Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 1.06.2020: Actualité de la météo/Lundi 1er juin : c'est l'été météorologique ! A 8H17

    Lundi 1er juin 2020, nous changeons de saison pour entrer dans l'été météorologique. Les conditions météo vont d'ailleurs s'aligner sur ce calendrier avec de la chaleur sur la France. Petit rappel sur les saisons météorologiques.

    L'été météorologique débute lundi 1er juin. Celui-ci s'étend en effet du 1er juin jusqu'au 31 août, avec donc un léger décalage par rapport aux saisons calendaires. Ceci s'explique par la nécessité d'établir des moyennes sur des périodes mensuelles fixes en météorologie. De plus, les vingt premiers jours de juin sont souvent plus représentatifs de conditions estivales que la première partie du mois de septembre.

     

    Quant à l'été calendaire, il débute en général le 21 juin au moment du solstice d'été. Toutefois, cette date n'est pas fixe. Elle peut fluctuer en fonction du calendrier annuel. De façon plus rare, le solstice a eu lieu le 22 juin en 1975... et se produira très exceptionnellement un 19 juin au 25ème siècle.

     

    ​SOURCES LA CHAINE METEO

     

  • LE 31.05.2020: Actualité de l'astronomie / La Chine va lancer sa première mission d'exploration de Mars en juillet.

    La Chine va lancer sa première mission d'exploration de Mars en juillet

     

    Futura avec l'AFP-Relaxnews

     

     

     

    La Chine investit des milliards d'euros dans son programme spatial et vise la Planète rouge avec une première mission baptisée « Tianwen ». Elle prévoit d'envoyer, en juillet, une sonde

    La Chine prévoit de lancer en juillet une sonde et un petit robot téléguidé vers Mars, sa première mission en direction de la Planète rouge, a annoncé le promoteur du projet. Le pays investit des milliards d'euros dans son programme spatial : il lance des satellites, prévoit d'envoyer des Hommes sur la Lune, et vient courant mai de lancer un nouveau vaisseau.

    « Notre objectif était d'envoyer la sonde vers Mars courant 2020, a indiqué la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet », a-t-elle souligné dimanche dans un communiqué.

    L'atterrisseur du rover martien de la Chine testé dans des conditions simulant la gravité martienne. © Andy Wong, AP, SIPA

    L'atterrisseur du rover martien de la Chine testé dans des conditions simulant la gravité martienne. © Andy Wong, AP, SIPA 

     

    Tianwen, la première mission chinoise à destination de Mars

    Il faudrait sept mois pour parcourir la distance Terre-Mars et la sonde chinoise n'arrivera pas à destination avant 2021. La distance change constamment mais est au minimum de 55 millions de kilomètres. Baptisée Tianwen (Questions au ciel), la mission chinoise a trois objectifs : placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la Planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses. La Chine a déjà réalisé une opération similaire sur la Lune, où elle a déposé dès 2013 un petit « rover » téléguidé à roues (baptisé Lapin de jade), puis son successeur en janvier 2019 (sur la face cachée de l'astre lunaire, une première mondiale).

    VOIR AUSSIVie sur Mars : des microbes pourraient vivre dans les lacs salés sous la surface

    Le pays asiatique n'est pas le seul sur le créneau des missions martiennes. Les États-Unis, qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, doivent lancer entre juin et août leur cinquième (nommé Perseverance). Il devrait arriver vers février 2021. Les Émirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la Planète rouge, depuis le Japon. Par contre, la mission russo-européenne ExoMars, victime de difficultés techniques aggravées par l'épidémie de Covid-19 et qui espérait lancer cet été un robot vers Mars, a été reportée à 2022.

    POUR EN SAVOIR PLUS

     

    La Chine dévoile des informations inédites sur sa mission martienne de 2020

    Article de Rémy Decourt, publié le 26 août 2016

    Après le lancement d'un satellite qui embarque un système de communication quantique, la Chine a profité de cette exposition médiatique internationale pour lever le voile sur sa première mission martienne. Quelques images de synthèse et une brève présentation d'un des responsables de la mission ont suffi pour susciter un vif intérêt en raison d'objectifs scientifiques passionnants et à la clé une course avec la Nasa qui s'ouvre...

    La Chine qui depuis son premier vol habité réalisé en octobre 2003 est devenue une puissance spatiale de premier plan s'éloigne encore plus de la Terre. Après la Lune en 2013, elle met le cap à destination de Mars et vise un atterrissage en 2021. On rappellera que la République populaire de Chine a d'abord tenté de rejoindre la Planète rouge à bord de la sonde russe Phobos-Grunt sur laquelle se trouvait l'orbiteur chinois Yinghuo-1. Malgré un lancement parfait le 8 mars 2011, cette sonde n'a jamais réussi à quitter l'orbite terrestre pour rejoindre Mars. En janvier 2012, elle est retombée dans l'océan Pacifique.

    A présent, la Chine vient de publier quelques images de synthèse de cette future mission martienne qu'elle compte lancer en 2020. Ces clichés, au-delà de l'aspect ludique, nous renseignent sur le profil et l'architecture de la mission. À cela s'ajoute qu'en marge de cette publication, Zhang Rongqiao, un des responsables de la mission, a profité de l'occasion pour donner quelques détails intéressants que nous synthétisons ci-dessous.

    Pour une première mission à destination de Mars, avec un orbiteur, un atterrisseur et un rover, la première puissance économique mondiale n'a pas vraiment choisi la simplicité. Si la mission ExoMars 2016 de l'Agence spatiale européenne a la même architecture, la Nasa, qui lance une mission à chaque fenêtre de tir a pris le parti de lancer soit un orbiteur, soit un engin de surface (lander ou rover). Bien que la Chine ait réussi à poser avec succès un petit rover sur la Lune (décembre 2013), atterrir sur Mars est autrement plus difficile. Sans surprise, le site d'atterrissage se situera près de l'équateur, là où les conditions atmosphériques pour se poser sont les plus favorables.

    Courte vidéo qui résume le voyage du rover chinois, de son départ de la Terre à ses premiers tours de roue sur la planète Mars. © CCTV America

     

    2020, grande année de lancements à destination de Mars

    Cette mission martienne sera lancée lors lors de la fenêtre de tir de 2020, à l'été en vue d'un atterrissage au printemps 2021. Cette fenêtre de tir verra également le décollage des rovers Mars 2020 de la Nasa et d'ExoMars 2020 de l’Esa ainsi que de la mission Hope des Émirats arabes unis. Il s'agit d'un orbiteur dédié à la météorologie martienne qui viendra compléter les données de la sonde Maven, de la Nasa.

    Compte tenu d'un grand nombre d'instruments, les objectifs scientifiques sont nombreux et variés. Les plus excitants sont ceux qui font le pari de rechercher des signes de vie possibles ou des processus biologiques qui accréditeraient cette hypothèse. Le rover (200 kg environ) emportera 13 instruments qui lui permettront, entres autres, de photographier, d'étudier la composition du sol et de fournir des informations sur l'environnement proche et l'atmosphère. Il recherchera également des traces d'eau à l'état solide, voire gazeux ou liquide et un radar sondera le sous-sol afin d'obtenir des indices sur le passé de la planète. Quant à l'orbiteur, il se focalisera notamment sur l'atmosphère martienne et le méthane qui peut s'y trouver.

     

    Battre la Nasa sur le fil

    Alors qu'on doit aux Russes et aux Américains la plupart des grandes premières spatiales, la mission de retour d’échantillons martiens se fait toujours attendre. Et si la Nasa, qui a cet objectif en point de mire depuis plusieurs années, se faisait souffler la vedette ?

    Vu la vitesse à laquelle la Chine rattrape son retard technologique, il y a fort à parier que vient de s'engager une course entre ces deux agences spatiales. La Nasa comme la CNSA visent toutes les deux le début de la décennie 2030. Avec sa mission Mars 2020, la Nasa devrait prendre un peu d'avance. En effet, elle prévoit de déposer dans des conteneurs quelques précieux grammes du proche sous-sol martien. Quant aux Chinois, cette première mission martienne leur servira à démontrer un certain nombre de technologies nécessaires à ce retour d'échantillons sur Terre.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/planete-mars-chine-va-lancer-premiere-mission-exploration-mars-juillet-64051/?fbclid=IwAR0qJNFnEtWNI8c0ofnPgeLe-Y5TgabLaYz3yS7uAbHC9QTKiuRrMDs7KoE#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Météo week-end et lundi de Pentecôte : estival, parfois orageux au sud A 7H58

    Pour votre week-end et lundi de Pentecôte, il continue de faire chaud dans une ambiance qui devient plus lourde et orageuse sur les reliefs du sud.

    L'anticyclone qui protège la France depuis le début de semaine faiblit un peu et la partie sud de la France se retrouve dans une situation de marais barométrique. Ce contexte devient propice au développement d'une tendance lourde et orageuse sur les reliefs du sud.

    Encore très ensoleillé, petite tendance orageuse au sud

    Ce samedi, le soleil domine une nouvelle fois sur la majeure partie du pays mais des nuages se développent sur les reliefs du sud avec la possibilité de quelques averses et coups de tonnerre en fin d'après-midi ou soirée. 

    Demain dimanche, cette tendance orageuse se maintiendra des Pyrénées aux Alpes jusqu'à la Corse alors que la plupart des autres régions conserveront un temps ensoleillé avec de rares nuages de beau temps.

    Lundi 1er juin, le temps restera sec et bien ensoleillé au nord et le vent de nord-est faiblira. Au sud, l'évolution orageuse sera toujours présente près des reliefs dans une ambiance lourde. Elle sera même un peu plus marquée que durant les deux jours précédents si bien que quelques ondées orageuses pourraient toucher les plaines du sud-ouest en fin de journée.

    Chaleur modérée par un petit vent de nord-est au nord, chaleur lourde au sud

    En matinée, les températures sont déjà douces à l'ouest et au sud avec 13 à 18°C au lever du jour. Il fait toujours plus frais vers le nord-est avec 7 à 10°C. Dans l'après-midi, comptez sur 21 à 25°C de la Manche au nord-est. C'est toujours dans le sud-ouest qu'il fera le plus chaud avec 27 à 31°C. Il fera entre 22 et 27°C dans le sud-est.

     

    ​SOURCES LA CHAINE METEO​

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Météo du samedi 30 mai : beau temps d'été ! A 7H57

    Les conditions météo sont très agréables pour ce début du long week-end de la Pentecôte avec un temps ensoleillé sur la plupart des régions. On observe juste un peu d'instabilité sur les reliefs du sud avec des bourgeonnements nuageux qui pourront donner une averse ou un orage dans l'après-midi ou la soirée.

    A retenir

    - une nouvelle fois, le vent de nord-est desséchant atténue un peu la chaleur sur la partie nord et nord-est du pays.

    - il continue de faire bien chaud dans le sud-ouest avec des pointes à 30-32°C dans les terres.

    - attention aux orages localisés mais potentiellement forts sur les reliefs du sud avec un risque de grêle et de pluie intense.

    Contexte météo

    Un puissant anticyclone centré par 1036 hPa en Scandinavie dirige un flux d'est à nord-est continental permettant au soleil de briller généreusement sur la majeure partie du pays. Dans le sud, les pressions sont un peu moins élevées et la présence d'air froid en altitude destabilise la masse d'air avec un risque d'averses à caractère orageux

    Détail par régions

    De la Bretagne et de la Normandie aux Hauts-de-France, le temps est comme les jours précédents très ensoleillé du matin au soir avec le maintien d'un vent de nord-est qui souffle entre 30 et 50 km/h en rafales et qui limite un peu la hausse des températures. Ce matin les températures sont comprises entre 8 et 13°C. Dans l'après-midi, elles varient entre 19°C dans le Cotentin et 26°C sur la partie sud de la Bretagne.

    Des Pays de la Loire au Centre-Val de Loire et de l'Ile-de-France au Grand-Est, le soleil brille généreusement avec quelques nuages inoffensifs dans le Grand-Est. Les températures sont parfois un peu fraîches ce matin avec 5 à 9°C dans le nord-est mais 10 à 15°C ailleurs. Dans l'après-midi, les valeurs sont souvent comprises entre 23 et 27°C. Le vent de nord-est continue de souffler modérément avec des rafales entre 30 et 50 km/h.

    En Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, le temps reste souvent ensoleillé en plaine tandis que des bourgeonnements nuageux se développent comme hier l'après-midi sur les reliefs avec un risque d'averse ou d'orage localisé. Les températures varient entre 7 et 14°C le matin et atteignent généralement 23 à 27°C l'après-midi en plaine.

    En région PACA et en Corse, le soleil est bien présent ce matin mais des nuages se forment au fil des heures sur les reliefs et les arrières-pays. Ils finissent par donner des ondées à caractère orageux dans l'après-midi ou la soirée. Le risque d'averses est plus limité sur le littoral. Les températures sont comprises entre 13 et 18°C le matin et 21 et 27°C l'après-midi.

    En Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, le temps est beau et chaud avec un soleil souvent radieux. Quelques bourgeonnements nuageux se forment l'après-midi au dessus des reliefs du Massif Central et des Pyrénées ; ils peuvent donner lieu à une averse ou un orage isolé en fin de journée. Les températures du matin varient entre 12 et 18°C et celles de l'après-midi entre 25 et 32°C.

    Les conseils de notre météorologue

    Attention aux orages prévus dans l'après-midi ou la soirée sur les reliefs du sud et l'arrière-pays de la région PACA. Ils peuvent s'accompagner localement d'une forte activité électrique, de grêle et de pluie intense. Dans le sud-ouest pensez à bien vous hydrater en raison des températures élevées prévues aux heures les plus chaudes de la journée. Enfin n'oubliez pas la crème solaire si vous vous exposez au soleil.

    ​SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Météo du dimanche 31 mai : soleil majoritaire contrarié par quelques orages A 7H57

    Ce dimanche 31 mai, qui correspond au dernier jour du printemps météorologique, le temps reste estival, malgré le développement de quelques orages.

    A retenir

    La poursuite d'un temps ensoleillé sur les ¾ du pays

    Un nouveau risque orageux qui touche le sud-est

    Des nuages bas qui envahissent le Languedoc-Roussillon, apportés par le vent Marin

    La fraîcheur le matin au nord de la Seine, vite oubliée

    Les très fortes chaleurs qui touchent le bassin aquitain où les 35°C pourraient être atteints l'après-midi

    Contexte général

    Les hautes pressions se maintiennent de l'Espagne aux îles britanniques en passant par la plus grande partie de la France. Mais en marge d'un temps plus instable qui concerne l'Europe centrale et l'Italie, des averses orageuses affectent la Corse, les Alpes, la Provence-Côte d'Azur et les Cévennes.

    Détails par régions

    Des Hauts-de-France à la Bretagne à l'ouest du Massif central à la Nouvelle Aquitaine, le soleil brille du matin au soir et vous profitez d'une très belle journée ! Il fait très chaud l'après-midi au sud de la Garonne avec des pointes à 33°C. En revanche, près de la Manche, le vent de Nord-est limite à nouveau la hausse des températures avec à peine 20°C. Ailleurs, es maximales affichent entre 23 et 29°C, un niveau de plein été.

    Du Grand Est à la Bourgogne-Franche-Comté jusqu'en Rhône-Alpes, vous bénéficiez aussi du beau temps malgré un soleil passagèrement voilé. Des cumulus se développent en montagne et peuvent provoquer quelques ondées orageuses dans les Alpes l'après-midi. Les températures maximales affichent de 24 à 30°C

    Près de la Méditerranée, vous avez un temps plus mitigé, avec des nuages bas en Languedoc-Roussillon apportés par un vent Marin assez sensible, un risque orageux l'après-midi des Alpes-Maritimes à la Corse. Vous avez davantage de soleil en Provence. Les maximales affichent 25 à 30°C, un peu moins sous les nuages bas en Roussillon.

    En Midi-Pyrénées, le soleil brille mais des cumulus se développent l'après-midi sur les Pyrénées, pouvant apporter une petite ondée. Sur le Midi toulousain, le vent d'Autan se renforce et souffle à 60 km/h en rafales. Il fait chaud avec 27 à 33°C l'après-midi.

    Conseils du météorologue

    Profitez de cette belle journée si vous êtes en bord de mer, mais attention aux coups de soleil, notamment sur le bassin aquitain où il fera très chaud l'après-midi ! Crème solaire, lunettes et chapeaux seront des alliés indispensables ! Si vous randonnez en montagne, prudence à cause des orages certes isolés, qui peuvent vous surprendre lors de votre randonnée l'après-midi, surtout dans les Alpes.

     

    ​SOURCES LA CHAINE METEO​

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Vacances d'été 2020 : première tendance météo A 7H56

    Alors que les perspectives pour les vacances d’été semblent s’éclaircir avec la levée progressive des mesures drastiques faisant suite à la pandémie du Covid-19, la Chaîne Météo revient sur les tendances pour juin, juillet et août en France métropolitaine. Voici à quoi s’attendre pour vos vacances dans l’hexagone.

    Nos prévisions saisonnières, mises à jour le 10 mai dernier, comme chaque 10 du mois, font état d’un été globalement chaud et plutôt beau en France, marqué tout de même par une tendance orageuse. Au sein de cette tendance générale, des nuances sont à dégager. Voici ce qu’il faut retenir.

    Un été globalement beau et chaud

     

    L’été 2020 devrait être un bon cru, faisant suite à une série d’étés exceptionnels en France depuis 2015. Cette fois-ci, nos prévisions font état d’une chaleur plus modérée que l’année dernière, et, selon nos calculs, les vagues de chaleur devraient être moins excessives et moins durables. A cela, deux raisons : les centres d’action  (anticyclones et dépressions) s’annoncent plus mobiles et les orages seront plus fréquents. Cela brise le cycle infernal des fortes chaleurs, et minimiserai alors les éventuelles canicules. Cependant, les pics de chaleur remontant du sud-ouest seront assez fréquents, entrecoupés d’orages et de rafraichissements.

    Sec au nord, orageux au sud

    Sur les trois mois de l’été (juin, juillet et août), la moyenne des précipitations attendue est déficitaire sur la moitié nord de la France, prolongeant ainsi la sécheresse de surface déjà entamée depuis le mois d’avril. En revanche, les régions de la moitié sud, en particulier à proximité des reliefs,  conserveraient un temps plus changeant avec des orages assez récurrents, sur des zones où les sols restaient encore relativement bien humides pendant le printemps.

    De belles conditions sur les littoraux

    Dans ce type de temps souvent anticyclonique, les bords de mer sont favorisés : d’une part, le ciel est tout bleu, faisant le bonheur des amateurs de bronzage sur les plages. D’autre part, les brises sont souvent présentes, tempérant la chaleur et permettant la pratique des sports de voile. Les températures de l’eau de mer, conformes aux normales ce printemps, devraient continuer à monter dans le golfe de Gascogne ainsi qu’en Méditerranée, pour passer d’un degré au-dessus des moyennes en fin d’été ; elles resteraient normales en Manche mais plus fraîches en mer du Nord.

    Des orages en montagne

    Les orages font partie intégrante de la météo en montagne en raison notamment de l’évolution diurne. Mais cet été, on devrait assister à une récurrence orageuse remontant d’Espagne en direction du centre-est de la France, concernant surtout les Pyrénées. On peut craindre des phénomènes violents (grêle et inondations ponctuelles) dont il faudra se méfier lorsque nos alertes seront déclenchées. Ces orages se dirigent ensuite généralement vers le Massif-Central puis les Alpes.

    Des nuances mensuelles

    La prévision saisonnière est élaborée pour une période de 3 mois, en l’occurrence juin, juillet et août. Cette tendance globale présente généralement une bonne fiabilité. Elle détermine des anomalies de température, de précipitation, d’ensoleillement et de pression atmosphérique. Ensuite, nous calculons plus en détail les nuances mensuelles, mais la fiabilité s’en trouve plus limitée. Il ressort de cette modélisation des nuances.

    Ainsi, le mois de juin serait assez changeant, partagé entre une première quinzaine devenant plus instable et plus fraîche, avec un vent tournant progressivement au nord. Puis, la 2ème quinzaine serait à nouveau plus estivale, anticyclonique et chaude, avec davantage de sécheresse au nord et des orages au sud. Au total, ce mois serait assez proche des températures de saison, mais déficitaire en précipitation à l’échelle de l’hexagone.

    Juillet pourrait être le plus beau mois de l’été, sec et chaud sur la France. Les conditions anticycloniques seraient prédominantes, surtout sur la moitié nord de notre pays, avec des températures supérieures aux moyennes de saison de l’ordre de +1,5°C. La moitié sud subirait aussi un temps sec malgré des développements orageux plus fréquents aux abords des reliefs.

    Enfin, le mois d’août serait un peu plus mitigé et changeant, avec le passage de perturbations océaniques et des orages. Cela dit, nos indicateurs ne penchent pas en faveur d’un mois « maussade », mais moins estival que juillet. Les températures resteraient tout de même proches des moyennes de saison, mais les précipitations seraient un peu plus nombreuses sur l’ensemble du territoire, et le ciel plus nuageux.

    En conclusion, on retiendra pour ces vacances d’été une météo favorable pour les amateurs de beau temps. Le tourisme devrait apprécier ces belles conditions, qui serviront surtout la moitié nord de la France. Les bords de mer seront favorisés par un bel ensoleillement tandis que les montagnes seraient plus orageuses. Cependant,  la sécheresse risque de s’accentuer sur des zones déjà sèches notamment au nord, et le risque de fortes chaleurs semble inévitable, même si les épisodes caniculaires semblent devoir être moins marqués que l’année dernière.

    ​SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Printemps 2020 : chaud et très ensoleillé A 7H53

     

    Le printemps météorologique s'achève le 31 mai. Il aura été atypique avec une grande prédominance de conditions anticycloniques avec un flux continental très sec et doux. Ainsi, il arrive en deuxième position des printemps les plus chauds après le printemps 2011 et se caractérise par un ensoleillement record entre les Hauts-de-France et le Grand-Est.

    Des températues élevées

     

    Avec un excédent de température de l'ordre de 1,7°C en moyenne sur la France sur les 3 mois de mars, avril et mai, ce printemps 2020 est donc exceptionnellement doux puisqu'il arrive en deuxième position des printemps les plus chauds après 2011 (+2,0°C) et juste avant 2007 (+1,6°C). Le mois d'avril aura été particulièrement chaud avec un excédent de l'ordre de 3°C sur la France ; il arrive en 3ème position des mois d'avril les plus chauds après avril 2007 et avril 2011.

     

    Ce mois de mai est le douzième mois consécutif avec une température moyenne mensuelle supérieure à la normale, ce qui est inédit depuis le début du XXème siècle.

    Des précipitations déficitaires au nord et à l'est

     

    Avec la prédominance des hautes pressions sur les Iles Britanniques et l'Europe Centrale, le flux de nord-est dominant a apporté un temps durablement sec sur le nord et l'est de la France. Les épisodes de mauvais temps avec des précipitations ont été très peu nombreux. Le déficit pluviométrique atteint 20 à 40% de la Bretagne aux Hauts-de-France et du Grand Est à l'Auvergne-Rhône-Alpes. En revanche la partie sud-ouest de la France et une partie des régions proches de la Méditerranée ont connu un temps plus arrosé avec des dégradation pluvio-orageuses plus fréquentes et surtout plus actives. On observe un excédent pluviométrique de l'ordre de 50% sur des villes comme Bordeaux et Nice.

    Un ensoleillement record des Hauts-de-France au Grand-Est

    Pour la première fois en 70 ans de mesure, l'ensoleillement sur l'ensemble du printemps est plus élevé sur les plages du Nord (800 h de soleil au Touquet) que sur la côte d'azur (680 heures). Cela s'explique par les hautes pressions sur le nord de l'Europe et le vent de nord-est très sec sur la partie nord de la France. Au sud, l'ensoleillement était moins elevé en raison d'une masse d'air plus instable et un ciel globalement plus nuageux.

     

    Au nord de la Seine l'excédent d'ensoleillement est remarquable et souvent proche de 50% des Hauts-de-France à l'Alsace avec de nombreux records battus. En allant vers le sud, l'excédent d'ensoleillement se réduit avec même des valeurs proches de la normales du sud de la Nouvelle-Aquitaine et de l'Occitanie à la région PACA.

     

    ​SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 30.03.2020: Actualité de la météo/Le retour de La Nina cet été : quels impacts sur le climat ? A 7H53

    Le climat mondial est régulé par les flux atmosphériques mais surtout par les courants océaniques et leur température. De par leur superficie sur notre planète, les océans jouent un rôle prépondérant dans la machine climatique, en particulier dans la zone intertropicale, où se jouent de multiples variations cycliques. Ces cycles, appelés « ENSO » (acronyme pour El Nino et oscillation australe) alternent entre des anomalies chaude (El Nino), froide (La Nina) ou neutre. Dès à présent, on assiste à l’émergence de la Nina, qui devrait monter en puissance jusqu’à l’hiver : quels en seront les impacts possibles dès cet été ? Analyse de la Chaîne Météo.

    L’océan Pacifique, de par son immensité, est capable de moduler une bonne partie du climat planétaire, ce qui explique pourquoi il est sous haute surveillance. La zone intertropicale est scrutée par les satellites qui mesurent sa température (par imagerie infrarouge). Lors de cette dernière décennie, on était habitué à des anomalies chaudes des températures de l’eau du Pacifique oriental (du côté de la côte américaine), ce que l’on appelle le phénomène El Nino. Mais, cette année, c’est l’inverse qui était attendu et qui commence déjà à se mettre en place (1) : un refroidissement de ces eaux de surface. C’est l’inverse d’El Nino, appelé « La Nina ». Ces cycles alternent tous les 3 à 7  ans.

    Baisse rapide et marquée de la température du Pacifique

     

    Au large des côtes de l’Amérique centrale et du Pérou, les vents se sont inversés : les alizés soufflent de l’est vers l’ouest, repoussant les  eaux chaudes vers le grand large (Polynésie puis Australie et Indonésie), et provoquant la remontée des eaux profondes froides du côté américain (phénomène d’upwelling). La baisse actuelle est déjà proche de -0,5°C, ce qui constitue une faible Nina, mais la modélisation indique que le refroidissement pourrait plonger entre -1°C et -1,5°C à la fin de l’automne, ce qui constituerait alors une « Nina modérée ». Il pourrait s’agir de la Nina la plus forte depuis 2011.

    Des conséquences climatiques autour du monde

     

    Ces variations de température océanique forment des interactions appelées couple océan-atmosphère. Cela influence l’humidité et la température de l’atmosphère, et cette interaction modifie aussi le sens des vents en haute altitude ainsi que du Jet Stream. Par « effet domino », des répercussions  se font sentir tout autour de la zone Pacifique, mais aussi de l’autre côté, sur l’océan Atlantique. Au final, toute la zone intertropicale est bouleversée avec des modifications dans le régime de pluies (mousson africaine et indienne) et des températures (2).

    Une saison cyclonique plus marquée

     

    L’une des conséquences directes et visible de la Nina est de booster l’activité cyclonique dans l’océan Atlantique, par effet de vases communicants (3). En effet, si les eaux froides du Pacifique entraînent moins d’instabilité, et donc moins de formation de cyclones, cela amoindri le courant jet en haute altitude (ces vents qui font le tour de la planète). Ce facteur plus calme en haute atmosphère favorise à son tour le développement d’ouragans sur l’Atlantique, car il y a moins de cisaillement. En période El Nino, c’est l’inverse qui se produit, et il y a donc moins d’ouragans en Atlantique. Le nombre de phénomènes tropicaux en Atlantique est donc plus élevé en période "La Nina" que pendant El Nino (schéma ci-dessus). C’est la raison pour laquelle la saison des ouragans 2020 risque d’être active cet été, ce qui semble faire consensus auprès de tous les organismes de prévisions des ouragans. De 3 à 6 ouragans majeurs pourraient s’y développer (selon la NOAA). L’arc Caraïbes et les Antilles sont particulièrement menacés dans ce type de configuration, avec, en outre, de fortes pluies en prévision, ce qui marquerait la fin de la sécheresse actuelle en Martinique. Il est à noter que le réchauffement climatique joue éventuellement un rôle sur la fréquence des ouragans majeurs, mais pas sur le nombre total de phénomènes (6).

    Quelles conséquences pour cet été en France ?

    C’est peut-être la question qui préoccupe majoritairement les français pour cet été : quelles seront les conséquences de la Nina en Europe de l’ouest ? A l’instar de El Nino, La Nina a peu d’impact sur le continent eurasien, car situé trop loin, en bout de course des effets de l’ENSO (4). Selon les statistiques, on peut en déduire plusieurs conséquences possibles, mais elles restent très atténuées : les étés en période La Nina sont souvent caractérisés par une circulation perturbée océanique avec un flux d’ouest plus perturbé (donc synonyme d’un temps plus changeant en France), mais dans une autre proportion, les anticyclones peuvent aussi s’en trouver renforcés sur l’Europe centrale. Etant donné l’apparition tardive de la Nina cette année, qui ne fait que commencer, on peut penser que son effet sur notre été restera limité, ou alors en toute fin de saison. Cela ne devrait pas remettre en cause nos prévisions saisonnières, mais doit nous mettre en garde contre une fiabilité moins bonne pour le mois d’août.

    Des conséquences plutôt en hiver

    De fait, La Nina se fait surtout sentir en hiver (5), en refroidissant globalement l’hémisphère nord en raison des modifications des centres d’action (anticyclones polaires renforcés notamment). La Nina est généralement synonyme d’hiver précoce en France. Mais il faudra attendre la fin de l’été et surtout l’automne pour voir la tournure et l’ampleur de la Nina avant de pouvoir se prononcer sur la nature de l’hiver 2020-2021.

     Références :

    1. https://public.wmo.int/fr/info-ni%C3%B1oni%C3%B1a
    2. Are tropical SST trends changing the global teleconnection during La Niña?
    3. http://www.wikiwand.com/fr/Cyclog%C3%A9n%C3%A8se_tropicale
    4. https://www.semanticscholar.org/paper/Tropospheric-QBO%E2%80%93ENSO-Interactions-and-Differences-Hansen-Matthes/7dfd4629e6c71a2304c992f761a220e647912843
    5. https://sos.noaa.gov/datasets/el-nino-and-la-nina-seasonal-impacts/
    6. https://journals.openedition.org/echogeo/19141

     

    ​SOURCES LA CHAINE METEO​