Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Météo semaine prochaine : une situation à hauts risques
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- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour


La semaine prochaine sera marquée par des conditions météo très fortement dégradées car la plus grande partie de la France se trouvera sous l'influence d'un très vaste et profond système dépressionnaire étiré de l'Islande à la Scandinavie jusqu'en Europe centrale. Vents violents et inondations sont à redouter selon les régions.
Ces conditions météo très agitées sont donc liées à des perturbations qui circulent dans un flux d'Ouest très dynamique, canalisé entre un puissant anticyclone sur les Açores et des dépressions très creuses vers les îles britanniques. Vents forts, parfois violents, pluies abondantes, crues et inondations sont à redouter sur certaines régions.
Défilé de perturbations très actives, risque important d'inondations
Lundi, le vent soufflera en tempête le matin au nord de la Seine et violemment près de la Manche l'après-midi. Pluies et averses n'épargneront quasiment personne, excepté les rivages de la Méditerranée. Il pleuvra abondamment sur le Grand-Est et le nord des Alpes. La Corse sera frappée par une nouvelle tempête.
Mardi, le temps restera très agité sur les 3/4 de la France avec des pluies abondantes dans l'Est et des vents violents jusqu'à 100 km/h sur le Grand-Est. De nombreux cours d'eau du nord-est de la France réagiront et des crues et des inondations sont donc à nouveau à redouter. Dans le sud, il y aura moins de pluies et même d'assez belles éclaircies près de la Méditerranée mais la tempête continuera de sévir en Corse.
Mercredi, une perturbation remontera d'Espagne, des Pyrénées aux Alpes avec des précipitations soutenues près des Alpes. Des Hauts-de-France au Grand-Est, il fera plus frais avec des giboulées et de la neige dès 600 mètres sur les Vosges. Dans le nord-ouest, ce sera l'accalmie avec moins de vent et quasiment pas d'averses.
Jeudi et vendredi, de nouvelles intempéries sont à nouveau redoutées, avec le passage d'une perturbation très active, sur une grande moitié nord jeudi puis sur les régions du sud vendredi, sauf près de la Méditerranée. Des vents à nouveau violents, parfois tempétueux sont à nouveau à craindre, ainsi que d'importantes inondations dans le nord-est de la France. Sur le nord des Alpes, avec les abondantes chutes de neige prévues, le risque d'avalanche deviendra maximal.
Températures en baisse et tempêtes de neige en montagne
Les températures seront douces lundi, surtout le matin où les nuages, les pluies et le vent empêcheront l'apparition des gelées en plaine. Il fera généralement entre 3 et 10°C au lever du jour. L'après-midi, les maximales afficheront entre 10 et 17°C du nord au sud. De mardi à mardi et jeudi, en raison de l'orientation du vent au nord-ouest, les températures baisseront et rejoindront les normales de saison. Cette baisse des températures s'accompagnera d'abondantes chutes de neige en montagne, à des altitudes de plus en plus basses, comprises entre 600 et 1200 mètres selon les massifs. Les hauteurs de neige pourraient dépasser 1,50 mètre vers 1800 mètres d'altitude sur le nord des Alpes, accroissant le risque d'avalanche qui pourra devenir maximal.
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LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Météo dimanche 9 février : la tempête Ciara frappe le nord du pays
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- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Avec l'arrivée de la tempête Ciara, le temps se dégrade fortement sur nos régions, avec des pluies et des vents qui deviennent tempétueux sur de nombreuses régions. Soyez extrêmement vigilants si vous êtes au nord de la Loire et surtout en bord de mer à cause des forts coefficients de marée !

France
Dès le matin, il pleut sur les régions voisines de la Manche où le vent souffle à plus de 100 km/h. Dans l'après-midi et en soirée, la perturbation liée à la tempête Ciara s'enfonce dans les terres et concerne les 2/3 du pays avant le soir avec des vents tempétueux jusqu'à 140 km/h en bord de mer et 100 à 120 km/h au nord de la Loire. Dans le sud, vous bénéficiez d'un temps plus calme mais le vent du Sud se renforce, accompagné de quelques pluies sur les Cévennes.
Voici le communiqué spécial que nous émettons avec Météo Consult.
Régions
De la Vendée au Poitou et des Pays de la Loire aux côtes de la Manche jusqu'aux Hauts-de-France et aux Ardennes en passant par le bassin parisien, il pleut la majeure partie de la journée. Attention au vent qui souffle en tempête, jusqu'à 140 km/h en bord de mer et 100 à 120 km/h dans les avant le milieu de la soirée.
Des plaines d'Aquitaine au Grand-Est et du Massif central aux Alpes, le ciel se voile de plus en plus dans une atmosphère de plus en plus ventée au fil des heures, avec des vents qui atteignent 80 km/h.
Du Roussillon à la Provence, vous passez la journée sous les nuages, du vent d'Autan et du vent Marin jusqu'à 80 km/h en rafales, avec quelques pluies sur les Cévennes.
Enfin du sud des Alpes à la Corse, vous avez un temps calme et assez bien ensoleillé.
Températures
Le matin, il fait plus doux que samedi et il n'y a plus de gelées, les minimales affichant de 1 à 5°C en moyenne avec des pointes entre 6 et 9°C près de la Manche et en Méditerranée. L'après-midi, les maximales affichent de 10 à 16°C du nord au sud avec des pointes jusqu'à 18°C sur le bassin aquitain.
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LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ DIRECT TEMPÊTE CIARA : le vent atteint déjà 169 km/h en Ecosse
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- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Ce samedi à 19 heures, la dépression CIARA responsable des intempéries à venir en France dimanche se situe actuellement entre le sud du Groenland et l'Islande, après avoir entraîné des intempéries aux Etats-Unis. Elle se creuse de manière explosive. En effet, la pression en son centre de 930 hPa est très basse. Ce système contribue à renforcer la vitesse de propagation de cette tempête CIARA vers les îles britanniques où le vent se renforce rapidement avec des rafales qui atteignent 111 km/h à Capel Curig au Pays de Galles, 115 km/h sur l'ouest de l'Irlande à Belmullet et 161 km/h dans le massif du Cairngorm et 169 km/h à Bealach Na Bade en Ecosse. Le nord de la France sera concernée dimanche et lundi par cette tempête.

SOURCES CHAINE METEO
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LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Comment dévier un astéroïde tueur ?
- Par dimitri1977
- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Comment dévier un astéroïde tueur ?
30.01.2020, par

Vue d'artiste de l'impacteur DART s'approchant de l'astéroïde Didymos
NASA/Johns Hopkins APL
Astrophysicien internationalement reconnu, Patrick Michel vient de prendre les commandes de la mission spatiale Hera, qui analysera les effets de la collision de l'impacteur DART, tout premier test de déviation d'un astéroïde.
En novembre dernier, le conseil ministériel de l'Agence spatiale européenne (ESA) a donné son feu vert au lancement de la mission Hera dont vous êtes le coordinateur scientifique. Pouvez-vous retracer l'historique de ce projet de recherche européen maintes fois reporté ?
Patrick Michel1 : L'idée d'un tel projet a germé en 2004 lorsque l'ESA a sollicité un groupe de six scientifiques, dont je faisais partie, pour établir un panel de missions destinées à prendre en considération le risque d'impact d’astéroïdes. Parmi les six propositions envisagées, deux visaient à s'approcher au plus près d'un de ces objets pour en caractériser la structure à l'aide de radars ou de microsatellites. Une autre de ces missions, initialement intitulée Don Quijote, proposait un test de déviation d'astéroïde. À l'époque, celle-ci réunissait un impacteur, baptisé Hidalgo, et un orbiteur dénommé Sancho, chargé de mesurer l'effet de la déviation. Faute de financement, Don Quijote a été mis de côté pendant plusieurs années avant de renaître sous la forme d'une collaboration entre la Nasa et l'ESA, rebaptisée Aida.Bien qu'en 2016 le volet européen du projet, initialement intitulé AIM, n’ait pu obtenir le budget nécessaire de la part du conseil ministériel de l'ESA pour poursuivre son développement, il a toutefois été salué par la communauté internationale s’intéressant aux petits corps et à la défense planétaire. Forts de ce soutien, nous avons donc refait une étude permettant d’optimiser le projet, rebaptisé Hera pour l'occasion, avant de le soumettre à nouveau au conseil ministériel, en 2019, avec succès. Il aura donc fallu se battre quinze ans pour que cette mission spatiale se concrétise enfin.
Alors qu'Aida est désormais confirmé dans sa totalité, quel est l'objectif principal de ce programme de recherche international ?
P.M. : Dans sa configuration actuelle, le projet associe l'impacteur Dart, conçu par les Américains et l’orbiteur Hera, chargé de mesurer la déviation de l'astéroïde à l'issue de l'impact. Ce dernier vise aussi à caractériser en détail les propriétés physiques et la composition de l’astéroïde. La mission va se focaliser sur l'astéroïde double Didymos, qui se compose d'un astéroïde principal autour duquel orbite un objet plus petit qui sera la cible de Dart.
Vue d'artiste de la sonde Hera et d'un mini-satellite CubeSat en orbite autour de l'astéroïde double Didymos.
ESA - ScienceOffice.org
Le fait de s’appuyer sur un astéroïde double va permettre d'observer instantanément les effets de la déviation, car la petite lune tourne très lentement autour de son corps principal par rapport à la vitesse d’impact de Dart. De plus, Didymos va passer relativement près de la Terre au moment de l’impact ce qui offre la possibilité de mesurer, à partir d'observatoires terrestres, le changement de période orbitale de la petite lune autour de l'astéroïde principal. Bien que l’objectif du test Dart/Hera soit centré sur les stratégies de défense planétaire, les données collectées nourriront également la communauté scientifique qui étudie les petits corps célestes mais aussi celle qui s'intéresse aux ressources spatiales potentiellement exploitables.
Comment Hera va-t-elle s'articuler avec le volet américain de la mission ?
P.M. : Le satellite américain quittera la Californie en juillet 2021et atteindra Didymos en octobre 2022. Avant que Dart frappe le plus petit astéroïde, la mission déploiera le CubeSat Licia. Ce mini-satellite développé par l'Agence spatiale italienne permettra de visualiser les premières secondes de l'impact. Il ne pourra toutefois pas observer la formation du cratère en raison du nuage de poussière généré par la collision. Au même moment, une campagne d'observation internationale menée depuis la Terre à l'aide de radars et de télescopes optiques mesurera la variation de période orbitale de la lune de Didymos provoquée par la collision. Hera décollera à son tour de Guyane en 2024 pour atteindre l’astéroïde en janvier 2027. La sonde analysera alors en détail les conséquences de l'impact.
En quoi ce projet est-il inédit mais aussi essentiel pour concevoir un système de défense planétaire efficace ?
P.M. : Hera sera tout d'abord la première mission spatiale effectuant un rendez-vous avec un astéroïde binaire, sachant que cette configuration concerne 15 % des astéroïdes qui évoluent dans l’environnement de la Terre. Avec un diamètre d'à peine 160 mètres, la lune de Didymos, aussi surnommée Didymoon, deviendra en outre le plus petit astéroïde jamais visité. La mission va également réaliser le premier sondage interne d'un astéroïde. L'un des CubeSat qui accompagnera Hera sera en effet équipé d'un radar capable d'analyser la structure profonde de Didymoon. Au sein de l'équipe Hera, l’expertise scientifique de cette technique dans laquelle la France excelle sera d'ailleurs fournie par Alain Hérique, planétologue à l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble2.
Vue d'artiste de la sonde Hera utilisant son altimètre laser pour explorer la surface de l'astéroïde Didymoon (dont le diamètre est de 160 m). Au second plan, l'astéroïde Didymos dont le diamètre est de 780 m.
ESA - ScienceOffice.org
En ce qui concerne la défense planétaire, Hera vise à calculer la masse de l’astéroïde et les propriétés du cratère. Mesurer la masse est primordial pour pouvoir quantifier la quantité de mouvement transférée par le projectile Dart lors de son impact. Si aucune matière n’est éjectée lors de l'impact, seule la quantité de mouvement de Dart sera transmise et la déviation sera donc minime. À l’inverse, si beaucoup de matière est éjectée, cela maximisera la déviation. Pour pouvoir faire le bilan, il nous faut connaître la quantité de mouvement de Didymoon, qui dépend de sa masse, que seule Hera pourra mesurer.
De plus, le fait que de la matière s’éjecte dépend aussi de la structure interne de l’astéroïde. Par exemple, un corps poreux absorbera le choc, ce qui réduira la quantité de matière éjectée et donc la déviation produite. Ainsi, il nous faut établir la quantité de mouvement transférée par l’impact, les propriétés du cratère et la structure interne de Didymoon pour interpréter totalement le résultat de l’impact. Ces informations vont également permettre de valider la technique de déviation et les simulations numériques d’impact pour pouvoir les appliquer à d’autres scénarios avec un niveau plus élevé de confiance. Or, sans ces données directes obtenues en situation réelle, nous ne pourrons pas faire de progrès dans ce domaine.
Quel est l'intérêt d'une telle mission du point de vue de la recherche fondamentale ?
P.M. : Les collisions ont joué un rôle majeur dans les phases de formation et d’évolution de notre système solaire. Les planètes ont d'abord été formées par des collisions lentes qui ont permis d'agréger de grandes quantités de matière. Dans un second temps, des impacts géants ont donné naissance aux satellites naturels comme la Lune. Aujourd'hui, nous assistons à une phase où les impacts d’astéroïdes causent leur destruction en plus petits fragments ou génèrent des cratères sur tous les corps célestes du système solaire. Comprendre un tel phénomène, à une échelle qui reste inaccessible en laboratoire, c'est parvenir à mieux contraindre et caractériser l'histoire collisionnelle de notre système solaire.
Vue d'artiste de l'image thermique (infrarouge) du cratère laissé par l'impacteur DART, qui doit percuter Didymoon en 2022.
ESA– ScienceOffice.org
En offrant l'opportunité de documenter un impact à grande échelle pour lequel nous disposerons des conditions initiales – recueillies par Dart – et des conditions finales – mesurées par Hera –, cette mission va permettre de faire un pas de géant dans la compréhension des phénomènes de cratérisation dans notre système solaire. De plus, pour comprendre la population des petits corps, il nous faut avancer dans notre compréhension des processus qui les régissent dans leurs conditions de très faible gravité. C’est un défi fascinant qui implique de nombreuses communautés, y compris celle qui s’intéresse à la dynamique des milieux granulaires.
En tant que chercheur, vous vous intéressez plus particulièrement à l'origine des géocroiseurs. Quelles furent vos contributions scientifiques dans ce domaine ?
P.M. : Mes travaux ont contribué à démontrer que la plupart de ces objets, dont la taille est inférieure à quelques dizaines de kilomètres, résultent de l’agrégation de fragments issus de collisions entre les astéroïdes de la ceinture principale, située entre les orbites de Mars et Jupiter3. Ces agrégats de roches évoluent parfois dans des zones instables qui les font passer d'une trajectoire circulaire à une trajectoire plus allongée où ils sont susceptibles de croiser la Terre. Au cours des quatre derniers milliards d'années, cette population de corps célestes est restée stable car son « taux de mortalité », lié pour l'essentiel à l'attraction solaire, est en permanence compensé par la formation de nouveaux objets dans la ceinture.En analysant les cratères d'impacts présents sur la Lune et des modèles théoriques de population de géocroiseurs, élaborés notamment au sein de notre laboratoire, nous avons pu estimer qu'il existait environ un millier de géocroiseurs d'un diamètre supérieur à 1 km, 90 % de ces objets étant déjà répertoriés, ce qui était l'objectif donné à la Nasa par le Congrès américain en 1998. Nos modèles ont en outre permis d'acquérir une connaissance plus précise de la population des géocroiseurs. Une étude publiée en début d'année dans la revue Icarus4 dresse désormais une cartographie quasi complète de ces objets à la fois en termes de taille, de répartition et d'albédo (pouvoir réfléchissant de la surface) qui nous renseigne sur leur composition.
Comment en est-on venu à prendre conscience que la chute de corps célestes pouvait constituer un danger pour la vie sur Terre ?
P.M. : Jusqu'à la fin des années 1960 et les premières missions d’exploration lunaire du programme Apollo, la communauté scientifique était convaincue que les cratères visibles à la surface de notre satellite étaient d'origine volcanique. L'analyse des échantillons collectés dans le cadre d'Apollo révéla finalement que ces cratères étaient la conséquence d'impacts de météorites. L'un des tout premiers actes politiques prenant en compte le risque associé à la chute d'un astéroïde est une résolution européenne votée en 1996. Celle-ci découle de l'impact de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter en Juillet 1994, le premier du genre dont l'humanité fut directement témoin.

Mosaïque montrant l'évolution du point d'impact d'un des fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 qui s'est écrasée sur Jupiter en juillet 1994.
R. Evans, J. Trauger, H. Hammel and the HST Comet Science Team
L'un des tout premiers actes politiques prenant en compte le risque associé à la chute d'un astéroïde est une résolution européenne votée en 1996. Celle-ci découle de l'impact de la comète Shoemaker-Levy sur Jupiter en Juillet 1994, le premier du genre dont l'humanité fut directement témoin.
À l'occasion d'un atelier international sur les objets géocroiseurs, organisé à Turin en 1999, la communauté des experts des petits corps a ensuite créé la fameuse échelle du risque de Turin, afin de fournir une mesure du risque de collision associé à chacun des astéroïdes qui nous menacent, compréhensible par le grand public et les médias. Dans le même temps, les découvertes de géocroiseurs vont se multiplier et les premiers calculs de trajectoire réalisés à partir de l’estimation de leur orbite, qui reste très incertaine lorsqu'elle est faite sur la base des toutes premières observations, aboutissent parfois à une probabilité non nulle de collision avec la Terre à des échelles de temps plus ou moins lointaines.
La découverte, en décembre 2004, du géocroiseur Apophis a constitué un autre tournant important dans cette prise de conscience.
P.M. : Des calculs de trajectoire réalisés à l'appui des premières observations de cet astéroïde de 325 mètres de diamètre ont effectivement abouti à un risque très élevé de collision avec la Terre en 2029. Bien que de nouvelles observations radar effectuées en 2013 aient ensuite démontré que l’astéroïde ne ferait que frôler la Terre en 2029 puis en 2036, nous avons soudain réalisé qu'aucun protocole n'avait été prévu pour faire face à une telle catastrophe. Dans l'optique de mettre en œuvre une chaîne de décision internationale sur ces questions, j’ai participé au travail d’une équipe mandatée par l'ONU. Celle-ci a abouti à la création de deux groupes de travail distincts : le premier, constitué de spécialistes des astéroïdes, est chargé de prédire le risque d'impact avec l'un de ces objets tandis que le second réunit les différentes agences spatiales afin d'organiser la réponse éventuelle à ce risque.Depuis 2009, les agences spatiales internationales et les experts scientifiques se réunissent par ailleurs tous les deux ans lors de la Planetary Defense Conference pour présenter les avancées sur les études de simulation d'impact, les divers concepts de mission dédiés à la déviation d'un astéroïde. À cette occasion, un exercice « virtuel » basé sur un scénario élaboré par des collègues du Jet Propulsion Laboratory (États-Unis) permet en outre de vérifier notre capacité à répondre à ce risque. Depuis 2012, la Commission européenne finance aussi des consortiums dédiés à l'étude de cette problématique, à l'image de NEO-MAPP dont je suis le coordinateur.
De quelle manière la communauté astrophysicienne peut-elle contribuer à mieux anticiper ce genre de catastrophe qui demeure somme toute exceptionnelle ?
P.M. : Il s'agit certes du risque naturel le moins probable par rapport aux autres risques, tels que les tremblements de Terre, les tornades ou les tsunamis. Mais lorsqu’il se concrétise, il peut être lourd de conséquences. À l’inverse d'un séisme, nous avons désormais la possibilité de prévoir et prévenir la chute d'un astéroïde.Il faut tout d'abord faire l'inventaire le plus exhaustif possible des objets dont la taille dépasse 140 mètres de diamètre – le seuil à partir duquel un astéroïde affectera des zones habitées quelle que soit la région du globe où il s’écrase. (...) Une fois cet inventaire achevé, nous serons en mesure de savoir si certains de ces objets nous menacent directement.
Pour cela, deux actions doivent être menées. Il faut tout d'abord faire l'inventaire le plus exhaustif possible des objets dont la taille dépasse 140 mètres de diamètre – le seuil à partir duquel un astéroïde affectera des zones habitées quelle que soit la région du globe où il s’écrase. Ce challenge pourrait être relevé depuis la Terre en quelques décennies à l'aide des prochains télescopes terrestres tels que LSST, au Chili, ou Pan-STARRS, sur l'île hawaïenne de Maui. Mais la mission américaine NEOSM, qui a reçu un nouveau soutien prometteur du Congrès américain dans son budget 2020, va pouvoir le faire depuis l’espace à partir de 2025 en une décennie. Une fois cet inventaire achevé, nous serons en mesure de savoir si certains de ces objets nous menacent directement. Si, en parallèle de ce travail d'inventaire, le premier test de déviation d'un astéroïde réalisé par Dart/Hera s’avère concluant, nous aurons résolu une grande partie de l'équation de la prise en charge du risque d'impact des astéroïdes.
Vous êtes également très impliqué dans le programme Hayabusa2, supervisé par l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise et dans OSIRIS-REx, financé par la Nasa. Chacune de ces missions vise à ramener sur Terre un échantillon prélevé sur l'astéroïde géocroiseur Ryugu, pour la première, et Bennu pour la seconde. Ces deux missions ont-elles d'ores et déjà permis d'en savoir plus sur les astéroïdes géocroiseurs ?
P.M. : Au-delà d'informations telles que la forme et la taille, nous ne disposions jusqu'ici d'aucun élément sur la structure et la composition de ces objets ni sur les caractéristiques de leur surface. Tous les scientifiques qui, comme moi, ont eu la chance de prendre part à ces deux missions, ont ainsi eu la sensation extraordinaire d'explorer, pour chacun des deux astéroïdes, une véritable terra incognita située à plusieurs centaines de millions de kilomètres de la Terre. Parmi les découvertes les plus surprenantes figurent l'abondance de blocs rocheux et l'absence de zones de plus de cinq mètres de diamètre libres de roches.
Patrick Michel (à gauche) lors d'une réunion destinée à sélectionner le site d'atterrissage de l'atterrisseur Mascot embarqué par la sonde Hayabusa2, au Centre spatial de Toulouse le 14 août 2018.
CNES/BENOIT Rémi, 2018
Sur un même objet, nous observons également des morphologies de roches très variées là où nous pensions trouver un environnement plutôt homogène. En janvier 2019, le programme OSIRIS-REx a aussi démontré que Bennu était un objet actif dont des particules s'échappaient de sa surface. Un article publié l'an dernier dans la revue Science5 présente les différents scénarios susceptibles d'expliquer ce panache de particules qui demeure en partie mystérieux. Au-delà des avancées scientifiques, ces missions vers les petits corps célestes ont la capacité de séduire un large public à travers le suspense qui les accompagne. Les conférences que je donne à ce sujet dans le but de transmettre le goût de ces grands défis à la jeune génération rencontrent d'ailleurs un important succès.

Cliché de l'astéroïde Bennu pris depuis la sonde spatiale OSIRIS-REx.
NASA/Goddard/University of Arizona/Lockheed Martin
Que devrait nous apprendre l'analyse des échantillons qui seront de retour sur Terre d'ici la fin de l'année en ce qui concerne Hayabusa2 et à l'horizon 2023 pour OSIRIS-REx ?
P.M. : Cela va tout d'abord nous permettre de remonter aux propriétés des ingrédients initiaux du système solaire qui ont donné naissance aux planètes. Dans les différents scénarios élaborés au sein du laboratoire Lagrange de Nice, nous avons déjà montré qu'un bombardement massif d’astéroïdes s'est produit vers la fin de la formation de la Terre, il y a environ 4,7 milliards d'années.Nous ne savons toujours pas si les éléments prébiotiques qui ont permis l'émergence de la vie sur notre planète proviennent des astéroïdes. La perspective de pouvoir recueillir de la matière organique dans les échantillons récoltés sur Bennu et Ryugu et de l’analyser avec une grande précision dans des laboratoires de recherche, permettra peut-être de savoir si l'apparition de la vie sur Terre résulte de bombardements météoritiques. La mesure du degré de choc de ces mêmes échantillons devrait aussi nous renseigner sur l'intensité des collisions subies lors de la formation de ces astéroïdes et durant les premières phases de l’histoire du système solaire.

Premières photos de la surface de l'astéroïde Ryugu (en haut) prise par l'atterrisseur Mascot (en bas).
DLR/, 2019; DLR/, 2018
Dans quelle mesure les résultats des missions dédiées à l'étude des astéroïdes géocroiseurs pourront-ils nous aider à mieux anticiper leur chute éventuelle sur Terre tout en mettant en place des stratégies efficaces pour se prémunir d'une telle catastrophe ?
P.M. : En étudiant la diversité des astéroïdes géocroiseurs, ces missions contribuent à mieux connaître ces ennemis potentiels, même si je les considère davantage comme des amis. Grâce à Hayabusa2 et OSIRIS-REx nous savons par exemple qu'un astéroïde dont le diamètre dépasse 400 mètres peut comporter un grand nombre de roches de taille conséquente distribuées de façon homogène à sa surface. Or cette caractéristique est désormais prise en compte dans l’élaboration des stratégies de déviation.Nous avons également découvert que les objets sombres de type carboné, comme c'est le cas pour Bennu et Ryugu, disposent d'une densité à peine supérieure à celle de l'eau car il s'agit de corps très poreux. Or en cas d'impact, une grande partie de l'énergie apportée sera alors dissipée par l’écrasement des parties poreuses. Nous pensons donc que la puissance nécessaire à la déviation d'un tel objet devra être plus élevée que pour un astéroïde silicaté à la fois plus clair et plus dense comme Itokawa, étudié en 2005 par la mission Hayabusa1 qui en a ramené des échantillons sur Terre en 2010. Mais tout cela reste encore flou et le résultat de l’impact de Dart est attendu avec impatience pour savoir ce qu’il en est réellement.
Cela signifie-t-il que le système de défense envisagé devra dépendre non seulement de la taille de l'objet impliqué mais aussi de sa composition et de sa structure interne ?
P.M. : Toutes ces données devront a priori être prises en considération lors de la déviation d'un astéroïde. Si la mission NEOSM se concrétise, nous serons en mesure de caractériser très en amont la taille et la densité d'un objet susceptible de menacer la Terre, ce qui permettra ensuite de calculer la quantité d'énergie à fournir pour le dévier.Cela étant dit, le test de déviation mené par la mission Dart/Hera sera effectué à l'aveugle puisque nous ne disposerons d'aucune information préalable sur la structure et la composition de Didymoon. Si cette première tentative est couronnée de succès en dépit de ces incertitudes, nous saurons alors que la nature précise de l'astéroïde visé n'est pas nécessairement un élément déterminant pour parvenir à dévier un astéroïde. En l'absence de ce test grandeur nature, nous sommes dans l’incertitude totale.
Source: https://lejournal.cnrs.fr/
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LE 8.02.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE MÉTÉO TEMPÊTE CIARA, VENTS JUSQU'À 140 KM/H DANS LE NORD ET LE NORD OUEST DE LA FRANCE
- Par
- Le 08/02/2020
- Dans Météo en Live, phénomènes dangereux en temps réel et prévisions en temps réel
Du dimanche 9 février à 0:00 au lundi 10 février à 12:00.
SITUATION
Après une semaine calme, le temps se dégrade à nouveau fortement à partir de ce dimanche. Cette forte dégradation est liée à la tempête Ciara qui se creuse à 941 hPa sur l'Atlantique Nord, pour s'étendre de l'Islande aux îles britanniques et de la Scandinavie jusqu'en France, alors que l'anticyclone des Açores reste puissant à 1040 hPa. Ce différentiel de pressions très important (100 hPa en 5000 km de distance) accentue le Jet Stream (vents d'altitude) à près de 380 km/h, ce qui renforce le caractère tempétueux des vents au niveau du sol.
Dans cette configuration, c'est le nord de la France qui est plus particulièrement impacté par les vents les plus violents entre dimanche matin et lundi matin, avec des rafales tempétueuses qui pourront atteindre 140 km/h sur les caps et côtes exposés et entre 100 et 120 km/h au nord de la Loire. Indiquons qu'il s'agit d'une tempête hivernale classique mais d'une grande surperficie géographique, qui survient en moyenne une fois tous les deux à trois ans.
Cette tempête se conjugue à de forts coefficients de marée (entre 98 dimanche soir et 108 de maximum mardi). La concomitance des vents violents et des forts coefficients entraînera un risque élevé de submersion au moment de la pleine mer en raison d'une mer qui sera démontée avec des creux de 7 à 12 m en Manche, mer du Nord et proche Atlantique.
Par la suite, et toujours en liaison avec les conditions fortement dépressionnaires qui règnent en début de semaine prochaine, une nouvelle tempête touchera en Corse avec des rafales à plus de 150 km/h sur les caps, les côtes et reliefs exposés.
Après le passage de la tempête Ciara sur la moitié nord, la succession de perturbations actives générera de forts cumuls de précipitations dans le Grand Est et les Alpes du Nord, avec de nouvelles crues et inondations à redouter ainsi qu'une tempête de neige sur les hauts reliefs alpins augmentant le risque d'avalanches.

OBSERVATION
Ce samedi à 16 heures, la dépression CIARA responsable des intempéries à venir en France dimanche se situe actuellement entre le sud du Groenland et l'Islande, après avoir entraîné des intempéries aux Etats-Unis. Elle se creuse de manière explosive. En effet, la pression en son centre de 930 hPa est très basse. Ce système contribue à renforcer la vitesse de propagation de cette tempête CIARA vers les îles britanniques où le vent se renforce rapidement avec des rafales qui atteignent 115 km/h sur l'ouest de l'Irlande à Belmullet et 169 km/h à Bealach Na Bade à l'ouest de l'Ecosse. Le nord de la France sera concernée dimanche et lundi par cette tempête.
EVOLUTION
Dimanche en début de matinée, à l'approche de la perturbation générée par la tempête Ciara, le vent se renforce brutalement à 100 km/h en bord de Manche.
Au cours de la matinée de dimanche, les vents continuent à se renforcer et atteignent 100 à 110 km/h sur les côtes de la Manche et jusqu'à 120 km/h sur la côte d'Opale. Dans l'intérieur des terres de la Bretagne en se dirigeant vers le nord du bassin parisien et la région lilloise, les rafales atteignent 70 à 80 km/h.
Dimanche après-midi, la tempête progresse davantage dans les terres. Elle s'étend des Pays-de-la-Loire aux Ardennes en passant par le bassin parisien, avec des rafales entre 90 et 110 km/h et jusqu'à 130 km/h sur les Hauts-de-France.
Dimanche soir, les vents soufflent toujours aussi violemment dans le nord de la France. Ils gagnent le Poitou, la région Centre, la Bourgogne, la Champagne, la Lorraine ainsi que les Vosges. C'est dans sa partie Est, entre les Hauts-de-France et la Lorraine, que les vents les plus violents sont attendus dans l'intérieur des terres avec des rafales de 120 km/h à 140 km/h entre la côte d'Opale et Dunkerque. En bord de mer, la conjonction de fortes marées et des vents violents entraînera un risque de nombreuses submersions littorales au moment de la pleine mer.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les vents restent violents dans le nord de la France avec des rafales à 100 km/h dans les terres et 120 km/h près du littoral de la Manche. Des rafales à 140 km/h sont même probables au passage des lignes de grains orageux sur le pays de Caux, la Côte d'Opale (Boulonnais) et l'Artois. Le Grand-Est, la Bourgogne Franche-Comté et le Massif central sont également exposés à des rafales entre 100 et 120 km/h, avec jusqu'à 140 km/h sur sommets vosgiens, jurassiens et auvergnats.
Lundi matin, la tempête s'attarde encore quelques heures sur le Grand-Est avec des vents à 100 km/h et encore 130 km/h en montagne. Sur le reste de la moitié Nord, le vent faiblit progressivement. En bord de mer, la conjonction de fortes marées et des vents violents entraîne à nouveau de nombreuses submersions littorales.
Après le passage de la tempête Ciara, un nouveau fort coup de vent est envisagé pour lundi en cours d'après-midi et surtout en soirée de la Bretagne à la région des Hauts-de-France avec des rafales comprises entre 90 et 110km/h aussi bien dans les terres que sur le bord de mer. Dans le même temps, une nouvelle tempête touchera la Corse avec des rafales à plus de 150 km/h sur les caps, côtes et reliefs exposés de l'île, notamment dans la nuit de lundi à mardi.
Par la suite, et toujours en liaison avec les conditions fortement dépressionnaires qui règnent en début de semaine prochaine, de fortes pluies sont prévues dans le nord-est de la France, avec de nouvelles crues et inondations à redouter ainsi qu'un nouveau fort risque d'avalanche sur le nord des Alpes.
Liste des départements concernés
SOURCES CHAINE METEO
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LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Solar Orbiter « ouvrira une fenêtre sur l'intérieur de la couronne solaire »
- Par dimitri1977
- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Interview exclusive : Solar Orbiter « ouvrira une fenêtre sur l'intérieur de la couronne solaire »
Rémy Decourt
Journaliste
Après plusieurs décennies d'attente, la sonde Solar Orbiter va décoller pour une mission inédite à proximité du Soleil. Proposée en 2000 et sélectionnée en 2011, cette mission sera lancée lundi 10 février 2020. Elle embarque 10 instruments qui vont lui permettre de mieux comprendre le comportement du Soleil. Les explications de Milan Maksimovic, directeur de recherches au CNRS, astrophysicien au LESIA (Observatoire de Paris) et responsable de l'instrument RPW à bord de Solar Orbiter.
Le lancement de Solar Orbiter est prévu dans le nuit du 9 au 10 février au soir depuis Cap Canaveral. La sonde, construite par Airbus, décollera à destination du Soleil. Après deux ans de voyage, elle atteindra son orbite elliptique autour du Soleil pour une mission d'au moins 7 ans.
Le Soleil, qui est l'objet du Système solaire le plus observé depuis l'apparition de l'Homme, est si complexe que l'on est loin de tout comprendre de son fonctionnement, de son influence sur l'environnement terrestre et de son impact sur l'activité humaine en orbite. Malgré plusieurs missions dédiées, les scientifiques ne peuvent toujours pas prédire son comportement et ils ont pris conscience, nous explique Milan Maksimovic, que pour « améliorer la connaissance de la météorologie de l'espace et la prédiction des effets de la variabilité solaire et son activité », il était nécessaire de « regarder de plus près notre Soleil » et donc s'en approcher aussi près que la technologie le permet.
Après Solar Parker Probe, lancée en août 2018 pour étudier la couronne, atmosphère mal connue d'où s'échappe le vent solaire, l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa s'apprêtent à lancer Solar Orbiter qui doit faire le « lien entre ce qui se passe sur le soleil et ce qui est transporté par le vent solaire » et fournir une « compréhension plus profonde de notre connaissance du Soleil et de son héliosphère interne ».

Solar Orbiter dispose de 10 instruments de mesure in situ et de télédétection qui collecteront photos et spectres, mesureront le plasma du vent solaire, les champs, les ondes et les particules énergétiques à proximité du Soleil. © ESA, ATG Medialab
Une fois lancée, la sonde Solar Orbiter suivra un chemin elliptique autour du Soleil, « s'en approchant jusqu'à 42 millions de km ». Elle s'approchera moins près du Soleil que Parker Solar Probe, mais les deux sondes n'ont pas les mêmes stratégies. À Solar Parker Probe, les mesures in-situ de la partie la plus externe de la couronne solaire et un peu au-delà, lorsque débute l'héliosphère quand Solar Orbiter réalisera des « clichés dans le domaine UV de la couronne du Soleil avec la meilleure résolution spatiale jamais atteinte (70 km/pixel) ». À cela s'ajoute que Solar Orbiter réalisera également et en permanence « des mesures in situ dans le vent solaire et notamment, lors d'alignement entre le Soleil Parker Solar Probe et Solar Orbiter ». Pour les astronomes, cela revient à ouvrir une fenêtre sur l'intérieur de la couronne du Soleil, source du vent solaire, qui baigne l'ensemble du Système solaire et dont l'interaction avec notre planète gouverne la météorologie de l'espace.
La sonde approchera au plus près du Soleil tous les cinq mois
Comme pour Solar Parker Probe, Solar Orbiter ne sera évidemment pas en permanence au plus près du Soleil. Le satellite réalisera un rapprochement du Soleil tous les cinq mois. Au périhélie, Solar Orbiter se trouvera à seulement 42 millions de kilomètres de notre astre, soit plus proche que la planète Mercure. Au moment du rapprochement maximal, quand il voyagera le plus rapidement, Solar Orbiter restera pendant plusieurs jours grossièrement positionné au-dessus de la même région de l'atmosphère pendant que le Soleil tournera sur son axe. De la même façon que les satellites géostationnaires météorologiques ou de télécommunication survolent le même point de la surface de la Terre, le satellite aura l'air de « survoler » le Soleil pendant un moment. Solar Orbiter sera donc capable d'observer la création de tempêtes dans l'atmosphère solaire. Elle fournira ainsi des observations sans précédent de l'activité magnétique qui se concentre dans l'atmosphère et provoque des tempêtes et éruptions solaires.
Parmi les questions qui taraudent les scientifiques, cette histoire du chauffage de la couronne est une énigme contredisant l'intuition physique qui veut que, normalement, en s'éloignant de la surface d'un astre ou d'une planète, la température atmosphérique devrait décroître. Or, dans le cas du Soleil, elle augmente. Et pas qu'un peu ! En effet, alors que la surface du Soleil est d'environ 5.500 °C, elle atteint « 10.000 degrés dans la chromosphère et plus d'un million de degrés dans la couronne, voire 2 millions dans certaines régions ». Pour expliquer ce processus de chauffage coronal, on pense que « l'apport d'énergie nécessaire pourrait provenir notamment des fluctuations du champ magnétique et de la multitude de petites éruptions solaires invisibles depuis la Terre ». Mais on en reste aujourd'hui encore aux hypothèses car « les mesures du Soleil acquises depuis la Terre ou son orbite ne permettent pas de lever les ambiguïtés ».
Avec Solar Orbiter, les scientifiques sont convaincus que si « les données ne permettront pas d'expliquer ce mécanisme de chauffage, pour cela il faudrait s'approcher encore plus près du Soleil, elles devraient néanmoins éliminer certaines théories » et n'en conserver qu'un nombre restreint dont celle qui s'appuie sur « la présence d'ondes d'Alfvén dans la couronne solaire, qui sont des mécanismes importants assurant le transport de l'énergie, pour expliquer ce chauffage de la couronne ». Cette question des ondes Alfvén suscite également l'intérêt des scientifiques de Solar Parker Probe qui prévoient de les observer au plus près, lorsque la sonde sera à seulement à 9 millions de km du Soleil. De son côté, Solar Orbiter, plus éloignée et disposant à la fois de capacités de diagnostic de la couronne par imagerie et de mesures du vent solaire in situ, pourra suivre la même de portion de vent solaire quittant la couronne et arrivant quelques dizaines d'heures plus tard à la position de la sonde.
Se rapprocher au plus près du Soleil permet d'observer le « vent solaire dans un état juvénile », ce qui devrait aider à comprendre pourquoi autant de matière s'échappe du Soleil (environ 70.000 tonnes de matière s'échappent du Soleil chaque seconde) et quels sont les mécanismes qui accélèrent le vent solaire. « Ce dernier apparaît sous deux formes : lente, de 300 à 400 km/s, et rapide, avec une vitesse de l'ordre de 600 à 800 km/s. »
Cette sonde devrait également nous aider à mieux comprendre le fonctionnement des éruptions solaires, c'est-à-dire « pourquoi elles ont lieu, les processus qui les déclenchent, ainsi que les phénomènes associés et les conséquences qu'elles engendrent », souligne Étienne Pariat, coordinateur du Pôle de physique solaire au LESIA et co-investigateur scientifique sur deux instruments (SPICE et STIX). Surtout, Solar Orbiter devrait être capable de voir le lieu de naissance de ces éruptions, ce qui va « nous permettre de faire le lien entre ce qui se passe à cet endroit sur le Soleil et l'impact qu'elles ont ensuite sur l'héliosphère et le milieu interplanétaire ». Quant aux éjections de masse coronale, « qui sont les structures qui peuvent impacter le plus l'environnement de la Terre », Solar Orbiter devrait aider à mieux « comprendre comment elles sont générées et comment elles se déplacent dans le Système Solaire ».
Les pôles du Soleil dévoilés
Après une première phase d'environ 4 ans d'observations depuis le plan de l'écliptique, Solar Orbiter « utilisera la gravité de Vénus et de la Terre pour sortir de ce plan et procéder à des observations à hautes latitudes (jusqu'à environ 30°) du Soleil et du vent solaire », fournissant des images inédites des régions polaires du Soleil. On s'attend également à des données importantes sur l'environnement magnétique encore mal compris de ces zones qui jouent un rôle clé dans le cycle solaire de 11 ans et dans les vagues régulières de tempêtes solaires. Cette phase de la mission sera propice à « des mesures d'héliosismologie locale et d'observations des trous coronaux polaires, sources du vent solaire rapide ».

Solar Orbiter doit révolutionner nos connaissances sur la manière dont le Soleil génère et contrôle la bulle de plasma géante qui entoure le Système solaire et influe sur les planètes. © ESA
Enfin, les connaissances accumulées par Solar Orbiter seront, à terme, utiles à d'autres disciplines comme l'exobiologie. Une meilleure connaissance des vents solaires devraient aider à mieux comprendre comment les vents stellaires d'autres étoiles interagissent avec les planètes tournant autour d'elles et influencent ces dernières, allant jusqu'à potentiellement modifier durablement leurs atmosphères et l'émergence possible de la vie sur ces planètes.
Solar Orbiter embarque 10 instruments répartis en deux catégories. Des instruments dits de télédétection et qui fournissent des spectres et des images de la photosphère et de la couronne, ainsi que des instruments héliosphériques de mesures in situ du plasma. On notera que l'instrument RPW est unique parmi les instruments de Solar Orbiter car il fait à la fois des mesures in situ et de télédétection. RPW mesurera les champs magnétique et électrique à haute résolution temporelle en utilisant un ensemble de senseurs-antennes pour déterminer les caractéristiques des ondes électromagnétiques et électrostatiques dans le vent solaire.
Principales questions auxquelles la mission se propose de répondre :
- Comment le champ magnétique émerge-t-il de l'intérieur et quel est son impact sur l'atmosphère solaire ?
- Quels sont les mécanismes impliqués dans la formation de la couronne et du vent solaire ?
- Quels sont les processus physiques expliquant l'activité éruptive du Soleil ?
- Comment la température de la couronne peut-elle atteindre plus d'un million de kelvins alors que la surface visible du Soleil n'atteint pas 6.000 kelvins ?
- Comment le plasma du vent solaire est-il accéléré jusqu'à des vitesses supersoniques de près de 1.000 kilomètres par seconde ?
Source: https://www.futura-sciences.com/
Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-interview-exclusive-solar-orbiter-ouvrira-fenetre-interieur-couronne-solaire-79489/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura -
LE 8.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Vénus : nous entrons dans la meilleure période pour l’observer.
- Par dimitri1977
- Le 08/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Vénus : nous entrons dans la meilleure période pour l’observer
Journaliste
Ces prochaines semaines, notre belle voisine, Vénus, sera de plus en plus incandescente dans la nuit, et ce, de plus en plus longtemps, jusqu'à trois heures après le coucher du Soleil.
Avez-vous remarqué comme Vénus brille dans le ciel en ce moment ? Oui, sans aucun doute car il est impossible, depuis son retour au début de l'automne 2019, de ne pas la remarquer dès que l'on met un pied dehors le soir.
Surnommée l'étoile du berger, notre voisine est une reine de beauté voluptueuse qui n'a pas usurpé son nom de déesse. Et plus les jours passent, plus elle s'attarde dans la nuit étoilée, narguant au passage Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel (magnitude -1.4). La déesse de l'Amour est, après la Lune, l'objet le plus brillant de la nuit. Par la grâce surtout, ce corps aussi grand que la Terre, est proche de nous. Et tout dépend aussi de sa phase, c'est-à-dire de la partie visible depuis notre monde qui réfléchit la lumière du Soleil.
Vénus au crépuscule, depuis son retour dans le ciel à la fin de l'été 2019. L'animation montre l'évolution de sa hauteur au-dessus de l'horizon, ses changements de phase et de sa taille apparente au fur et à mesure que sa distance avec la Terre diminue. © ShadowsandSubsance, Vimeo
Vénus va briller de plus en plus jusque fin avril
En ce début du mois de février, et bien que distante de quelque 157 millions de kilomètres de nous (c'est-à-dire autant que la distance Terre-Soleil), sa magnitude arbore fièrement un -4.1. Et son éclat va encore continuer à augmenter au cours des prochaines semaines, jusqu'à culminer à -4.5 le 28 avril. Ce jour-là, la « sœur de la Terre » ne sera plus qu'à 66 millions de kilomètres, soit 3,7 minutes-lumière.
À cette date, la planète rocheuse sera encore haute dans le ciel (35°, contre 32° le 6 février), ce qui veut dire qu'on pourra la contempler durant plus de trois heures après le coucher du Soleil.
Les soirées les plus longues à passer en sa compagnie seront entre le 17 mars et le 6 avril -- plus grande élongation le 24 mars --, elle culminera alors à 41° au-dessus de l'horizon -- sa magnitude sera de -4.4.

La lumière de Vénus est suffisante pour projeter une ombre. La preuve avec cette photo prise par un astronome amateur le 18 janvier 2020. © Noel Keating, Spaceweather.com
Vénus est magnifique à admirer à l'œil nu parmi les étoiles lointaines qui l'entourent. Dans une lunette ou un télescope, vous pourrez contempler sans difficultés ses phases. Ces temps-ci, de gibbeuse, elle passe progressivement à un croissant qui sera au plus fin, fin mai. Ensuite, « l'étoile du soir » Vesper, de plus en plus basse au-dessus de l'horizon, disparaîtra du ciel terrestre pour des « noces » avec le Soleil. Elle « renaîtra » en Lucifer, « l'étoile du matin », début juillet.
Vénus va flirter avec les Pléiades
L'un des plus beaux moments de ce voyage de Vénus dans le ciel du soir, incontournable et en dehors de ses rencontres avec la Lune, sera sa visite aux « Sept Sœurs », les Pléiades, le 2 avril. Un spectacle à admirer à l'œil nu et aux jumelles, le plus loin possible de toute pollution lumineuse. De plus, vous pourrez remarquer que l'éclat intense de Vénus projette de délicates ombres (voire photo ci-dessous).

La Lune et Vénus se reflètent sur la mer, à Santa Marinella, près de Rome. © Apod (Nasa), Filippo Curti (Sanderphil Urban Observatory).
Source: https://www.futura-sciences.com/
Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-venus-nous-entrons-meilleure-periode-observer-79505/?fbclid=IwAR0nPZlXQT6VOR4cHLV2QOPN6DUwTyZ78ZbpUpk4qjUSyZlZARvJKhwi8Nk#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura -
LE 7.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ découverte dans la jeunesse de l’Univers surprend les astronomes.
- Par dimitri1977
- Le 07/02/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Cette galaxie « monstre » découverte dans la jeunesse de l’Univers surprend les astronomes
Nathalie Mayer
Journaliste
XMM-2599, c'est un peu à notre Univers ce que James Dean a été au cinéma. Un monstre de galaxie qui a vécu intensément avant de mourir dans la fleur de l'âge ! Pourquoi ? Les astronomes ne l'expliquent pas encore.
L'observatoire W.M. Keck est situé sur le mont Mauna Kea, à Hawaï. Il est équipé d'un puissant spectrographe infrarouge surnommé Mosfire pour Multi-Object Spectrograph for Infrared Exploration. C'est grâce à lui que des astronomes ont découvert, à environ 12 milliards d'années-lumière de notre Terre, une galaxie monstre inhabituelle : XMM-2599.
“
Cette galaxie a frénétiquement formé des étoiles puis est devenue inactive avant même que l’Univers atteigne 1,8 milliard d’années
« Avant même que notre univers ait atteint les 2 milliards d'années, XMM-2599 avait déjà formé une masse de plus de 300 milliards de Soleils. De quoi la classer parmi les galaxies “ultra-massives” », explique Benjamin Forest, chercheur, dans un communiqué de l’université de Californie à Riverside (États-Unis). « Plus remarquable encore, nous montrons que cette galaxie a frénétiquement formé des étoiles lorsque l'univers avait moins de 1 milliard d'années pour devenir totalement inactive avant même qu'il ait atteint 1,8 milliard d'années. »
Au cours de son pic d'activité, la galaxie monstre XMM-2599 formait ainsi plus de 1.000 masses solaires par an. La Voie lactée ne forme pas plus d'une étoile par an. Et bien que ce type de galaxie « ultra-massive » soit rare, les modèles prédisent leur existence. Mais ils prédisent aussi qu'à cette époque de la vie de notre Univers, elles devraient encore être activement en train de former des étoiles. Pourquoi XMM-2599 a cessé de donner naissance à des étoiles aussi tôt reste donc un mystère.

De gauche à droite, l’évolution de la galaxie monstre XMM-2599 telle que l’imaginent les astronomes de l’université de Californie à Riverside (États-Unis) : une galaxie poussiéreuse qui se transforme en galaxie morte avant de peut-être finir comme la galaxie la plus brillante d’un amas. © NRAO/AUI/NSF/B. Saxton ; Nasa/ESA/R. Foley ; Nasa/StScI.
En apprendre plus sur l’évolution de cette galaxie « super-massive »
Pour les astronomes de l'université de Californie, la galaxie monstre pourrait être la descendante d'une population de galaxies poussiéreuses. Des galaxies récemment découvertes par les derniers télescopes infrarouges, extrêmement lointaines - et anciennes - et qui forment des étoiles à un rythme effréné.
Les astronomes de l'université de Californie ont observé XMM-2599 dans sa phase inactive et ils ignorent ce qu'elle a pu devenir depuis. Mais ils imaginent assez bien qu'elle constitue aujourd'hui l'élément central de l'un des amas de galaxies les plus brillants et les plus massifs de l'univers local. Même si elle a aussi pu continuer à évoluer toute seule. Ou que la réalité se place peut-être quelque part entre ces deux extrêmes.
Pour répondre à ces questions laissées en suspens, les chercheurs de l'université de Californie ont obtenu un peu plus de temps d'observation avec Mosfire. Un temps qu'ils comptent mettre à profit pour enfin comprendre comment les galaxies monstres se forment puis meurent.
CE QU'IL FAUT RETENIR
- XMM-2599 se situe à environ 12 milliards d’années-lumière de notre Terre.
- Les astronomes ont découvert qu’elle avait frénétiquement formé des étoiles avant même que notre Univers ait atteint les 2 milliards d’années.
- Et qu’elle apparaissait ensuite inactive.
POUR EN SAVOIR PLUS
Découverte par hasard, cette énorme galaxie pourrait être le chaînon manquant dans l’évolution des galaxies
L'univers primitif était rempli de galaxies monstres. C'est du moins la conclusion à laquelle arrivent des astronomes après avoir découvert une galaxie géante en formation située à quelque 12,5 milliards d'années-lumière de notre Terre. Une sorte de yéti de l'espace...
Article de Nathalie Mayer paru le 25/10/2019

De nouvelles données de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) ont révélé la présence d’une galaxie géante à 12,5 milliards d'années-lumière de notre Terre. © James Josephides, Université de l’Arizona
La légende raconte qu'une créature anthropomorphe vit quelque part dans l'Himalaya. Un abominable homme des neiges. Le yéti. Et c'est en quelque sorte du yéti du cosmos que des chercheurs de l'université de l’Arizona (États-Unis) nous offrent aujourd'hui la toute première image. Celle d'une gigantesque galaxie en formation. Un type de galaxies qui -- un peu comme l'abominable homme des neiges -- avait jusqu'alors échappé à toutes les observations directes.
C'est en étudiant de nouvelles données issues d'Alma, l'Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, ce réseau de 66 radiotélescopes perdu dans le désert du Chili, que Christina Williams a perçu, tout à fait par hasard, comme une tache de lumière, signature potentielle d'une galaxie. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Sauf que cette tache brillait dans une région du ciel dépourvu de toute galaxie connue. « Lorsque j'ai découvert que cette galaxie était invisible à toutes les autres longueurs d'onde, j'ai été très excitée. Cela ne pouvait que signifier que cette galaxie était très éloignée et cachée par des nuages de poussière », raconte l'astronome.
Les chercheurs estiment aujourd'hui que la lumière observée par Christina Williams a mis pas moins de 12,5 milliards d'années à parvenir jusqu'à nous. Comme un témoin des premiers instants de notre univers. Selon les astronomes, l'émission observée est causée par la lueur chaude des particules de poussière chauffées par les étoiles en formation au cœur de cette jeune galaxie. Mais comme ces nuages de poussière cachent la lumière des étoiles elles-mêmes, la galaxie était, jusqu'alors, restée invisible.
Ici, une vue d’artiste de ce à quoi pourrait ressembler la galaxie monstre en formation découverte par les astronomes de l’université de l’Arizona (États-Unis). Une galaxie qui connait une véritable explosion de formation d’étoiles, éclairant le gaz environnant. © James Josephides, YouTube, Université de l’Arizona
Le chaînon manquant de l’évolution galactique
Après étude, les astronomes pensent qu'il s'agit d'une galaxie monstre en formation. Qui contient environ autant d'étoiles que notre Voie lactée, mais qui déborde d'activité. Elle formerait des étoiles à un rythme cent fois plus important que celui de notre propre galaxie. Et elle pourrait surtout représenter le chaînon qui manquait aux chercheurs pour comprendre réellement l'évolution des galaxies.
Des études récentes ont en effet montré que certaines des plus grandes galaxies de notre univers ont grandi extrêmement rapidement. Alors que notre univers n'affichait que 10 % de son âge actuel. Mais la théorie peine à expliquer le phénomène. D'autant que les galaxies en question semblent sortir de nulle part. Aucune d'entre elles n'avait pu être observée au stade de sa formation. Les petites galaxies primitives découvertes par le télescope spatial Hubble ne se développant pas assez vite pour résoudre le problème. Et les observations de galaxies monstres ont aussi été trop rares pour apporter une explication satisfaisante.
“
Nous attendons beaucoup du télescope spatial James Webb
« Notre galaxie pourrait être le chaînon manquant », suggère Christina Williams qui imagine que de tels objets sont finalement très répandus dans l'univers primitif. Sans quoi il aurait fallu une chance incroyable pour en détecter une seule dans une partie du ciel qui ne représente même pas un centième du disque de la pleine Lune. « Le télescope spatial James Webb - lancement prévu pour mars 2021 - sera capable de voir à travers les voiles de poussière. Nous pourrons alors déterminer la taille réelle de ces galaxies et à quelle vitesse elles grandissent afin de mieux comprendre pourquoi nos modèles échouent pour l'heure à les expliquer », conclut l'astronome.
Source: https://www.futura-sciences.com/
Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-cette-galaxie-monstre-decouverte-jeunesse-univers-surprend-astronomes-78045/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura



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