET RISQUE D'INONDATIONS

    Par Gilles MATRICON, météorologue

     

    Du vendredi 1 mai à 12:00 au dimanche 3 mai à 9:00.

    SITUATION

    La perturbation responsable des intempéries en cours, s'étend du nord-est des États-Unis à l'Europe centrale en passant par la France. Elle est chargée en air d'origine subtropical et océanique, raison pour laquelle elle est particulièrement active de l'Aquitaine aux Alpes et au Jura.

     

     

    OBSERVATION

    Ce vendredi matin, on retrouve le front ondulant du bassin aquitain au nord des Alpes et au Jura. Ces dernières 24 heures, on relève déjà 53 mm à Lacanau (33), 45 mm à Groisy (74), 45 mm à Pers Jussy (74) et Chapelle Saint Maur (74) ce qui correspond à 2 semaines de précipitations.

    EVOLUTION

    Voici la chronologie de cet épisode d'intempéries

    Ce vendredi, les pluies continues d'intensité modérée à forte se maintiennent toute la journée de l'Aquitaine au nord des Alpes et au Jura en passant par le Massif central.

    Dans la nuit de vendredi à samedi et samedi, la situation n'évolue pas avec la poursuite de ce temps très humide avec le maintien de pluies durables, d'intensité toujours modérée et même passagèrement forte avec 2 à 5 mm/h, et localement 10 mm/h .

    Dans la nuit de samedi à dimanche, il continue de pleuvoir avec des intensités de pluies en baisse par rapport à la journée, entre 1 et 3mm/h de l'ouest du Massif central au nord des Alpes à la Savoie.

    A partir de dimanche matin, la perturbation perdra en activité en raison d'une poussée anticyclonique remontant d'Espagne.

    Les principales caractéristiques de cet épisode d'intempéries sont :

    - des pluies continues pendant 48 heures, avec des cumuls entre 50 et 100 mm, et localement 150 mm sur les versants ouest du Massif central, ainsi que sur le nord des Alpes et le Jura, équivalent à 1 mois et demi de précipitations.

    - d'abondantes chutes de neige en montagne au-dessus de 2200 mètres avec des hauteurs de 1 à 1,50m de neige fraîche au-dessus de 2500 mètres.

    - des réactions hydrologiques importantes sont à envisager, notamment pour la Dordogne et ses affluents pour le Massif central ainsi l'Arve, le Guiers, l'Isère, le Fier, le Drac et l'Arc pour les Alpes qui risquent d'entrer en crue d'autant plus facilement que la fonte nivale sera très rapide entre 1800 et 2200 mètres.

     

    Liste des départements concernés

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 1.05.2020: Actualité de l'astronomie / Les secrets de la naissance d'Arrokoth, l'astéroïde le plus lointain jamais visité.

    Les secrets de la naissance d'Arrokoth, l'astéroïde le plus lointain jamais visité

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

    Publié le 25/04/2020

    Arrokoth est un astéroïde singulier à plus d'un titre. D'abord parce qu'il est l'objet le plus éloigné jamais visité par une sonde. Ensuite parce qu'il présente une forme et des caractéristiques étonnantes. Mais des astronomes proposent aujourd'hui une explication.

    C'est pour étudier la planète naine Pluton que la sonde de la Nasa New Horizons a été lancée en 2006. Mais, les ressources de l'engin le permettant, l'occasion était trop belle de ne pas en profiter pour rendre une petite visite à un étrange objet de la ceinture de Kuiper : un astéroïde connu sous le nom de 2014 MU69 et depuis, rebaptisé Arrokoth.

    Lorsque les premières images de New Horizons sont arrivées aux astronomes, ils l'ont d'abord surnommé le bonhomme de neige. En référence à sa forme très particulière. L'astéroïde se compose en effet de deux lobes de tailles différentes, comme s'il était le produit de deux objets plus petits qui seraient entrés en collision.

    De nombreuses théories ont été avancées, depuis, pour expliquer cette forme et les propriétés particulières d'Arrokoth. Notamment sa vitesse de rotation lente et son grand angle d'inclinaison -- de 98° par rapport au plan de son orbite autour du Soleil. Mais sans réel succès. Jusqu'à aujourd'hui. Une équipe germano-israélienne est parvenue à expliquer, à l'aide de calculs analytiques et de simulations détaillées, la formation de cet astéroïde.

    Francis Villatoro@emulenews

    The wide-binary origin of (2014) MU69-like Kuiper belt contact binaries. Arrokoth binary shape results from semi-secular perturbations. https://www.nature.com/articles/s41586-020-2194-z …

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    1

    11:07 - 24 avr. 2020

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    Une lente collision

    Les chercheurs estiment qu'une simple collision à grande vitesse entre deux objets aléatoires dans la ceinture de Kuiper mènerait à leur destruction. Car ils sont probablement constitués principalement de glaces « molles ». Ils remarquent aussi que si les deux corps qui forment Arrokoth avaient été en orbite l'un autour de l'autre -- comme la Lune autour de la Terre -- puis étaient partis sur une trajectoire en spirale pour se rapprocher lentement et enfin établir un contact, la vitesse de rotation de l'astéroïde aurait été extrêmement élevée. Or la rotation complète d'Arrokoth prend 15,92 heures. Ce qui est relativement lent.

    Arrokoth est le résultat d’une collision lente et non destructrice.

    Ainsi dans leur nouveau modèle, les astronomes ont considéré le problème comme un problème à trois corps : deux astéroïdes qui tournent l'un autour de l'autre et ensemble autour du Soleil. Une dynamique complexe et chaotique. Et leurs conclusions sont les suivantes : le système est passé d'une orbite large et relativement circulaire à une orbite elliptique très excentrique. Des trajectoires qui ont mené à une collision lente et non destructrice, donnant naissance à un astéroïde en rotation lente et très incliné.

    Se basant sur un tel modèle, les simulations ont donné des résultats « ressemblant étroitement » à Arrokoth. Les chercheurs observent même que beaucoup d'autres objets de la ceinture de Kuiper ont pu être soumis à un processus similaire. Y compris le système Pluton/Charon.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/asteroides-secrets-naissance-arrokoth-asteroide-plus-lointain-jamais-visite-80742/?fbclid=IwAR3FLU5IpbHV_QiYTV5XYfJsh2WP_umVK_NtJQB0f1mdD_AInINIDctjAi0#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 1.05.2020: Actualité Météo / Météo week-end : un week-end mitigé avant le retour de la chaleur

    Pour votre week-end (qui comprend le vendredi 1er mai), le temps s'annonce contrasté avec des pluies samedi sur les 3/4 des régions mais le retour du soleil et de la chaleur par le sud dimanche.

    Entre un anticyclone présent sur l'Europe centrale et des dépressions circulant du golfe de Gascogne vers les les îles britanniques et l'Allemagne, les pluies et les averses seront fréquentes samedi, alors qu'un temps plus sec et chaud s'installera par le sud dimanche malgré encore quelques averses sur les régions centrales.

    Un samedi encore bien humide et un dimanche de plus en plus estival

    Samedi, une perturbation atlantique maintiendra un temps gris et humide sur les 2/3 nord du pays. Seul la Méditerranée sera vraiment à l'écart de cette dégradation mais le vent d'ouest soufflera très fort entre la Provence et la Corse. Au fil des heures, le temps sera quand même à l'assèchement sur le sud-ouest avec de plus en plus d'éclaircies et moins d'averses.

    Dimanche, les hautes pressions s'installeront sur le pays favorisant le retour de belles périodes ensoleillées. Néanmoins, le temps sera plus lourd et instable sur les régions centrales avec un risque d'averses et d'orages. Le mistral soufflera parfois assez fort de la vallée du Rhône au sud de la Corse.

    L'été revient peu à peu par le sud

    Samedi, les températures seront à peu près stationnaires par rapport au 1er mai avec des maximales comprises du nord au sud de 12 à 25°C. Dimanche, en faveur de l'ensoleillement et de la remontée d'air d'origine subtropicale, les températures s'envoleront au sud avec 19 à 28°C du lyonnais à la vallée de la Garonne et avec 15 à 20°C au nord. 

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

     

  • LE 1.05.2020: Actualité Météo / Episode de fortes pluies, risque d'inondations : à quoi s'attendre ?

    Après une période de temps sec, ponctuée de quelques orages locaux, une perturbation atlantique apporte un épisode pluvieux très important et durable entre le nord de l'Aquitaine, les Charentes, le Limousin, les Alpes et le Jura en passant par le Massif central.

     La perturbation responsable des intempéries jusqu'à dimanche, s'étend du nord-est des États-Unis à l'Europe centrale en passant par la France. Elle est chargée en air d'origine subtropical et océanique, raison pour laquelle elle est particulièrement active entre le Massif central, les Alpes et le Jura.

     

     Cette perturbation océanique très active ondule sur toutes ces régions avec des cumuls qui pourront atteindre 50 à 100 mm de pluies et localement 150 mm sur le massif du Sancy et du Cantal, les monts du Forez dans le Massif central ainsi que les Alpes du Nord et le Jura d'ici dimanche.

     Ces pluies, poussées par un vent océanique chargé d'humidité, viennent donc se bloquer sur les reliefs et versants exposés plein ouest, raison pour laquelle les quantités d'eau s'annoncent très importantes, équivalent à 1 mois et demi de précipitations localement en 48 heures.

     La conjonction de ces pluies continues d'intensité modérée à forte et des abondantes chutes de neige au-dessus de 2200 mètres entre la Haute-Savoie et l'Isère risquent d'entraîner d’importantes réaction de cours d'eau, avec un risque de crue faible à modéré, ainsi qu'un risque d'inondations ponctuelles près des points bas.

    Voici la chronologie de cet épisode d'intempéries

    Vendredi, les pluies continues d'intensité modérée à forte se maintiennent toute la journée de l'Aquitaine au nord des Alpes et au Jura en passant par le Massif central.

    Dans la nuit de vendredi à samedi et samedi, la situation n'évolue pas avec la poursuite de ce temps très humide avec le maintien de pluies durables, d'intensité toujours modérée et même passagèrement forte avec 2 à 5 mm/h, et localement 10 mm/h .

    Dans la nuit de samedi à dimanche, il continue de pleuvoir avec des intensités de pluies en baisse par rapport à la journée, entre 1 et 3mm/h de l'ouest du Massif central au nord des Alpes à la Savoie.

    A partir de dimanche matin, la perturbation perdra en activité en raison d'une poussée anticyclonique remontant d'Espagne.

    Les principales caractéristiques de cet épisode d'intempéries sont :

    - des pluies continues pendant 48 heures, avec des cumuls entre 50 et 100 mm, et localement 150 mm sur les versants ouest du Massif central, ainsi que sur le nord des Alpes et le Jura, équivalent à 1 mois et demi de précipitations.

    - d'abondantes chutes de neige en montagne au-dessus de 2200 mètres avec des hauteurs de 1 à 1,50m de neige fraîche au-dessus de 2500 mètres.

    - des réactions hydrologiques importantes sont à envisager, notamment pour la Dordogne et ses affluents pour le Massif central ainsi l'Arve, le Guiers, l'Isère, le Fier, le Drac et l'Arc pour les Alpes qui risquent d'entrer en crue d'autant plus facilement que la fonte nivale sera très rapide entre 1800 et 2200 mètres.

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO