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Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 14.03.2020: Actualité de l'astronomie / Origine de la Lune : le problème de l'oxygène avec le scénario de l'impact résolu ?

    Origine de la Lune : le problème de l'oxygène avec le scénario de l'impact résolu ?

     

    Journaliste

    Comprendre l'origine de la Lune consiste en quelque sorte à résoudre un puzzle combinant des considérations de cosmochimie et de mécanique céleste. Elles ont mené à l'hypothèse d'une collision entre la jeune Terre et une petite planète appelée Théia, il y a environ 4,5 milliards d'années mais des difficultés avec ce scénario subsistent. L'une d'elles, avec les isotopes de l'oxygène, vient peut-être de disparaître.

    Les clés de l'univers : la mystérieuse naissance de la Lune  L’origine de la Lune est entourée de mystère. Séparation à partir d’une autre planète, création simultanée avec le Système solaire ou encore collision avec la Terre, plusieurs hypothèses quant à sa formation ont été avancées au cours du temps. Discovery Science s’est penché sur la question au cours de cet épisode des Clés de l'univers. 

    L'année dernière, la Nasa avait annoncé à l'occasion des 50 ans du premier alunissage des missions Apollo qu'elle allait sortir de leur hibernation, si l'on peut dire, des échantillons de roches lunaires ramenés par ces missions mais qui avaient été volontairement laissés intacts et isolés à ce moment-là. L'idée était de laisser ces échantillons aux cosmochimistes et planétologues du XXIe siècle, mieux à même de les analyser avec des technologies plus avancées, mais nécessitant que les échantillons soient vierges de toutes tentatives pour ne pas altérer leurs mémoires.

    Mais même des échantillons déjà exploités il y a des décennies peuvent révéler des informations sur l'histoire du Système solaire et en l'occurrence sur l'origine de la Lune, si l'on en croit une publication dans Nature Geoscience de trois chercheurs de l'University of New Mexico à Albuquerque (États-Unis). En utilisant des spectromètres de masses du Center for Stable Isotopes, ils ont revisité les mesures des abondances en isotopes de l'oxygène (16O,17O,18O) de nombreux échantillons de roches lunaires conservés au Centre spatial Lyndon B. Johnson, en les comparant ensuite aux mêmes abondances déterminées avec les mêmes instruments dans des roches terrestres (on peut trouver les échantillons lunaires utilisés sur une archive de la Nasa).

    Une présentation des archives des roches lunaires. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © PBS NewsHour

    Dans le premier cas, il s'agissait de basaltesanorthositesnorites et verres volcaniques (le fameux sol orange d'Apollo 17), alors que dans le second on trouvait également des basaltes mais aussi des gabbros et des péridotites. Dans tous ces cas, l'ensemble des échantillons devait permettre de se faire une idée de la composition moyenne silicatée des deux astres et donc d'accéder à celles en isotopes de l'oxygène qui se trouvent dans les manteaux lunaires et terrestres.

    Des signatures isotopiques différentes en accord avec un impact géant

    Les résultats obtenus ont surpris les chercheurs, ils ont découvert des variations entre les abondances des échantillons lunaires et celles des échantillons terrestres qui avaient jusqu'ici échappé à leurs prédécesseurs. Pour la première fois, on découvrait qu'il y avait bien une différence entre la signature isotopique de l'oxygène du manteau lunaire et celle du manteau de la Terre. Or, cette différence était attendue si le fameux scénario de l'impact géant entre la proto-terre et une petite planète de la taille de Mars et baptisée Théia - en souvenir de la divinité grecque mère d'Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune) - était bien la bonne explication de l'origine de la Lune, comme Futura l'expliquait dans le précédent article ci-dessous.

    Une des roches lunaires utilisées par les chercheurs. Sa référence pour la mission Apollo 11 est 10044. © Nasa

    Une des roches lunaires utilisées par les chercheurs. Sa référence pour la mission Apollo 11 est 10044. © Nasa 

    Rappelons rapidement que les simulations de capture de la Lune par la Terre ne sont pas très favorables à une capture gravitationnelle en douceur mais implique plutôt une collision. De plus, les premières analyses des roches lunaires montraient des abondances en certains isotopes très proches, voire justement identiques dans le cas de l'oxygène entre ces roches et celles de la Terre, indiquant une origine commune. Or, les modèles de la formation du Système solaire et ce que l'on sait de la composition des météorites, dont certaines sont des roches martiennes, nous indiquent que selon leur lieu d'origine les planètes rocheuses ne peuvent pas avoir des compositions aussi proches.

    On pouvait résoudre presque toutes les énigmes en supposant que Théia en entrant en collision avec la Terre avait arraché une partie de son manteau. Les éjectas produits se seraient alors mélangés aux restes de Théia en orbite autour de la Terre qui, par accrétion, auraient donné la Lune.

    Le problème, c'est que les abondances des isotopes de l'oxygène, en particulier, étaient bien trop proches, ce qui suggérait soit que Théia s'était formée très proche de la Terre dans le disque protoplanétaire, ce qui était difficile à comprendre et à justifier mais pas impossible, soit il fallait faire intervenir des processus d'homogénéisation et de mélange entre les matériaux de la proto-Terre et de Théia qui n'allaient pas de soi.

    Les nouvelles mesures aujourd'hui annoncées semblent donc résoudre pour la première fois les contradictions ou pour le moins les difficultés, de sorte que le scénario de l'impact géant en sort renforcé.

    Une autre des roches lunaires utilisées par les chercheurs. Sa référence pour la mission Apollo 15 est 15426. © Nasa

    Une autre des roches lunaires utilisées par les chercheurs. Sa référence pour la mission Apollo 15 est 15426. © Nasa 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/formation-systeme-solaire-origine-lune-probleme-oxygene-scenario-impact-resolu-57871/?fbclid=IwAR2NvNvcA54x06lPLfy0neRGlpxdkfCSx_HJ2GKxDQT_SPrxF2u5yFPJLAM#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

     

  • LE 14.03.2020: Actualité de météo /Orages et vent forts au sud dimanche : à quoi s'attendre ?

    Une dépression remonte d'Espagne vers le sud de la France entre dimanche soir et lundi. Elle provoque un épisode de fortes pluies sur le sud de l'Aquitaine et de fort vent d'Autan en Occitanie.

    Entre de l'air frais qui descend d'Irlande vers le Portugal et de l'air doux qui remonte du Maroc vers la France, une dépression se forme sur l'Espagne, à l'origine de pluies abondantes en Aquitaine et d'un épisode d'Autan turbulent sur l'Occitanie.

    Dimanche soir, après une journée printanière, le temps se dégrade sur le sud de l'Aquitaine avec de fortes averses orageuses, notamment sur les Pyrénées-Atlantiques. Dans le même temps, le vent d'Autan se renforce et atteint les 100 km/h en rafales entre l'Aveyron et le Tarn.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, il pleut abondamment sur les Pyrénées-Atlantiques, et dans une moindre mesure sur la Gironde, les Landes et le sud des Charentes avec des cumuls qui deviennent importants avec des risques ponctuels d'inondations près des points bas et d'une forte réaction de la Nive et de la Nivelle. Dans le même temps, l'épisode de vent d'Autan atteint son point culminant avec des rafales à 120 km/h sur la Montagne Noire et les plateaux aveyronnais.

    Lundi matin, le vent commence à faiblir en Occitanie alors qu'il continue à pleuvoir fortement sur les Pyrénées-Atlantiques avec de fortes chutes de neige sur l'ouest des Pyrénées dès 1000 mètres (40 à 80 cm de neige attendus au-dessus de 1300 mètres) et un risque de formation de congères rendant les accès aux stations de ski très difficiles.

    A partir de lundi après-midi, l'épisode d'intempéries se termine avec le comblement de la dépression sur le centre de la France, avec l'affaiblissement des pluies et la disparition du vent d'Autan.

     

     

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 14.03.2020: Actualité de météo /Demain dimanche 15 mars : soleil printanier malgré quelques orages

    Pour ce dimanche 15 mars, le soleil brille sur de nombreuses régions, avec quelques bémols, sous forme de pluies en Bretagne et sur les Cévennes, d'averses orageuses en Aquitaine en fin d'après-midi et d'un vent d'Autan turbulent en Midi-Pyrénées.

    A retenir :

    Une belle journée dans l'Est

    Le retour des pluies en Bretagne et sur les Cévennes et d'averses orageuses en Aquitaine

    Le vent d'Autan qui devient turbulent en Midi-Pyrénées l'après-midi

    De petites gelées le matin en Alsace et de températures en hausse partout l'après-midi par rapport à samedi dans une ambiance qui devient printanière l'après-midi

    Contexte général :

    L'anticyclone présent ce samedi sur la France se décale vers l'Allemagne. Il vous apporte du soleil si vous êtes dans l'est de la France. Près de l'Atlantique, le temps se dégrade à l'approche d'une perturbation qui provoque des pluies en Bretagne et des averses orageuses en Aquitaine. Le vent du Sud canalisé entre l'anticyclone allemand et la dépression atlantique vous apporte de la douceur l'après-midi, mais aussi des entrées maritimes en Languedoc-Roussillon avec un vent d'Autan turbulent en Occitanie et des ondées sur les Cévennes.

    Détail par régions

    En Bretagne, vous passez la journée sous la pluie et un vent sensible avec des rafales à 60-70 km/h et à peine plus de 12 à 13°C l'après-midi.

    Des Pays-de-la-Loire à la Normandie aux Hauts-de-France, le ciel est souvent nuageux mais grâce aux température en hausse par rapport à samedi, le ressenti est printanier avec 15 à 18°C l'après-midi.

    Du bassin aquitain et des Pyrénées aux Charentes, le ciel se voile de plus en plus l'après-midi, avant la dégradation pluvio-orageuse en soirée. Mais avant cette dégradation, vous profitez d'une belle douceur avec 20 à 22°C l'après-midi.

    En Languedoc Roussillon, votre journée se déroule sous les entrées maritimes de plus en plus envahissantes et un vent Marin sensible à 60 km/h en rafales avec pas plus de 12 à 14°C l'après-midi et un ressenti assez frais. Quelques ondées se déclenchent sur les Cévennes.

    De l'Auvergne à la Côte d'Azur et des Alpes à l'Auvergne en remontant vers le Grand-Est, la Bourgogne Franche Comté et la région parisienne Île-de-France, la journée se déroule sous le soleil à peine voilé par quelques passages de nuages élevés inoffensifs.

    Il fait frais le matin avec 1 à 6°C et même quelques gelées blanches de l'Alsace aux vallées d'Auvergne Rhône-Alpes. L'après-midi, grâce au vent du Sud qui se lève, notamment en vallée du Rhône, et à un soleil généreux, les températures grimpent avec 15 à 18°C en moyenne.

    Conseils du météorologue

    C'est une belle journée dont il faut profiter pour vous aérer et vous balader si vous êtes dans l'est du pays, avec du soleil ! Couvrez-vous tout de même le matin car les premières heures de la journée sont fraîches ! Et pensez aux lunettes de soleil l'après-midi ! En Bretagne, le parapluie est souvent nécessaire. Dans le sud, c'est le vent d'Autan dont il faut vous méfier si vous circulez, mais attention aussi aux chaussées humides dans les Cévennes. Enfin sur le bassin aquitain, et notamment en bord de mer, ne vous fiez pas au soleil du début d'après-midi, car vous pourriez être surpris par des averses orageuses en fin de journée...

     

     

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 14.03.2020: Actualité de météo /Météo du samedi 14 mars : temps contrasté entre le nord et le sud

    Le beau week-end annoncé présente quelques nuances pour ce samedi, avec le passage d'averses au nord de la Loire dans un ciel très nuageux. Au sud de la Loire, la présence du soleil n'est pas remise en cause.

    A retenir :

    Petite dégradation au nord de la Loire après un beau vendredi

    De larges éclaircies au sud de la Loire

    Du mistral et de la tramontane au sud

    Des températures de saison

    Contexte météo

    L'anticyclone des Açores, qui avait réussi à faire une belle percée vers l'hexagone hier vendredi, marque une petite faiblesse par le nord-ouest avec le passage d'un front froid porteur d'averses ce samedi. Au sud de la Loire, l'anticyclone se maintient et garantit un temps stable, avec du mistral en Méditerranée. Les températures sont de saison, avec une bonne fraîcheur matinale.

    Détails par régions

    Au nord-ouest, de la Bretagne à la Basse-Normandie,le ciel est déjà chaotique dès ce matin avec des averses et un vent modéré. Cet après-midi, des éclaircies reviennent en Bretagne tandis que les averses circulent vers la Haute-Normandie et l'Île-de-France.

    De l'Île-de-France au nord-est en passant par les Hauts de France, quelques éclaircies matinales sont parfois assez belles, surtout vers la Champagne-Ardennes, mais les nuages se développent rapidement et les averses arrivent dès la fin de matinée en Picardie, puis l'après-midi sur l'Île-de-France et progressent vers les frontières du nord-est, avec un peu de vent. L'ambiance est donc de saison.

    Au sud de la Loire, le temps clément n'est pas remis en cause, mais, du Poitou-Charentes au Centre, les nuages débordent et quelques gouttes sont possibles le long du Val de Loire. Plus on descend vers l'Auvergne, la Bourgogne et la Franche-Comté, plus les éclaircies sont prédominantes.

    Les températures sont fraîches ce matin après une nuit dégagée avec quelques gelées blanches à nouveau, puis les températures sont de saison l'après-midi (12°C à 14°C).

    De l'Aquitaine à l'Occitanie et à la Méditerranée, il fait beau. Quelques nuages bas peuvent engrisailler le piémont pyrénéen tandis que le ciel est un peu voilé en Corse. Les conditions sont belles en montagne, en particulier sur les Pyrénées et les Alpes du Sud. Mistral et tramontane se maintiennent en leurs domaines respectifs. Les températures sont de saison également par ici.

     

     

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 13.03.2020: Actualité de l'astronomie / Il pleut du fer en fusion sur l'exoplanète infernale Wasp-76b

    Il pleut du fer en fusion sur l'exoplanète infernale Wasp-76b

     

    Journaliste

     

    WASP-76 b est une Jupiter chaude dont on commence à sonder la composition de son atmosphère. Les études réalisées conduisent à penser qu'il s'y forme des gouttes de fer en fusion à la frontière, entre sa face diurne et sa face nocturne, alors que l'exoplanète est en rotation synchrone autour de son étoile hôte.

     

    « Il y a plus de choses dans le Ciel et sur la Terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie. » Cette citation célèbre du Hamlet de William Shakespeare peut sans aucun doute s'appliquer à WASP-76 b, une exoplanète découverte en 2016 dans le cadre d'une campagne d'observation menée avec WASP (Wide Angle Search for Planets), et à bien d'autres comme l'explique la vidéo ci-dessous.

    Elle tire son nom de WASP, un consortium international de plusieurs organisations académiques effectuant une recherche ultra-grand angle d'exoplanètes par la méthode du transit à l'aide de deux observatoires robotiques en fonctionnement continu couvrant l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud. L'un se trouve à l'observatoire de Roque de los Muchachos à La Palma dans les îles Canaries, l'autre se trouve à l'Observatoire astronomique sud-africain, (en anglais South African Astronomical Observatory ; en abrégé Saao).

    Mais, aujourd'hui WASP-76 b vient sur le devant de la scène à la suite d'un communiqué de l'ESO qu'accompagne une publication de la revue Nature. Il annonce que des astronomes l'étudiant à l'aide de l'instrument Espresso équipant depuis quelques temps le VLT, ont mis en évidence dans l'atmosphère de cette exoplanète des averses de fer en fusion !  

    David Ehrenreich, professeur à l'Université de Genève en Suisse, et qui a conduit l'équipe à l'origine de cette découverte, explique en effet dans le communiqué : « Nous pourrions affirmer que cette planète est caractérisée par une météo pluvieuse en soirée, au détail près qu'il s'agit ici de précipitations de fer » . WASP-76 b vient donc rejoindre la liste des exoplanètes les plus étranges ayant fait l'objet d'une détection ou d'une étude au moyen des télescopes de l'ESO.

    Un extrait de l'ESOCast portant sur les exoplanètes les plus étranges ayant fait l’objet de recherches au moyen des télescopes de l’ESO. Dans ce passage, le cas de WASP-76 b est abordé. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © ESO

    Rappelons qu'Espresso - pour Echelle SPectrograph for Rocky Exoplanets and Stable Spectroscopic Observations (spectrographe à échelle dédié à l'étude des exoplanètes rocheuses et aux observations spectroscopiques stables) - fut à l'origine conçu pour détecter par la méthode des vitesses radiales des exoterres potentielles autour d'étoiles de type solaire. Mais, comme l'explique dans le communiqué de l'Eso, Pedro Figueira, scientifique en charge de l'instrument au Chili : « Nous nous sommes rapidement aperçus que la formidable puissance collectrice du VLT, conjuguée à l'extrême stabilité d'Espresso, en faisait un instrument idéal pour étudier les atmosphères exoplanétaires. »

    Une Jupiter chaude en rotation synchrone

    C'est donc ce qu'ont commencé à faire les astronomes en septembre 2018 avec WASP-76 b qui orbite autour de WASP-76, une étoile de type F qui se situe à environ 390 années-lumière du Système solaire dans la constellation des Poissons. Rappelons que les étoiles de type F ont des températures de surface qui varient entre 6.000 et 7.600 K et des masse entre 1,05 et 1,4 masse solaire. L'exoplanète, d'abord détectée par la méthode du transit, avait vu son existence confirmée par celle des vitesses radiales de sorte que l'on savait qu'elle avait une masse d'environ 0,92 fois celle de Jupiter pour un rayon environ 1,8 fois plus grand, soit environ 20 fois celui de la Terre. C'est donc une géante gazeuse, or elle orbite autour de son étoile hôte en seulement 1,8 jour à une distance d'environ 0,033 UA. WASP-76 b est donc clairement une Jupiter chaude.

    On sait de plus que l'exoplanète est en rotation synchrone autour de WASP-76 et qu'elle lui montre donc toujours sa même face comme dans le cas de la Lune par rapport à la Terre. Les mesures indiquent que sa face diurne voit sa température de surface grimper au-delà des 2.400 degrés Celsius car elle reçoit de son étoile hôte un rayonnement des milliers de fois supérieur à celui que la Terre reçoit du Soleil, ce qui est largement suffisant pour vaporiser les métaux dont elle est constituée.

    Sur cette vue d'artiste du dessinateur, Frederik Peeters, de forts vents charrient la vapeur de fer vers la face nocturne, plus tempérée, où elle se condense en gouttelettes de fer. © Frederik Peeters, ESO

    Sur cette vue d'artiste du dessinateur, Frederik Peeters, de forts vents charrient la vapeur de fer vers la face nocturne, plus tempérée, où elle se condense en gouttelettes de fer. © Frederik Peeters, ESO 

    Il pleut du fer sur la face sombre

    Par contre, la température de la face nocturne est d'environ 1.500 degrés Celsius, ce qui veut dire qu'il y a nécessairement des vents violents qui transportent de la matière et de la chaleur entre les deux faces. En plus d'un gradient thermique, il s'établit aussi un gradient chimique entre ces dernières d'après les mesures d'Espresso et tout particulièrement entre les deux côtés de la frontière entre les faces diurne et nocturne, l'équivalent du terminateur de la Lune. Du premier côté, en allant en direction de la face nocturne, donc comme si c'était le soir, on trouve la signature spectrale de la vapeur de fer (sa température de fusion est de  1.538 °C ) mais, comme l'explique David Ehrenreich, « étonnamment toutefois, nous n'avons détecté aucune trace de vapeur de fer à la frontière du matin. Il s'ensuit qu'il pleut du fer sur la face sombre de cette exoplanète extrême ».

    Sa collègue Maria Rosa Zapatero Osorio, astrophysicienne au Centre d'Astrobiologie de Madrid (Espagne) et responsable de l'équipe scientifique d'Espresso précise toujours dans le communiqué de l'Eso que « les observations indiquent que la vapeur de fer est abondante dans l'atmosphère surplombant la face éclairée - de température élevée - de WASP-76b. Une fraction de ce fer se trouve injectée du côté nocturne sous le double effet de la rotation de la planète et de la circulation atmosphérique. À la rencontre de cet environnement plus froid, le fer condense et retombe sous forme de pluie » .

    Quelles sont les exoplanètes les plus étranges ayant fait l’objet de recherches au moyen des télescopes de l’ESO ? Cet ESOCast apporte la réponse à cette question. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © ESO

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-il-pleut-fer-fusion-exoplanete-infernale-wasp-76b-20793/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 13.03.2020: Actualité de météo / Météo du samedi 14 mars : nuages au nord, soleil au sud

    Le beau week-end annoncé présente quelques nuances pour ce samedi, avec le passage d'averses au nord de la Loire dans un ciel très nuageux. Au sud de la Loire, la présence du soleil n'est pas remise en cause.

    A retenir :

    Petite dégradation au nord de la Loire après un beau vendredi

    De larges éclaircies au sud de la Loire

    Du mistral et de la tramontane au sud

    Des températures de saison

    Contexte météo

    L'anticyclone des Açores, qui avait réussi à faire une belle percée vers l'hexagone ce vendredi, marque une petite faiblesse par le nord-ouest avec le passage d'un front froid porteur d'averses. Au sud de la Loire, l'anticyclone se maintient et garantit un temps stable, avec du mistral en Méditerranée. Les températures sont de saison, avec une bonne fraîcheur matinale.

    Détails par régions

    Au nord-ouest, de la Bretagne à la Basse-Normandie,le ciel est déjà chaotique dès le matin avec des averses et un vent modéré. L'après-midi, des éclaircies reviennent en Bretagne tandis que les averses circulent vers la Haute-Normandie et l'Île-de-France.

    De l'Île-de-France au nord-est en passant par les Hauts de France, quelques éclaircies matinales sont parfois assez belles, surtout vers la Champagne-Ardennes, mais les nuages se développent rapidement et les averses arrivent dès la fin de matinée en Picardie, puis l'après-midi sur l'Île-de-France et progressent vers les frontières du nord-est, avec un peu de vent. L'ambiance est donc de saison.

    Au sud de la Loire, le temps clément n'est pas remis en cause, mais, du Poitou-Charentes au Centre, les nuages débordent et quelques gouttes sont possibles le long du Val de Loire. Plus on descend vers l'Auvergne, la Bourgogne et la Franche-Comté, plus les éclaircies sont prédominantes.

    Les températures sont fraîches le matin après une nuit dégagée avec quelques gelées blanches à nouveau, puis les températures sont de saison l'après-midi (12°C à 14°C).

    De l'Aquitaine à l'Occitanie et à la Méditerranée, il fait beau. Quelques nuages bas peuvent engrisailler le piémont pyrénéen tandis que le ciel est un peu voilé en Corse. Les conditions sont belles en montagne, en particulier sur les Pyrénées et les Alpes du Sud. Mistral et tramontane se maintiennent en leurs domaines respectifs. Les températures sont de saison également par ici.

     

     

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 13.03.2020: Actualité de météo / Alternance de passages perturbés et d’éclaircies ces prochains jours

    Situation classique sur l'Europe. L'anticyclone des Acores, comme les dépressions islandaises, restent cantonnés près de leurs îles éponymes. La France se retrouve ainsi soumise à un flux océanique plutôt doux, avec le passage de perturbations faiblement actives. À partir de dimanche, une dépression se développera sur l'Espagne, dégradant nettement les conditions météorologiques sur le sud de notre pays.

    Animation de la pression réduite au niveau de la mer, de la température à 850 hPa et des précipitations (en rouge) prévues du vendredi 13 mars 00 UTC au jeudi  19 mars 2020 00 UTC 
    Animation de la pression réduite au niveau de la mer, de la température à 850 hPa et des précipitations (en rouge) prévues du vendredi 13 mars 00 UTC au jeudi  19 mars 2020 00 UTC. © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.

    Plus en détail

    Demain samedi, une perturbation pluvieuse concernera le nord-ouest du pays en matinée et perdra de son activité en arrivant l'après-midi sur le Centre, la région parisienne, les Hauts-de-France et la Champagne-Ardenne. Le reste de la moitié nord sera sous un ciel nuageux accompagné de quelques averses. Au sud, les très belles éclaircies résisteront toute la journée. Les températures, sans changement, resteront proches des normales de saison.

    Dimanche, un nouveau front pluvieux arrivera par la pointe de la Bretagne et envahira tout l'ouest de la France dans l'après-midi. Sur les régions méditerranéennes, les vents de dominante sud s'installeront et favoriseront les entrées maritimes localement pluvieuses. Ailleurs, après une matinée ensoleillée, les nuages se feront de plus en plus présents. Légère hausse du mercure sur le Sud et l'Est.

    Lundi, les conditions se dégraderont nettement dans le midi avec le passage d'un épisode pluvieux marqué, circulant de l'Aquitaine au Massif central, puis vers l'Occitanie. Sur le reste du pays les nuages seront nombreux et quelques gouttes se produiront. Seul le nord-est de la France restera protégé avec un temps sec sous un voile nuageux. Les vents de sud-est se maintiendront sur la Méditerranée. Les températures, sous les nuages, accuseront une baisse et redeviendront proches des valeurs de saison.

    Ensuite, l'anticyclone devrait revenir en force nous assurant un temps sec sous un soleil bien présent.

     

     

     

     

     

    Actualité par Météo-France

  • LE 13.03.2020: Actualité de météo / Météo week-end : du soleil, mais pas pour tout le monde

    Ce week-end des 14 et 15 mars s’annonce majoritairement agréable, après plus d’un mois et demi de week-ends très perturbés et parfois tempétueux. Sur une grande moitié Est le ressenti sera même parfois printanier, surtout dimanche. Attention cependant aux fortes pluies prévues dans le sud-ouest dès dimanche soir. Ce week-end précédera un net changement dès lundi, avec le retour d’un anticyclone sur l’Europe Centrale annonçant la persistance d’un temps sec et souvent ensoleillé.

    Grâce à l’extension samedi de l’anticyclone des Açores en direction des régions du sud-ouest puis du nord-est, le temps deviendra majoritairement ensoleillé sur le sud du pays. Ce beau temps se généralisera une grande partie de la journée de dimanche, et grâce à une hausse marquée des températures le ressenti prendra des allures de printemps.

    Du soleil, surtout dimanche

    Samedi, le temps restera assez contrasté entre le nord et le sud. Les régions du nord seront en effet soumises à l’influence de la présence d’une faible perturbation apportant quelques pluies sur le nord-ouest et des nuages en direction du Grand Est. En direction du sud, le soleil sera là de plus en plus présent grâce aux hautes pressions qui prolongeront l’anticyclone des Açores. Petit bémol cependant en direction de l’ouest de la Provence, où le mistral parfois fort apportera une bonne fraîcheur.

    Dimanche, le beau temps se généralisera grâce à l’orientation du vent au sud. Seule la Bretagne connaitra un temps faiblement perturbé avec des pluies assez faibles liées à la stagnation d’une perturbation, ainsi que le Languedoc-Roussillon avec un ciel nuageux et un fort vent d’autan. Les températures seront en nette hausse et contribueront à un ressenti printanier sur bon nombre de régions. A noter qu’une dégradation pluvio-orageuse marquée concernera l’ouest des Pyrénées à partir de la soirée.

    Risque de fortes pluies orageuses dans le sud-ouest confirmé

    Prudence si vous êtes dans le sud-ouest, car le temps se dégradera fortement à partir de dimanche soir avec le développement de fortes pluies orageuses sur l’ouest des Pyrénées. L’évolution est en effet propice à d’assez importants cumuls de pluies entre la soirée et la nuit sur l’ouest pyrénéen et particulièrement sur les zones de piémont et les reliefs. La limite pluie-neige s’abaissera à 1300m dès la soirée et pourrait engendrer des difficultés de circulation dans la nuit puis la matinée de lundi.

    Températures:

    Le matin, il fera de 0 à 5°C du nord au sud avec quelques gelées blanches possibles samedi sur le Grand Est et le massif central. L'après-midi, les maximales évolueront le plus souvent entre 12 et 16°C avec des pointes entre 16°C et 20°C sur le sud-est.

    Pour dimanche, les températures seront un peu plus élevées l'après-midi avec souvent 15 à 18°C à l’exception de la Bretagne avec une fraîcheur liée à la pluie.

     

     

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO