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  • LE 7.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Bientôt un chantier de construction pour des robots dans l'espace.

    Bientôt un chantier de construction pour des robots dans l'espace

     

    Journaliste

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    La construction et l'assemblage d'éléments spatiaux en orbite sont des techniques que la Nasa souhaite maîtriser alors que se prépare le retour sur la Lune et qu'il est envisagé d'envoyer des humains sur Mars au cours de la décennie 2030. La Nasa vient de confier à Maxar Technologies une mission de démonstration technologique d'assemblage en orbite d'une antenne de communication et d'une poutre. 

    En prévision de ses futures missions d'exploration robotiques et habitées à destination de la Lune et de Mars, la Nasa souhaiterait avoir la capacité de construire et d'assembler en orbite certaines pièces de satellites, voire des éléments d'infrastructures spatiales. Cette idée, loin d'être une lubie d'ingénieurs, présente plusieurs intérêts. La fabrication et l'assemblage en orbite pourraient offrir une nouvelle façon de concevoir différents éléments spatiaux qui n'auraient pas les contraintes (concernant la masse, la taille et la forme) imposées par les coiffes des lanceurs, voire d'imaginer des structures bien plus grandes qu'aujourd'hui, et qui sont actuellement limitées par le volume de ces coiffes.

    Ce projet a aussi un intérêt économique. Aujourd'hui, les satellites sont conçus pour fonctionner sans maintenance ni modification pour toute leur durée de vie orbitale. Demain, il sera possible de remplacer des modules défaillants, de mettre à jour le satellite avec des modules plus performants sans interruption de service par exemple, ou l'acquisition des données.

    Enfin, la maîtrise de cette capacité permet d'acquérir des technologies utiles à d'autres applications comme celles liées aux services en orbite, la réparation d'incidents mécaniques, l'installation de charges utiles additionnelles, l'amélioration des fonctions existantes, voire la reconfiguration des satellites pour de nouvelles missions.

    Vue d'artiste du robot Spider construisant une antenne de communications. © Maxar Technologies

    Un bras pour construire une antenne et assembler une poutre 

    Il y a quelques jours, la Nasa a attribué 142 millions de dollars à la société Maxar Technologies pour la réalisation d'un projet de robot constructeur et une mission de démonstration d'assemblage en orbite. Pour cela, la Nasa et Maxtar technologies vont utiliser le satellite Restor-L de la Nasa qui doit être lancé d'ici quelques années pour ravitailler le satellite Landsat 7.

    Restore-L sera modifié pour accueillir une charge utile appelée Space Infrastructure Dexterous Robot (Spider) qui comprend notamment un bras robotisé de 5 mètres.  Ce robot sera en charge de l'assemblage et la construction de ces deux éléments spatiaux :

    • une antenne de communication de 3 mètres en bande Ka qui sera ensuite testée pour relayer des données au sol ;
    • Une structure composite de 10 mètres de long de façon à démontrer la faisabilité technique de construire de grandes structures en orbite.

    Comme le souligne la Nasa dans son communiqué, cette démonstration permettra de « mûrir les technologies avec des applications transversales pour les missions gouvernementales et commerciales, y compris l'exploration humaine de la Lune et de Mars, et la construction dans l'espace de grands télescopes. »

    Source: https://www.futura-sciences.com/
    Lien: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/service-orbite-bientot-chantier-construction-robots-espace-79465/?fbclid=IwAR1fl-9Ha5EPxgCmUIw6gkCFyZLa9r3skv-0Vfsxoz4djUs9IqxE-Ial_BA#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 7.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Tempête Ciara : jusqu'à 180 km/h en Irlande et sur les îles Britanniques

     

    La situation est désormais fiabilisée. Les îles Britanniques seront touchées par une violente tempête nommée Ciara. D'autres pays européens, comprenant la France, les Pays-bas, la Belgique, le Danemark, l'Allemagne du nord, la Suède et la Norvège seront aussi touchés par des vents très violents et des pluies importantes dès dimanche.

    Ce samedi, une dépression traverse l'Atlantique et arrivera à l'ouest des îles Britanniques en se creusant très rapidement en raison d'un puissant courant-jet de 380 km/h sur l'Atlantique nord. Prise dans ce courant d’ouest très rapide, cette tempête, nommée Ciara par le Met Office, passera tout juste au nord du Royaume-Uni dimanche. Cette tempête atteindra des valeurs de pression très basses : jusqu’à 945 hPa possibles (les records de basses pressions étant d'environ 920 Hpa dans ce secteur). Le gradient de pression sera extrêmement serré entre l’anticyclone des Açores et ses 1035 hPa, et cette profonde dépression. Une différence de pression de 90 hPa sur moins de 2000 km qui contribuera à des vents d’une grande violence sur les îles Britanniques, la France, les Pays-Bas, le Danemark, la Norvège, la Suède et le nord de l’Allemagne.

     

    Royaume-Uni et Irlande : vents jusqu'à 180 km/h et vagues de 12 m

    Selon les prévisions actuelles, les vents violents sont attendus à partir de samedi pour les îles Britanniques et devraient culminer dans la journée de dimanche au passage de la tempête Ciara. 

    Ce samedi, l’épisode de vent tempétueux concerne surtout l’Irlande et l’Irlande du Nord au passage d’un front froid actif. Des rafales généralisées de 90 à 110 km/h sont envisagées, et plus sur les littoraux occidentaux d’Irlande. Ces puissantes rafales gagnent le nord de l’Angleterre et l’Ecosse à la mi-journée. Dans la soirée, une courte accalmie se mettra en place avant l’arrivée d’un deuxième épisode de vents tempétueux.

    Demain dimanche, dans la nuit, le vent forcira de nouveau en commençant par les côtes irlandaises comme samedi. Le matin, les vents puissants seront généralisés sur toutes les îles Britanniques. On peut s’attendre à des vents de 180 km/h en rafale sur les caps les plus exposés en Irlande et surtout sur les montagnes écossaises. Dublin pourrait voir des rafales atteindre les 120 km/h. A Belfast, capitale de l’Irlande du Nord, les rafales pourraient atteindre les 100 km/h. Outre ces puissantes bourrasques, le vent moyen sera également fort et continu de samedi à dimanche.

     

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    De samedi à dimanche, la mer sera démontée et les vagues pourront atteindre de 10 à 12 mètres sur les littoraux occidentaux d’Irlande. Concernant les pluies, les cumuls les plus importants sont attendus également sur les régions ouest de l’Irlande ainsi que sur les littoraux ouest anglais, gallois et écossais. Des inondations locales sont possibles, conjuguées aux très hautes vagues attendues et surtout aux coefficients de marée atteignant 98 dimanche soir : des phénomènes de submersions sont à redouter.

    Tout le week-end, cette tempête perturbe tous les types de transport, des trains aux voitures en passant par les ferries et les vols. On peut s'attendre aussi à la fermeture de routes qui pourront être inondées. Les axes côtiers, principalement sur les côtes ouest, pourront être submergés en raison des hautes vagues. Des coupures d'électricité sont aussi envisagées.

    Par la suite, la tempête touchera la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne du nord, Danemark et la Scandinavie dimanche.

    La Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l’Allemagne du nord et la Scandinavie touchés

    Même si ces pays ne seront pas aussi violemment touchés que les îles Britanniques, les vents y seront très puissants et les rafales à 120 km/h sont possibles et de façon généralisée sur la mer du Nord. La mer sera aussi démontée et on ne peut exclure des submersions. Le Danemark sera plutôt touché en fin de journée de dimanche ainsi que la Suède. La Scandinavie recevra aussi des chutes de neige importantes au cours de cet épisode.

    Ce contexte fortement dépressionnaire conjugué à de forts coefficients de marée présente quelques points communs avec la puissante tempête du début février 1953 qui avait provoqué la catastrophe des polders inondés en Hollande, occasionnant à l’époque 1800 morts. Des vents soufflant jusqu'à 180 km/h avaient provoqué une surcote et une submersion marine majeure, détruisant les digues qui protègent ces zones situées sous le niveau de la mer. Plus proche de nous, la tempête "Xaver" de décembre 2013 avait provoqué la plus forte surcote de la mer du Nord en Hollande depuis la catastrophe de 1953, avec des vents atteignant 150 km/h.

    La France ne sera pas à l’écart de la tempête Ciara, où les vents atteindront les 140 km/h à partir de dimanche. La semaine prochaine s'annonce très agitée elle aussi.

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 7.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ SpaceX : vers un vol d’essai de Starship à 20 km d'altitude.

    SpaceX : vers un vol d’essai de Starship à 20 km d'altitude

     

    Journaliste

     

    L’image contient peut-être : nuit et ciel

     

    Après les deux « vols d'essais » du Starhopper à une vingtaine de mètres lors du premier tir et jusqu'à 150 mètres de haut environ lors du dernier vol, SpaceX se prépare à un vol d'essai d'un prototype du Starship à une vingtaine de kilomètres d'altitude. Il pourrait avoir lieu dès le 16 mars.

    Le calendrier de SpaceX, qui prévoit un premier vol du Starship à destination de la Lune dès 2022 et une mission habitée sur la Lune en 2024, nous paraît trop optimiste. Alors qu'à ce jour, la firme d'Elon Musk n'a testé que le Starhopper, prototype du prototype du Starship, et les futurs moteurs Raptor de ce lanceurSpaceX se prépare a un premier vol d'essai de son prototype du Starship, quelques mois après l'explosion au sol d'un premier prototype.

    Comme le rapporte le site américain The Verge, dans un article mis en ligne le 4 février, la firme d'Elon Musk a fait une demande auprès de l'agence fédérale américaine en charge des télécommunications (FCC) afin d'obtenir des fréquences radio pour communiquer avec son prototype tout au long de son vol de démonstration. Cette demande fait un état d'un vol à réaliser dès le 16 mars avec la possibilité de multiples reports ou d'un décalage de lancement jusqu'au 16 septembre 2020.

    Un premier vol à 20 kilomètres d'altitude

    Ce vol de démonstration n'ira évidemment pas dans l'espace pour sa première sortie ! Le prototype du Starship décollerait du site de lancement de Boca Chica et réalisera un vol atmosphérique à environ une vingtaine de kilomètres d'altitude, suivi d'un retour sur la terre ferme en position verticale. L'administration fédérale de l'aviation américaine (FAA), qui gère la réglementation en matière de lancements spatiaux commerciaux, doit autoriser ce lancement et la fenêtre de tir demandée par SpaceX.

    Ce prototype sera propulsé par trois moteurs Raptor, testés à plusieurs reprises au sol. À la différence du Merlin qu'utilisent le Falcon 9 et le Falcon Heavy et qui fonctionne avec un mélange de kérosène et d'oxygène liquides, le Raptor utilise de l'oxygène et du méthane liquides, un mélange d'ergols dont la combustion n'est pas complètement maîtrisée. Si l'on se fie aux propos d'Elon Musk, un seul vol atmosphérique est prévu. Si cet essai réussit, la tentative suivante serait un vol orbital.

    https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/acces-espace-spacex-vers-vol-essai-starship-20-km-altitude-79468/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 7.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Météo du samedi 8 février : le calme avant la tempête

    Il faudra profiter de ce samedi, encore assez beau sur les deux tiers de la France, avant un dimanche devenant pluvieux et surtout tempétueux. Les températures redeviennent partout supérieures aux moyennes de saison. Ces conditions sont majoritairement bonnes pour vos trajets en voiture si vous avez la chance de partir en vacances d'hiver.

     

     

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    France

    L’anticyclone qui était centré sur le nord de la France, se décale désormais vers l’Allemagne et la Pologne. Dans le même temps, une dépression très creuse étire son influence par un thalweg jusqu’au proche atlantique. Entre ces deux systèmes, le vent de secteur sud-ouest commence à se lever sur notre pays. Un faible front froid traverse le tiers nord-ouest de la France tandis que le Languedoc reste très nuageux par entrées maritimes. Partout ailleurs, il fait encore globalement beau et doux.

    Régions

    De la Vendée aux Hauts-de-France, en passant par la Normandie, le ciel est couvert avec de la pluie en cours de journée. Cette perturbation arrive en fin de journée de la Nouvelle-Aquitaine aux Ardennes avec des pluies faibles. 

    La Bretagne, les Pays de la Loire et la Basse-Normandie retrouvent même des éclaircies en cours d'après-midi après une matinée grise et pluvieuse. Le vent de sud-ouest est modéré, de 50 à 60 km/h, se renforçant le soir sur la pointe du Finistère. 

    De l’Occitanie au centre-est de la France, les nuages de moyenne et de haute altitude sont très nombreux mais le ressenti est agréable sous ce ciel voilé. Ces conditions seront optimales pour vos trajets en direction des massifs montagneux. Les nuages masquent un peu plus le soleil vers les reliefs. Sur l’Hérault, un léger vent marin humide venant de la Méditerranée apporte des nuages quasiment toute la journée.

    Du Grand Est à la Corse, en passant par la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la région PACA, des brouillards localisés peuvent encore se former le matin, notamment dans la plaine d’Alsace. Ailleurs le temps est sec et déjà très ensoleillé. La sensation de fraîcheur matinale s’estompe au cours de votre journée, avec le maintien de conditions ensoleillées et peu ventées.

    Températures

    Les gelées de la veille sont moins nombreuses et moins fortes, ne concernant plus que le flanc est du pays et les vallées alpines. Les températures affichent globalement des valeurs en hausse, souvent comprises entre 4°C et 7°C à l'ouest, 8°C à 12°C sur le pourtour de la Méditerranée, et encore 0°C à 2°C sur le centre-est. 

    Au cours de votre après-midi, les températures sont supérieures aux moyennes de saison de 2°C à 4°C. Sous les pluies du nord-ouest, elles plafonnent à 8°C ou 10°C, mais ailleurs, vous aurez de 10°C à 13°C, localement 17°C dans le pays basque mais pas plus de 7° à 8°C vers l'Alsace.

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 7.02.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ ALERTE MÉTÉO TEMPÊTE CIARA, VENTS JUSQU'À 140 KM/H DANS LE NORD ET LE NORD OUEST DE LA FRANCE

    Par Regis CREPET, météorologue

     

    ALERTE MÉTÉOTEMPÊTE CIARA, VENTS JUSQU'À 140 KM/H​

     

    Du dimanche 9 février à 0:00 au lundi 10 février à 12:00.

    SITUATION


    Après une semaine calme, le temps se dégrade à nouveau fortement à partir de ce dimanche. Cette forte dégradation est liée à la tempête Ciara qui se creuse à 941 hPa sur l'Atlantique Nord, pour s'étendre de l'Islande aux îles britanniques et de la Scandinavie jusqu'en France, alors que l'anticyclone des Açores reste puissant à 1040 hPa. Ce différentiel de pressions très important (100 hPa en 5000 km de distance) accentue le Jet Stream (vents d'altitude) à près de 380 km/h, ce qui renforce le caractère tempétueux des vents au niveau du sol.

    Dans cette configuration, c'est le nord de la France qui est plus particulièrement impacté par les vents les plus violents entre dimanche matin et lundi matin, avec des rafales tempétueuses qui pourront atteindre 140 km/h sur les caps et côtes exposés et entre 100 et 120 km/h au nord de la Loire. Indiquons qu'il s'agit d'une tempête hivernale classique mais d'une grande surperficie géographique, qui survient en moyenne une fois tous les deux à trois ans.

    Cette tempête se conjugue à de forts coefficients de marée (entre 98 dimanche soir et 108 de maximum mardi). La concomitance des vents violents et des forts coefficients entraînera un risque élevé de submersion au moment de la pleine mer en raison d'une mer qui sera démontée avec des creux de 7 à 12 m en Manche, mer du Nord et proche Atlantique.

    Par la suite, et toujours en liaison avec les conditions fortement dépressionnaires qui règnent en début de semaine prochaine, une nouvelle tempête touchera en Corse avec des rafales à plus de 150 km/h sur les caps, les côtes et reliefs exposés.

    Après le passage de la tempête Ciara sur la moitié nord, la succession de perturbations actives générera de forts cumuls de précipitations dans le Grand Est et les Alpes du Nord, avec de nouvelles crues et inondations à redouter ainsi qu'une tempête de neige sur les hauts reliefs alpins augmentant le risque d'avalanches.


     

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    OBSERVATION

    Ce vendredi à 18 heures, la dépression CIARA responsable des intempéries à venir en France dimanche se situe actuellement au large des côtes américaines, après avoir entrainé des intempéries aux Etats-Unis. Elle entamme son lent creusement et s'apprête à traverser l'océan Atlantique en 1 jour et demi. Parallèlement, une autre dépression très creuse se situe entre Terre Neuve et le Groenland. La pression en son centre de 935 hPa est très basse. Ce sytème contribuera à renforcer la vitesse de propagation de la future CIARA ce week-end.

    EVOLUTION

    En fin de nuit de samedi à dimanche et dimanche matin, à l'approche de la perturbation générée par la tempête Ciara, le vent se renforce brutalement à 100 km/h en bord de Manche.

    Dans la matinée de dimanche, les vents continuent à se renforcer et atteignent 100 à 110 km/h sur les côtes de la Manche et jusqu'à 120 km/h sur la côte d'Opale. Dans l'intérieur des terres de la Bretagne en se dirigeant vers le nord du bassin parisien et la région lilloise, les rafales atteignent 70 à 80 km/h.

    Dimanche après-midi, la tempête progresse davantage dans les terres. Elle s'étend des Pays-de-la-Loire aux Ardennes en passant par le bassin parisien, avec des rafales entre 100 et 110 km/h et jusqu'à 130 km/h sur les Hauts-de-France.

    Dimanche soir, les vents soufflent toujours aussi violemment dans le nord de la France. Ils gagnent le Poitou, la région Centre, la Bourgogne, la Champagne, la Lorraine ainsi que les Vosges. C'est dans sa partie Est, entre les Hauts-de-France et la Lorraine, que les vents les plus violents sont attendus dans l'intérieur des terres avec des rafales de 120 km/h à 140 km/h entre la côte d'Opale et Dunkerque. En bord de mer, la conjonction de fortes marées et des vents violents entraînera un risque de nombreuses submersions littorales au moment de la pleine mer.


    Dans la nuit de dimanche à lundi, les vents restent violents dans le nord de la France avec des rafales à 100 km/h dans les terres et 120 km/h près des littoraux. Des rafales à 140 km/h sont probables sur la Côte d'Opale (Boulonnais). C'est le Grand-Est et la Bourgogne Franche-Comté qui sont le plus exposés à des rafales entre 110 et 120 km/h, avec jusqu'à 140 km/h sur sommets vosgiens et jurassiens.

    Lundi matin, la tempête s'attarde encore quelques heures sur le Grand-Est avec des vents à 100 km/h et encore 130 km/h en montagne. Sur le reste de la moitié Nord, le vent faiblit progressivement. En bord de mer, la conjonction de fortes marées et des vents violents entraîne à nouveau de nombreuses submersions littorales.

    Par la suite, et toujours en liaison avec les conditions fortement dépressionnaires qui règnent en début de semaine prochaine, de fortes pluies sont prévues dans le nord-est de la France, avec de nouvelles crues et inondations à redouter ainsi qu'un nouveau fort risque d'avalanche sur le nord des Alpes.

    Enfin, entre lundi soir et mardi soir, une nouvelle tempête touchera la Corse avec des rafales à plus de 150 km/h sur les caps, côtes et reliefs exposés.

     

     

    Liste des départements concernés

     

     

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    SOURCES CHAINE METEO

  • LE 6.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/Comment Voyager a ouvert la porte aux géants des glaces.

    Comment Voyager a ouvert la porte aux géants des glaces

    Des geysers sur Triton, des tempêtes furieuses sur Neptune et un Uranus apparemment serein qui s'est avéré être une bizarrerie cosmique.

    Par Korey Haynes  | Publication: jeudi 8 août 2019

     

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    Lorsque Voyager 2 a exploré Uranus en 1986, il a trouvé un monde fade et bleuâtre avec peu de contraste. Mais le survol s'est produit au milieu de l'été lorsque la lumière directe du soleil supprime la formation des nuages. Une décennie plus tard, Hubble a commencé à révéler des nuages ​​brillants.

    NASA / JPL-Caltech

    Après avoir visité Saturne, les Voyagers jumeaux se sont séparés considérablement pour la première fois. Alors que Voyager 1 sortait du système solaire, Voyager 2 a attaqué de lui-même vers les deux dernières planètes géantes non visitées: Uranus et Neptune. Plus petits et plus éloignés que Jupiter et Saturne, ces mondes géants de glace étaient mieux cachés aux yeux télescopiques indiscrets de la Terre, et donc plus mystérieux. Et, dans une certaine mesure, ils le restent. Aucun vaisseau spatial depuis que Voyager les a visités, et aucune mission n'est actuellement prévue sur l'une ou l'autre planète. Les secrets révélés par Voyager restent les vues les plus rapprochées avec lesquelles les scientifiques doivent travailler.

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    Voyager 2 a capturé les premières bonnes photos du système d'anneaux d'Uranus. Ces anneaux sombres et pâles brillent de fausses couleurs dans cette image améliorée par ordinateur, qui révèle les neuf anneaux connus avant l'arrivée du vaisseau spatial. (Les lignes pastel plus pâles traitent des artefacts.) Les scientifiques ont depuis découvert quatre autres anneaux.

    NASA / JPL

    Gros bleu 

    Voyager 2 a survolé Uranus le 24 janvier 1986, plus de quatre ans après la visite de la sonde à Saturne. Suite à l'enthousiasme suscité par ce monde aux anneaux (et Jupiter avant lui), les scientifiques étaient impatients de voir ce que Voyager révélerait au système uranien plus éloigné et énigmatique.

    Suzy Dodd, chef de projet pour la mission interstellaire du Voyager, a travaillé sur les équipes de séquençage pour Uranus et Neptune. Le groupe a déterminé exactement quand les instruments du Voyager devraient prendre des données afin de retourner les informations que l'équipe scientifique voulait. Cela signifiait comprendre dans les moindres détails comment les planètes et leurs lunes se déplaçaient. L'équipe de séquençage a orchestré les différents instruments pour utiliser chaque seconde des précieuses fenêtres de survol pour imaginer les cibles les plus précieuses: le membre ou le bord des planètes, les terminateurs où le jour et la nuit se rencontrent, les lunes sur leurs orbites et celles des planètes. visages larges.

    Après les atmosphères riches et complexes de Jupiter et de Saturne, Uranus semblait assez fade, se souvient Dodd. «Vous n'avez pas eu toutes les grandes tempêtes que vous avez reçues sur les autres planètes», dit-elle. Au lieu de cela, Uranus «ressemblait à une balle de tennis bleue et floue».

    Voyager a révélé un champ magnétique non détecté autour d'Uranus, comparable en intensité à la Terre. En raison de son inclinaison axiale de près de 90 °, Uranus roule autour de son orbite comme une balle. Et tandis que les champs orbitaux et magnétiques de la Terre sont décalés d'environ 12 °, ceux d'Uranus sont distants de 60 °. Il en résulte un champ magnétique de tire-bouchon traînant des millions de kilomètres derrière la planète.

    De plus, les scientifiques ne savent toujours pas pourquoi le champ magnétique existe, car Uranus n'a pas la couche interne métallique liquide standard qui alimente ces champs sur d'autres planètes. Voyager a également révélé des ceintures de rayonnement intenses autour de la planète, similaires à celles de Saturne.

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    Mais les points forts, dit Dodd, étaient centrés sur les anneaux et les lunes d'Uranus. Par rapport aux anneaux de Saturne, visibles depuis les premiers jours du télescope, ceux d'Uranus étaient encore des découvertes récentes, et les scientifiques étaient impatients d'en savoir plus.

    Les astronomes de l'Université Cornell ont découvert le système d'anneaux d'Uranus au début de 1977, juste avant le lancement du Voyager. L'observation fut un heureux accident, lorsqu'un alignement fortuit porta Uranus devant une étoile lointaine. Les scientifiques avaient prévu d'utiliser l'occultation pour étudier l'atmosphère d'Uranus, mais l'apparition et la disparition répétées de l'étoile avant qu'elle ne glisse hors de la vue derrière la planète ont fait réaliser aux astronomes qu'une série d'anneaux entouraient notre lointain voisin. Le survol a été l'occasion d'enquêter de près sur eux.

    Voyager a imaginé le système d'anneaux pour la première fois, informant les astronomes de sa structure détaillée. Le vaisseau spatial a également découvert deux anneaux entièrement nouveaux. Les vues rapprochées ont confirmé que les bandes subtiles d'Uranus ne sont pas comme les anneaux glacés brillants de Saturne; ils sont sombres et reflètent peu de lumière, ce qui les rend difficiles à voir. Les scientifiques pensent que les anneaux sont probablement faits principalement de glace, comme celle de Saturne, mais recouverts de matières organiques telles que le méthane, puis cuits au noir par les ceintures de rayonnement de la planète.

    Les lunes d'Uranus se camouflent aussi bien dans l'obscurité de l'espace. Lorsque le Voyager a quitté la Terre, les astronomes ne connaissaient que cinq satellites autour de la planète. D'après les observations faites lors de sa brève visite, le vaisseau spatial a triplé ce nombre, produisant 10 nouvelles lunes.
    «Je pense vraiment que les satellites ont été le point culminant d'Uranus», explique Dodd. Les images du Voyager ont donné aux cinq plus grandes lunes des détails et du caractère, racontant des histoires variées de passés violents.

    Deux des nouvelles lunes, Cordelia et Ophelia, ont été identifiées comme des lunes de berger. Ils orbitent de chaque côté de l'anneau externe d'Epsilon d'Uranus, et leur attraction gravitationnelle rassemble les petites particules de cet anneau le long de leur trajectoire orbitale et les empêche de se dissiper dans l'espace. Les anneaux d'Uranus sont exceptionnellement étroits; sans lunes de berger, les petites particules se disperseraient sur de longues périodes.

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    L'atmosphère dynamique de Neptune a surpris les scientifiques, qui s'attendaient à ce que la planète ressemble à son cousin terne, Uranus. La grande tache sombre de la taille de la Terre se trouve au centre; plusieurs orages plus petits apparaissent également.

    NASA / JPL

    Au fil des ans, les astronomes ont utilisé des images, principalement de Hubble, pour ajouter plus de lunes au nombre d'Uranus, qui se situe actuellement à 27. Mais Cordelia et Ophelia restent les seuls bergers observés du système d'anneaux. Les astronomes se demandent depuis longtemps si d'autres lunes se cachent ou si d'autres forces sont à l'œuvre.

    L'année dernière, des astronomes de l'Université de l'Idaho ont revu les données du Voyager. Trente ans après le survol, ils ont trouvé des preuves de la présence de deux petites minuscules lune formant les anneaux d'Uranus. «Personne - ou peu de gens - n'avait étudié la question depuis très longtemps», explique Robert Chancia, qui a dirigé l'enquête. En fait, les données du Voyager ont été prises avant sa naissance. Chancia et son conseiller, Matthew Hedman, étudient généralement les anneaux de Saturne. Mais les découvertes récentes du vaisseau spatial Cassini ont grandement contribué à la compréhension des astronomes des anneaux planétaires. Chancia et Hedman ont donc décidé de réexaminer les résultats du Voyager, en appliquant de nouvelles théories aux anciennes données.

    «Il y a plusieurs boucles étroites dans les anneaux de Saturne» qui fournissent des procurations raisonnables pour le système d'Uranus, explique Chancia. Donc, lui et Hedman ont adopté des techniques que le scientifique planétaire Mark Showalter a utilisées pour trouver la lunette Pan dans les observations de Voyager 2 sur le système d'anneaux de Saturne.

    Ils ont trouvé des motifs distincts dans les anneaux d'Uranus cohérents avec des «réveils» sculptés par des moonlets encerclant une planète dans un système d'anneaux. Les moonlets prévus sont minuscules, seulement 2 à 9 miles (4 à 14 kilomètres) de diamètre. Et ils sont probablement sombres, comme le reste des lunes et du système d'anneaux. Confirmer les moonlets sera un défi. Mais même 30 ans plus tard, Voyager aide toujours à percer les secrets d'Uranus.

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    La plus grande lune de Neptune, Triton, possède certains des paysages les plus insolites du système solaire. Le «terrain cantaloup» unique dans la moitié supérieure de cette image est criblé de crevasses et de dépressions mais peu de cratères d'impact. La région polaire sud en bas montre des stries sombres déposées par d'énormes geysers qui étaient actifs pendant le survol de Voyager 2.

    NASA / JPL / USGS

    Dernières surprises

    La dernière rencontre planétaire du Voyager a eu lieu le 24 août 1989. Loin de la "balle de tennis floue" d'Uranus, Neptune était vivant avec des tempêtes et des nuages ​​lumineux et rapides, ravissant les astronomes sans méfiance. Les nuages ​​sont non seulement apparus clairement dans les images du Voyager, mais ils ont également projeté des ombres sur des couches de nuages ​​plus profondes, permettant aux scientifiques de mesurer l'atmosphère de la planète dans les moindres détails. Le «Great Dark Spot», comme les astronomes appelaient la plus grande tempête, était aussi grand que la Terre, tourbillonnant dans l'hémisphère sud de Neptune et offrant des vitesses de vent pouvant atteindre 750 mph (1200 km / h). Au cours des décennies qui ont suivi, cette tempête est morte, tandis que de nouvelles tempêtes se sont levées à sa place.

    «Ce fut une petite surprise pour moi si l'on considère que le Great Red Spot sur Jupiter existe depuis 400 ans», explique Dodd.

    Plus de surprises attendaient Triton, la plus grande lune de Neptune. Triton était déjà un foyer d'intrigues; c'est de loin le plus grand satellite rétrograde du système solaire, ce qui signifie qu'il orbite dans la direction opposée à la rotation de sa planète. C'est généralement le signe d'un objet capturé, mais la plupart des autres lunes rétrogrades sont de petits astéroïdes difformes. Triton mesure les trois quarts de la taille de notre Lune et a survécu à sa capture intacte. Les scientifiques voulaient des vues rapprochées du satellite, et comme c'était la dernière cible, ils étaient libres d'ajuster la trajectoire du Voyager selon les besoins. Le vaisseau spatial a donc plongé à seulement 3075 miles (4950 km) au-dessus du pôle nord de Neptune - son approche la plus proche de tout objet pendant la mission - et s'est envolé vers sa rencontre avec Triton.

    Le dernier monde Voyager 2 a rendu visite à des scientifiques stupéfaits. La lune possédait une atmosphère mince, des calottes polaires et des geysers actifs qui vomissaient des matériaux glacés à des kilomètres de hauteur. Le cryovolcanisme actif place Triton dans un groupe restreint de satellites, en compagnie d'autres lunes dynamiques comme Europa et Enceladus.

    Voyager a également découvert six nouvelles lunes en orbite autour de Neptune et a livré des images claires de son système d'anneaux pour la première fois, révélant que les anneaux étaient grumeleux mais complets, contrairement à ceux d'Uranus.

    Et comme à Uranus, le Voyager a découvert que le pôle magnétique de Neptune est mal aligné par rapport à son pôle de rotation, provoquant des variations extrêmes de son champ magnétique lorsque la planète tourne. De plus, les magnétosphères des deux planètes sont décalées du centre d'une grande fraction: environ un tiers du rayon de la planète pour Uranus et près d'un demi-rayon pour Neptune. Les deux planètes pourraient avoir des océans de neige fondante conductrice glacée qui effectuent le travail des noyaux métalliques liquides sur Terre et Jupiter, mais les modèles et les observations non concluants n'ont laissé aux scientifiques que peu de conjectures sur ce qui motive exactement les champs magnétiques observés par Voyager.

    Voyager a également détecté des aurores sur Neptune. En raison de la nature étrange et complexe du champ magnétique de la planète, ces aurores ne se produisent pas seulement aux pôles; ils sont plutôt dispersés dans la haute atmosphère de Neptune.

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    Voyager 2 a capturé un croissant Neptune alors qu'il s'éloignait de sa rencontre planétaire finale. Maintenant, 28 ans plus tard, le vaisseau spatial continue d'explorer le domaine extérieur du système solaire.

    NASA / JPL

    Fin d'une époque

    Voyager a également fermé un chapitre controversé de l'histoire de l'astronomie en révisant la masse de Neptune à la baisse d'environ un demi pour cent - ou à peu près la masse de Mars. Cette erreur de calcul avait envoyé les astronomes dans une chasse aux oies sauvages au fil des ans alors qu'ils tentaient de comprendre les orbites d'Uranus et de Neptune, généralement en invoquant l'existence d'une mystérieuse planète X tirant sur eux deux. (Pluton a été trouvé comme résultat direct de cette chasse, mais sa petite taille n'a jamais été suffisante pour résoudre le problème initial.) Voyager a réglé le problème, car la plus petite masse de Neptune signifie cela et Uranus orbite comme ils le devraient.

    Pour marquer le survol final, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA a organisé un événement spécial célébrant le voyage et les réalisations du Voyager. Les scientifiques ont partagé des images avec le public et la légende du rock'n'roll Chuck Berry, dont la musique continue de faire partie du Golden Record de Voyager, a joué dans un concert spécial.

    Aux confins de notre système planétaire, à 2,73 milliards de milles (4,43 milliards de kilomètres) de la Terre, Voyager a tourné le dos à ses caméras pour un dernier regard, imaginant des clichés d'adieu d'un croissant Neptune. Dodd se souvient de sa réaction aux images: «Wow. La mission planétaire est terminée. Nous partons dans les profondeurs sombres et froides de l'espace. Qui sait combien de temps durera la mission? »

    Épilogue

    Quand elle a quitté son poste avec l'équipe de Neptune, Dodd dit que personne n'imaginait alors que Voyager continuerait aussi longtemps. Elle est retournée à la mission interstellaire du Voyager en 2010, 21 ans après avoir quitté le projet. À bien des égards, elle admet que le vaisseau spatial est un artefact - mémoire et puissance limitées, avec beaucoup de ses spécialistes depuis longtemps à la retraite ou décédés. Depuis le départ de Voyager de Neptune, plusieurs de ses instruments sont devenus silencieux. Il n'y a pas besoin de caméras d'imagerie dans le vide sombre de l'espace. Mais cela ne signifie pas que le projet a disparu.

    Voyager continue de mesurer les champs magnétiques, les particules chargées, la densité du plasma et plus encore alors qu'il parcourt les arrière-pays du système solaire, enseignant aux scientifiques les bords subtils des limites du système solaire. Voyager 1 a dépassé la portée du vent solaire, et échantillonne ainsi des aspects de l'espace interstellaire, bien qu'il se situe toujours bien sous l'influence gravitationnelle du Soleil. Voyager 2, suivant une trajectoire plus lente à partir de son détour à deux planètes, reste derrière, échantillonnant toujours le vent solaire. De leur distance, il faut plus de 15 heures pour que leurs signaux atteignent la Terre.

    Au cours de la prochaine décennie, le vaisseau spatial perdra de sa puissance et commencera à s'arrêter. L'équipe de Dodd éteindra d'abord les radiateurs des Voyagers, et un à un, les instruments scientifiques succomberont au froid de l'espace. Mais le vaisseau spatial lui-même et ses Golden Records continueront de voyager, transportant l'empreinte de l'humanité dans le cosmos.

    Il faudra des années avant qu'un vaisseau spatial ne rechape le chemin du Voyager vers Uranus ou Neptune. Avec au moins un demi-siècle d'avancées technologiques, tout futur métier révolutionnera sans aucun doute notre compréhension des géants de la glace. Mais il est sûr de dire que rien ne correspondra à Voyager pour l'aventure et la portée. Des décennies après sa mission principale, le Voyager continue d'enseigner, d'inspirer et d'explorer.

    Source: http://www.astronomy.com
    Lien: http://www.astronomy.com/magazine/2019/08/the-unsolved-mysteries-of-the-ice-giants?utm_source=asyfb&utm_medium=social&utm_campaign=asyfb&fbclid=IwAR1aKYMJXsdwspLdl3yp5v-q1UyfC6xuy5aaIp59f-n3ClyavGhm8lwqvoA

  • LE 6.02.2020: Actualité de la météo,de l'astronomie et de la science/ Corse : conditions particulières ces dernières 48 heures

    05/02/2020

    La Corse a connu 48 heures particulières, avec une douceur record pour un début février et le passage de la tempête Hervé générant des vents très forts qui ont contribué à la propagation d'un important incendie.

    Des records de douceur pour un début février

    Il faisait bon sur l'île de Beauté lundi 3 et mardi 4 février, avec le seuil des 20 °C largement dépassé sur la zone littorale à Calvi (23 °C), l'Île Rousse (22,2 °C) ou encore à Bastia-Poretta (24,3 °C), ce qui établit ainsi un nouveau record de températures maximales pour le mois de février (ancien record pour un mois de février : 23.9 °C, le 27 février 1990).

     

     

    Températures maximales quotidiennes à Bastia entre le 5 janvier et le 5 février 2020

    Des vents jusqu'à jusqu'à 195 km/h au cap Corse

    La dépression nommée Hervé par Météo-France a engendré en Corse des vents tempétueux à la fois sur le relief mais également sur les zones littorales, avec des phénomènes de déferlements. Les stations du réseau de Météo-France ont ainsi enregistré sur les sites exposés du nord de l'île 195 km/h au Cap Corse, 176 km/h au cap Sagro, sur la côte est 169,2 km/h à la Chiappa, 161,6 km/h à Alistro, et sur la côte ouest 160,9 km/h à l'Île Rousse, 153 km/h à Ajaccio-Parata.

    Rafales mesurées au passage de la tempête Hervé le 4 février 2020

      Carte du vent instantané maximal en Corse le 4 février 2020

    Un incendie parcourt des centaines d'hectares dans les environs de Quenza

    Dans ce contexte de vent fort, un feu de végétation s'est déclaré en Corse-du-Sud le 4 février au lever du jour. Dans ce paysage de maquis difficilement accessible, les violentes rafales, de l'ordre de 130 km/h, liées à la tempête Hervé, ont attisé l'incendie. En quelques heures, plus de 500 hectares de végétation ont ainsi été ravagés. Un important panache de fumée est bien visible sur l'image satellite ci-dessous ; il s'étire au gré du vent sur 300 km, transportant les fumées jusqu'au centre-ville de Solenzara.

    Image du satellite TERRA du 4 février 2020 à 10h20 UTC. On voit la propagation du feu de forêt 
    Image du satellite TERRA du 4 février 2020 à 10 h 20 UTC. On voit la propagation du feu de forêt. © Météo-France.

     

     

     

    Actualité par Météo-France

  • LE 6.02.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/ Météo du week-end : fort coup de vent à tempête dimanche.

    Après un milieu de semaine calme et hivernal, votre week-end, samedi 8 et dimanche 9 février, qui marque le début des vacances d'hiver pour la zone C (comprenant la région parisienne et l'Occitanie), s'annonce plus doux mais surtout beaucoup plus perturbé avec des vents tempêtueux au nord de la Seine en lien avec la tempête Ciara qui balayera les îles britanniques.

     

     

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    La France se situera entre un puissant anticyclone étendu de l'Espagne à l'Italie et des dépressions circulant très rapidement sur les îles britanniques. Le vent orienté au sud-ouest, canalisé entre les dépressions britanniques et les hautes pressions espagnoles, apportera de la douceur, une douceur contrariée par un vent devenant tempêtueux dimanche au nord de la Seine.

    Pluies et vent tempêteux au nord

    Samedi, une perturbation atténuée traversera le pays avec des pluies généralement faibles car les pressions resteront élevées. Le pourtour méditerranéen restera à l'écart de cette dégradation. De belles éclaircies reviendront rapidement sur le quart nord-ouest.

    Dimanche, la dégradation marquée se confirme sur les régions du nord avec un fort coup de vent à tempête sur les régions situées au nord de la Seine, en lien avec la tempête Ciara qui touchera les îles britanniques. Les pluies envahiront l'ensemble de la moitié nord au fil des heures. Ces pluies seront parfois soutenues près de la Manche et le vent de sud-ouest se renforcera très nettement pour atteindre le stade de tempête en soirée avec des rafales dépassant les 110 km/h dans les terres et 130 km/h sur les côtes. Plus au sud et à l'est, le temps restera sec mais nuageux et le vent de sud se renforcera du Golfe du Lion au Val-de-Saône en passant par la vallée du Rhône. 

    Retour de la douceur

    Nous passerons sous l'influence du vent de sud-ouest. Mais les minimales seront encore parfois assez basses samedi matin dans l'est après une nuit étoilée avec quelques faibles gelées blanches au lever du jour. L'après-midi, il fera doux, surtout dans le sud avec des maximales affichant entre 12 et 16°C.

     

     

     

    SOURCES CHAINE METEO

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