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Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 2.10.2020: Météo en Live, phénomènes dangereux/Nouvelle #vigilance ROUGE  cette fois-ci pour les Alpes-Maritimes pour les #pluies/#inondations 

     

    Meteociel

     

    L’image contient peut-être : texte qui dit ’1 ROUGE Vigilance météo vendredi 02 octobre 2020 06h07 département en 13 13 départements en ORANGE 57 départements en JAUNE Meteociel Source: Météo France’

     

    Nouvelle #vigilance ROUGE cette fois-ci pour les Alpes-Maritimes pour les #pluies/#inondations à partir de 12h. Des #orages localement violents attendu dans l'après-midi pouvant etre stationnaire près du relief, 90/120 mm attendu sur le littoral jusqu'à 300 mm sur les reliefs.

     

     

    SOURCES METEOCIEL

  • LE 1.10.2020: Actualité de la météo /Fortes pluies orageuses sont attendues demain et ce jusqu'à samedi matin sur le couloir rhodanien.

    Extrême Météo

     

    L’image contient peut-être : texte qui dit ’Samedi3 octobre 2020 14:00 locale (+ 48h) Accumulation de précipitations depuis +0h Run AROME 1.3km du Jeudi octobre 2020 5y 510200000 500 700 800 2e’

    C'est un peu occulté par la tempête Alex, mais de fortes pluies orageuses sont attendues demain et ce jusqu'à samedi matin sur le couloir rhodanien jusqu'à l'Ain et sur PACA. Les plus gros cumuls semblent vouloir se concentrer sur les zones de relief des Alpes Maritimes notamment avec un fort caractère orographique. Le vent de sud sera virulent et provoquera l'orographie. Le Mercantour sera fort concerné.
    Le risque d'orages stationnaires n'est pas nul.
    A noter aussi un risque de phénomènes tourbillonnaires notamment près des rivages du Var et des Alpes Maritimes.

    Soyez prudents également notamment dans les Alpes Maritimes et ne vous engagez pas dans des déplacements superflus.

    Fabien

     

     

    SOURCES EXTREME METEO

  • LE 1.10.2020: Actualité de la météo / ACTUALITÉS MÉTÉO Tempête Alex : une "bombe météorologique"

    Par La Chaîne Météo

     

    L'évolution rapide de la dépression atlantique Alex cet après-midi et ce soir en véritable "bombe météorologique" est toujours d'actualité. Sa trajectoire précise cette nuit montre encore quelques incertitudes. Qu'est-ce qu'une bombe météorologique et à quoi faut-il s'attendre ?

    Tempête Alex : une "bombe météorologique"

     

    Une incertitude pour cette nuit A l'approche des côtes sud bretonnes, deux scénarios de trajectoires se dégagent. Soit Alex passe au sud du Finistère soit sur le Morbihan, soit sa trajectoire la dérive vers l'est du département voir le département de la Loire-Atlantique. C'est une donnée importante car si votre commune se situe au centre de la dépression, vous subirez beaucoup moins de vents qu'en périphérie...un peu comme pour un cyclone. D'où l'importance de suivre nos actualisations et prévisions détaillées. Une "bombe météorologique" confirmée  

    Avec une baisse de la pression de 40 hPa en 12h, c'est une véritable " bombe météorologique" qui va toucher le littoral sud de la Bretagne cette nuit. Cette baisse très importante et très rapide indique un changement brutal des conditions tant en mer qu'à terre. Elle doit vous inciter à la prudence et à anticiper cette forte tempête en prenant toutes les précautions pour vous, les autres et vos biens.

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 28.09.2020 Actualité de l'Astronomie / Incroyable : une aurore boréale sur une comète.

    Incroyable : une aurore boréale sur une comète

     

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

     

    Publié le 25/09/2020

    Des aurores boréales, il ne s'en produit pas que sur Terre. Les astronomes en ont déjà surpris sur d'autres planètes du Système solaire. Mais cette fois, c'est autour d'une comète qu'ils rapportent l'observation. Des aurores boréales ultraviolettes autour de la comète Tchouri révélées par des données collectées par la mission Rosetta.

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     [EN VIDÉO] Comète Tchouri : les incroyables découvertes de Rosetta  Voilà environ un an que la sonde Rosetta est arrivée à destination, autour de 67P/Churyumov-Gerasimenko. Elle a, durant ce temps, effectué de nombreuses observations et analyses de la comète. L’Agence spatiale européenne (Esa) revient sur certaines de ces découvertes au cours de cette vidéo. 

    Le spectacle des aurores boréales est merveilleux. Et les scientifiques savent bien ce qui se cache derrière cette magie. Des particules électriquement chargées en provenance du Soleil qui interagissent avec le champ magnétique de la Terre. Lorsqu'elles rencontrent les atomes et les molécules qui évoluent dans notre haute atmosphère, elles y allument des reflets verts, blancs ou rouges.

    Sur Jupiter -- et certaines de ses lunes --, sur Saturne, sur Uranus, sur Neptune et aussi sur Mars, on peut aussi admirer ce type de féérie. Mais cette fois, c'est sur une comète que les astronomes de la Nasa ont observé le développement d'aurores boréales. Des lueurs qui brillent dans le domaine de l'ultraviolet lointain sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, plus connue sous le petit nom de Tchouri.

    VOIR AUSSIUne superbe vidéo de la comète Tchouri visitée par Rosetta il y a 5 ans

    C'est la mission Rosetta -- en orbite autour de la comète entre août 2014 et septembre 2016 -- qui a immortalisé l'instant. Mais les astronomes avaient d'abord cru à de simples effets de la lumière issue du Soleil interagissant avec l'enveloppe gazeuse de Tchouri, sa coma. Comme c'est le cas des lueurs nocturnes parfois observées sur Terre. Mais de nouvelles analyses ont réorienté les chercheurs vers une autre piste.

    Une animation créée à partir de 24 montages basés sur des images acquises par la mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) entre le 19 novembre et le 3 décembre 2014. © ESA, Rosetta, NAVCAM

    Une animation créée à partir de 24 montages basés sur des images acquises par la mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) entre le 19 novembre et le 3 décembre 2014. © ESA, Rosetta, NAVCAM 

    Affiner les prévisions de la météo spatiale

    Une lueur unique en son genre

    « La lueur qui entoure la comète Tchouri est unique en son genre, remarque Marina Galand, chercheur à l'Imperial College de Londres (Royaume-Uni) dans un communiqué de la Nasa. En croisant les données de plusieurs instruments de Rosetta, nous avons pu obtenir une meilleure image de ce qui se passait ». De quoi identifier sans ambiguïté comment se forment ces émissions ultraviolettes.

    Et confirmer ainsi qu'elles résultent de la combinaison de phénomènes observés sur Terre, sur Mars ou sur les lunes de Jupiter et sont en fait de nature aurorale. À l'approche de Tchouri, le flux de particules électriquement chargées issu du Soleil accélère. Il interagit avec le gaz entourant sa coma. L'opération brise l'eau et d'autres molécules dans un processus qui génère beaucoup d'énergie. Ce sont les atomes résultants qui émettent dans l'ultraviolet lointain, des longueurs d'onde qui restent invisibles à l'œil nu.

    L'exploration de l'émission de 67P/Churyumov-Gerasimenko permettra aux scientifiques d'apprendre comment les particules du vent solaire évoluent. Un point crucial pour comprendre la météo spatiale dans l'ensemble du système solaire. En fournissant de meilleures informations sur la façon dont le rayonnement solaire affecte l'environnement spatial dans lequel ils doivent voyager, ces informations pourraient à terme aider à protéger les satellites et les engins spatiaux, ainsi que les astronautes qui se rendront sur la Lune et sur Mars.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/comete-incroyable-aurore-boreale-comete-83197/?utm_content=buffer4d47f&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura&fbclid=IwAR3albLq5VV36iLIsNzDU3Q8LrXOdcnlwQXliLlKuvB2bkmHGjSIV6uVmoA

  • LE 28.09.2020 Actualité de l'Astronomie / M51-ULS-1b : la première exoplanète découverte dans une autre galaxie ?

    M51-ULS-1b : la première exoplanète découverte dans une autre galaxie ?

     

     

    Laurent Sacco

    Journaliste

     

     

    Ce n'est pas la première fois que des astronomes annoncent la détection de la première exoplanète dans une autre galaxie mais les précédentes découvertes se sont révélées douteuses ou mal fondées. Toujours est-il qu'aujourd'hui un nouveau candidat est sur le devant de la scène dans la galaxie du Tourbillon et, curieusement, c'est le satellite Chandra qui aurait permis sa détection... en rayons X !

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     [EN VIDÉO] Esocast : comment les exoplanètes sont-elles détectées ?  Les découvertes d'exoplanètes, qui tournent autour d'autres étoiles, se multiplient. Les scientifiques de l’Eso (European southern observatory ou Observatoire européen austral) utilisent diverses techniques afin de les mettre en évidence. Les explications dans cet épisode d’Esocast. 

    Nous connaissons à ce jour plus de 4.200 exoplanètes dans la Voie lactée et nos télescopes, de Spitzer à Alma en passant par Hubble, nous ont montré de nombreux disques protoplanétaires dans notre Galaxie. On aura donc un peu de peine à croire qu'au début du XXe siècle le modèle de Kant-Laplace de la naissance du Système solaire à partir d'une nébuleuse de gaz et de poussière s'effondrant pour donner un disque protoplanétaire entourant une protoétoile avait été abandonné, réfuté pensait-on par ses contradictions avec les observations dans le Système solaire.

    On pensait alors que les planètes s'étaient condensées à partir d'un lambeau de plasma arraché au Soleil par le passage rapproché d'une étoile il y a fort longtemps. Comme on commençait à avoir une bonne connaissance de la répartition et de la dynamique du gaz d'étoiles autogravitant de la Voie lactée, on savait que ce genre de rencontre devait être rare. Ainsi, très peu de systèmes planétaires existaient probablement dans notre Galaxie.

    Le transit probable d'une exoplanète observé par Chandra en rayons X dans M51. © R. Di Stefano, Julia Berndtsson, Ryan Urquhart, Roberto Soria, Vinay L. Kashyap, Theron W. Carmichael, Nia Imara

    Le transit probable d'une exoplanète observé par Chandra en rayons X dans M51. © R. Di Stefano, Julia Berndtsson, Ryan Urquhart, Roberto Soria, Vinay L. Kashyap, Theron W. Carmichael, Nia Imara 

     

    Une géante gazeuse en transit autour d'une étoile à neutrons ?

    La situation s'est complètement retournée depuis, et tout le monde s'attend probablement, et pour de bonnes raisons, à ce que d'autres exoplanètes soient aussi trouvées en abondance dans les galaxies spirales cousines de la Voie lactée. De fait, il y a quelques années, dans le précédent article ci-dessous, Futura avait annoncé la découverte de HIP 13044 b par les astronomes de l'ESO.

    Pas plus que les précédentes annonces de découvertes d'exoplanètes extragalactiques, elle n'a résisté au passage du temps et on doit donc prendre avec le recul nécessaire la simple mise en ligne sur arXiv de la découverte potentielle de la vraie première exoplanète extragalactique.

    Des chercheurs font tout de même savoir que des observations menées avec les instruments du satellite Chandra de la Nasa ont révélé ce qui semble bien être un transit planétaire dans le domaine des rayons X. Il concernerait une géante de la taille de Saturne tout au plus, autour d'une étoile binaire située dans la galaxie du Tourbillon, la célèbre M51 située à quelque 27 millions d'années-lumière de la Terre.

    La binaire autour de laquelle M51-ULS-1b boucle ses orbites contiendrait une étoile à neutrons, ou un trou noir, accrétant de la matière d'une étoile géante.

    À gauche, en fausses couleurs, la galaxie M51 vue par Chandra. À droite, un zoom sur la région encadrée en tirés blancs avec une image de Hubble. Le cercle magenta marque la position des rayons X de l'étoile binaire M 51-ULS, qui se trouve au bord d'un jeune amas d'étoiles. © R. Di Stefano, Julia Berndtsson, Ryan Urquhart, Roberto Soria, Vinay L. Kashyap, Theron W. Carmichael, Nia Imara

    À gauche, en fausses couleurs, la galaxie M51 vue par Chandra. À droite, un zoom sur la région encadrée en tirés blancs avec une image de Hubble. Le cercle magenta marque la position des rayons X de l'étoile binaire M 51-ULS, qui se trouve au bord d'un jeune amas d'étoiles. © R. Di Stefano, Julia Berndtsson, Ryan Urquhart, Roberto Soria, Vinay L. Kashyap, Theron W. Carmichael, Nia Imara 


    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-m51-uls-1b-premiere-exoplanete-decouverte-autre-galaxie-26169/?utm_content=bufferf8d62&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura&fbclid=IwAR1uvYVw8y4VbKX_MB1SPEAyc9gLiRz__20UG1EnQHkbQ38zS2rlb-hpG_0

  • LE 26.09.2020 Actualité de l'Astronomie / Débris spatiaux : la Station spatiale a évité la catastrophe pour la 3e fois cette année.

    Débris spatiaux : la Station spatiale a évité la catastrophe pour la 3e fois cette année

    Futura avec l'AFP-Relaxnews

     

     

    L’image contient peut-être : nuage, texte qui dit ’Vendredi 13janvier, e prévision du passage d'un débris spatial près de 'ISS, orbite pour éviter tout isque de collision. Nasa moins de 24 mètres, Station rehaussé son’

    C'est la troisième fois, cette année, que l'ISS doit manœuvrer pour éviter un débris spatial, sans compter les menaçantes conjonctions potentielles au quotidien. La densité de fragments et de débris d'anciennes fusées ou de satellites lancés depuis six décennies est telle que les objets spatiaux se comptent par milliers. Outre des moyens financiers réadaptés au contexte, la Nasa souhaite transférer cette surveillance spatiale auprès d'un service civil.

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     [EN VIDÉO] Débris spatiaux : plus de 20.000 objets polluent l’orbite terrestre  Depuis 1957 plus de 5.000 engins ont été expédiés dans l’espace, générant régulièrement de nombreux débris spatiaux. Ces objets sont une menace pour les futures missions que le Cnes prend très au sérieux. L’organisation nous présente en vidéo des solutions pour lutter contre ce problème. 

    La Station spatiale internationale (ISS) a dû manoeuvrer mardi 22 septembre pour éviter une possible collision avec un débris d'une ancienne fusée japonaise, la troisième manœuvre d'évitement cette année, a annoncé la Nasa, qui réclame plus de moyens pour surveiller le nombre croissant d'objets en orbite terrestre.

    VOIR AUSSILe plus gros débris spatial depuis 30 ans est tombé sur Terre hier !

    Le débris serait passé à 1,39 kilomètre de l'ISS, selon la Nasa, mais il a été décidé d'élever l'orbite de la station par précaution. C'est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l'ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l'opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

    Selon l'astronome Jonathan McDowell, l'objet menaçant était un débris provenant d'un étage d'une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s'est désintégré en 77 morceaux en février 2019. Les membres d'équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l'ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n'a finalement pas été nécessaire -- dans un premier communiqué, la Nasa avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau.

    Vue de la Station spatiale internationale, le 26 août 2020. © Handout, Nasa, AFP

    Vue de la Station spatiale internationale, le 26 août 2020. © Handout, Nasa, AFP 

     

    Des milliers de débris spatiaux voltigent depuis 60 ans

    Selon le site de l'Agence spatiale européenne, l'ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l'opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27.500 km/h : à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager, voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

    Ce type de manœuvre est régulièrement nécessaire, et devrait devenir plus fréquent avec la pollution croissante des environs de la Terre par des débris d'anciennes fusées ou de satellites lancés depuis six décennies, et par les milliers de fragments créés par des collisions accidentelles ou délibérées, par exemple avec les envois de missiles anti-satellites par l'Inde en 2019 et la Chine en 2007.

    La station a dû procéder à des évitements 25 fois entre 1999 et 2018, selon la Nasa. « La Station spatiale a manœuvré trois fois en 2020 pour éviter des débris. Ces deux dernières semaines, il y a eu trois conjonctions potentielles à haut risque. Les débris empirent ! » a tweeté Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, qui réclame 15 millions de dollars au Congrès pour que le Bureau du commerce spatial, un service civil, prenne en charge la surveillance des objets spatiaux et coordonne les avertissements aux opérateurs de satellites privés en cas de risques de collision. À ce jour, c'est une unité militaire qui est chargée de la surveillance spatiale.

    VOIR AUSSIEntrySat : l’ISS largue un débris spatial pour une mission inédite

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-debris-spatiaux-station-spatiale-evite-catastrophe-3e-fois-cette-annee-36048/?utm_content=buffer31e26&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura&fbclid=IwAR0i6xsjJZ79yhMHqUAWPi7qVsk6kTEze8oBHmC1iXCC9g97gw98SyqeLGk

  • LE 26.09.2020 Actualité de l'Astronomie / Les lunes d'Uranus ressemblent beaucoup à Pluton.

    Les lunes d'Uranus ressemblent beaucoup à Pluton

     

     

    Adrien Coffinet

    Journaliste scientifique

    Aucune description de photo disponible.

    Les principaux satellites d'Uranus - Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron - présentent des signatures thermiques similaires aux planètes naines de la ceinture de Kuiper.

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     [EN VIDÉO] Uranus, première planète découverte au télescope  Partez à la découverte d’Uranus, une géante de glace située à trois milliards de kilomètres de la Terre. Un mode froid et étrange dont on commence à peine à comprendre son histoire et sa composition. 

    Les cinq plus grands satellites d'Uranus, à savoir MirandaArielUmbrielTitania et Obéron, ressemblent aux planètes naines du Système solaire externe, telles que PlutonÉris et Hauméa. Ces corps n'ont pas nécessairement tous la même apparence mais, selon une équipe d'astronomes germano-hongroise, ils ont des signatures thermiques similaires : comme les planètes naines, ces compagnons de la géante de glace retiennent très bien la chaleur solaire et leurs faces nocturnes se refroidissent relativement lentement, ce qui est typique des surfaces rugueuses et glacées de grands objets compacts.

    Montage des grands satellites d'Uranus et d'un satellite plus petit : de gauche à droite Puck, Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron. Les photos originales ont été prises par la sonde Voyager 2 de la Nasa. Les proportions sont respectées. © Image réalisée par Vzb83 sur la base d'images de la Nasa

    Montage des grands satellites d'Uranus et d'un satellite plus petit : de gauche à droite Puck, Miranda, Ariel, Umbriel, Titania et Obéron. Les photos originales ont été prises par la sonde Voyager 2 de la Nasa. Les proportions sont respectées. © Image réalisée par Vzb83 sur la base d'images de la Nasa 

     

    Les précieuses données d'étalonnage de Herschel

    Voyager 2 a observé ces satellites en janvier 1986, mais la sonde de la Nasa n'était pas équipée pour observer les longueurs d'onde infrarouges lointaines nécessaires pour étudier leur comportement thermique. Pour obtenir ces données, Örs Detre, de l'Institut Max-Planck d'astronomie (Allemagne), et ses collègues ont analysé des données d'étalonnage d'archives recueillies par Herschel, le télescope spatial infrarouge de l'Agence spatiale européenne qui a fonctionné de 2009 à 2013. Leurs résultats ont été publiés, le 14 septembre, dans Astronomy & Astrophysics.

    En soustrayant soigneusement le signal de la planète, ils ont pu faire ressortir les signaux de ses satellites, qui sont des milliers de fois plus faibles à ces longueurs d'onde. Une comparaison des mesures de Herschel avec un modèle détaillé développé par Thomas Müller, de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre (Allemagne), a révélé l'inertie thermique du matériau de surface.

    Vue d'artiste des satellites Planck (à gauche) et Herschel. © ESA, Thales Alenia Space

    Vue d'artiste des satellites Planck (à gauche) et Herschel. © ESA, Thales Alenia Space 

     

    Un résultat sans surprise ?

    Meg Schwamb, de la Queen's University Belfast (Irlande du Nord), qui n'a pas participé à l'étude, trouve que c'est « un résultat soigné avec une technique cool », mais elle n'est pas très surprise du résultat : en effet, selon la compréhension actuelle, des objets comme Pluton, Éris et Hauméa se sont formés dans la même région du Système solaire qu'Uranus, ce qui « signifierait des conditions similaires en matière de température, de composition du gaz, etc. », et donc que les principaux satellites d'Uranus se seraient formés avec des propriétés de surface et des compositions similaires à celles des planètes naines. En revanche, les nombreux petits satellites extérieurs d'Uranus ressemblent davantage à des objets plus petits de la ceinture de Kuiper : des agrégats relativement lâches de roches et de glace.

    Heidi Hammel, experte sur Uranus et Neptune à l'Association des universités pour la recherche en astronomie (États-Unis), loue aussi l'« excellent travail [de l'équipe] avec un jeu de données difficile ». Néanmoins, selon elle, la grande inclinaison de l'axe de rotation d'Uranus (98 degrés) pose « une complication significative pour le système lunaire uranien. Si elle était due à un événement catastrophique (une des principales théories), alors cet événement aurait également perturbé le système primordial de lunes, avec des conséquences qui pourraient peut-être être évidentes dans les propriétés de leurs surfaces. ». Une nouvelle mission spatiale vers Uranus pourrait grandement aider à résoudre certains de ces mystères.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/uranus-lunes-uranus-ressemblent-beaucoup-pluton-83115/?utm_content=buffer24643&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura&fbclid=IwAR18eA4zPge_PY_cJWlZB1ASpX9e449NQEXgVimG7DpaWfGR69y2_YPJYUI