Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 28.06.2020: Actualité de l'astronomie / Une éclipse de Soleil vue en temps réel sur Mars.
- Par dimitri1977
- Le 27/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Une éclipse de Soleil vue en temps réel sur Mars
Journaliste
Ce dimanche 21 juin, la Lune éclipsait notre Soleil, offrant à une partie de la planète, le spectacle grandiose d'un « anneau de feu ». Ce que les astronomes appellent, une éclipse annulaire.
Et il n'y a pas que depuis la Terre que l'on peut admirer un tel phénomène. Depuis le sol de Mars, le rover Curiosity (Nasa) en a déjà été témoin plusieurs fois. Il y a quelques semaines, le 4 avril 2020, c'est un autre satellite naturel du Système solaire qui jouait à cacher notre Étoile. Curiosity nous offrait alors des images d'une éclipse de Soleil par Phobos, la plus grande des petites lunes de la planète rouge.

L’éclipse du Soleil par Phobos, le 26 mars 2019. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS
Rappelons que fin mars 2019, déjà, le rover Curiosity avait immortalisé une éclipse annulaire de Soleil par Phobos. Quelques jours avant, c'est plutôt un transit -- compte tenu des faibles dimensions du satellite -- de Deimos, l'autre lune de Mars, qu'il avait observé.

Le 4 avril 2020, Phobos, la plus grande lune de Mars, a éclipsé le Soleil. © NJ, Adobe Stock
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LE 18.06.2020: Actualité de l'astronomie / Premier passage au plus près du Soleil pour la sonde Solar Orbiter.
- Par dimitri1977
- Le 18/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Premier passage au plus près du Soleil pour la sonde Solar Orbiter
Nathalie Mayer
Journaliste
Publié le 15/06/2020 à 15h25
Quelques jours après avoir croisé la route de la comète Atlas, Solar Orbiter, la mission d'exploration solaire de l'Agence spatiale européenne (ESA), vient d'atteindre, ce lundi 15 juin 2020, son premier périhélie. Comprenez, le point de son orbite le plus proche du Soleil. À seulement 77 millions de kilomètres de sa surface.
Les astronomes vont désormais passer une semaine à tester les instruments de la mission. Et notamment les télescopes capables de saisir des images rapprochées de notre étoile. « Il y a déjà eu des gros plans avec une résolution plus importante, mais jamais nous n'avons pris de photo du Soleil à une distance plus proche que celle-ci. Sans les perturbations de notre atmosphère », précise Daniel Müller, chercheur, dans le communiqué de l’ESA. Les premières images seront publiées à la mi-juillet.
Les instruments de mesure de l'environnement de la mission seront aussi testés. Les données -- très attendues par les astronomes -- seront rendues publiques plus tard dans l'année. De quoi donner un aperçu unique de la structure et de la composition du vent solaire.
La phase de croisière de Solar Orbiter durera jusqu'en novembre 2021. Ensuite, la mission s'approchera jusqu'à 42 millions de kilomètres de la surface du Soleil. Et elle offrira la première vue rapprochée des pôles de notre étoile après avoir quitté le plan de l'écliptique dans lequel elle se trouve actuellement.

Solar Orbiter à la conquête du Soleil L’ESA lance le 10 février sa sonde Solar Orbiter pour étudier le Soleil et le vent solaire. Voici en vidéo, les points clés de la mission.

La mission Solar Orbiter est passée ce lundi 15 juin 2020 à son premier périhélie. © ESA, Medialab
Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/soleil-premier-passage-plus-pres-soleil-sonde-solar-orbiter-2703/?fbclid=IwAR2BfLWF0Rd2MQQZQQ_24og_IK1k_tYQ2vNHaxs_pXAltVkL4bfROzCGGrA#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura
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LE 18.06.2020: Actualité de l'astronomie / Des détails sans précédent de la naissance d'une étoile double.
- Par dimitri1977
- Le 18/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Des détails sans précédent de la naissance d'une étoile double
Emma Hollen
Journaliste scientifique

Grâce à l'interféromètre Alma, les chercheurs ont été en mesure d'observer en haute résolution la formation d'un jeune système binaire d'étoiles. Caché dans la constellation du Serpentaire, celui-ci intrigue les scientifiques depuis plusieurs années.
Baptisé IRAS 16293-2422, le système binaire récemment observé par les chercheurs est situé dans un nuage moléculaire de la constellation du Serpentaire. À seulement 460 années-lumière, cette structure est l'une des régions de formation des étoiles les plus proches du Système solaire, et les plus brillantes de notre ciel. Émettant de nombreuses molécules organiques complexes, ingrédients nécessaires à l'apparition d'espèces pré-biotiques, elle fait l'objet de l'attention soutenue des chercheurs depuis des années. Le système binaire qu'elle contient, quant à lui, avait longtemps été caché par une importante quantité de matière dans son voisinage, jusqu'à ce que l'intervention d'Alma (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) permette enfin aux chercheurs de l'observer pour la première fois en détail.
Observation d'un jeune système binaire
« Nos observations confirment l'emplacement des deux protoétoiles, proches l'une de l'autre, et révèlent que chacune d'elles est entourée d'un tout petit disque de poussière », note María José Maureira, auteure principale de l'étude parue sur le site arXiv. « Ensemble, elles sont également enveloppées d'une quantité importante de matériau dépeignant des motifs complexes. » Les images en haute résolution obtenues à l'aide de l'interféromètre Alma, situé au Chili, ont révélé deux sources compactes, sobrement nommées A1 et A2. Tandis que le disque de matière autour de A2 est d'environ 12 unités astronomiques, celui de A1 ne mesure que 4 ua de diamètre, soit approximativement celui de la ceinture principale d'astéroïde.

Les étoiles A1 et A2 du système binaire IRAS 16293-2422, enveloppées de disques de matière. © MPE
Étoile double en formation
Les mesures effectuées par les astronomes leur ont également offert la possibilité d'étudier les étoiles bien au-delà de leur simple apparence et de leur emplacement, en fournissant notamment des informations concernant leur masse et leur relation. Des analyses spectrographiques portant sur le gaz qui les entoure ont notamment permis de calculer un total d'une masse solaire pour A1, contre 1,4 pour A2, mais aussi de confirmer que les deux étoiles forment une paire liée. En combinant ces informations avec l'ensemble des données collectées au cours des 30 dernières années, l'équipe a par ailleurs découvert que A1 orbite autour de A2 une fois tous les 360 ans sur un axe incliné à 60°, à une distance équivalente à l'orbite de Pluton par rapport au Soleil.
« C'est la première fois que nous sommes capables de dériver l'ensemble des paramètres orbitaux d'un système binaire, à un stade de formation des étoiles si prématuré », remarque Jaime Pineda qui a participé à la modélisation du système. Paola Caselli, directrice du Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics, poursuit : « Grâce à ces résultats, nous avons enfin été capables de plonger dans l'un des systèmes de protoétoiles les plus jeunes et les plus enfouis, révélant sa structure dynamique et sa morphologie complexe, où nous pouvons clairement voir du matériel filamenteux connectant les disques circumstellaires à la région environnante, et possiblement au disque entourant le système. Les petits disques sont probablement encore nourris et en train de grandir ! »

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