Actualité Météorologie, Astronomie
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LE 6.06.2020: Actualité de l'astronomie / L'éruption d'un trou noir stellaire filmée par Chandra.
- Par dimitri1977
- Le 06/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
L'éruption d'un trou noir stellaire filmée par Chandra
Laurent Sacco
Journaliste

MAXI J1820+070 est un trou noir stellaire dans la Voie lactée dont on peut inférer l'existence parce qu'il émet copieusement des rayons X en accrétant de la matière. Il a été observé à plusieurs reprises par Chandra à ces longueurs d'ondes ; les images prises par ce satellite de la Nasa permettent maintenant de voir un time-lapse d'une éruption s'accompagnant de l'émission de jets de matière faussement transluminiques.
La collaboration Event Horizon Telescope nous a déjà émerveillés en dévoilant la première image d’un trou noir, en l'occurrence M87*. Ses membres nous laissent espérer que l'on aura bientôt une image similaire montrant Sgr A* qui lui est situé au cœur de notre Voie lactée. Mieux, des films de l'activité autour du trou noir supermassif de notre Galaxie seraient possibles.
En attendant, le satellite Chandra de la Nasa nous a déjà livré en rayons X des images montrant cette activité dans le cas d'un trou noir stellaire situé à seulement 10.000 années-lumière du Système solaire. Ce n'est pas un inconnu et il a déjà fait parlé de lui car il s'agit de l'astre compact et source de rayons X dénommé MAXI J1820+070. Avec ses 8 masses solaires, il arrache par son champ de gravité de la matière à son étoile compagne contenant environ une demi-masse solaire. Il est donc entouré d'un disque d'accrétion. Des processus magnétohydrodynamique complexes associés à l'espace-temps courbe d'un trou noir de Kerr en rotation et au plasma généré dans ce disque le conduisent à émettre des jets de matière. Des instabilités associées à l'accrétion y sont également la cause de flashs intermittents d'ondes électromagnétiques.
Une équipe d'astrophysiciens menés par Mathilde Espinasse, de l'Université de Paris, a en effet étudié MAXI J1820+070 au cours de quatre campagnes d'observations en novembre 2018 puis, février, mai et juin 2019. Les images obtenues et leurs analyses font l'objet d'un article publié dans The Astrophysical Journal Letters mais que l'on peut également consulter librement sur arXiv.
Des jets de trous noirs faussement transluminiques
Les chercheurs en ont fait une sorte de time-lapse montrant des éjections de paquets de particules dans deux jets diamétralement opposés. Ces jets donnent lieu à l'existence d'une illusion d'optique bien connue depuis des décennies avec notamment les quasars. Une analyse naïve des observations laisse en effet initialement penser que l'on observe parfois des particules dans ces jets qui vont à des vitesses supraluminiques donc qui semblent aller plus vite que la lumière. Les jets du trou noir supermassifs M87* sont d'ailleurs un bon exemple de ce phénomène qui ne viole pas en réalité la théorie de la relativité restreinte puisque les particules vont en fait moins vite que la lumière.

En arrière plan, on voit une image obtenue dans le visible et l'infrarouge de la galaxie de la Voie lactée prise avec le télescope PanSTARRS à Hawaï. L'emplacement de MAXI J1820 + 070 est indiqué au-dessus du plan de la galaxie par une croix. L'encart montre un film qui fait défiler les quatre observations de Chandra, où « jour 0 » correspond à la première observation le 13 novembre 2018, environ quatre mois après le lancement d'un jet de matière. MAXI J1820 + 070 est la source de rayons X brillante au milieu de l'image et des sources de rayons X peuvent être vues s'éloigner du trou noir avec en haut un jet vers le nord et en bas un autre vers le sud. MAXI J1820 + 070 est normalement une source ponctuelle de rayons X, mais elle semble être plus grande qu'une source ponctuelle car elle est beaucoup plus lumineuses que les sources dans les jets. Le jet sud est trop faible pour être détecté dans les observations de mai et juin 2019. © rayons X NASA / CXC / Université de Paris / M. Espinasse et al. ; visible / infrarouge : PanSTARRS
L'illusion de vitesses transluminiques se produit lorsque les jets d'un trou noir sont presque parallèles à la direction d'observation depuis la Terre. Dans le cas des images prises par Chandra, le jet émis au pôle sud de MAXI J1820 + 070 se rapproche de nous alors que celui émis au pôle nord s'éloigne. On a alors l'impression que le premier traduit des vitesses de l'ordre de 60 % de la vitesse de la lumière pour la matière alors que le second jet semble formé de particules se déplaçant à 160 % de la vitesse de la lumière. La vitesse réelle des particules dans les deux jets est en réalité supérieure à 80 % de la vitesse de la lumière mais lui reste inférieure.
Un trou noir laboratoire pour comprendre les jets relativistes
De plus amples précisions sur ces jets ont été obtenues en étudiant MAXI J1820 + 070 dans le domaine des ondes radios avec en particulier le célèbre Karl G. Jansky Very Large Array (le « Très grand réseau Karl-G.-Jansky ») ou VLA, un réseau de radiotélescopes permettant de faire de la synthèse d'ouverture, comme si on disposait d'un seul instrument de très grande taille. C'est d'ailleurs avec le VLA qu'avaient initialement été mis en évidence des mouvements supraluminiques apparents avec MAXI J1820 + 070.
Les données fournies ont permis aux astrophysiciens d'estimer à mille comètes de Halley, ou environ 500 millions de fois la masse de l'Empire State Building, la quantité de matière éjectée par le trou noir en quelques heures en 2018 et que l'on retrouve finalement dans les jets observés.
La matière dans les jets s'est ensuite ralentie en pénétrant dans le milieu interstellaire après avoir créé l'équivalent des ondes de chocs d'un avion supersonique. La combinaisons des données dans le domaine radio et X va permettre aux astrophysiciens relativistes de mieux comprendre les jets des trous noirs et indirectement leurs effets sur l'évolution des galaxies quand ils sont produits par des trous noirs supermassifs.
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LE 6.06.2020: Actualité de la météo/ Météo du samedi 6 juin : entre éclaircies, pluie et averses... A 16H51
- Par
- Le 05/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Une perturbation circule ce samedi entre le sud-ouest et le nord-est avec des pluies intermittentes. A l'arrière de cette zone perturbée,les nuages alternent avec des éclaircies dans le nord-ouest et les averses sont rares. Dans le sud-est, le soleil domine en Méditerranée alors que le temps devient instable l'après-midi sur les Alpes avec un risque d'averse orageuse.
A retenir
Un vent d'ouest à sud-ouest fort sur le Pas-de-Calais et le nord de la Corse avec des rafales à 80 km/h
Des températures de 3 à 5°C en dessous des normales de saison
Un risque d'orage l'après-midi sur les Alpes avec des pluies localement soutenues.
Contexte météo
La France reste sous l'influence d'un vaste système dépressionnaire centré en mer du Nord avec un régime d'ouest à nord-ouest apportant humidité et fraîcheur. Un front froid s'étire ce samedi du sud-ouest aux frontières de l'est et s'accompagne de précipitations. A l'arrière de cette zone perturbé un ciel de traîne peu actif concerne le nord-ouest avec éclaircies, nuages et rares averses.
Détails par régions
De la Bretagne et de la Normandie aux Hauts-de-France, le ciel est très changeant avec une alternance d'éclaircies et de passages nuageux porteurs de rares averses. Le vent d'ouest à sud-ouest est soutenu avec des rafales de 60 à 80 km/h sur le littoral et 40 à 60 km/h dans les terres. Les températures sont comprises entre 8 et 12°C le matin et entre 15 et 18°C l'après-midi.
Des Pays de la Loire et du Centre-Val de Loire à l'Ile-de-France, après le passage de la perturbation en début de journée avec un peu de pluie, le ciel alterne entre éclaircies et passages nuageux. Les précipitations s'attardent jusqu'en début d'après-midi sur le Berry. Le vent d'ouest souffle modérément. Les températures sont comprises entre 9 et 13°C le matin et entre 17 et 19°C l'après-midi.
En Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est, le temps est perturbé avec un ciel chargé et des pluies par intermittence ou des averses. Sur les Alpes, la dégradation ne survient que l'après-midi avec des averses prenant parfois un caractère orageux. Les températures affichent 10 à 15°C le matin et entre 14 et 20°C l'après-midi
En Occitanie, PACA et Corse, les conditions météo sont assez agréables avec de belles périodes ensoleillées, surtout près du littoral méditerranée. L'ouest de l'Occitanie fait exception avec un ciel plus chargé et un risque d'averse. Le vent d'ouest à sud-ouest reste soutenu du littoral de la Provence aux extrémités de la Corse. Les températures sont comprises entre 12 et 17°C le matin et de 20 à 26°C l'après-midi.
SOURCES LA CHAINE METEO
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LE 3.06.2020: Actualité de la météo/Météo semaine : chaleur lourde, attention aux orages ! 16H23
- Par
- Le 03/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour




Cette première semaine de juin marque un changement de temps avec le retour progressif des orages dans une ambiance d'abord lourde, qui se rafraîchira nettement à partir de jeudi prochain.
L'anticyclone qui concerne la France depuis plusieurs semaines va progressivement s'effacer. Un temps d'abord lourd et orageux va prendre le relais du beau temps à partir de mercredi par l'ouest. Ces conditions instables se généraliseront en fin de semaine à tout le pays et s’accompagneront d'une très nette baisse des températures.
Orages et averses généralisées à partir de mercredi
Mercredi, le temps commencera à véritablement changer avec le rapprochement d'une perturbation atlantique et des averses et des orages qui se propageront l'après-midi aux 3/4 du pays. Seul l'extrême nord-est est assuré de conserver un temps sec jusqu'au soir. L'ambiance sera lourde partout l'après-midi à cause de l'augmentation de l'humidité dans l'air.
Jeudi et vendredi, la dégradation concernera tout le pays qui passera sous influence dépressionnaire. Jeudi, le temps sera encore assez lourd au sud avec des averses orageuses quasiment partout. Le vent du Sud soufflera fort entre le Languedoc, la Méditerranée et la vallée du Rhône, jusqu'à 80 km/h en rafales. Vendredi, ce temps très instable et orageux s'étendra des plaines du sud-ouest aux frontières de l'est. Près de la Manche et de la Méditerranée, il n'y aura pas d'orages mais le ciel sera souvent encombré de nuages.
Chaleur lourde, avant la baisse des températures
Mercredi sera la journée avec le ressenti le plus désagréable en raison de l'humidité dans l'air. Il fera au niveau national de 22 à 28°C de moyenne du nord au sud l'après-midi. Puis, à partir de jeudi, les températures commenceront à baisser par le nord. Vendredi, cette baisse des températures atteindra toutes nos régions. Nous rejoindrons alors les normales de saison.
SOURCES LA CHAINE METEO -
LE 1.06.2020: Actualité de l'astronomie / Les astronomes ont découvert une nouvelle classe d’explosions cosmiques.
- Par dimitri1977
- Le 01/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Les astronomes ont découvert une nouvelle classe d’explosions cosmiques
Nathalie Mayer
Journaliste

En 2018, l'observation d'un flash très lumineux à quelque 200 millions d'années-lumière de la Voie lactée avait dérouté les astronomes. Un phénomène transitoire qui semblait isolé. Mais des chercheurs viennent d'en identifier deux semblables. De quoi former une nouvelle classe d'explosions cosmiques.
L'histoire commence en juin 2018, au moment où des astronomes sont les témoins d'une surprenante explosion cosmique à quelque 200 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Baptisé AT2018cow et rapidement surnommé « the Cow » -- « la vache » --, cet étrange phénomène transitoire est observé depuis le sol et depuis l'espace. Il est plus brillant qu'une supernova. Et sa courbe de lumière évolue différemment. Un mystère.
Depuis, les astronomes ont découvert deux autres phénomènes transitoires similaires. Le premier, également observé en 2018, s'est produit à quelque 3,4 milliards d'années-lumière. Il est surnommé « le Koala » -- et plus scientifiquement, ZTF18abvkwla. Son émission radio apparaît aussi puissante que celle d'un sursaut gamma.
Il nous a fallu deux ans pour comprendre.
Le deuxième phénomène transitoire semblable à « the Cow » a été surpris quelques années auparavant, en 2016, dans une galaxie à environ 500 millions d'années-lumière, et les chercheurs l'appellent CSS161010. « Il était tellement inhabituel qu'il nous a fallu deux ans pour comprendre », raconte Raffaella Margutti, chercheuse à l'université Northwestern, dans un communiqué du National Radio Astronomy Observatory (NRAO, États-Unis). Il a en effet propulsé dans l'espace, une quantité « inattendue » de gaz et de particules à plus de 55 % de la vitesse de la lumière.
Les astronomes connaissent des phénomènes capables d'éjecter de la matière à une vitesse proche de celle de la lumière. Les sursauts gamma et les collisions d'étoiles à neutrons. Mais toujours en très faible quantité. De l'ordre d'un millionième de la masse du Soleil. « Ici, il est question de 1 à 10 % de la masse de notre Soleil », remarque Deanne Copejans, chercheuse à l'université Northwestern, dans un communiqué. La preuve, selon les chercheurs, que nous avons là affaire à une nouvelle classe d'explosions cosmiques baptisée Fast Blue Optical Transients (FBOTs) -- « phénomène optique transitoire bleu » -- pour rendre compte de la rapidité du phénomène, quelques jours, et de son pic de luminosité atteint dans le domaine des longueurs d'onde bleues.

Sur cette vue d’artiste, les différences pointées par les astronomes entre l’explosion d’une supernova à effondrement de cœur, un sursaut gamma et la nouvelle classe d’explosions cosmiques : les Fast Blue Optical Transients (FBOTs). © Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
Des étoiles en fin de vie dans des galaxies naines
Les astronomes pensent qu'au point de départ des FBOTs, il y a une étoile massive en fin de vie. Rappelons que l'explosion d'une supernova à effondrement de cœur produit une onde sphérique de matière qui se propage dans l'espace. Si un disque de matière se forme autour de l'étoile à neutron ou du trou noir né de l'explosion -- « l'ingrédient clé » selon les chercheurs -- et qu'il propulse des jets de matériaux étroits à une vitesse proche de celle de la lumière, ces jets peuvent être à l'origine de ce que les astronomes qualifient de sursaut gamma. Pour désigner ce disque et ces jets de matière, les chercheurs parlent de « moteur ».
Et les FBOTs semblent également disposer d'un tel « moteur ». Mais constitué d'un matériau épais, perdu par l'étoile avant son explosion. Peut-être du fait d'une compagne binaire. Ce serait donc lorsque ce matériau se voit frappé par l'onde de l'explosion que la luminosité du phénomène atteint son paroxysme. De même concernant l'émission dans le domaine radio.

Une illustration de l’origine des émissions des FBOTs. © Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
Les astronomes pensent que les étoiles à l'origine de ces explosions cosmiques d'un genre nouveau sont différentes de celles qui produisent des sursauts gamma. Et comme les trois phénomènes de ce type observés jusqu'alors sont localisés dans des galaxies naines, ils imaginent que ce sont ces galaxies naines qui permettent ce type d'évolution stellaire. Les étoiles pauvres en éléments autres que l'hydrogène et l'hélium -- comme on en trouve dans ce type de galaxies -- perdent en effet moins de matière au cours de leur vie. Elles sont donc susceptibles de produire des explosions plus massives lorsque arrive leur fin.
Les chercheurs préviennent aussi que le phénomène pourrait résulter d'étoiles déchiquetées par des tours noirs de taille moyenne. Pour en avoir le cœur net, il faudra observer un peu plus de FBOTs.
Le phénomène ne serait pas si rare. Les astronomes soupçonnent que d'autres FBOTs se cachent dans leurs données. « Nous avons pu les reconnaître comme quelque chose de différent, des supernovae un peu bizarres, mais comme nous ne disposions que d'observations à faible cadence et dans le domaine de l'optique... », remarque Raffaella Margutti, dans le communiqué de l'université Northwestern. En effet, le côté éphémère du phénomène impose des observations à haute cadence, balayant de grandes étendues de ciel. Et si le domaine de l'optique peut renseigner sur les particules se déplaçant « lentement » -- à quelque 10.000 km/s tout de même --, il faut avoir recours aux rayons X ou aux ondes radio pour espérer former une image plus complète de ces puissantes explosions.
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LE 1.06.2020: Actualité de l'astronomie / Thomas Pesquet sera le premier Européen à prendre place à bord de Crew Dragon.
- Par dimitri1977
- Le 01/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Thomas Pesquet sera le premier Européen à prendre place à bord de Crew Dragon
Futura avec l'AFP-Relaxnews

Comme tous les passionnés, l'astronaute Thomas Pesquet aura les yeux rivés au ciel, ce soir, et « croise les doigts » pour que le lancement du Crew Dragon par SpaceX se déroule bien. Il sera le prochain astronaute européen à voler vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord du nouveau véhicule américain, le premier réalisé par une entreprise privée.
L'astronaute français Thomas Pesquet « croise les doigts » pour que le premier lancement d'astronautes américains par SpaceX se passe bien ce mercredi 27 mai, car il sera le premier Européen à voler à bord d'un véhicule américain pour atteindre la Station spatiale internationale (ISS) en 2021, a-t-il confié à l'AFP depuis le centre de la Nasa où il s'entraîne.
VOIR AUSSISpaceX : suivez en direct le vol historique de la Nasa de ce soir

L'astronaute Thomas Pesquet sera le prochain astronaute européen à retourner dans l'espace. Ici, lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 19 septembre 2018. © Martin Bureau, AFP, Archives
SpaceX va lancer deux Américains à bord de sa nouvelle capsule Crew Dragon. Qu'attendez-vous de ce vol en tant qu'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui doit vous envoyer pour une deuxième mission l'an prochain ?
Thomas Pesquet : Je croise les doigts pour que ça se passe bien ce soir. Pour nous, Européens, l'enjeu est assez énorme car, traditionnellement, on accédait à l'espace avec les fusées russes Soyouz. On va passer aux nouveaux véhicules américains, donc si le vol de SpaceX marche, tant mieux pour moi qui suis a priori le prochain en lice, côté européen, à aller dans l'espace, quelque part au milieu de l'année 2021 ; il n'y a pas de remise en cause de l'agenda.
Je suis content de retourner dans l'espace de manière différente. Ce sera soit sur une capsule Crew Dragon de SpaceX, soit sur le Starliner, son équivalent chez Boeing ; c'est du 50/50 pour l'instant.
Après l'échec de l'essai de Starliner en décembre, avez-vous davantage confiance dans SpaceX ?
Thomas Pesquet : J'ai confiance dans les deux. SpaceX aussi a connu des échecs lors de tests et c'est plutôt bien d'ailleurs que les essais ne soient pas parfaits, sinon on risque de baisser la garde.
Ma première semaine d'entraînement sur le véhicule de SpaceX doit démarrer en juin -- pour Boeing, je n'ai pas encore de visibilité. Même si on a du mal à avoir accès à l'information, j'ai déjà pu comparer les deux en assistant à des ateliers sur la conception des vaisseaux : avec ses écrans tactiles à 100 %, Crew Dragon n'offre pas la même ergonomie.

La capsule Crew Dragon au sommet de la fusée Falcon 9 de SpaceX, le 24 mai 2020 au centre spatial Kennedy. © SpaceX, AFP
Chez Boeing, c'est une interface à laquelle on est plus habitué, avec des commandes manuelles... Ça ressemble à un cockpit d'avion et c'est sûr que tous les pilotes du monde auront plus confiance si vous leur donnez un joystick que si vous leur donnez un iPad !
Mais il est certain que SpaceX représente un saut technologique intéressant, une image très moderne, que tout le monde connaît. Ils ont cherché à casser les codes, allant jusqu'à écrire noir sur blanc qu'il fallait soigner l'esthétique de leurs scaphandres. C'est la première fois que je vois ça !
Comment se passe votre entraînement au centre de la Nasa à Houston (Texas), dans ce contexte de pandémie de Covid-19 ?
Thomas Pesquet : À mon arrivée, le 9 mai, j'ai été mis en quatorzaine mais j'avais déjà commencé l'entraînement à distance. Maintenant, on s'entraîne avec précaution : masque chirurgical, marquages au sol, distanciation... On ne veut pas prendre le risque d'infecter les équipages.
D'habitude, à la Nasa, il y a beaucoup de monde, mais là, on est la plupart du temps seul avec l'instructeur. Ça fait drôle mais globalement ça se passe bien et au final, je trouve que le système est assez résilient. Qu'on arrive à lancer des gens à l'heure, c'est impressionnant.
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LE 1.06.2020: Actualité de l'astronomie / Mars : ce que le rover Curiosity a découvert sur le climat passé de la Planète rouge.
- Par dimitri1977
- Le 01/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Mars : ce que le rover Curiosity a découvert sur le climat passé de la Planète rouge
Journaliste scientifique

Grâce à l'étude des éléments chimiques présents sur Mars de nos jours, les chercheurs sont capables de reconstituer l'histoire climatique de la planète. Une fois de plus, leurs résultats confirment que la vie sur la Planète rouge, passée ou présente, n'est pas impossible.
Grâce à l'assistance du rover Curiosity, les chercheurs ont su considérablement approfondir leur connaissance de la planète Mars. Vestiges d'anciens lacs, traces de composés organiques et canaux ayant un jour accueilli de l'eau sont autant d'éléments qui encouragent les scientifiques à y poursuivre la recherche de vie extraterrestre. Néanmoins, en dépit de ces nombreux indices, d'autres questions demeurent encore ouvertes : l'atmosphère martienne fut-elle à un moment suffisamment épaisse pour permettre à la planète de conserver des températures hospitalières ? Ces composés organiques sont-ils des indices laissés par des formes de vie ou le simple produit de procédés chimiques dans les roches ? De nouvelles pièces viennent progressivement compléter ce puzzle que nous tentons de résoudre à une distance de plusieurs centaines de millions de kilomètres.
SAM, à la recherche de vie sur Mars
Un récent rapport paru dans la revue Nature Astronomy compile les nombreuses années de recherches menées par SAM (Sample Analysis at Mars), une série d'instruments situés à l'avant du rover Curiosity et destinés à analyser les éléments jugés déterminants dans l'apparition et la préservation de la vie sur Mars. Parmi ces derniers, des minéraux découverts dans le cratère Gale ont particulièrement attiré l'attention des chercheurs. Ceux-ci auraient en effet pu se former dans un lac glacé lors d'une période froide située entre deux périodes chaudes, ou bien après que Mars ait perdu la majeure partie de son atmosphère et se destinait à devenir définitivement froide.

Représentation du cycle du carbone martien. © Lance Hayashida / Caltech
Candidat idéal pour la recherche de traces de vie, le cratère Gale présente les cicatrices irrévocables d'anciens lacs, depuis la présence de dépôts argileux à d'épaisses couches de sédiments atteignant plusieurs centaines de mètres. Grâce à ces derniers, les scientifiques peuvent postuler que l'eau aurait coulé en abondance au cœur de ces reliefs durant des millions, voire des dizaines de millions d'années chaudes et humides. D'autres éléments indiquent par contraste des périodes de glaciation.
« À un moment donné, la surface de l'environnement martien a dû connaître une transition depuis une chaleur humide vers un froid sec tel qu'il le connaît maintenant ; quant à déterminer quand et comment cela s'est produit, le mystère reste entier », commente Heather Franz, géochimiste au Goddard Space Flight Center de la Nasa, et directrice de SAM. Selon elle, des variations de l'activité volcanique de la planète et de son obliquité auraient pu contribuer à cette alternance de périodes chaudes et froides, immortalisées dans la roche.
Un cycle du carbone martien
Durant son travail d'analyse, SAM a par ailleurs détecté du dioxyde de carbone et de l'oxygène dans 13 de ses échantillons. La présence de ces gaz suggère l'existence d'un cycle du carbone sur Mars. Bien que celui-ci soit très différent de celui que nous connaissons sur Terre. « Il nous montre que Mars est une planète dynamique où circulent les éléments constituants les blocs essentiels à la vie telle que nous la connaissons », s'enthousiasme Paul Mahaffy, directeur de la division de la Nasa dédiée à l'exploration du Système solaire.
CE QU'IL FAUT RETENIR
- Dans son périple au cœur du cratère Gale, le rover Curiosity découvre des indices du passé de Mars.
- D’abord des roches enrichies en sels minéraux qui montrent que de l’eau a coulé là il y a plusieurs milliards d’années.
- Puis des sédiments qui semblent marquer un changement majeur d’environnement.
- Comme les traces des dernières étendues d’eau sur la planète rouge.
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LE 1.06.2020: Actualité de la météo/Météo de ce lundi de Pentecôte : temps estival malgré les orages au sud 8H18
- Par
- Le 01/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Ce lundi 1er juin, qui correspond au lundi de Pentecôte et également au début de l'été météorologique, le soleil reste bien présent dans le nord du pays avec une chaleur accentuée par rapport à dimanche. Cette chaleur devient lourde et orageuse dans le sud du pays.
A retenir
- le soleil qui continue à s'imposer dans le nord du pays
- la chaleur qui s’accentue dans le nord de la France
- une ambiance qui devient lourde dans le sud avec des orages parfois forts
Contexte général
L'anticyclone qui nous apporte un temps ensoleillé depuis début mai se maintient toujours ce début de semaine sur le nord de la France. Mais les pressions baissent un peu par l'Espagne et l'Italie, entraînant la multiplication des nuages et des orages dans le sud de la France.
Détails par régions
Des côtes de la Manche aux Hauts-de-France aux Charentes et du nord de l'Auvergne-Rhône-Alpes au Grand Est, le soleil brille tout au long de votre journée. Les températures maximales affichent 20°C en bord de Manche à 28°C en Charentes en passant par 25 à 27°C partout ailleurs, soit un niveau de plein été.
Du bassin aquitain aux Alpes centrales en passant par le sud du Massif central et les Pyrénées, le temps devient lourd, avec une tendance orageuse qui se développe l'après-midi. Attention aux orages isolés ponctuellement forts mais parfois accompagnés de grêle qui peuvent se produire entre le bassin aquitain et l'Auvergne Il fait chaud avec 28 à 32°C l'après-midi.
Près de la Méditerranée, le temps est mitigé avec de nombreux nuages bas en Languedoc-Roussillon poussées par le vent Marin, des averses en Corse alors que de la Provence à la Côte d'Azur, le soleil est plus présent malgré un risque orageux dans l'arrière-pays. Il fait seulement 22°C sous les nuages bas sur le littoral audois jusqu'à 30°C dans l'intérieur de la Provence.
Conseils du météorologue
Profitez de ce très beau lundi de Pentecôte si vous êtes en bord de mer entres les côtes de la Manche jusqu'aux Charentes ! Mais attention aux coups de soleil d'autant que le soleil arrive au moment de l'année où il est au plus haut dans le ciel. Si vous êtes dans le sud-ouest, surveillez le développement des cumulus, avec des orages qui peuvent vous surprendre l'après-midi, et qui peuvent s'accompagner de chutes de grêle !
SOURCES LA CHAINE METEO
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LE 1.06.2020: Actualité de la météo/Météo semaine : chaleur lourde, attention aux orages ! A 8H18
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- Le 01/06/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour




Cette première semaine de juin marque un changement de temps avec le retour progressif des orages dans une ambiance d'abord lourde, qui se rafraîchira nettement à partir de jeudi prochain.
L'anticyclone qui concerne la France depuis plusieurs semaines va progressivement s'effacer. Un temps d'abord lourd et orageux va prendre le relais du beau temps à partir de mercredi par l'ouest. Ces conditions instables se généraliseront en fin de semaine à tout le pays et s’accompagneront d'une très nette baisse des températures.
Début de semaine estival
Ce lundi 1er juin, 1er jour de cet été météorologique 2020, le soleil brille dans le nord de la France. Mais des orages se développent l'après-midi des plaines du sud-ouest à l'Auvergne et de nombreux nuages concernent le bassin méditerranéen.
Demain mardi, le soleil continuera de briller au nord de la Loire tandis des nuages instables se développeront sur les régions du sud, accompagnés de quelques ondées orageuses, assez marquées du sud-ouest aux Alpes l'après-midi.
Orages et averses généralisées à partir de mercredi
Mercredi, le temps commencera à véritablement changer avec le rapprochement d'une perturbation atlantique et des averses et des orages qui se propageront l'après-midi aux 3/4 du pays. Seul l'extrême nord-est est assuré de conserver un temps sec jusqu'au soir. L'ambiance sera lourde partout l'après-midi à cause de l'augmentation de l'humidité dans l'air.
Jeudi et vendredi, la dégradation concernera tout le pays qui passera sous influence dépressionnaire. Jeudi, le temps sera encore assez lourd au sud avec des averses orageuses quasiment partout. Le vent du Sud soufflera fort entre le Languedoc, la Méditerranée et la vallée du Rhône, jusqu'à 80 km/h en rafales. Vendredi, ce temps très instable et orageux s'étendra des plaines du Sud-ouest aux frontières de l'est. Près de la Manche et de la Méditerranée, il n'y aura pas d'orages mais le ciel sera souvent encombré de nuages.
Chaleur lourde, avant la baisse des températures
De lundi à mercredi, la chaleur concernera tout le pays. Mercredi sera la journée plus chaude au niveau national de la semaine prochaine avec 27 à 30°C de moyenne du nord au sud l'après-midi. Puis, à partir de jeudi, les températures commenceront à baisser par le nord. Vendredi, cette baisse des températures atteindra toutes nos régions. Nous rejoindrons alors les normales de saison.
SOURCES LA CHAINE METEO

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