Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 13.03.2020: Actualité de l'astronomie / Comment Titan a échappé à sa destruction par Saturne.
- Par dimitri1977
- Le 13/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Comment Titan a échappé à sa destruction par Saturne
Laurent Sacco
Journaliste

Jusqu'à présent, toutes les simulations numériques conduisaient à la formation de plusieurs lunes de Saturne de la taille de Titan, qui étaient toutes rapidement avalées par la géante ou survivaient, laissant donc au moins deux satellites de grandes tailles. Pour la première fois, un scénario permet à Titan d'apparaître dans les simulations tout en échappant, seul, à la destruction.
Construire la cosmogonie du Système solaire ne nécessite pas seulement de rendre compte de la formation des planètes mais aussi de leurs lunes et des anneaux qu'elles pourraient posséder. L'origine de la Lune de la Terre, tout autant que celles de Saturne et de ses anneaux, interroge. On aimerait bien comprendre notamment comment cette géante gazeuse a acquis son satellite Titan.
Rappelons que c'est la plus grande lune de Saturne et la deuxième plus grande lune de notre Système solaire après Ganymède, la lune de Jupiter, qui est plus grande de seulement 2 %. Avec un rayon d'environ 2.575 kilomètres, Titan est non seulement d'environ 50 % plus grand que notre Lune mais aussi plus grand que la planète Mercure.

Vue d'artiste de lune se formant autour d'une planète gazeuse géante, telle Jupiter ou Saturne, qui se forme elle-même toujours autour d'une étoile dans son disque protoplanétaire. © Nagoya University
Pour expliquer sa naissance, les planétologues font généralement intervenir une formation en quelque sorte in situ de Titan dans un disque d'accrétion contenant poussières et surtout gaz autour de la jeune Saturne, de façon analogue à la genèse des planètes dans le disque protosolaire autour du jeune Soleil. Cette sous-nébuleuse saturnienne, comme les chercheurs l'appellent, serait même à l'origine des autres lunes de Saturne telle Encelande et Japet. Pour la petite histoire, si Titan fut découvert par Christian Huygens, Téthys, Dioné, Rhéa et Japet le furent par Jean-Dominique Cassini qui les nomma Sidera Lodoicea (« les étoiles de Louis ») en l'honneur du roi Louis XIV.
Mais ce scénario avait un problème. Les simulations numériques sur ordinateurs conduites jusqu'à présent pour reproduire la formation de Titan, soit échouaient à produire un corps céleste de si grande taille, soit en produisaient plusieurs qui survivaient, en claire contradiction avec les observations. En fait, pour être plus précis, de grandes lunes se formaient bien de taille comparable à Titan mais elles finissaient toutes par être englouties rapidement par la géante gazeuse.
La physique du disque d'accrétion mieux modélisée
Mais, aujourd'hui, deux astrophysiciens japonais, Yuri Fujii, professeur à l'Université de Nagoya, et Masahiro Ogihara, professeur à l'Observatoire national d'astronomie du Japon (NAOJ), annoncent avoir trouvé une solution à cette énigme qui fait l'objet d'un article publié dans Astronomy and Astrophysics Letters et disponible également sur arXiv.

Résultats de simulations montrant les rayons orbitaux en fonction du temps de 7 lunes hypothétiques de masse comparable à celle de Titan. Au fur et à mesure que la simulation progresse, presque tous ces satellites tombent sur la planète, cependant, le satellite le plus externe survit jusqu'à ce que le gaz du disque se dissipe. Ce satellite réside temporairement dans la « zone de sécurité ». © Fujii & Ogihara, A&A, 2020
Le disque d'accrétion de la sous-nébuleuse se comporte comme un gaz, avec une température et une pression mais aussi du rayonnement et des sources d'opacité pour ce rayonnement, qui influe sur la distribution des températures dans le disque. Les astrophysiciens ont mieux pris en compte les sources d'opacité pour le transfert radiatif sous la forme de poussières glacées et silicatées. Au final, les simulations étaient mieux à même de rendre compte des effets du gaz sur les lunes en formation dans les calculs qui tenaient évidemment compte aussi des forces d'attraction gravitationnelles présentes entre tous les corps.
Les chercheurs ont alors découvert qu'il existait une sorte de zone de sécurité, une région en forme d'anneau autour de Saturne, dans laquelle une planète de la taille de Titan pouvait se former, migrer vers l'extérieur sous l'effet de la pression d'un gaz plus chaud que dans les précédentes simulations, mais rester dans cette zone alors que les autres, plus proches de Saturne, finissait par être avalées.
Pour la première fois, une simulation numérique conduisait automatiquement à l'existence d'une seule lune géante comme Titan autour de Saturne. Mais les astrophysiciens sont prudents. Il n'est pas encore possible d'en conclure que c'est bien de cette façon que le satellite s'est formé.
Pour le savoir, il faudrait sans doute observer un grand nombre d'exolunes autour d'exosaturnes et découvrir qu'à chaque fois ou presque, il n'existe pour chaque exosaturne qu'une exotitan. Nous n'en sommes pas encore là dans un avenir proche.

Un scénario pour la formation d'une seule grande lune. (1) À mesure qu'une planète se forme, un disque contenant du gaz et de la poussière tourne autour de la planète. Les matériaux solides se condensent dans ce disque. (2) Les composants solides atteignent la taille du satellite dans le disque circumplanétaire. Les simulations de cette recherche ont commencé à partir de cette étape. (3) Les orbites de ces satellites dans le disque changent progressivement en raison de l'influence du gaz. De nombreux satellites approchent de la planète en orbite et finissent par tomber sur la planète. Cependant, un satellite avec une orbite située dans une « zone de sécurité » ne tombe pas dans la planète, mais maintient sa distance de la planète. (4) Alors que le gaz dans le disque se dissipe, le satellite qui survit dans la « zone de sécurité » restera jusqu'au bout avec une orbite stable. © Naoj
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LE 13.03.2020: Actualité de l'astronomie / ExoMars : l'Europe ne partira pas sur Mars en 2020 mais en 2022.
- Par dimitri1977
- Le 13/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
ExoMars : l'Europe ne partira pas sur Mars en 2020 mais en 2022
Xavier Demeersman
Journaliste
L'ESA, l'Agence spatiale européenne, et Roscosmos viennent d'annoncer le report de la mission ExoMars alias Rosalind Franklin. Le rover partira finalement entre août et octobre 2022, prochaine fenêtre de lancement favorable, au lieu de cet été avec son « ami » américain Perseverance (mission Mars 2020).
Des problèmes avec le parachute et aussi l'électronique à bord ont contraint les responsables à repousser son départ pour Mars. S'ajoute à cela, la crise provoquée par le coronavirus, a expliqué le directeur de l'agence spatiale russe, Dmitry Rogozin. « Nous avons pris une décision difficile mais bien pesée de reporter le lancement à 2022. Elle est principalement motivée par la nécessité de maximiser la robustesse de tous les systèmes d'ExoMars ainsi que par des circonstances de force majeure liées à l'exacerbation de la situation épidémiologique en Europe qui a laissé nos experts sans aucune possibilité de voyager dans les industries partenaires. »
« Nous voulons nous assurer à 100 % de la réussite de la mission, a déclaré Jan Wörner, directeur de l'ESA, lors de la conférence de presse donnée avec son homologue russe. Nous ne pouvons nous permettre aucune marge d'erreur. Plus de vérifications assureront un voyage en toute sécurité et les meilleurs résultats scientifiques sur Mars ».
Chargée de mener l'enquête sur de potentielles traces de vie anciennes ou présentes dans le sol de Mars, la mission ExoMars a déjà été reportée en 2018.

Vue d'artiste du rover Rosalind Franklin (ExoMars 2020) de l'Agence spatiale européenne. Le lancement de ce rover martien, à bord d'un lanceur russe Proton, est prévu en juillet 2020. © ESA
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LE 13.03.2020: Actualité de météo / Météo week-end : le retour du soleil confirmé
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- Le 13/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour



Ce week-end des 14 et 15 mars s’annonce majoritairement agréable, après plus d’un mois et demi de week-ends très perturbés et parfois tempétueux. Sur une grande moitié Est le ressenti sera même parfois printanier, surtout dimanche. Attention cependant aux fortes pluies prévues dans le sud-ouest dès dimanche soir. Ce week-end précédera un net changement dès lundi, avec le retour d’un anticyclone sur l’Europe Centrale annonçant la persistance d’un temps sec et souvent ensoleillé.
Grâce à l’extension samedi de l’anticyclone des Açores en direction des régions du sud-ouest puis du nord-est, le temps deviendra majoritairement ensoleillé sur le sud du pays. Ce beau temps se généralisera une grande partie de la journée de dimanche, et grâce à une hausse marquée des températures le ressenti prendra des allures de printemps.
De plus en plus de soleil
Samedi, le temps restera assez contrasté entre le nord et le sud. Les régions du nord seront en effet soumises à l’influence de la présence d’une faible perturbation apportant quelques pluies sur le nord-ouest et des nuages en direction du Grand Est. En direction du sud, le soleil sera là de plus en plus présent grâce aux hautes pressions qui prolongeront l’anticyclone des Açores. Petit bémol cependant en direction de l’ouest de la Provence, où le mistral parfois fort apportera une bonne fraîcheur.
Dimanche, le beau temps se généralisera grâce à l’orientation du vent au sud. Seule la Bretagne connaitra un temps faiblement perturbé avec des pluies assez faibles liées à la stagnation d’une perturbation, ainsi que le Languedoc-Roussillon avec un ciel nuageux et un fort vent d’autan. Les températures seront en nette hausse et contribueront à un ressenti printanier sur bon nombre de régions. A noter qu’une dégradation pluvio-orageuse marquée concernera l’ouest des Pyrénées à partir de la soirée.
Risque de fortes pluies orageuses dans le sud-ouest confirmé
Prudence si vous êtes dans le sud-ouest, car le temps se dégradera fortement à partir de dimanche soir avec le développement de fortes pluies orageuses sur l’ouest des Pyrénées. L’évolution est en effet propice à d’assez importants cumuls de pluies entre la soirée et la nuit sur l’ouest pyrénéen et particulièrement sur les zones de piémont et les reliefs. La limite pluie-neige s’abaissera à 1300m dès la soirée et pourrait engendrer des difficultés de circulation dans la nuit puis la matinée de lundi.
Températures:
Le matin, il fera de 0 à 5°C du nord au sud avec quelques gelées blanches possibles samedi sur le Grand Est et le massif central. L'après-midi, les maximales évolueront le plus souvent entre 12 et 16°C avec des pointes entre 16°C et 20°C sur le sud-est.
Pour dimanche, les températures seront un peu plus élevées l'après-midi avec souvent 15 à 18°C à l’exception de la Bretagne avec une fraîcheur liée à la pluie.
SOURCES CHAINE METEO
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LE 12.03.2020: Actualité de météo / Météo : chaleur dans le Sud-Est, plus de 30 °C en Espagne !
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- Le 12/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Le mercure s'est envolé hier sur la péninsule Ibérique et dans le sud de la France, dépassant les 30 °C en Espagne et les 25 °C en France ! Les températures ont été portées par un ensoleillement généreux et par une masse d'air très doux venue de l'Atlantique subtropical renforcée par le passage d'une crête anticyclonique sur la péninsule Ibérique.

Les 30°C, seuil de fortes chaleurs, ont été franchis pour la première fois de l'année en Espagne ce mercredi (Andalousie et région de Murcie). On a ainsi relevé :
- 31,9 °C à Murcie, à comparer aux 33,6 °C exceptionnels du 10/03/2017, il y a 3 ans !
- 30,9 °C à Séville ;
- 30,8 °C à Moron de la Frontera, ce qui constitue un record mensuel de chaleur, battant les 30,6 °C du 11/03/1981 !
- 25,9 °C à Madrid - Barajas (aéroport).
Des températures dignes de mai-juin dans le sud-est de la France !
Les régions du sud-est de la France se sont illustrées par des températures remarquablement élevées. La douceur était bien sûr aussi présente au nord, mais la présence de nombreux nuages a limité l'envolée des maximales.
On a ainsi relevé hier après-midi :
- 25,8 °C à Générargues (Gard) (+11 °C/normale), une température digne de début juin ;
- 25,2 °C à Nîmes - Courbessac (+10 °C), une valeur digne d'une fin mai ! Depuis le début des mesures en 1922, ce n'est que la 5e fois que le seuil de chaleur est dépassé en première quinzaine de mars.
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LE 12.03.2020: Actualité de météo / Inondations : risque de crues après un début mars souvent très pluvieux
- Par
- Le 12/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Ces dernières semaines, les perturbations d'ouest se sont enchaînées et ont apporté des précipitations significatives sur une grande partie du territoire. La première décade de mars a notamment été particulièrement arrosée, parfois à des niveaux records sur la période, dans l'Ouest. Les sols étant saturés, de nombreuses crues se sont formées. Une période de fortes marées, en cours jusqu'à la fin de la semaine, continue d'entraîner des débordements dommageables au niveau de certains estuaires.
Début mars pluvieux
FIgure 1 - Pression réduite au niveau de la mer moyennée sur les 10 premiers jours de mars en Europe. © Modèle du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.
Figure 2 - Anomalie de précipitations sur les 11 premiers jours de mars 2020 en France. © Météo-France.
Dans la continuité d'un hiver marqué par un courant perturbé d'ouest doux et souvent pluvieux (du moins sur une bonne moitié nord), les perturbations, parfois associées à des tempêtes (Leon, Karine, Myriam, Norberto), ont arrosé abondamment une grande majorité des régions. À la différence de février, où une bonne moitié sud était souvent sous l'influence de hautes pressions (de l'ordre de 1020-1025 hPa en moyenne mensuelle), et donc de perturbations pluvieuses peu actives avec des déficits de pluie en février, les premiers jours de mars ont été particulièrement dépressionnaires, y compris au sud. Les forts cumuls n'ont épargné que le Languedoc et les Bouches-du-Rhône.
Les 62 mm de pluie en moyenne sur la première décade sur la France constituent la deuxième première décade de mars la plus arrosée depuis 1959 (derrière la première décade de mars 2006 avec 64 mm). En fait, en 10 jours, on a souvent dépassé le cumul moyen d'un mois de mars entier. Dans certains départements de l'Ouest, non seulement on dépasse déjà allègrement la normale d'un mois de mars, mais le cumul sur la première décade constitue un record depuis 1959. C'est le cas notamment en Loire-Atlantique (figure 3), en Vendée, dans les Deux-Sèvres, en Maine-et-Loire, dans les Hautes-Pyrénées et également à Paris, dont la station du parc Montsouris dispose de données depuis 1873 (figure 4).
Figure 3 - Cumuls de pluie agrégés sur les 10 premiers jours de mars dans le département de la Loire-Atlantique (44) depuis 1959. © Météo-France.
Figure 4 - Cumuls de pluie agrégés sur les 10 premiers jours de mars à Paris-Montsouris depuis 1873. © Météo-France.
Risque de crues
Depuis plusieurs jours, de très nombreux cours d'eau sont en crue.
Les débits élevés de la plupart des principaux fleuves, conjugués aux fortes marées de ce milieu de semaine, continueront à engendrer des débordements dommageables sur les tronçons en vigilance orange : la Canche, la Seine aval et la Sèvre niortaise aval.
Suivre la situation hydrologique détaillée en direct.
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LE 12.03.2020: Actualité de l'astronomie / Record du blazar le plus lointain observé !
- Par dimitri1977
- Le 12/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Record du blazar le plus lointain observé !
Nathalie Mayer
Journaliste

Les blazars tiennent leur nom de l'anglais to blaze qui signifie flamboyer. Car ils émettent dans l'Univers, des quantités étonnantes de rayonnements. Et celui que des astronomes viennent de mettre au jour à ceci de très particulier qu'il est le plus lointain jamais observé. Sa lumière a mis 12,8 milliards d'années à nous parvenir.
Les blazars, des trous noirs géants accélérateurs de rayons cosmiques C’est une grande première ! Des scientifiques ont réussi à remonter jusqu’à la lointaine source d’émission d’un neutrino de haute énergie, cette particule fantôme qui traverse en général la matière sans interagir avec elle. D’où vient donc ce neutrino ? Comment a-t-il été détecté ? Réponse dans cette vidéo.
PSO J030947.49+271757.31. Un nom pas facile à porter ! Pourtant, c'est bien celui qui vient d'être attribué à un blazar tout particulier. Selon des chercheurs de l'Institut national d'astrophysique italien de Milan, c'est le blazar le plus lointain jamais observé. Il affiche un redshift record de 6,1. Lorsque sa lumière a commencé à voyager dans notre Univers, ce dernier n'avait pas plus d'un milliard d'années. De quoi le placer à 12,8 milliards d'années-lumière de notre Terre.
Rappelons que les astronomes qualifient de blazar, une source radio éclatante quasi stellaire associée à un colossal trou noir supermassif qui émet des jets relativistes en direction de notre Système solaire. Les blazars sont parmi les objets les plus violents de notre Univers. Le trou noir qui alimente PSO J0309+27 serait d'une masse égale à un milliard de fois celle de notre Soleil. Et dans le domaine des rayons X seulement, il dégagerait une énergie équivalente à plus d'un billion de fois -- soit mille milliards de fois -- celle de notre étoile sur la totalité des longueurs d'onde !

Le trou noir qui alimente PSO J0309+27 serait d’une masse égale à un milliard de fois celle de notre Soleil. En comparaison, le trou noir supermassif au centre de la Voie lactée — ici, à l'image — n’est l’équivalent que de quatre millions de fois la masse de notre étoile. © Digital Sky LLC, Wikipedia, CC by-SA 2.5
De nombreux autres blazars à découvrir
« Lorsque nous observons un blazar, nous pouvons imaginer qu'il existe une centaine de sources similaires qui, parce qu'elles sont orientées différemment, apparaissent hors de portée de nos observations », explique Silvia Belladitta, chercheur, dans un communiqué de l'Institut national d’astrophysique italien.
Ainsi, la découverte de PSO J0309+27 renseigne les astronomes sur l'origine des trous noirs supermassifs. Il est en effet la preuve qu'il en existait déjà un grand nombre dans le premier milliard d’années de notre Univers. « Cela impose des contraintes strictes à nos modèles théoriques », commente encore Silvia Belladitta. Avec son équipe, elle assure par ailleurs que d'autres blazars lointains seront découverts grâce aux nouvelles générations d'instruments hypersensibles à venir.
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LE 12.03.2020: Actualité de l'astronomie / Une étoile qui pulse d’un seul côté observée pour la première fois !
- Par dimitri1977
- Le 12/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Une étoile qui pulse d’un seul côté observée pour la première fois !
Nathalie Mayer
Journaliste

Il y a plus de 40 ans, la théorie avait prédit leur existence au cœur de systèmes binaires. Aujourd'hui, des astronomes sont enfin parvenus à observer l'une de ces étranges étoiles qui ne pulsent que d'un seul côté.
Les astronomes l'appellent HD74423. Sa masse est d'environ 1,7 fois celle de notre Soleil. Elle se situe dans la Voie lactée, à quelque 1.500 années-lumière de notre Terre. Et ce qui a d'abord attiré l'attention des chercheurs, c'est une particularité dans sa composition chimique. « En principe, les étoiles de ce type sont riches en métaux. Celle-ci ne l'est pas », raconte le chercheur Simon Murphy dans un communiqué de l’université de Sydney (Australie). Mais sa véritable particularité, c'est que cette étoile ne pulse que d'un seul côté !
Notons que, des étoiles variables, il y en a un peu partout dans notre Univers. Des étoiles, jeunes ou non, dont la luminosité change au fil du temps, selon des cycles plus ou moins longs. De manière plus ou moins marquée. Et les étoiles pulsantes constituent un sous-ensemble de ces variables. Elles doivent la variation de leur luminosité à des variations de volume. Les Céphéides en sont un bel exemple.
Pourtant, même si la théorie avait prédit dès les années 1940 l'existence d'étoiles qui ne pulseraient que d'un seul côté, aucune n'avait encore pu être observée. HD74423 est donc la première prise sur le fait. La première d'une longue série à venir, supposent déjà les chercheurs.
Une simulation du système binaire comportant HD74423. Celle-ci met en évidence la variabilité de la luminosité de l’étoile sur son orbite en raison de sa déformation due à la gravité exercée par sa compagne. © Gabriel Perez Diaz, Institut d’astrophysique des Canaries
Beaucoup d’autres étoiles semblables à découvrir
Selon les astronomes, le phénomène est dû au fait que HD74423 partage son espace avec une compagne naine rouge. La période orbitale du système est de moins de deux jours. Et l'étoile la plus imposante du couple apparaît déformée en une sorte de larme sous l'effet de l'attraction gravitationnelle provoquée par l'autre. « La précision des données du satellite Tess nous a permis d'observer à la fois des variations de luminosité dues à cette distorsion gravitationnelle et aux pulsations de l'étoile », indique Gerald Handler, chercheur au Centre astronomique Nicolaus Copernicus (Pologne) dans le communiqué de l'université de Sydney.
Lorsque HD74423 tourne autour de sa compagne naine rouge, elle présente alternativement aux astronomes tantôt son côté le plus proche de la deuxième étoile du système, tantôt le côté le plus éloigné. Et ils ont observé que de légères fluctuations de luminosité semblent toujours apparaître lorsque le même hémisphère de l'étoile pointe vers le télescope.
“
Un système classique comme il pourrait s’en cacher bien d’autres dans les données de Tess
Signalons tout de même que ce sont des astronomes amateurs qui ont d'abord signalé aux chercheurs le comportement étrange de HD74423. Ils l'ont découvert alors qu'ils inspectaient minutieusement la masse colossale des données fournies par Tess, ce satellite dédié à la recherche des exoplanètes. Et comme à part ça, le système binaire se révèle tout à fait classique, les astronomes pensent qu'il pourrait cacher beaucoup d'autres étoiles de ce type dans les données.
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LE 12.03.2020: Actualité de l'astronomie / 11 kilomètres ! C’est le rayon d’une étoile à neutrons.
- Par dimitri1977
- Le 12/03/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
11 kilomètres ! C’est le rayon d’une étoile à neutrons
Nathalie Mayer
Journaliste
11 kilomètres, c'est à peu près le rayon d'une ville de taille moyenne. Mais c'est aussi, à en croire des chercheurs allemands, celui d'une étoile à neutrons standard. Une conclusion qu'ils tirent de modèles théoriques et d'observations d'une collision entre deux d'entre elles.
Deux étoiles à neutrons fusionnent en un trou noir Dans cette animation (ce n'est pas une observation), la Nasa montre ce que l'on pense être la collision de deux étoiles à neutrons qui formaient un couple, l'une tournant autour de l'autre. Résultant de l'effondrement d'une grosse étoile, ces astres sont extrêmement denses. Quand les deux corps se rapprochent trop, les forces de marée commencent à les déchirer. Les zones rouges montrent les régions de plus faible densité. La fusion donne un corps si dense qu'il devient un trou noir. Ce scénario a été validé en octobre 2017 par l'analyse d'ondes gravitationnelles repérées par Ligo et Virgo en août 2017 issues de la source baptisée GW170817. © Nasa
1,4 fois la masse de notre Soleil dans une boule de seulement 11 kilomètres de rayon, l'équivalent d'une ville moyenne. C'est presque inimaginable. Pourtant des chercheurs du Max Planck Institute for Gravitational Physics (Allemagne) l'affirment aujourd'hui : le rayon d'une étoile à neutrons standard est compris entre 10,4 et 11,9 kilomètres ! Une information capitale pour ceux qui cherchent à comprendre comment la matière se comporte à des densités extrêmes.
Le saviez-vous ?
Une étoile à neutrons, c’est un objet incroyablement compact et ce qu'il reste de l’explosion en supernova d’une étoile massive. Mais d’étoile, elle n’a plus que le nom. Elle n’est le siège d’aucune réaction nucléaire. Et elle est composée d’une matière extrêmement dense et riche en neutrons.
Ce résultat, d'une précision remarquable -- deux fois supérieure à celle des précédentes mesures et c'est ça, la réelle nouveauté ici --, les scientifiques l'ont obtenu en étudiant la fusion de deux étoiles à neutrons qui a été observée en août 2017. L'événement s'est produit dans la galaxie NGC 4993. C'est un signal d'ondes gravitationnelles nommé GW170817 et détecté par les collaborations Ligo et Virgo qui l'a trahi. « Les collisions d’étoiles à neutrons sont des mines d'informations », commente Collin Capano, auteur principal de l'étude, dans un communiqué du Max Planck Institute.
« C'est un peu ahurissant ! Cette collision entre deux objets de la taille d'une ville s'est produite il y a 120 millions d'années. À cette époque, les dinosaures régnaient encore sur notre Terre. Cela s'est produit dans une galaxie à un milliard de milliards de kilomètres. Et cela nous donne un aperçu de ce qu'est la physique subatomique des conditions extrêmes. »

.@maxplanckpress has published a news item on the precise neutron star radius determination, too: https://www.mpg.de/14575466/how-big-is-a-neutron-star?c=2249 …. https://twitter.com/mpi_grav/status/1237045482037358592 …
Neutron star with eleven kilometres radius
Researchers determine the size of neutron stars more precisely than ever before.
mpg.de
Voir les autres Tweets de MPI GravPhys
Les collisions d’étoiles à neutrons, des mines d’informations
À partir des modèles qui décrivent le mieux les observations faites sur GW170817, dans le champ des ondes gravitationnelles, mais aussi du spectre électromagnétique, les chercheurs ont abouti à la mesure la plus précise à ce jour du rayon d'une étoile à neutrons standard. Une mesure qui devra encore se confronter à l'étude d'autres événements du même type avant de pouvoir être réellement validée.
Ce que les travaux des chercheurs permettront en revanche assurément à l'avenir, c'est de distinguer, à partir des seules ondes gravitationnelles enregistrées par des instruments de type Ligo ou Virgo, les événements de fusion d'étoiles à neutrons des événements de fusion de trous noirs.
Concernant les événements mixtes, ceux qui impliquent un trou noir et une étoile à neutrons, les chercheurs du Max Planck Institute avancent que, dans la plupart des cas, l'étoile à neutrons se verra complètement engloutie par le trou noir. Ce n'est que dans le cas de trous noirs très petits ou en rotation rapide que l'étoile à neutrons pourrait se voir d'abord disloquée. Et ce n'est que dans ce cas précis qu'il serait possible aux astronomes d'observer, en provenance de ce type d'événement, autre chose que des ondes gravitationnelles.

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