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  • LE 13.06.2020: Actualité de l'astronomie / La Nasa a observé la plus grande éruption solaire depuis deux ans ! Le Soleil semble se réveiller.

    La Nasa a observé la plus grande éruption solaire depuis deux ans ! Le Soleil semble se réveiller

     

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

    Depuis plusieurs mois, notre Soleil s'est installé dans une période de grand calme. Mais le 29 mai dernier, des astronomes qui opèrent SDO (Solar Dynamics Observatory) ont été les témoins d'une éruption solaire. Une éruption de classe M -- et plus exactement de classe M1.1 sur une échelle qui monte jusqu'à 10 pour la deuxième classe des éruptions solaires les plus intenses -- qui, si elle avait été orientée vers la Terre, aurait été suffisamment puissante pour provoquer une brève coupure radio ou de magnifiques aurores polaires.

    Rien d'exceptionnel. De quoi, toutefois, en faire la plus puissante éruption solaire observée depuis octobre 2017. Elle a été suivie d'une éruption de classe C -- une éruption moins puissante, donc --, quelques heures plus tard.

    Ces éruptions pourraient être le signe que les chercheurs attendaient que notre Soleil a enfin atteint son minimum d’activité et entre maintenant dans son cycle 25. Mais il faudra encore six bons mois d'observations et de décompte des taches solaires pour le confirmer. Une variation d'activité notée pendant un mois ne suffit pas en effet à définir une tendance globale pour une étoile aussi variable que l'est le Soleil.

    Une éruption a fait son apparition sur notre Soleil — en haut à gauche — le 29 mai dernier. Après des mois de calme, c’est peut-être le signe d’un regain d’activité de notre étoile. © Joy Ng, Solar Dynamics Observatory, Nasa

    Une éruption a fait son apparition sur notre Soleil — en haut à gauche — le 29 mai dernier. Après des mois de calme, c’est peut-être le signe d’un regain d’activité de notre étoile. © Joy Ng, Solar Dynamics Observatory, Nasa 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/soleil-nasa-observe-plus-grande-eruption-solaire-depuis-deux-ans-soleil-semble-reveiller-2641/?fbclid=IwAR2rAFwo-5naCPbnSgjzLxyCCFy60-hPS4673kIxEVrdrFpKHA2RcW0XE-g#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 13.06.2020: Actualité de l'astronomie / La Chine va lancer sa première mission d'exploration de Mars en juillet.

    La Chine va lancer sa première mission d'exploration de Mars en juillet

     

     

    Futura avec l'AFP-Relaxnews

     

     

    La Chine investit des milliards d'euros dans son programme spatial et vise la Planète rouge avec une première mission baptisée « Tianwen ». Elle prévoit d'envoyer, en juillet, une sonde et un petit robot pour y mener des analyses.

     

     

    La Chine prévoit de lancer en juillet une sonde et un petit robot téléguidé vers Mars, sa première mission en direction de la Planète rouge, a annoncé le promoteur du projet. Le pays investit des milliards d'euros dans son programme spatial : il lance des satellites, prévoit d'envoyer des Hommes sur la Lune, et vient courant mai de lancer un nouveau vaisseau.

    « Notre objectif était d'envoyer la sonde vers Mars courant 2020, a indiqué la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet », a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué.

    L'atterrisseur du rover martien de la Chine testé dans des conditions simulant la gravité martienne. © Andy Wong, AP, SIPA

    L'atterrisseur du rover martien de la Chine testé dans des conditions simulant la gravité martienne. © Andy Wong, AP, SIPA 

     

    Tianwen, la première mission chinoise à destination de Mars

    Il faudrait sept mois pour parcourir la distance Terre-Mars et la sonde chinoise n'arrivera pas à destination avant 2021. La distance change constamment mais est au minimum de 55 millions de kilomètres. Baptisée Tianwen (Questions au ciel), la mission chinoise a trois objectifs : placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la Planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses. La Chine a déjà réalisé une opération similaire sur la Lune, où elle a déposé dès 2013 un petit « rover » téléguidé à roues (baptisé Lapin de jade), puis son successeur en janvier 2019 (sur la face cachée de l'astre lunaire, une première mondiale).

    VOIR AUSSIVie sur Mars : des microbes pourraient vivre dans les lacs salés sous la surface

    Le pays asiatique n'est pas le seul sur le créneau des missions martiennes. Les États-Unis, qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, doivent lancer entre juin et août leur cinquième (nommé Perseverance). Il devrait arriver vers février 2021. Les Émirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la Planète rouge, depuis le Japon. Par contre, la mission russo-européenne ExoMars, victime de difficultés techniques aggravées par l'épidémie de Covid-19 et qui espérait lancer cet été un robot vers Mars, a été reportée à 2022.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/planete-mars-chine-va-lancer-premiere-mission-exploration-mars-juillet-64051/?fbclid=IwAR2NSomITQIi1ua-B4TdXPvIQ8sOrC0IXJ3O1MlcVtRmMCuJvlb0fn5HH6A#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 6.06.2020: Actualité de la météo/ Météo du dimanche 14 juin : tendance à l'amélioration A 13H14

    Ce dimanche 14 juin, le temps s'améliore très progressivement. Malgré encore quelques averses, les éclaircies sont plus généreuses que samedi. Toutefois, nous sommes encore très loin du retour du beau temps !

    A retenir

    Le risque d'averses et d'orages moins marqué que samedi

    Les éclaircies qui sont plus généreuses que samedi

    La hausse des températures au nord de la Seine alors que la fraîcheur persiste dans le sud

    Contexte général

    Grâce à une petite poussée anticyclonique sur l'Espagne et au comblement de la dépression "Nadine", les pressions remontent sur la France. Cela reste toutefois insuffisant pour nous ramener un temps stable et ensoleillé. Mais les averses se font plus discrètes que samedi et les éclaircies ont tendance à gagner du terrain pour parfois s'imposer au milieu de cumulus encore menaçants.

    Détails par régions

    Des Pays de la Loire aux côtes de la Manche, le ciel est menaçant. Quelques averses restent possibles même si le parapluie n'est pas forcément nécessaire. Les maximales affichent 18 à 22°C, un niveau de saison un peu juste pour une mi-juin.

    De la Nouvelle Aquitaine aux Hauts-de-France en passant par le bassin parisien et le Massif central, vous retrouvez un temps plus calme que samedi, malgré un faible risque d'averse encore possible l'après-midi. L'après-midi, vous avez entre 20°C au pied des Pyrénées et 25°C dans la région lilloise grâce au vent orienté au Sud.

    Du Grand Est à Rhône-Alpes en passant par le Jura, le ciel demeure menaçant et vous risquez encore quelques averses, surtout l'après-midi où elles sont plus marquées montagne. Il fait entre 20 et 24°C l'après-midi.

    Près des Pyrénées, le ciel reste souvent gris et en montagne, les brouillards sont nombreux. Quelques gouttes se produisent de temps à autres. Il fait frais avec 17 à 22°C l'après-midi.

    Sur les régions méditerranéennes, c'est l'amélioration par rapport à samedi avec le retour d'un temps assez bien ensoleillé au prix d'un mistral et d'une tramontane qui soufflent jusqu'à 70 km/h en rafales. Les maximales affichent 24 à 28°C, soit un niveau tout à fait de saison.

    Conseils du météorologue

    Vous profitez davantage de ce dimanche que samedi avec la quasi disparition des orages. Mais ne vous attendez pas non plus au retour du grand beau, sauf si vous êtes près de la Méditerranée où les lunettes de soleil sont bien utiles. Partout ailleurs, il faut garder un œil au ciel car sous les cumulus les plus menaçants vous pourriez essuyer une petite averse, notamment dans le nord-ouest ainsi qu'en montagne.

     


    ​SOURCES LA CHAINE METEO​

  • LE 12.6.2020: Actualité de l'astronomie / Même dans un trou noir, il peut y avoir un cœur qui bat.

    Même dans un trou noir, il peut y avoir un cœur qui bat

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

     

    Jamais un cœur n'avait battu aussi longtemps dans un trou noir. Il a été découvert en 2007. Et surprise, ce curieux signal -- comparé par les astronomes à un rythme cardiaque -- est toujours aussi puissant aujourd'hui ! Les chercheurs comptent bien l'étudier en détail et en tirer des enseignements inédits sur l'environnement proche des trous noirs supermassifs.

     

     

    Près de 10 ans que les astronomes n'avaient pas pu observer ce trou noir supermassif, caché par notre Soleil depuis 2011, à quelque 600 millions d'années-lumière de nous, dans une galaxie appelée RE J1034+396. Et voici que l'Agence spatiale européenne (ESA) a pointé dessus son satellite destiné à l'observation des rayons X, le XMM-Newton enregistrant des « battements de cœur » semblables à ceux déjà détectés en 2007.

    Oh ! bien sûr, c'est faire là sans doute un petit excès d'anthropomorphisme ! Car ce qui se joue du côté de ce trou noir supermassif n'a que peu à voir avec un battement de cœur au sens biologique de l'expression. Il n'est pas, à proprement parler, un signe de vie.

    Les « battements de cœur » du trou noir supermassif de la galaxie RE J1034+396 ont été observés pour la première fois en 2007, puis de nouveau en 2018. © Chichuan Jin, Observatoires astronomiques nationaux de l’Académie des sciences chinoise

    Les « battements de cœur » du trou noir supermassif de la galaxie RE J1034+396 ont été observés pour la première fois en 2007, puis de nouveau en 2018. © Chichuan Jin, Observatoires astronomiques nationaux de l’Académie des sciences chinoise 

     

    En apprendre plus sur l’environnement des trous noirs supermassifs

    S'agissant de ce trou noir en particulier, ce que les astronomes appellent « battements de cœur », ce sont des flashs de rayons X qui se répètent toutes les heures. Comme une oscillation quasi périodique, résultat de la matière qui tombe inexorablement sur le trou noir, libérant, de manière régulière et répétée, de grandes quantités d'énergie. Et le temps qui s'écoule entre ces battements peut renseigner les chercheurs sur la structure du disque d'accrétion qui entoure le trou noir.

    « C'est une observation incroyable », s'enthousiasme Chichuan Jin, l'auteur principal de l'étude, dans un communiqué de l’université de Durham (Royaume-Uni). « Elle prouve que ces battements de cœur peuvent être forts et persistants. » Les astronomes vont maintenant pouvoir analyser ce signal plus en détail et le comparer au comportement de trous noirs de masse stellaire dans notre propre galaxie, la Voie lactée.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/trou-noir-meme-trou-noir-il-peut-y-avoir-coeur-bat-81440/?fbclid=IwAR2cxOpeT_l9w4qD3FxVV-Yf_b5hehDq1lzE9S4jsepJ39rNCRggSnmMpME#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 12.6.2020: Actualité de l'astronomie / Asteria : le plus petit satellite à avoir découvert une exoplanète.

    Asteria : le plus petit satellite à avoir découvert une exoplanète

     

    Céline Deluzarche

    Journaliste

     

     

    La chasse aux exoplanètes, c'est normalement le travail des télescopes géants sophistiqués, tels que James-Webb, un engin de la Nasa qui sera déployé en 2022 et qui a coûté la bagatelle de 10 milliards de dollars. Un petit concurrent de 10 cm sur 30 cm vient pourtant de leur chiper la vedette en détectant sa première exoplanète. Ce n'était pourtant pas du tout la mission d'Asteria, un mini CubeSat de démonstration d'à peine 10 kilogrammes lancé en août 2017. Ce dernier avait pour objectif d'améliorer les outils technologiques de pointage en visibilité directe - un paramètre essentiel pour la photométrie de précision, c'est-à-dire la mesure de la luminosité stellaire dans le temps.

    Mais notre petit CubeSat avait, semble-t-il, de plus grandes ambitions. Durant sa mission, initialement prévue pour 90 jours (mais qui s'est finalement prolongée jusqu'en décembre 2019), il a réussi à cumuler de nombreuses observations astronomiques, dont la détection de l'exoplanète 55 Cancri e, pourtant située à 40 années-lumière de la Terre. Asteria a utilisé pour cela la méthode dite de transit, qui détecte la présence d'une exoplanète par l'ombre qu'elle porte sur son étoile lorsqu'elle lui passe devant.

    Un incroyable exploit pour un minisatellite disposant d'un télescope d'à peine six centimètres. « C'est la preuve que les CubeSat peuvent contribuer à l’astrophysique et l'astronomie », se félicite Mary Knapp, la responsable du projet Asteria à l'observatoire Haystack du MIT. Si ces minisatellites ne peuvent rivaliser avec les outils haut de gamme des grands télescopes, on pourrait les faire jouer « en équipe » pour observer des objets stellaires sur une longue période de temps, suggère Sara Seager, une autre chercheuse de l'équipe.

    Asteria mesure à peine 10 cm de haut pour 30 cm de large. © Nasa, JPL-Caltech

    Asteria mesure à peine 10 cm de haut pour 30 cm de large. © Nasa, JPL-Caltech 

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/cubesat-asteria-plus-petit-satellite-avoir-decouvert-exoplanete-2681/?fbclid=IwAR3eM3mu-3OfaaVaWH9TeKz0pygmAPnI_XugcOWQunviYBF7OLrYaBo4sqU#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 9.6.2020: Actualité de l'astronomie / Les premières étoiles sont apparues plus vite qu'on le pensait après le Big Bang.

    Les premières étoiles sont apparues plus vite qu'on le pensait après le Big Bang

     

     

    Laurent Sacco

    Journaliste

     

     

    Quand les premières étoiles se sont-elles allumées mettant fin à ce qui est appelé les âges sombres du cosmos observable ? La question n'a toujours pas de réponse claire mais il semble bien que ce soit plus tôt que ce que l'on pensait d'après des observations faites avec Hubble.

     

    Dans la formulation initiale de la théorie du Big Bang que l'on doit à George Gamow, le cosmos observable commence par un gaz chaud et dense de neutrons. La charge électrique totale de l'Univers est donc nulle et elle doit le rester à cause de la loi de la conservation de la charge qui n'est de plus pas violée, ce qui ne serait pas le cas si l'on supposait une création nette de charge.

    Les neutrons vont alors se désintégrer rapidement en donnant des protons et des électrons en nombres égaux, des neutrinos, le tout s'accompagnant d'un bain de photons alors que le cosmos est en expansion. En quelques minutes des réactions nucléaires se produisent qui vont donner des noyaux d'hydrogène et d'hélium avec leurs isotopes ainsi qu'un peu de lithium. Mais ces réactions vont rapidement se stopper là, de sorte qu'aucun noyau de carbone, d'oxygène, d'azote et encore moins de fer n'est présent.

    Des centaines de milliers d'années plus tard, la température de ce plasma baisse suffisamment pour que les noyaux capturent des électrons, d'où peut-être le nom de recombinaison donnée à cette période primitive de l'histoire de l'Univers qui voit l'apparition des premiers atomes neutres en quelques milliers d'années et la libération des photons qui vont devenir le fameux rayonnement fossile, la plus vieille lumière du cosmos.

    Nous ne croyons plus aujourd'hui que protons et électrons qui composent la matière autour de nous sont nés à partir d'un gaz de neutrons primordial mais pour l'essentiel, le scénario esquissé par Gamow et aussi son collègue et collaborateur Ralph Alpher s'est révélé correct. Environ 400.000 ans après le Big Bang débutent donc ce que l'on appelle les âges sombres car aucune étoile ne brille encore et le rayonnement fossile va se refroidir suffisamment pour être dans le domaine des micro-ondes.

    Des masses d'hydrogène et d'hélium vont alors s'effondrer gravitationnellement pour donner les premières étoiles et les premières galaxies. Mais cet effondrement est si rapide que l'on doit faire intervenir une composante de matière noire, un gaz de particule encore inconnue qui domine la matière ordinaire par sa masse et sa gravité, accélérant son effondrement.

    Le Big Bang, les premières étoiles et la réionisation avec Hubble. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Hubble, ESA

     

    Des étoiles massives sans éléments lourds qui réionisent le cosmos

    C'est le scénario standard de la cosmologie moderne que l'on doit notamment à des pionniers comme le prix Nobel de physique James Peebles. Mais encore actuellement, on ne sait pas vraiment quand les premières étoiles sont apparues même si on peut trouver des indications en étudiant le rayonnement fossile comme l'a fait le satellite Planck. On ne sait pas non plus très bien si ce sont ces étoiles ou les premiers trous noirs massifs au cœur des jeunes galaxies qui sont responsables de ce que l'on appelle la réionisation de l'Univers. En effet, le gaz intergalactique n'est plus neutre depuis des milliards d'années, ce qui veut dire qu'il a été ionisé partiellement par du rayonnement ultraviolet.

    Les caractéristiques des premières étoiles ne sont pas très bien comprises non plus. On les appelle des étoiles de population III et elles n'ont encore jamais été observées dans l'Univers profond. On sait qu'elles devaient être très massives et auraient donc dû évoluer rapidement en donnant les premiers éléments lourds. Ces éléments vont permettre une seconde génération d'étoiles, celles observées et dites de type II dans les galaxies, en tout premier lieu dans la Voie lactée. Le Soleil est lui une étoile de type I, car encore plus jeune comme le serait un enfant d'un an par rapport à des enfants de 2 et 3 ans.

    Rappelons au passage que l'on a des problèmes pour faire naître des étoiles de type III car celles que l'on observe aujourd'hui nécessitaient des éléments lourds pour naître, éléments lourds qui, comme on l'a dit précédemment, n'existaient pas encore au sortir du Big Bang. Il existe tout de même des scénarios, notamment ceux basés sur l'hydrogène moléculaire (on suspecte aussi un rôle possible de la matière noire).

    Cette image du télescope spatial Hubble de la Nasa/ESA montre l'amas de galaxies MACS J0416. Il s'agit de l'un des six amas étudiés par le programme Hubble Frontier Fields, qui a produit les images les plus profondes de lentilles gravitationnelles jamais réalisées. Les scientifiques ont utilisé la lumière intra-amas (visible en bleu) pour étudier la distribution de la matière noire au sein de l'amas. © Nasa, ESA et M. Montes (Université de New South Wales, Sydney, Australie)

    Cette image du télescope spatial Hubble de la Nasa/ESA montre l'amas de galaxies MACS J0416. Il s'agit de l'un des six amas étudiés par le programme Hubble Frontier Fields, qui a produit les images les plus profondes de lentilles gravitationnelles jamais réalisées. Les scientifiques ont utilisé la lumière intra-amas (visible en bleu) pour étudier la distribution de la matière noire au sein de l'amas. © Nasa, ESA et M. Montes (Université de New South Wales, Sydney, Australie)   

     

    Une chasse aux premières étoiles grâce aux lentilles gravitationnelles

    Toujours est-il qu'astrophysiciens et cosmologistes traquent les étoiles de population III depuis longtemps. Comme elles appartiennent nécessairement à des temps très anciens, elles doivent nous apparaître comme très lointaines et donc très peu lumineuses, ce qui ne facilite pas les choses. Heureusement, comme le montre une publication sur arXiv provenant d'une équipe de chercheurs menée par l'astrophysicienne Rachana Bhatawdekar de l'ESA, la nature s'est montrée « bienveillante » à notre égard.

    En effet, MACSJ0416 est un amas galactique qui produit un important effet de lentille gravitationnelle. Il permet donc de sonder le cosmos alors que celui-ci avait des âges compris entre 500 millions et un milliard d'années après le Big Bang. De jeunes galaxies ordinairement invisibles font alors leur apparition. Rachana Bhatawdekar et ses collègues ont pu les étudier avec le télescope Hubble, mais aussi en complément des données provenant de Spitzer et du VLT de l'ESO, révélant ainsi des galaxies 10 à 100 fois plus faibles que celles précédemment observées et telles qu'elles étaient il y a entre 500 millions et un milliard d'années après le Big Bang.

    Dans un communiqué de l'ESA concernant le télescope Hubble Rachana Bhatawdekar expose le résultat final de ces études en ces termes : « Nous n'avons trouvé aucune trace des étoiles de la Population III dans cet intervalle de temps cosmique. Ces résultats ont de profondes conséquences astrophysiques car ils montrent que les galaxies doivent s'être formées beaucoup plus tôt que nous ne le pensions. Cela soutient également fortement l'idée que les galaxies de faibles masses dans l'Univers primitif sont responsables de la réionisation ».

    On devrait en savoir plus quand le successeur de Hubble, le prochain télescope spatial James-Webb, verra sa première lumière en orbite.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/rayonnement-fossile-premieres-etoiles-sont-apparues-plus-vite-quon-pensait-apres-big-bang-57052/?fbclid=IwAR3Oyc9fQxZzgCQyDQe-OD09-Pzh-_G34z4N1GNPd3FEL16mX8r_Zh3ToIw#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 9.6.2020: Actualité de l'astronomie / Une potentielle super-Terre dans la zone habitable d'un jumeau du Soleil.

    Une potentielle super-Terre dans la zone habitable d'un jumeau du Soleil

     

     

    Adrien Coffinet

    Journaliste scientifique

     

     

    L'étoile Kepler-160, similaire au Soleil, était déjà connue pour être accompagnée de deux planètes surchauffées. Dans une nouvelle étude, deux nouvelles planètes sont révélées dans ce système, dont une potentielle super-Terre située dans la zone habitable de l'étoile.

    Plus de 4.000 exoplanètes sont connues à ce jour, mais peu parmi celles-ci sont des planètes de taille terrestre dans la zone habitable d'une étoile semblable au Soleil. Kepler-160 est, à ce titre, un système notable qui fait l'objet d'une nouvelle étude menée par René Heller et parue ce 4 juin dans Astronomy & Astrophysics.

    L'étoile centrale du système Kepler-160, à 3140 années-lumière de nous, est semblable au Soleil : son diamètre est 1,12 fois celui du Soleil et sa température de surface est de 5.200 °C, à comparer aux 5.500 du Soleil, ce qui fait que les deux étoiles ont des luminosités quasiment identiques. Cette étoile, aussi connue sous les désignations KIC 7269974 et KOI-456, fut observée par le télescope spatial Kepler entre 2009 et 2013.

    Grâce à leurs transits, deux premières planètes furent alors découvertes tout près de cette étoile : Kepler-160 b, une super-Terre (1,7 fois le diamètre de la Terre) qui fait le tour de l'étoile en 3,4 jours, et Kepler-160 c, une planète probablement semblable à Neptune (3,1 diamètres terrestres) qui en fait le tour en 13,7 jours. À titre de comparaison, Mercure tourne autour du Soleil en 88 jours. La périodicité des transits de Kepler-160 c semblait cependant modulée par la présence d'une troisième planète qui, elle, ne transite pas.

     

    Deux nouvelles planètes… 

    René Hellerastrophysicien à l'Institut Max-Planck de recherche sur le système solaire (MPS), à Göttingen (Allemagne), et ses collaborateurs ont pu confirmer l'existence de cette planète perturbatrice. Les caractéristiques physiques et orbitales de cet objet désigné Kepler-160 d, restent cependant assez peu contraintes : une masse entre 1 et 100 fois celle de la Terre et une période orbitale entre 7 et 50 jours. Dans tous les cas, cette planète serait donc elle aussi très chaude, comme ses deux voisines au-dessus.

    Cependant, Heller et ses collègues ont découvert une potentielle autre planète dans le système qui serait plus « terrestre ». En effet, ce possible quatrième compagnon, provisoirement désigné KOI-456.04, aurait un diamètre de 1,9 fois celui de la Terre et ferait le tour de son étoile en 378 jours, ce qui le placerait dans la zone habitable de son étoile. Les chercheurs restent pour le moment prudents en considérant cet objet seulement comme un candidat, mais signalent qu'il s'agit tout de même d'un candidat prometteur avec 85 % de probabilité qu'il s'agisse réellement d'une planète et non d'un artefact instrumental.

    Les planètes typiquement détectées autour d'étoile de type solaire sont des planètes chaudes de taille neptunienne (troisième image). La plupart des planètes de taille terrestre en zone habitable ont été détectées autour de naines rouges (image du bas). KOI-456.04 ferait partie des quelques cas connus de planètes de moins de deux diamètres terrestres à se trouver dans la zone habitable d'une étoile similaire au Soleil (deuxième ligne). La situation de la Terre autour du Soleil est aussi visible pour comparaison (image du haut). © René Heller, MPS

    Les planètes typiquement détectées autour d'étoile de type solaire sont des planètes chaudes de taille neptunienne (troisième image). La plupart des planètes de taille terrestre en zone habitable ont été détectées autour de naines rouges (image du bas). KOI-456.04 ferait partie des quelques cas connus de planètes de moins de deux diamètres terrestres à se trouver dans la zone habitable d'une étoile similaire au Soleil (deuxième ligne). La situation de la Terre autour du Soleil est aussi visible pour comparaison (image du haut). © René Heller, MPS 

     

    …dont une grosse cousine de la Terre

    Si KOI-456.04 est réellement une planète, alors ce serait une des quelques planètes connues de taille relativement terrestre à se trouver dans la zone habitable d'une étoile analogue au Soleil. En effet, la plupart des exoplanètes connues de moins de deux fois le diamètre de la Terre, avec des températures de surface potentiellement clémentes, sont en orbite autour d'une étoile naine rouge, alors que l'on détecte plus typiquement des planètes chaudes de taille neptunienne autour des étoiles similaires au Soleil.

    Les conditions de surface sur KOI-456.04 pourraient donc être similaires à celles connues sur Terre, à condition que son atmosphère ne soit pas trop massive et ne ressemble pas à celle de la Terre. La quantité de lumière reçue de son étoile hôte représente environ 93 % de la lumière solaire reçue sur Terre. Si KOI-456.04 a une atmosphère essentiellement inerte avec un effet de serre modéré semblable à celui de la Terre, sa température de surface serait en moyenne de +5 degrés Celsius, soit environ dix degrés de moins que la température moyenne sur Terre.

    Des observations supplémentaires devraient permettre de confirmer ou non l'existence de cette quatrième planète. Cette confirmation pourrait venir de certains des télescopes terrestres les plus puissants ou de la mission spatiale Plato de l'ESA, dont le lancement est prévu en 2026.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-potentielle-super-terre-zone-habitable-jumeau-soleil-81391/?fbclid=IwAR1maXTI7zMA0jdBgqcHE0jVqPcf7pft0b8ExhwikPMG3o0kpV5J26YnWkk#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

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