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Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 28.04.2020: Actualité Météo / Météo semaine : un temps automnal et plus frais

    Les conditions changent radicalement pour cette fin du mois d'avril et début de mois de mai. Aucune région n'échappe aux pluies, aux averses ou aux orages et aux vents parfois assez forts.

    La France se situe entre un anticyclone sur l'Europe centrale et des dépressions qui circulent du golfe de Gascogne vers les les îles britanniques et l'Allemagne. Nous passons dans un régime atlantique perturbé. La très bonne nouvelle, c'est le retour des pluies et des averses dans le nord et l'est de la France qui subissent une sécheresse très importante depuis début mars.

     

    Retour des pluies et des orages, atténuation de la sécheresse

    Mardi, c'est un temps pluvieux et orageux qui s'imposera sur les ¾ du pays. Les pluies seront orageuses et abondantes à l'est du Rhône et de la Saône jusqu'en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et en Corse. Dans le nord-ouest, les averses alterneront avec quelques timides éclaircies.

    Mercredi, une perturbation atlantique très active apportera des pluies soutenues et beaucoup de vent le matin dans l'ouest, qui atteindront l'est du pays le soir où des orages sont attendus. Des Pyrénées aux Alpes, les pluies n'arriveront qu'en soirée. Les bords de la Méditerranée seront à l'abri de cette dégradation.

    Jeudi, une nouvelle perturbation balaiera la France. Elle sera plus active dans le nord où le vent soufflera assez fort, jusqu'à 80 km/h en rafales en bord de Manche et 90 km/h au sud de la Bretagne. Près de la Méditerranée, le vent d'ouest soufflera également assez fort.

    Vendredi 1er mai, alors que perturbation précédente nous quittera par l'Allemagne, une nouvelle onde pluvieuse arrivera par la façade atlantique, avant de gagner toutes les régions d'une large moitié nord avant la fin de la journée. Des Pyrénées aux régions méditerranéennes, le temps restera sec.

     

    Retour à des températures de saison

    Au fil des jours, les températures se rapprocheront des normales de saison. Le matin, en raison des nuages et des pluies, il fera doux avec 8 à 15°C du nord au sud. Mais l'après-midi, les maximales baisseront avec 15 à 20°C à partir du milieu de semaine.

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 28.04.2020: Actualité de l'astronomie / Starlink : SpaceX place en orbite 60 satellites supplémentaires pour débuter des tests d'ici juillet

    Starlink : SpaceX place en orbite 60 satellites supplémentaires pour débuter des tests d'ici juillet

     

     

    Fabrice Auclert

    Journaliste

     

    La société d'Elon Musk a désormais placé 420 satellites en orbite, et c'est le minimum pour lancer une première bêta privée prévue d'ici trois mois. 

    On est encore loin des 42.000 satellites espérés par Elon Musk, mais SpaceX en a mis en orbite 60 de plus dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agissait de la septième vague de déploiement, et si vous faites les calculs, vous constaterez qu'il y a désormais 420 mini satellites dans la constellation Starlink, tous placés à 550 km d'altitude.

    Cela ne représente que 1% du total visé, mais c'est déjà un exploit, et c'est surtout le minimum pour entamer des tests. Ainsi Elon Musk, après s’être félicité de ce nouveau déploiement, a répondu à des questions sur Twitter, et annoncé qu'une période de tests privés débuterait d'ici trois mois. Et si tout se passe bien, dans six mois, la première bêta publique sera ouverte. D'ici là, le nombre de satellites pourrait avoir au moins doublé si SpaceX tient son objectif de 35 à 38 lancements dans le courant de l'année.

    SpaceX✔@SpaceX

    Successful deployment of 60 Starlink satellites confirmed

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    34,5 k

    21:47 - 22 avr. 2020

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    Les régions en "haute latitude " desservies en premier

    Ambitieux projet d'Internet par satellite, Starlink couvrira d'abord le nord des États-Unis et le Canada en 2020, avant de s'étendre au reste de la planète en 2021. Plus précisément, Musk a parlé de régions dans les « hautes latitudes », et à un internaute qui lui demandait si l'Allemagne en faisait partie, le milliardaire a répondu par l’affirmative.

    Toutefois, la mise en service de cet Internet à haut débit et à bas coût doit encore franchir d'autres obstacles que la mise en orbite de milliers de satellites. Il faut ainsi rappeler que Starlink doit obtenir l'aval des régulateurs de chaque pays couvert, équivalents de l'ARCEP en France, et à titre d'exemple, le Canada ne le répertorie toujours pas comme « fournisseur d'accès à Internet ».

    POUR EN SAVOIR PLUS

    SpaceX : des astronomes veulent porter plainte contre la constellation Starlink

    Un groupe d'astronomes professionnels envisage de porter plainte contre Starlink devant la Cour de Justice internationale pour atteinte au patrimoine mondial en invoquant la gêne lumineuse occasionnée par les milliers de satellites qui viendront interférer avec les télescopes scientifiques.

    Publié le 06/02/2020 par Céline Deluzarche

    SpaceX est-il en train de détruire notre beau ciel étoilé ? C'est en tout cas la conviction d'un groupe d'astronomes professionnels italiens qui envisage de porter plainte pour réclamer l'arrêt des mégaconstellations. Starlink, actuellement déployée par SpaceX, a ainsi déjà lancé 180 satellites et compte en mettre à terme 42.000 en orbite. « Avec plus de 50.000 nouveaux satellites de télécommunications planifiés en moyenne et basse orbite, la densité moyenne de ces objets sera supérieure à 1 satellite par degré carré, ce qui nuira inévitablement à l'observation astronomique », s'alarment les astronomes des trois associations dans un long article publié sur le site scientifique arXiv le 3 février.

    À peine 172 étoiles dans le ciel sont plus brillantes que les satellites Starlink

    Or, ces milliers de nanosatellites sont particulièrement brillants : ils ont une magnitude apparente comprise entre 3 et 7, suffisante pour être visible à l’œil nu. « À peine 172 étoiles dans le ciel sont plus brillantes que les satellites Starlink », se désolent les auteurs qui s'inquiètent également du risque d'interférences des ondes radio elles aussi utilisées pour l'observation spatiale.

    Les satellites Starlink sont clairement visibles sur cette mosaïque d’images astronomiques. © NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/NSF/AURA/CTIO/DELVE

    Les satellites Starlink sont clairement visibles sur cette mosaïque d’images astronomiques. © NSF’s National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory/NSF/AURA/CTIO/DELVE 

    Une atteinte au patrimoine culturel

    Le groupe d'astronomes a lancé une pétition et envisage de porter plainte devant la Cour de Justice internationale en invoquant le préambule de la Convention du patrimoine mondial qui stipule que « la détérioration ou la disparition d'un élément du patrimoine culturel ou naturel constitue un appauvrissement nuisible du patrimoine de toutes les nations du monde ». Il se dit aussi prêt à intenter une action auprès de la Federal Communications Commission (FCC), qui délivre les autorisations de lancement de satellites aux États-Unis. Des recours qui cependant ont peu de chances d'aboutir, selon Chris Johnson, conseiller juridique auprès de Secure World Foundation, une organisation à but non lucratif qui milite pour le « développement durable » de l'espace. De son côté, SpaceX a déjà répondu aux critiques en recouvrant ses futurs satellites d'un revêtement obscurcissant. Insuffisant pour les astronomes, qui rappellent que les panneaux solaires, représentant 75 % de la surface du satellite, ne peuvent eux pas être recouverts. La guerre entre astronomes et opérateurs ne fait que commencer.

    Source:  https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/observation-ciel-starlink-spacex-place-orbite-60-satellites-supplementaires-debuter-tests-ici-juillet-79491/?fbclid=IwAR1Q7ISryIqBwIoVwIY2p25HO0-z-2kixweYluidvMubgSr_7LkrvkgRUr8#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 28.04.2020: Actualité Météo / Fortes pluies, orages et grêle dans le sud : bilan

     

    En cette fin du mois d'avril, les conditions changent radicalement. En effet, un vaste système dépressionnaire s'est reconstitué sur l'Atlantique vers le centre de l'Europe, rejetant les hautes pressions vers les Balkans. Ce changement radical de temps s'est accompagné du passage d'une perturbation qui a traversé la France d’Ouest en Est lundi et mardi matin. Elle s'est montrée particulièrement active, notamment des Pyrénées à l'Auvergne au Languedoc, avec des pluies orageuses ponctuellement intenses et accompagnées de chutes de grêle.

    Avant le passage de cette perturbation, des orages avaient déjà éclaté le week-end dernier dans le sud de la France, dans une masse d'air très doux et instable.

    Changement de régime

    Entre lundi et mardi, une perturbation atlantique a traversé la France

     

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    Cette perturbation a mis fin à une longue période de temps sec débutée au mois de mars dans le nord de la France. Ainsi, en Champagne, certains secteurs n'avaient plus vu la pluie tomber depuis plus d'un mois.

     

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    Forte activité pluvio-orageuse dans le sud

    Des Pyrénées au Massif central jusqu'en Languedoc, des orages ponctuellement violents ont éclaté, accompagnés de chutes de grêle. La journée du 27 avril a été la quatrième la plus orageuse depuis le début de cette année 2020 avec 9384 éclairs et impacts de foudre selon METEORAGE.

    De la grêle et un tuba observé dans le Tarn-et-Garonne

    Au passage du front orageux, des chutes de grêle se sont produites dans l'Aude, endommageant quelques vignobles.

     

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    Dans le Tarn-et-Garonne, un tuba a même été observé.

     

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    Jusqu'à un deux mois et demi de pluies en 24 heures

    De fortes pluies ont été observées en Occitanie hier avec 40 mm d'eau relevés à Muret (31).

    Mais c'est en Languedoc que les pluies ont été les plus intenses avec 137 mm d'eau relevés à Sommières (30) et 72 mm au nord de Montpellier à Prades-le-Lez (34) et 50 mm à Nîmes. A Nîmes, il est tombé ce mardi entre 00h et 9h, l'équivalent de 3 semaines à 1 mois de précipitations.

     

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    Forte réaction de quelques cours d'eau cévenols

    Sous les plus fortes pluies orageuses, la Vidourle a vu son niveau grimper rapidement. Le pic de crue a été très rapide en raison de la virulence des pluies. La situation est revenue à la normale dès 11 heures ce matin.

     

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    Une fin de mois d'avril très arrosée près de la Méditerranée

    Depuis le 19 avril dernier, le sud de la France, et notamment les régions méditerranéennes, subissent des conditions météo très instables. Un épisode méditerranéen a déjà  touché le Roussillon, et plus particulièrement les Pyrénées-Orientales entre 19 et le 22 avril dernier : à Banyul-sur-mer (66), il est tombé 285 mm de pluies. A Béziers (34), le cumul des pluies depuis le début de ce mois d'avril s'élève à 123 mm, ce qui équivaut à 1 mois et demi de précipitations. A Perpignan, il est tombé 208 mm de pluies depuis le début du mois, soit 2 fois et demi le cumul des pluies habituel en cette période de l'année.

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 28.04.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Météo en Live, phénomènes dangereux/ Prévision nationale des risques orageux KERAUNOS

    Prévision nationale des risques orageux

    Ce bulletin est mis à jour chaque matin vers 08h locales.

    BULLETIN DU MARDI 28 AVRIL 2020

    VALIDITE : MAR 28 AVR 2020 08H -> MER 29 AVR 2020 08H
    EMIS LE : 28/04/2020 A 08H LOC

    PREVISION GLOBALE TOUS RISQUES ORAGEUX

    Communes Principaux risques

    PROBABILITE DE TORNADE

    PROBABILITE DE GRÊLE VIOLENTE (> 5 cm)

    Prévision grêle détaillée

    QUALIFICATION GENERALE DU RISQUE ORAGEUX

    Risque orageux globalement modéré, avec possibilité localisée de phénomènes de forte intensité (lames d'eau > 30 mm en peu de temps, grêle, rafales > 80 km/h).

    ANALYSE TECHNIQUE

    Un thalweg d'altitude de faible longueur d'onde mais dynamique se présente ce mardi par la façade Atlantique. Il est associé à une goutte froide marquée (-26°C à 500 hPa), qui balaiera le pays en journée des Charentes vers le nord des Alpes et qui assurera une instabilisation modérée des profils verticaux sur la majeure partie du pays. Ainsi, en journée, les indices de soulèvement seront négatifs sur la plupart des régions, avec des valeurs de MUCAPE parfois proches de 1000 J/kg, notamment au sud de la Loire et plus particulièrement aux abords de la vallée du Rhône. La convection sera donc souvent profonde entre la fin de matinée et la fin de soirée, avec des évolutions orageuses sporadiques, généralement d'intensité modérée.

    L'environnement sera plus sensiblement cisaillé en profondeur des Pyrénées à la vallée du Rhône (> 15 m/s) et dès lors plus propice à des développements orageux structurés. La circulation conjointe d'un jet de basses couches épais sur ces mêmes régions accentuera le potentiel de phénomènes localement marqués (rafales > 80 km/h, pluies fortes, grêle). Un risque d'orage localement fort est donc identifié sur ces secteurs entre le début d'après-midi et le milieu de soirée.

     

    I.S.O prévu aujourd'hui (00h/00h loc) : 6 à 12

     

    PREVISION DES RISQUES ORAGEUX

    DES PYRENEES A LA VALLEE DU RHÔNE...

    RISQUE 2/4 : RISQUE D'ORAGES LOC. FORTS

    Cet après-midi et jusqu'en début de soirée, des développements orageux sont attendus sur les régions visées. Ils seront généralement brefs et épars, mais certains orages pourront parvenir à s'organiser en petits amas producteurs de pluies soutenues, mêlées de grêle et associées à des rafales de vent qui pourront excéder localement 80 à 90 km/h. Dès lors, un orage localement fort n'est pas exclu sur la zone.

     

    AILLEURS EN FRANCE...

    RISQUE 1/4 : RISQUE D'ORAGES MODERES

    Un temps orageux prévaudra en matinée aux abords de la Côte-d'Azur. En cours de journée, les Cumulus prendront partout ailleurs de l'ampleur pour évoluer jusqu'à l'averse ; ces averses deviendront fréquentes cet après-midi et jusqu'en soirée, avec des évolutions orageuses sporadiques. Localement, ces orages pourront produire des averses soutenues, de la petite grêle et des rafales de vent proches de 60 km/h.

     

    Prévision à moyen terme

    Ce bulletin est mis à jour quotidiennement en cours de matinée.

    BULLETIN DU MARDI 28 AVRIL 2020

    VALIDITE : MER 29 AVR 2020 08H -> SAM 2 MAI 2020 08H
    EMIS LE 28/04/2020 A 08H00 LOC

    FLUX OCÉANIQUE PARFOIS INSTABLE...

    Mercredi 29 avril 2020

    Probabilité d'orage

    Probabilité d'orage fort?

    Demain mercredi, un nouveau front froid balaiera la France avec quelques orages possibles à son passage. Un régime de traîne modérément instable prendra le relais à l'arrière.

    Jeudi 30 avril 2020

    Probabilité d'orage

     
    Probabilité d'orage fort?

    Jeudi, de fréquentes averses orageuses concerneront une grande moitié nord du pays.

    Vendredi 1er mai 2020

    Probabilité d'orage

    Probabilité d'orage fort?

    Vendredi, un risque orageux résiduel concernera le nord-est du pays. Quelques orages pourront également se développer sur le sud de l'Aquitaine.

  • LE 27.04.2020: Actualité de l'astronomie / Voilà à quoi ressemble l'astéroïde qui « frôlera » la Terre le 29 avril.

    Voilà à quoi ressemble l'astéroïde qui « frôlera » la Terre le 29 avril

     

    Adrien Coffinet

    Journaliste scientifique

    L'astéroïde (52768) 1998 OR2, qui passera à 6,29 millions de kilomètres de la Terre le 29 avril prochain à 9 h 56 TU (11 h 56 heure de Paris), a été observé par le radiotélescope d'Arecibo. Le réflecteur sphérique de 305 mètres de diamètre (le deuxième plus grand au monde), installé dans le nord de l'île de Porto Rico, a visé le petit corps ce samedi 18 avril 2020, ce qui a permis de préciser les dimensions de l'astéroïde et d'avoir une idée plus précise de sa forme. Ce membre du groupe des astéroïdes Amor (c'est-à-dire qui peut approcher la Terre mais dont l'orbite est entièrement extérieure à celle de la Terre) mesure environ deux kilomètre de large.

    Animation de la rotation de l'astéroïde potentiellement dangereux 1998 OR2 qui nous rendra visite le 29 avril. Les chercheurs de l'observatoire Arecibo s'amuse de sa physionomie qui leur évoque un masque de protection utilisé contre la pandémie covid-19. © Arecibo, Nasa, NSF

    Animation de la rotation de l'astéroïde potentiellement dangereux 1998 OR2 qui nous rendra visite le 29 avril. Les chercheurs de l'observatoire Arecibo s'amuse de sa physionomie qui leur évoque un masque de protection utilisé contre la pandémie covid-19. © Arecibo, Nasa, NSF 

    L'astéroïde (52768) 1998 OR2 vu par le radiotélescope d'Arecibo. © National Astronomy and Ionosphere Center via Arecibo Radar

    L'astéroïde (52768) 1998 OR2 vu par le radiotélescope d'Arecibo. © National Astronomy and Ionosphere Center via Arecibo Radar 

    Prises de vue de l'astéroïde 1998 OR2, les 19 et 20 avril 2020 à l'observatoire d'Arecibo. © Arecibo, Nasa, NSF

    Prises de vue de l'astéroïde 1998 OR2, les 19 et 20 avril 2020 à l'observatoire d'Arecibo. © Arecibo, Nasa, NSF 

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Non, l'astéroïde 1998 OR2 ne menace pas la Terre !

    Article de Nathalie Mayer, publié le 07/03/2020

    Les astronomes le connaissent sous le nom de (52768) 1998 OR2 et depuis quelques jours, il affole les réseaux sociaux. Sans doute parce qu'il est supposé mesurer environ deux kilomètres de diamètre, une taille qui lui permettrait, s'il entrait en collision avec la Terre, de dévaster notre planète entière. Depuis sa découverte en 1998, il est étroitement surveillé par les chercheurs.

    Dr James O'Donoghue✔@physicsJ

    Hey Earth, about that asteroid in the news, 52768(1998 OR2), it will pass by Earth at a distance over SIXTEEN times farther than our Moon! I put that *distance* to scale in the diagram below and made Earth/Moon larger so you can see them

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    1 618

    15:25 - 4 mars 2020

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    867 personnes parlent à ce sujet

    Et c'est ainsi qu'ils ont pu établir que le 29 avril prochain, 1998 OR2 passera « à proximité » de la Terre. Mais ils précisent tout de même que cette « proximité » s'établira à près de 6,3 millions de kilomètres ! Soit 16 fois la distance qui nous sépare de la Lune.

    Pas de quoi, donc, craindre une collision qui sonnerait la fin de l'humanité ! James O'Donoghue, astronome, appelle à ce que les médias cesse de crier au loup alors que les chercheurs détectent chaque semaine plusieurs astéroïdes qui passent à cette proximité de notre Terre.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/asteroides-voila-ressemble-asteroide-frolera-terre-29-avril-2081/?fbclid=IwAR2QnYvOnlpmSueR8X76f-pZmRO4Kaz0k4N81MnBri5J7SxH73UXdCzkdhs#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 27.04.2020: Actualité de l'astronomie / Mars : la sonde Hope des Émirats arabes unis est en route pour le Japon

    Mars : la sonde Hope des Émirats arabes unis est en route pour le Japon

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

    Après avoir marqué l'histoire en envoyant le premier astronaute émirati, Hazaa Al-Mansoori, à bord de la Station spatiale internationale en septembre 2019, les Émirats arabes unis s'apprêtent à lancer une sonde à destination de Mars. Hope, c'est son nom, a quitté Dubai et va rejoindre le Japon d'où elle sera lancée le 14 juillet prochain.

    Malgré la pandémie mondiale du coronavirus (SARS-CoV-2), trois sondes seront lancées cet été à destination de la planète Mars. On compte l'Américaine Mars 2020 et son rover Perseverance, la Chinoise Huoxing-1 et Hope des Émirats arabes unis. Manquent à l'appel la mission ExoMars 2020 et son rover Rosalind Franklin que l'Agence spatiale européenne et l'agence spatiale russe Roscosmos ont été contraintes d’annuler faute de délais suffisants pour tenir la date de lancement. Rendez-vous en 2022 pour cette mission.

    L'incertitude entourant l'état de préparation de la sonde Hope des Émiratis, qui faisait craindre un report de lancement à la fenêtre de tir de 2022, a été levée avec l'annonce de son transfert au Japon, d'où elle sera lancée à bord d'un lanceur H2A. Hope sera propulsée le plus tôt possible à l'intérieur d'une fenêtre de tir de trois semaines qui s'ouvrira le 14 juillet. Son arrivée autour de Mars est prévue au printemps 2021, pour coïncider avec le 50e anniversaire de la fondation des Émirats Arabes Unis (1971). Hope sera installée sur une orbite elliptique de 22.000 x 44.000 kilomètres et la durée de sa mission primaire est de 2 ans.

    Mieux comprendre l'atmosphère martienne

    La pandémie a néanmoins contraint le responsable de la mission d'avancer de plusieurs semaines la date de départ de la sonde du centre spatial Bin Rashid (MBRSC) situé à Dubai. Une décision qui se comprend dans ce contexte de pandémie mais qui n'est pas sans conséquence sur la préparation de la sonde. Des tests jugés secondaires n'ont pas pu être réalisés. Les ingénieurs et techniciens préférant se focaliser sur les tests jugés les plus critiques.

    VOIR AUSSIVie sur Mars : comment les rovers vont rechercher les traces ?

    D'une masse au lancement de 1.500 kilogrammes, et avec des dimensions de 2,37 mètres de large et 2,8 mètres de haut, cette sonde embarque une caméra ainsi que des spectromètres infrarouge et ultraviolet qui seront utilisés pour mieux comprendre l'atmosphère martienne. Ses données serviront aux modèles climatiques qui tentent de comprendre pourquoi et comment la planète Mars est passée d'une planète chaude et humide au monde froid et sec observé aujourd'hui. La mission est prévue pour une durée minimale de deux ans.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    Mars : les Émirats arabes unis veulent envoyer une sonde en 2021

    Article de Rémy Decourt publié le 29/05/2015

    Non contents de construire les plus hauts gratte-ciel du monde, les Émirats arabes unis veulent envoyer une sonde autour de Mars... et pas question d'un simple appareil low cost. Ils ambitionnent un retour scientifique plus que symbolique. Hope, une mission de météorologie martienne complétera ainsi les données de la mission Maven de la Nasa.

    Créée il y a à peine 10 mois, l'Agence spatiale des Émirats arabes unis (UAESA, United Arab Emirates Space Agency) a officiellement présenté son projet d'exploration martienne. Cette mission sera réalisée dans le cadre d'un partenariat international dans lequel le Cnes ne jouera aucun rôle, et ce malgré la signature récente d'un mémorandum d'entente avec l'UAESA portant sur la coopération en matière d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques. Hope (qui signifie « espoir » en anglais), est le nom de cette mission qui sera lancée au début de la décennie 2020. Elle devrait atteindre la planète rouge en 2021, soit 50 ans après la formation des Émirats arabes unis et leur indépendance de la Grande-Bretagne en 1971.

    Il ne fait guère de doute que les Émiratis ont la volonté politique de montrer qu'ils peuvent se mettre autour de la planète Mars, comme l'ont récemment fait les Indiens et veulent le faire les Chinois. La mission Hope sera également scientifique. Mars est, après la Terre, la planète la plus étudiée et la mieux connue si bien que beaucoup de paramètres sont à prendre en compte si l'on souhaite se différencier des missions précédentes. La sonde aura ainsi une mission d'étude des changements dynamiques qui surviennent dans l'atmosphère martienne quotidiennement et à l'échelle d'une saison à travers l'observation de nombreux paramètres (nuages, poussière, vapeur d'eau). L'idée est de tracer des cartes quotidiennes afin de mieux comprendre comment la météorologie de surface modifie la haute atmosphère martienne.

    Ce ne sera évidemment pas la première sonde envoyée pour étudier les couches de gaz qui entourent la Planète rouge mais la surveiller en permanence n'est jamais inutile. Encore aujourd'hui il se produit en effet des phénomènes météorologiques dont on ne comprend toujours pas bien le fonctionnement et pour lesquels il n'existe pas encore de modèle fiable. C'est notamment le cas des tempêtes de sable mais également de ces mystérieux et gigantesques panaches nuageux évoluant à une altitude anormalement élevée et visibles depuis la Terre.

    La sonde martienne Hope des Émirats arabes unis célébrera le cinquantenaire de l'indépendance de cet État qui regroupe sept émirats. © Mohammed bin Rashid Space Center

    La sonde martienne Hope des Émirats arabes unis célébrera le cinquantenaire de l'indépendance de cet État qui regroupe sept émirats. © Mohammed bin Rashid Space Center 

    Hope en complément de la mission Maven

    Pour accompagner les Émiratis dans leur projet, l'UAESA fera équipe avec l'université du Colorado, à Boulder, dont le laboratoire Atmospheric and Space Physics sera le responsable scientifique. Ce même laboratoire est d'ailleurs également le principal investigateur de la mission Maven. Hope viendra ainsi en complément. En orbite autour de Mars depuis septembre 2014, cette sonde de la Nasa a pour objet d'étudier la haute atmosphère et l'ionosphère de la Planète rouge ainsi que leurs interactions avec le vent solaire de façon à mieux comprendre l'évolution climatique.

    Ce sera donc bien une mission qui apportera un plus à la connaissance de Mars. Elle ne rééditera pas de mesures déjà faites comme ce fut le cas par exemple de la sonde Mars Orbiter Mission de l'Inde. De façon plus large, les données de Hope serviront aux modèles climatiques qui tentent de comprendre pourquoi et comment Mars est passée d'une planète chaude et humide au monde froid et sec que l'on observe aujourd'hui.

    Cette sonde sera construite très vraisemblablement par un industriel américain et les trois instruments qu'elle embarquera (une caméra et deux spectromètres) seront fournis par le LASP de l'université de Boulder. Elle sera lancée en 2020 et arrivera autour de Mars sept mois plus tard sur une orbite elliptique avec un périgée de 22.000 kilomètres et un apogée de 44.000 kilomètres.

    À cette volonté de faire de la « science utile » s'ajoute celle d'associer à la réalisation de cette mission, de nombreux étudiants et ingénieurs Émiratis.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/mars-mars-sonde-hope-emirats-arabes-unis-route-japon-58196/?fbclid=IwAR2iYDrxf1uYH5n8fCzBmbrkjzDNhCWIolnwRV4mcVEriZZE-T4uaBd5VP8#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 27.04.2020: Actualité de l'astronomie / Bienvenue dans l'ère des hypertélescopes

    Bienvenue dans l'ère des hypertélescopes

     

    la rédaction de Futura

     

     

    L'hypertélescope « amélioré » pourrait imager plusieurs étoiles simultanément et contribuer également à la recherche de la vie dans d'autres systèmes solaires.

    Dans les secrets des trous noirs grâce à un radiotélescope sur la Lune  Le 10 avril 2019, des chercheurs dévoilaient la toute première image d’un trou noir supermassif. Une image à couper le souffle. Mais qui restait un peu floue. Pas de quoi en tirer des informations précises. Pour cela, préviennent les astronomes, il faudra agrandir l’Event Horizon Telescope. En construisant un radiotélescope sur la Lune ! 

    Des chercheurs ont conçu une nouvelle caméra qui pourrait permettre aux hypertélescopes d'imager plusieurs étoiles à la fois. Cette conception « améliorée »  permet d'obtenir des images à très haute résolution d'objets extrasolaires. Les cibles visées pourraient être des exoplanètes mais aussi des pulsars, des amas globulaires voire des galaxies éloignées.

    Antoine Labeyrie, professeur émérite au Collège de France et à l'Observatoire de la Côte d'Azur, mais aussi pionnier dans cette recherche, précise : « Un hypertélescope multichamp peut capturer une image très détaillée d'une étoile, montrant peut-être aussi ses planètes et même les détails de la surface de ces dernières. Il permettrait d'observer les exoplanètes avec suffisamment de détails pour que la spectroscopie entre en scène afin de rechercher des preuves de la vie photosynthétique ».

    VOIR AUSSIPartez à la chasse aux exoplanètes et aux trous noirs

    Dans la revue Optics Letters de la société Optical society's (OSA), le même Antoine Labeyrie et un collège de chercheurs pluri-institutionnel apportent des résultats de modélisation optique venant confirmer le fait que la conception multichamp peut considérablement étendre la couverture étroite du champ de vision des hypertélescopes développés à ce jour.

    L'hypertélescope est un projet expérimental, installé dans les Alpes de Haute Provence. © hypertelescope.org

    L'hypertélescope est un projet expérimental, installé dans les Alpes de Haute Provence. © hypertelescope.org 

    Un miroir agrandi

    Les grands télescopes optiques utilisent des miroirs concaves pour concentrer la lumière des objets observés et la taille de ces miroirs n'a cessé d'augmenter. Mais ce type de miroir a une limite au niveau de la taille justement. Les hypertélescopes sont conçus pour surmonter cette limite par l'utilisation astucieuse de grands réseaux de miroirs qui peuvent être espacés sur de grandes distances. Une version grandeur nature de ce type de télescope est actuellement en construction dans les Alpes françaises.

    Pour ce projet, les chercheurs ont utilisé des modèles informatiques afin d'obtenir une conception d'hypertélescope avec un champ de vision beaucoup plus large. La formule pourrait être utilisée sur Terre, mais aussi dans un cratère de la Lune ou même à très grande échelle dans l'espace. Certes, la construction d'un hypertélescope dans l'espace nécessiterait une armada de petits miroirs espacés pour former un très grand miroir concave. Ce dernier concentrerait alors la lumière de l'objet observé vers un vaisseau spatial séparé transportant la caméra ainsi que d'autres composants optiques nécessaires.

    La conception multichamp est « un ajout plutôt modeste au système optique d'un hypertélescope, mais devrait considérablement améliorer ses capacités », a déclaré Antoine Labeyrie et d'ajouter : « Une version finale déployée dans l'espace pourrait avoir un diamètre des dizaines de fois plus grand que sur Terre et pourrait être utilisée pour révéler des détails d'objets extrêmement petits tels que le pulsar du crabe, une étoile à neutrons qui ne mesurerait que 20 kilomètres. »

    Schéma de l’installation de l’hypertélescope dans le vallon de la Moutière. © hypertelescope.org

    Schéma de l’installation de l’hypertélescope dans le vallon de la Moutière. © hypertelescope.org 

    Un système micro-optique

    Les hypertélescopes utilisent ce que l'on appelle la « densification des pupilles » pour concentrer la collecte de la lumière afin de former des images haute résolution. Ce processus limite le champ de vision empêchant la formation d'images d'objets diffus ou de grande taille (amas d'étoiles globulaires, galaxie). Les chercheurs ont alors développé un système micro-optique qui peut être utilisé avec la caméra de l'hypertélescope pour générer simultanément des images distinctes de chaque champ d'intérêt. Pour les amas d'étoiles, par exemple, cela permet d'obtenir des images distinctes de chacune des milliers d'étoiles... en même temps.

    La conception multichamp proposée peut être comprise comme un instrument agrégé de plusieurs hypertélescopes indépendants, chacun avec un axe optique différemment incliné qui lui donne un champ d'imagerie unique. Les images adjacentes sont alors concentrées sur un seul capteur final. Ce projet nécessite également le développement de nouveaux composants -- composants d'optique adaptative pour corriger les imperfections optiques résiduelles dans la conception hors axe, développement de techniques d'alignement et de logiciels de contrôle afin que la nouvelle caméra puisse être utilisée avec le prototype dans les Alpes.

    Tout cela laisse entrevoir des découvertes exceptionnelles au niveau des exoplanètes et d'une importance majeure concernant la réponse à la question de la place de l'humanité dans cette immensité qui lui est offerte en observation.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/telescope-geant-bienvenue-ere-hypertelescopes-80614/?fbclid=IwAR0Kq654nFfkbQbHckEePM8h_Ww41Emp2XM8iKEIoeTZIKFEHmfVacAdsmc#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura