Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • Le 14.02.2019:La Nasa découvre un deuxième cratère géant sous la glace au Groenland

    Un autre cratère d'impact géant se cache sous la glace au Groenland. Il se démarque par son diamètre imposant de 36,5 kilomètres et parce que ce n'est que le deuxième représentant de sa catégorie. Le premier se trouve à seulement 183 kilomètres de là, poussant les scientifiques à se demander s'ils sont jumeaux.

     

    L'annonce en novembre 2018 de la découverte d'un vaste cratère d'impact de 31 kilomètres de diamètre sous le glacier Hiawatha, dans le nord-ouest du Groenland, donnait le coup d'envoi à la chasse aux cratères subglaciaires, que les scientifiques pensaient presque impossibles à trouver, présumant qu'ils étaient effacés par l'érosion. Une équipe de chercheurs dirigés par Joe MacGregor du Nasa Goddard Space Flight Center (GSFC) révèle maintenant avoir identifié ce qui semble être un deuxième cratère d'impact enfoui sous deux kilomètres de glace.

    Décrit dans une étude parue dans Geophysical Research Letters, le nouveau cratère est un brin plus large que le précédent - 36,5 kilomètres de diamètre - et se situe seulement à 183 kilomètres au sud-est de là. Tout indique qu'il a été formé par la chute d'une météorite. Si cela se confirme, il deviendra expressément le 22e plus grand cratère d'impact sur Terre.

     

     

    La découverte d'un deuxième cratère subglaciaire au Groenland expliquée dans cette vidéo de la Nasa. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa's Goddard Space Flight Center, Jefferson Beck

     

    Un cratère d'impact complexe

    Les chercheurs ont tout d'abord repéré le nouveau cratère par sa forme circulaire visible dans les images de la surface de glace fournies par les satellites Terra et Aqua de la Nasa, équipés du spectroradiomètre Modis, ainsi que par les satellites de la société privée DigitalGlobe qui participe au projet ArcticDem. Pour approfondir cette découverte, les chercheurs se sont référés à des images radar détaillant la topographie du socle rocheux sous la glace complétées par d'autres données géophysiques (gravimétriemagnétisme), collectées lors des campagnes aériennes de la Nasa, dont la mission IceBridge lancée en 2009.

     

    Le cratère de Hiawatha et le deuxième cratère découvert au nord-ouest du Groenland apparaissent sur les images topographiques de la surface, à gauche, et du relief subglaciaire. © Joseph A. MacGregor et al., Geophysical Research Letters, 2019

    Le cratère de Hiawatha et le deuxième cratère découvert au nord-ouest du Groenland apparaissent sur les images topographiques de la surface, à gauche, et du relief subglaciaire. © Joseph A. MacGregor et al., Geophysical Research Letters, 2019 

    Le relief est apparu comme un bel exemplaire de cratère d'impact complexe, résultant d'un astéroïde de dimension respectable. Il est constitué d'une vaste dépression circulaire relativement peu profonde  par rapport à son grand diamètre (160 mètres environ), délimitée par un rebord et dont le fond s'est soulevé après l'impact, formant des pics au centre, possiblement disposés en anneau. Ceux-ci s'élèvent jusqu'à une centaine de mètres.

    « La seule autre structure circulaire pouvant atteindre cette dimension serait une caldeiravolcanique, indique Joe MacGregor. Mais, les zones concernées par une activité volcanique au Groenland  se situent à plusieurs centaines de kilomètres de là. » Le fait que des pics se soient élevés au fond de la dépression et qu'une anomalie gravimétrique négative (écart entre la pesanteur mesurée et théorique) ait été mesurée, typiques d'un cratère d'impact, permettent également d'écarter la piste d'un volcan.

     

    Le saviez-vous ?

    Le plus grand cratère d'impact confirmé au monde est le cratère de Vredefor en Afrique du Sud. Son âge est estimé à 2 milliards d'années. Il devait mesurer à l'origine 300 kilomètres de diamètre, mais l'érosion en a effacé une bonne partie des traces, ne laissant essentiellement qu'un relief central de 70 kilomètres de diamètre créé par le soulèvement post-impact du fond du cratère. C'est pourquoi on parle aussi de dôme de Vredefor.

  • Le 14.02.2019:C/2018 Y1 Iwamoto, la comète à observer aux jumelles cette semaine

    Découverte il y a deux mois, la comète C/2018 Y1 Iwamoto est bien visible ces jours-ci dans le ciel terrestre avec une paire de jumelles. Un beau cadeau céleste à ne pas manquer.

    Les comètes sont si nombreuses dans le Système solaire que les astronomes continuent d'en découvrir de nouvelles chaque semaine. Certes, beaucoup d'entre elles passent inaperçues, traversant le ciel terrestre sans que nous ne les remarquions. Mais de temps en temps, certaines deviennent suffisamment brillantes pour qu'on puisse les admirer avec une paire de jumelles, voire même à l'œil nu.

    C'était le cas, il n'y a pas si longtemps avec 46P/Wirtanen (décembre 2018) mais maintenant qu'elle a pris le large, il est devenu très difficile de l'observer. Une autre s'est fait remarquée ces derniers jours : C/2018 Y1 Iwamoto. Elle porte le nom de l'astronome amateur Masayuki Iwamoto qui l'a débusquée alors qu'elle était à peine visible dans un instrument (magnitude 12), au cœur d'une nuit d'hiver constellée d'étoiles, le 18 décembre dernier. Inconnue jusqu'ici, la comète a une période orbitale estimée à 1.371 années. La dernière fois qu'elle est passée près de chez nous, dans le Système solaire interne, en 648, le monde avait un tout autre visage que celui d'aujourd'hui. Et qui sait à quoi il ressemblera en 3390, lors de son prochain passage....

    À gauche, la comète Iwamoto, à droite, la galaxie du Sombrero (M104). © Ian Griffin (Otago Museum), Apod

    À gauche, la comète Iwamoto, à droite, la galaxie du Sombrero (M104). © Ian Griffin (Otago Museum), Apod 

    Comment observer le passage de la comète ?

    Venue des confins du Système solaire, là où résident les « objets transneptuniens extrêmes », à quelque 245 UA (245 fois la distance Terre-Soleil), soit bien au-delà de Pluton et d'Ultima Thulé, C/2018 Y1 a atteint le point de son orbite le plus proche du Soleil le 6 février. Ce 12 février, elle est passée au plus près de la Terre, à 45 millions de kilomètres tout de même. Ce rapprochement est donc favorable à son observation, surtout que la comète est à la limite de la visibilité à l'œil nu aux dernières nouvelles, oscillant entre les magnitudes 6.5 et 6. Avec une paire de jumelles, et bien sûr dans une nuit sombre à l'abri de la pollution lumineuse, il est aisé de distinguer l'astre et sa belle chevelure verdâtre, actuellement aussi étendue dans le ciel que la Pleine Lune.

     

    Pour la trouver, il faut la chercher ces jours-ci dans le Lion, plus exactement devant la tête du fauve (celle-ci dessine une faucille ou « ? » à l'envers). Et comme cette constellation est parée de plusieurs galaxies parmi les étoiles qui le recouvrent, C/2018 Y1 s'est fait plusieurs fois tirer le portrait en compagnie de galaxies : ici, à côté du Sombrero (M104), là, tout près de NGC 2903, ce 13 février. D'ailleurs, ne manquez pas cette nuit-là le passage de la comète, toujours brillante, à proximité de cette galaxie spirale (jumelles, télescope ou lunette). Au premier-plan, un petit corps glacé réchauffé par le Soleil, à quelques dizaines de millions de kilomètres ; à l'arrière-plan, 30 millions d'années-lumière plus loin, une cité de plusieurs centaines de milliards d'étoiles.

    Les nuits suivantes et à mesure qu'elle s'éloigne de la Terre, C/2018 Y1 Iwamoto devrait perdre de l'éclat (sauf si sursaut d'activité). Du Lion, elle prendra la direction du Cancer, puis entrera dans les Gémeaux en fin de semaine. Petit problème à ce moment-là : la Lune gibbeuse, qui passe par là, noiera dans ses lueurs la menue comète. Il faudra attendre que la Lune s'éloigne et décroisse pour espérer la revoir. Nul doute que le meilleur moment pour l'admirer, c'est cette semaine !

    Le 13 février, la comète sera visible devant la tête du Lion. Elle atteindra les Gémeaux, ce week-end. © Astronomy Now

    Le 13 février, la comète sera visible devant la tête du Lion. Elle atteindra les Gémeaux, ce week-end. © Astronomy Now

     

     

    La comète 21P/Giacobini-Zinner est visible aux jumelles

     

    Dans notre ciel, la comète 21P/Giacobini-Zinner se fraie un chemin le long de la Voie lactée, posant ainsi devant les plus beaux paysages cosmiques du ciel profond. Pour la plus grande joie des astrophotographes. Nul besoin, pourtant, d'instruments sophistiqués pour l'admirer : une paire de jumelles suffit.

    Depuis plusieurs semaines, les chasseurs de comètes sont sur les traces de 21P/Giacobini-Zinner (21P pour faire court), la suivant pas à pas, chaque nuit, dans sa course à travers le Système solaire interne. Aussi petit soit-il, l'astre fait le bonheur des astrophotographes qui peuvent lui tirer le portrait, alors qu'il pose tantôt devant un amas bleuté de jeunes étoiles et le surlendemain près d'un nuage de formation stellaire...

    Dans son tour du Système solaire interne -- vu de la Terre --, la comète emprunte le chemin tapissé d'étoiles de la Voie lactée, passant, cet été, du Cygne au couple royal Cassiopée-Céphée, puis dans la Girafe et, en ce moment, le Cocher (Auriga). Le 13 septembre, elle entrera dans les Gémeaux (Gemini).

    S'il y a une nuit où il ne faut pas le manquer, c'est celle du 14 au 15 septembre lorsque 21P, encore bien visible, effleurera M35 (Messier 35), une autre grappe de jeunes étoiles. Avec l'avantage, de surcroît, que la Lune sera déjà couchée.

     

    La comète 21P photographiée dans le désert, en Iran. © avec l'aimable autorisation d'Amir H. Abolfath

    La comète 21P photographiée dans le désert, en Iran. © avec l'aimable autorisation d'Amir H. Abolfath 

    Comment observer la comète ?

    21P est actuellement de magnitude 6,5, voire 7 -- généralement de magnitude 8, elle avait atteint brusquement la magnitude 5 en 1946. Elle est donc presque visible à l'œil nu. Mais c'est beaucoup mieux avec une paire de jumelles, et de préférence, comme toujours pour les observations astronomiques, depuis un site préservé de la pollution lumineuse.

    Pour la reconnaître, c'est assez facile, sa lueur verdâtre la distingue des autres objets célestes qui habitent cette région du ciel. La comète se promène ces jours-ci du côté du Cocher et va bientôt passer dans le camp des Gémeaux. La première constellation, dominée par l'étincelante Capella, ne sort pas de l'horizon avant 22 heures. Et la seconde (où brillent Castor et Pollux) ne se montre qu'à partir de minuit. Quoi qu'il en soit, le meilleur moment pour contempler l'astre chevelu est entre 3 et 6 heures du matin, quand il est suffisamment haut dans le ciel noir. Et en particulier cette semaine, tandis que son éclat culmine.

    Si vous ne connaissez pas bien le ciel et que vous avez peur de vous égarer en la cherchant, vous pouvez utiliser une application pour smartphone (et tablettes), véritables cartes du ciel virtuelles, ou consulter une carte du ciel en ligne (par exemple : Heavens AboveStelvision, etc.).

  • Le 14.02.2019:Demain : la douceur s'accentue l'après-midi

    Le soleil persiste et signe pour cette journée de vendredi. Les gelées sont encore présentes le matin mais la douceur s'accentue pour votre après-midi.

    France

    Nous restons sous l’influence de l’anticyclone et le soleil s’impose sur l’ensemble des régions malgré quelques plaques de nuages bas et brouillards dans certaines plaines et vallée du nord-est. Le flux de sud-est se met bien en place dans les régions du sud et de l’ouest et les entrées maritimes sont nombreuses en Languedoc, ainsi que les nuages bas en matinée du Golfe du Morbihan à l’intérieur de la Bretagne.

    Régions

    De la région PACA à la Corse, les conditions sont très ensoleillées du matin au soir. Vous bénéficiez d’une journée au ressenti printanier.

    Des plaines d’Occitanie au sud de la Nouvelle-Aquitaine, les nuages bas et entrées maritimes sont présents en matinée alors que le soleil brille déjà sur le relief. Dans l’après-midi, le soleil brille aussi bien en montagne qu’en  plaine et le vent d’Autan se maintient avec des rafales de 60 à 70 km/h localement.

    Des Pays-de-la-Loire à la Bretagne, des nuages bas sont présents en matinée, en particulier entre les vignobles de moyenne vallée de la Loire, le Golfe du Morbihan et l’intérieur de la Bretagne. L’après-midi est bien ensoleillée avec un vent de secteur sud-est modéré sur les côtes.

    De la Normandie aux Hauts-de-France, en passant par l’Ile-de-France, certaines plaques de nuages bas ou brouillards sont possibles très localement puis le soleil s’impose également assez rapidement.

    Sur les régions Centre-Val-de-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, le soleil s’impose également dès les premières heures de la matinée, hormis dans le Val de Saône où des plaques de brouillards localement givrants sont possibles. L’après-midi est très agréable avec un ressenti devenant quasi-printanier.

    Températures

    Les gelées sont encore fréquentes en matinée dans le nord-est et les régions centrales avec en général de 0 à -3°C, localement moins dans certaines vallées encaissées. Ailleurs les températures minimales sont comprises entre 2 et 8°C puis les températures de l’après-midi s’envolent avec de 8 à 19°C du nord-est au Pays Basque. 

  • Le 14.02.2019:Les Américains devront se déplacer 800 km au sud pour retrouver leur climat normal

    Dans 60 ans, les habitants de Washington, habitués à un climat tempéré et à des hivers rigoureux pourraient subir toute l'année le climat subtropical humide du Mississippi actuel. Dans une étude publiée dans Nature Communications, des chercheurs ont analysé le climat attendu dans 540 villes nord-américaines en 2080, cherchant ensuite le climat le plus approchant dans des villes d'aujourd'hui. Résultat: si les émissions de CO2 continuent à augmenter tout au long du XXIesiècle, « le climat des zones urbaines d'Amérique du Nord sera semblable, en moyenne, au climat contemporain de lieux à 800 km de là ».

     

    78e974e39f 50147017 changement climatique carte interactive etats unis

    Sans réduction des émissions de CO2, le climat des villes d'Amérique du Nord pourrait ressembler d'ici 2080 au climat de ville situées 800 km plus au sud. © Matthew Fitzpatrick/University of Maryland Center for Environmental Science.

     

    Un citadin d'aujourd'hui devrait « conduire environ 800 km vers le sud pour trouver un climat similaire à celui attendu dans sa ville d'origine en 2080 », commente l'un des auteurs, Matt Fitzpatrick, de l'université du Maryland. Les chercheurs mettent également à disposition une carte interactive, la décrivant comme « un moyen intuitif de sensibiliser l'opinion publique auxconséquences du changement climatique », qui s'accompagne « d'effets secondaires importants »: risques d'augmentation des prix alimentaires, de pénuries d'eau, d'inondations, de maladies, avec par exemple le déplacement vers le Nord d'espèces tel que le moustique tigre.

     

    Les chercheurs ont créé une carte interactive montrant les modifications attendues sur le climat de 540 villes aux États-Unis et au Canada en 2080. Washington DC se retrouverait avec un climat plus chaud et plus humide tout au long de l'année, similaire au climat actuel dans le Mississippi. © Capture d'écran de la carte interactive/University of Maryland Center for Environmental Science

     

    Les chercheurs ont créé une carte interactive montrant les modifications attendues sur le climat de 540 villes aux États-Unis et au Canada en 2080. Washington DC se retrouverait avec un climat plus chaud et plus humide tout au long de l'année, similaire au climat actuel dans le Mississippi. © Capture d'écran de la carte interactive/University of Maryland Center for Environmental Science.

  • Le 14.02.2019:Ce week-end : un petit air de printemps

    Ce week-end sera le premier aux allures printanières de l'année, et vous conserverez un temps sec sur l'ensemble de la France. Les températures pourront atteindre 15°C à 19°C au sud-ouest.

    L'anticyclone persistera sur l'ouest de l'Europe et la France. Les pressions resteront très élevées (autour de 1035 hPa). Cela favorisera la poursuite d'une météo très calme, mais avec un flux de sud, quelques nuages bas pourront être présents sur certaines régions du sud-est. 

    Entre gelées le matin et soleil généreux l'après-midi

    Aussi bien samedi que dimanche, les gelées seront fréquentes le matin sur les ¾ du pays. L'après-midi, à la faveur d'un ensoleillement souvent généreux, les maximales atteindront 11 à 19°C du nord au sud. Mais vous aurez peut-être plus de fraîcheur sous les nuages bas entre le sud Bretagne et le Languedoc-Roussillon, avec des maximales entre 8 et 10°C.

    Plus nuageux près de la Méditerranée

    Du Roussillon aux Cévennes à la Provence côte d'Azur jusqu'en Corse, les entrées maritimes s'annoncent tenaces. Vous pourriez passer une grande partie de ce week-end sans voir beaucoup le soleil.

    Arrivée d'une dégradation en fin de journée de dimanche

    Une nouvelle perturbation tentera de rentrer sur le pays en fin d'après-midi. L'anticyclone étant encore puissant, elle ne rentrera que sur l'ouest de la France, avec des nuages bas et quelques pluies. Partout ailleurs, le temps restera sec et dégagé. 

  • Le 13.02.2019:Lune : les nouveaux conquérants

     

    La sonde Chang'e-4 a réussi le 3 janvier 2019 le premier alunissage sur la face cachée de la Lune. Le programme spatial chinois est ambitieux, mais d’autres (nouveaux) conquérants de l’espace comptent bien s’illustrer au cours de la prochaine décennie : l’Inde et Israël. Francis Rocard, responsable du programme d'exploration du système solaire au Cnes, nous éclaire sur la face sombre de notre satellite.

     

     

  • Le 13.02.2019:Mars One : la compagnie qui proposait un aller simple pour Mars, en faillite

    Le projet Mars One d'un voyage sans retour vers la Planète rouge prend du plomb dans l'aile. Il était porté par l'organisation néerlandaise Mars One Foundation et par la compagnie britannique Mars One Ventures. Cette dernière a été rachetée en 2016 par un cabinet de services financiers suisse, InFin Innovative Finance AG, et a été déclarée en faillite par le tribunal de Bâle-Ville, Suisse, le 15 janvier 2019. C'est un internaute qui a signalé l'information sur Reddit.

    Annoncé en 2012 par le fondateur du projet, Bas Lansdorp, un entrepreneur néerlandais, Mars Onedevait initialement envoyer les premiers humains sur Mars dès les années 2020 pour y établir une colonie, sans espoir de retour. La crédibilité du projet est fragile car aucune des deux entités impliquées, Mars One Foundation et Mars One Ventures, maintenant en liquidation, n'est spécialisée dans l'aérospatiale. D'après les responsables de Mars One, des milliers de volontaires auraient proposé leur candidature pour ce voyage, qui devait être autofinancé en diffusant l'expérience sous forme de téléréalité.

    Mars One, un projet de colonisation martienne sans espoir de retour, était porté par deux entités, dont l'une est en faillite depuis janvier 2019. © Mars One

    Mars One, un projet de colonisation martienne sans espoir de retour, était porté par deux entités, dont l'une est en faillite depuis janvier 2019. © Mars One

×