Actualité Météorologie, Astronomie

Demain 162

  • LE 12.05.2020: Actualité Météo / La France coupée en deux cette semaine

    Cette semaine Nord et Sud vont connaître un temps très différent. Et pour une fois c'est sur les régions au nord de la Loire qu'il fera le plus beau, malgré la fraîcheur apportée par la bise. Le Sud verra le passage d'au moins deux perturbations pluvieuses avant une amélioration très progressive le week-end prochain.

    Ciel plus dégagé au nord de la Loire

    Sous l'influence de hautes pressions dur les îles britanniques, le beau temps va persister sur les régions au nord de la Loire tout au long de la semaine. La limite avec les perturbations sur le Sud va même se décaler progressivement et sera plus au niveau d'une ligne Bassin d'Arcachon – Bas Rhin vendredi. Avec la bise, vent de nord-est, qui persiste jusqu'à vendredi, les températures vont rester fraîches. Elles retrouveront des valeurs de saison le week-end prochain.

    Passages pluvieux, voire orageux dans le Sud

    Demain mercredi, une nouvelle perturbation pluvieuse va concerner toutes les régions du Sud, jusqu'à la Bourgogne, en cours de journée. L'activité pluvieuse restera généralement faible. Les pluies pourront être localement soutenues sur l'est du Massif central, des Cévennes au lyonnais, prenant un caractère orageux. Le vent d'est soufflera fortement entre la Corse et le Var.

    Un second passage pluvio-instable est à surveiller principalement jeudi soir sur l'ouest pyrénéen (Gers, Hautes Pyrénées et Landes), où l'on pourra avoir encore environ 50 mm de pluie. Après les pluies de dimanche et lundi derniers on n'est ps à l'abri de nouvelles inondations. Les pluies concerneront également la vallée du Rhône et les Alpes, mais en moindre quantité.

    Vendredi, le ciel restera chargé, avec encore un risque d'averse des Pyrénées à la Franche-Comté et aux Alpes jusque dans l'intérieur de la Provence. Le ciel se dégagera peu à peu au cours du week-end, mais avec toujours un risque d'orage localement. Comme au Nord, les températures resteront fraîches pour la saison, remontant à des valeurs normales au cours du week-end prochain.

     

    SOURCES Actualité par Météo-France

     

  • LE 12.05.2020: Actualité Météo / Fraîcheur aux Saints de glace

    Cette année,  la période dite "des saints de glace" porte bien son nom. Elle coïncide avec un net rafraîchissement sur une large partie du pays. Des gelées ont été mesurées jusqu'en plaine ce mardi matin. Les Saints de glace sont une période traditionnellement redoutée pour les gelées tardives. Selon les croyances populaires, une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre. En observant les températures minimales ces dernières années les 11, 12 et 13 mai, on constate qu'elles sont, sans surprise, contrastées d'une année sur l'autre. Par ailleurs, des gelées en plaine ne sont pas impossibles après les Saints de glace.
     

    Net rafraîchissement cette année

    Après la douceur du week-end, c'est de l'air froid qui descend sur les régions du nord de la France en ce début de semaine. A Metz, le mercure a chuté de près de 17 °C entre dimanche et lundi, passant de 24,1°C dimanche à 7,4 °C au plus chaud de la journée lundi.

    Ce mardi matin, des gelées ont été mesurées en plaine avec par exemple :

    • - 1,8 °C à Porcelette (57)
    • - 1,7 °C à Buhl-Lorraine (57)
    • - 0,9 °C à Doullens (80)
    • - 0,7 °C à Epinal (88)
    • - 0,2 °C à Luxeuil (70)

    Qui sont les Saints de glace ?

    Les Saints de glace sont au nombre de trois : Saint Mamert (11 mai), Saint Pancrace (12 mai) et Saint Servais (13 mai).
    Selon la tradition populaire, ils ont la réputation d'apporter le froid et la gelée, signature d'un ultime sursaut de l'hiver : « Les Saints Servais, Pancrace et Mamert : à eux trois, un petit hiver ».
    La plupart des calendriers mentionnent actuellement d'autres saints à souhaiter ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande. Le changement date de 1960, l'Église catholique romaine ayant décidé de « remplacer » ces fameux trois saints associés aux inquiétudes des jardiniers.

    Les Saints de glace sont une période traditionnellement redoutée pour les gelées tardives. Selon les croyances populaires, une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.

    En observant les températures minimales ces dernières années les 11, 12 et 13 mai, on constate qu'elles sont, sans surprise, contrastées d'une année sur l'autre. Par ailleurs, des gelées en plaine ne sont pas impossibles après les Saints de glace.


    Des Saints de glace peu gélifs ces dernières années


    En 2017, la période des Saints de Glace a été plutôt douce, proche des normales. Les dernières petites gelées en plaine se sont cependant produites juste avant, le 10 mai, sur le quart nord-est, avant une séquence de temps estival à la mi-mai.

    En 2016, la période des 11,12 et 13 mai avait été plutôt douce, proche des normales, donc sans gelée. Quelques rares petites gelées isolées s'étaient en revanche produites en plaine (au-dessous de 500 m) après les Saints de glace, le 15 et le 16, sur le nord du pays. À noter qu'à l'échelle nationale, le mois de mai 2016 a été très proche de la normale côté température (-0,1°C).

    En 2015, il avait fait très chaud pendant la période des Saints de Glace, avec des températures au-delà des 30°C sur de nombreuses régions (jusqu'à 33,7°C à Saint-Etienne le 13 mai, un record de chaleur précoce pulvérisé). Après un début de mois de mai sans gel, quelques gelées en plaine avaient été observées sur les régions du Limousin à la Champagne le 21.

    En 2014, un rafraîchissement s'était produit pendant cette période, mais les rares (et dernières) gelées observées en plaine l'ont été juste après, entre le 14 et le 17 mai, au cœur d'un mois de mai globalement assez proche des normales en matière de température (déficit de 0,3°C).

    En 2013, bien qu'aucune gelée n'ait été observée durant cette période, le mois de mai a été remarquablement froid : le plus froid depuis mai 1987, avec une température moyenne inférieure de 2,3°C à la normale. On a observé localement des gelées en plaine entre le 24 et le 27 mai.

    En 2012, après des nuits très douces le 11 et dans une moindre mesure le 12, le temps s'est rafraîchi au nord, et quelques gelées ont été observées les 14 et 17 (-2°C à Chaumont en Haute-Marne). 2011 n'a pas non plus connu des Saints de glace marquants.

    Les Saints de glace ont véritablement justifié leur réputation en 2010, avec quelques gelées éparses le 12, plus répandues sur les régions proches de la Manche le 13, gagnant les régions du Centre-Ouest au nord du pays les 14 et 15. On a ainsi relevé -2°C à Pleucadeuc (Morbihan) le 13, -3°C à Flers (Orne), -1°C à Caen (Calvados) et au Touquet (Pas-de-Calais) le 14.

    En 2009, 2008 et 2007, aucune trace des Saints de glace n'a été observée. En 2006, la période a été plus fraîche, mais sans gelée significative. On a toutefois relevé quelques gelées en plaine le 1er juin !


     

    SOURCES Actualité par Météo-France

  • LE 12.05.2020: Actualité Météo / Météo prochain week-end : soleil au nord, orageux au sud A 16H13

    Pour votre prochain week-end (samedi 16 et dimanche 17 mai), l'amélioration pourrait se faire attendre au sud, toujours sous l'influence de l'instabilité et des orages. Au nord, le soleil sera franc et les températures enfin en hausse et de saison.

    La France se situera entre un anticyclone sur le proche Atlantique qui remontera vers les îles britanniques et un vaste système dépressionnaire descendant de la Scandinavie vers l'Espagne.

    Amélioration dimanche

    Samedi, une perturbation apportera des pluies et des orages des Pyrénées aux Alpes et au Jura. Des averses se produiront près de la Méditerranée. Dans le nord et l'ouest, vous conserverez un temps calme et sec avec toujours un peu de vent de nord-est dans les régions centrales. 

    Dimanche, en raison du renforcement des hautes pressions sur l'Atlantique, le temps restera calme et ensoleillé au nord. Un risque d'averse et d'orages persistera au sud, en particulier près des reliefs.

     

    Températures de saison, assez fraîches le matin

    Avec un vent orienté au nord, il fera très frais le matin avec des minimales entre 3 et 10°C du nord au sud. L'après-midi, les températures maximales afficheront 17 à 24°C du nord au sud, des valeurs à peu près de saison. Il fera plus frais en bord de Manche à cause de la bise avec à peine 15°C.

     

     

    SOURCES LA  CHAINE METEO

     

  • LE 12.05.2020: Actualité Météo / Météo du mercredi 13 mai : retour des orages et des pluies par le sud A 15H22

    De l’instabilité remontant de péninsule ibérique apporte des pluies soutenues et des orages au sud de la Loire alors qu’au nord le soleil se maintient plus ou moins avec toujours un ressenti très frais à la bise.

    A retenir

    Risque d’orages forts des Pyrénées aux Alpes

    Bise sensible et ressenti très frais au nord de la Loire

    Températures estivales entre Corse et Côte-d-Azur

    Contexte météo

    L’anticyclone est toujours situé entre les îles britanniques et le Groenland. Il apporte un flux de nord-est vivifiant au nord de la Loire mais aussi beaucoup de soleil. Au sud, l’influence d’une dépression ibérique se fait sentir et des pluies orageuses remontent en direction de la Loire. Des orages parfois forts sont attendus entre les Pyrénées, le Massif central et les Alpes et le Jura.

    Détail par régions

    De la Bretagne aux Hauts-de-France en passant par la Normandie, le ciel est légèrement voilé et le vent de nord-est sensible, en pointe à 50-60 km/h.

    Les températures maximales sont basses avec quelques gelées blanches possibles de l’intérieur de la Normandie à la frontière belge. Dans l’après-midi, les températures gagnent 1 ou 2°C par rapport à la veille avec 12 à 17°C.

    Des Pays de la Loire, à l’Île-de-France et au Grand-Est, le ciel est souvent laiteux en matinée mais le temps reste sec et lumineux sauf au sud de la Loire et de la Lorraine à l’Alsace où des ondées peuvent se produire, surtout dans l’après-midi.

    Il fait parfois frais le matin puis l’après-midi, malgré la présence du soleil, les températures bien qu’en hausse plafonnent entre 14 et 17°C.

    De la Nouvelle-Aquitaine au Centre-Val de Loire, le temps est très nuageux à couvert en matinée avec des pluies ponctuellement orageuses. Dans l’après-midi, les éclaircies reviennent au pied des Pyrénées et dans la vallée de la Garonne. En revanche, les pluies orageuses perdurent ailleurs.

    Les températures sont en hausse sur le sud-ouest par rapport à la veille, à peu près stationnaires ailleurs avec de 13 à 19°C.

    De l’Occitanie à la Bourgogne-Franche-Comté en passant par l’Auvergne-Rhône-Alpes, le temps est lourd et orageux avec des orages parfois qui éclatent entre les Cévennes, le Lyonnais et jusqu’au Val-de-Saône en courant d’après-midi.

    Les températures sont en légère hausse par rapport à la veille avec des maximales entre 14 et 21°C du nord au sud.

    De PACA à la Corse, le temps se dégrade nettement par rapport à la veille avec de nombreux nuages et quelques averses, sauf sur le versant occidental de l’Île-de-Beauté qui reste à l’abri du vent d’est qui souffle en tempête jusqu’à 100 km/h en matinée.

    Une grande douceur baigne le bassin méditerranéen avec des minimales proches de 20°C sur la façade ouest de la Corse. Dans l’après-midi, les valeurs oscillent entre 20 et 25°C.

    Les conseils de notre météorologue

    Evitez les sorties et ballades en extérieur sur les principaux reliefs du sud en raison du risque d’orage. Ressortez les parapluies du sud-ouest au centre-est en raison des fortes pluies orageuses. Pensez à vous couvrir au nord de la Loire et notamment en bord de Manche, en raison d’une bise très soutenue.

     

     

    SOURCES LA CHAINE METEO

  • LE 12.05.2020: Actualité de l'astronomie / La naine brune la plus proche de la Terre a des bandes nuageuses comme Jupiter.

    La naine brune la plus proche de la Terre a des bandes nuageuses comme Jupiter

     

    Adrien Coffinet

    Journaliste scientifique

     

     

     

    À 6,5 années-lumière de la Terre se trouve Luhman 16, un système binaire constitué des naines brunes les plus proches de nous. Une étude polarimétrique a permis de déterminer que la plus massive des deux possède à sa surface des bandes nuageuses similaires à celles de Jupiter.

    Luhman 16 est un système constitué de deux naines brunes découvertes par Kevin Luhman en 2013. Ce système, situé à 6,5 années-lumière de nous, est le troisième plus proche du Système solaire, seulement devancé par le système triple Alpha Centauri (dont Proxima Centauri) et par l'étoile de Barnard. Ceci fait de ces deux membres les naines brunes les plus proches de la Terre. Luhman 16 A et B, de types spectraux L7,5 et T0,5, ont des masses respectives de 33 et 29 fois celle de Jupiter et toutes deux une température d'environ 1.000 °C.

     

    Luhman 16 observé par polarimétrie

    Dans un nouvel article, Maxwell A. Millar-Blanchaer et ses collègues décrivent leur étude des deux naines brunes par polarimétrie. Cette technique vise à mesurer la polarisation de la lumière de ces objets. C'est la première fois que cette technique est utilisée pour contraindre la présence, sur des corps situés hors du Système solaire, des structures atmosphériques ne variant pas par rotation, autrement dit des bandes nuageuses telles qu'on peut en trouver sur Jupiter ou sur Saturne. En l'occurrence, les scientifiques ont observé en avril 2018 les deux naines brunes en bande H (proche infrarouge) avec l'instrument NaCo du Very Large Telescope (VLT) pour en mesurer la polarisation linéaire. Ils ont alors comparé les mesures obtenues avec différents modèles : des couches nuageuses solides, des bandes nuageuses ou des naines brunes avec une atmosphère homogène mais plus ou moins aplaties du fait de leur rotation.

    Luhman 16 vue par le Wide-field Infrared Survey Imager (Wise) : image large, où les deux naines brunes ne sont pas résolues et par l'Observatoire Gemini, encart avec les deux naines brunes résolues. © Nasa, JPL, Gemini Observatory, AURA, NSF

    Luhman 16 vue par le Wide-field Infrared Survey Imager (Wise) : image large, où les deux naines brunes ne sont pas résolues et par l'Observatoire Gemini, encart avec les deux naines brunes résolues. © Nasa, JPL, Gemini Observatory, AURA, NSF 

     

    Des bandes nuageuses sur Luhman 16 A

    Les chercheurs ont ainsi pu déterminer que 0,03 % de la lumière de Luhman 16 A est linéairement polarisée. Les modèles excluent que cette polarisation puisse être due à un objet juste aplati, mais les observations sont compatibles avec des modèles à bandes nuageuses. Luhman 16 B, bien que très similaire à sa compagne sur de nombreux points, a néanmoins des conditions météorologiques très différentes. Les observations ont montré qu'elle a, pour sa part, une polarisation linéaire de 0,01 %, ce qui ne permet pas de tirer de conclusion. Luhman 16 B pourrait avoir une forme légèrement aplatie, des bandes nuageuses, ou juste des nuages irréguliers.

     

    Un suivi à venir et une technique qui peut se généraliser

    Les auteurs notent que ces observations montrent la morphologie des nuages de ces deux astres à un point donné dans le temps. La variabilité observée dans les mesures de polarisation d'études antérieures montre que la morphologie des nuages peut varier dans le temps. Les auteurs ont par conséquent obtenu des observations de suivi de Luhman 16 en avril 2019 afin de rechercher la variabilité à court et à long terme de la polarisation des naines brunes. Ces données n'ont pas encore été analysées et seront publiées dans une étude de suivi.

    Par ailleurs, la technique de polarimétrie ne se limite pas aux naines brunes. Elle peut s'appliquer aussi aux exoplanètes, notamment aux géantes gazeuses chaudes, dont l'atmosphère ressemble à celle des naines brunes. Bien que la mesure d'un signal de polarisation soit plus difficile pour les exoplanètes en raison de leur faible luminosité et de la proximité de leur étoile, les informations obtenues pour les naines brunes peuvent potentiellement éclairer ces futures études. Les télescopes tels que le James-Webb ou le WFIRST (Wide Field Infrared Survey Telescope) seront également utiles pour étudier Luhman 16 et d'autres systèmes pour en apprendre plus sur leurs structures nuageuses.

     

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Luhman 16 est un système binaire constitué des deux naines brunes les plus proches de la Terre.
    • En observant ces deux objets par polarimétrie, Maxwell A. Millar-Blanchaer et ses collègues ont pu déterminer que Luhman 16 A, la plus massive des deux naines brunes, a des bandes nuageuses similaires à celles observées sur Jupiter. Par contre, les résultats ne permettent pas encore de tirer de conclusion pour Luhman 16 B.
    • Des observations de suivi, qui seront analysées dans une étude à venir, permettront de contraindre la variabilité à court et à long terme de la polarisation de ces objets.
    • Cette technique pourra également être utilisée pour étudier la structure nuageuse d'autres naines brunes et d'exoplanètes.

    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/naine-brune-naine-brune-plus-proche-terre-bandes-nuageuses-comme-jupiter-80915/?fbclid=IwAR0zYDYAigqMWBVu126CYWMkjNSWBG-HXJ8nOWXAVHu2_8NDPpl3IXWrOLg#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 12.05.2020: Actualité de l'astronomie / La mystérieuse planète 9 existe-t-elle vraiment ?

    La mystérieuse planète 9 existe-t-elle vraiment ?

     


    Laurent Sacco

    Journaliste

     

    Une neuvième planète se cacherait dans le Système solaire  Des astronomes en sont convaincus : il existe une neuvième planète dans les confins du Système solaire. C'est ce qu'indiquent, selon eux, les orbites particulières de plusieurs objets de la ceinture de Kuiper et aussi de la planète naine Sedna, au-delà de Neptune. Les calculs lui donnent une masse comprise entre 5 et 10 fois celle de la Terre. Ce serait une géante de glace, à l’instar de Neptune. Elle serait actuellement dans la région de son orbite très elliptique la plus éloignée du Soleil. Il lui faudrait entre 10.000 et 20.000 ans pour boucler son orbite autour du Soleil. 

    On se souvient de la petite bombe que deux astronomes du célèbre Caltech, Mike Brown et Konstantin Batygin, ont fait « exploser » dans un article de The Astronomical Journal en janvier 2016. Les deux chercheurs faisaient savoir qu'en analysant les caractéristiques des orbites d'objets transneptuniens, ils en avaient déduit la présence d'une planète géante comparable en masse et en taille à Neptune, à plus de 30 milliards de kilomètres du Soleil. Il pourrait s'agir d'une exoplanète capturée par le Soleil ou d'un corps qui se serait formé, comme les autres, à l'aube de l'histoire du Système solaire et aurait ensuite migré. C'est le champ de gravité de cette géante qui aurait perturbé les orbites des petits corps célestes.

    Jusqu'à présent, il a été impossible de découvrir cette neuvième planète dans le Système solaire et ce n'est guère étonnant car elle serait si loin du Soleil qu'en raison d'une des lois de Kepler son mouvement est nécessairement très lent et si on ajoute une luminosité très faible, cela en fait un astre très difficile à identifier sur la voûte céleste. Cela autorise donc toutes sortes d'hypothèses comme celle de l'inexistence de cette nouvelle planète. Mais il faut alors rendre compte des perturbations gravitationnelles qui semblent bien réelles et avoir conduit aux orbites exotiques des objets transneptuniens.

    Dans cette vidéo, Batygin et Brown présentaient il y a trois ans leurs travaux sur la possible existence d'une neuvième planète. Notez l'étrange regroupement des orbites des corps de la ceinture de Kuiper les plus lointains connus. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n'est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l'expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © Caltech

     

    Un disque de petits corps produit par les migrations planétaires ?

    C'est précisément cette voie qu'a choisi d'explorer depuis quelque temps Ann-Marie Madigan, une astrophysicienne de l'université du Colorado à Boulder. Notamment avec son étudiant en thèse Alexander Zderic, la chercheuse a déposé récemment sur arxiv deux articles en cours de publication sur ce sujet. Avec ses collègues, elle montre via des simulations numériques de type N corps en mécanique céleste qu'il est possible de rendre compte des observations en postulant l'existence d'un disque annulaire constitué de millions de petits corps glacés qui se serait mis en place il y a plus de 4 milliards d'années, au tout début de l'histoire du Système solaire.

    Ce disque contiendrait l'équivalent de 20 fois la masse de la Terre environ mais comme il serait très dispersé, son influence gravitationnelle serait faible et comme elle se serait exercée pendant des milliards d'années, elle aurait fait évoluer lentement mais sûrement les paramètres orbitaux des transneptuniens qui intriguaient Mike Brown et Konstantin Batygin. Ce disque se serait mis en place à cause des migrations planétaires du genre de celles envisagées avec le fameux Modèle de Nice. Ces migrations auraient expulsé sur des orbites lointaines les petits corps célestes dont les restes seraient aujourd'hui dans le disque postulé.

    Toujours est-il que Brown et Batygin ne sont pas encore convaincus par ce travail ni par les déclarations de Madigan qui pense que selon le rasoir d'ockham, son hypothèse est la plus probable. Batygin explique ainsi que, selon lui, un tel disque aussi distant du Soleil, à savoir bien au-delà de Pluton, et qui se serait mis en place très tôt dans l'histoire du Système solaire, aurait dû être déstabilisé par les étoiles sœurs du Soleil qui étaient encore relativement proches de lui après sa naissance.

    Mais Ann-Marie Madigan a montré que le disque postulé pouvait s'être mis en place suffisamment tardivement malgré tout pour que ces étoiles nées dans le même amas ouvert que le Soleil, il y a plus de 4,5 milliards d'années, aient eu le temps de s'éloigner suffisamment pour laisser le disque de débris glacé relativement stable depuis les derniers milliards d'années.

    Mais selon Scott Tremaine, célèbre astrophysicien à l'Institute for Advanced Study de Princeton, il faudrait tout de même qu'au début de son histoire le disque ait contenu environ 20 masses solaires, ce qui n'est en rien évident selon le chercheur. Affaire à suivre donc, en espérant que des instruments comme l'Observatoire Vera-C.-Rubin (Vera C. Rubin Observatory), anciennement nommé Large Synoptic Survey Telescope (LSST, en français « Grand Télescope d'étude synoptique ») nous aideront au cours de cette décennie à y voir plus clair.

    Un exposé de Ann-Marie Madigan sur la planète 9. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Seti Institute

     

    CE QU'IL FAUT RETENIR

    • Tout comme, en son temps, les anomalies de l'orbite d'Uranus avaient conduit à la découverte de Neptune, deux astronomes ont déduit, de la théorie des perturbations gravitationnelles en mécanique céleste, qu'une neuvième planète d'environ cinq fois la masse de la Terre devait exister à plusieurs centaines d'unités astronomiques du Soleil.
    • Il s'agirait de l'équivalente des superterres que l'on observe à foison dans la Voie lactée et qui aurait migré loin du Soleil, tôt dans l'histoire du Système solaire.
    • On pourrait faire sa découverte d'ici 2030. Mais selon d'autres astronomes, des simulations numériques soutiennent la thèse que les perturbations gravitationnelles, qui suggèrent sa présence, pourraient être dues à un disque de petits corps glacés bien au-delà de Pluton.

    .Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-mysterieuse-planete-9-existe-t-elle-vraiment-61311/?fbclid=IwAR1TQyiR2IdCwbOp313yU_UIaEL_uLTFyiusmDPVKoryAfkQDAhOYmGL3w8#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

  • LE 12.05.2020: Actualité de l'astronomie / La capsule Shenzhou retourne sur Terre en simulant une mission lunaire.

    La capsule Shenzhou retourne sur Terre en simulant une mission lunaire

     

    Rémy Decourt

    Journaliste

     

     

    Mission accomplie. Le premier vol de démonstration du véhicule Shenzhou NG s'est posé avec succès après une mission qui aura duré moins de trois jours. Ce véhicule sera utilisé pour les rotations des équipages à bord de la future station spatiale chinoise et des missions habitées à destination de la Lune.

     

     

    Après plusieurs orbites autour de la Terre, la capsule Shenzhou NG, dont c'était le premier vol d'essai, est retournée se poser sur la terre ferme le 8 mai. Un succès pour l'agence spatiale chinoise qui a la Lune en point de mire. En effet, cette capsule réutilisable 10 fois doit servir de véhicule d'exploration pour des missions habitées à destination de la Lune et au-delà.

    La mission, du décollage au retour sur Terre, a duré 67 heures. Lors de ce vol de démonstration, le véhicule Shenzhou NG a atteint un apogée d'environ 8.000 kilomètres. Un profil de mission qui n'est pas sans rappeler celui du vol d'essai de la capsule Orion de la Nasa Exploration Flight Test-1, réalisé en décembre 2014. Lors de ce vol, la capsule américaine avait atteint une altitude de 5.800 kilomètres, ce qui lui avait permis d'effectuer une rentrée atmosphérique à plus de 32.000 kilomètres par heure.

    Le saviez-vous ?

    Lors de cette mission, une seconde capsule de plus petite taille était du voyage. Munie d’un bouclier thermique gonflable, elle devait le tester lors de sa rentrée atmosphérique. Mais, le responsable de la mission a reconnu qu'une « anomalie s'est produite aujourd'hui lors du retour », provoquant la perte de la capsule. Une déception, mais évidemment rien d’alarmant. Aucune agence spatiale ne maîtrise cette technologique bien qu’Européens et Américains s’y emploient. L’intérêt majeur d’un bouclier gonflable est le gain de masse qu’il permet.

    La capsule Shenzhou NG de retour d'orbite après son premier vol de démonstration. Les techniciens chinois présents sur le site permettent de se rendre compte de la taille et du volume de la capsule. © CASC

    La capsule Shenzhou NG de retour d'orbite après son premier vol de démonstration. Les techniciens chinois présents sur le site permettent de se rendre compte de la taille et du volume de la capsule. © CASC 

     

    Simuler les conditions d’un retour depuis la Lune

    L'agence spatiale chinoise a indiqué que la capsule était rentrée dans l'atmosphère à plus 32.100 kilomètres-heure, une vitesse élevée mais nécessaire pour simuler les conditions thermiques et aérodynamiques auxquelles sera exposée la capsule chinoise lors d'un retour depuis la Lune. Le principal objectif de ce vol de démonstration était de recueillir des données sur les performances du bouclier thermique et vérifier si la forme aérodynamique de la capsule (la géométrie) avait été correctement dimensionnée, de façon à garantir une certaine stabilité de l'engin lors de son freinage pendant toute la traversée de l'atmosphère terrestre.

    À la différence de la capsule de génération précédente qui n'utilisait qu'un seul parachute, Shenzhou NG a déployé trois parachutes et des coussins gonflables pour garantir un atterrissage en douceur et à « l'endroit », contrairement aux capsules russes Soyouz dont l'atterrissage peut être très mouvementé, voire chaotique.

    People's Daily, China✔@PDChina

    In video: The trial version of China's new-gen manned spaceship successfully made its re-entry to Earth and returned to its designated landing site at 1:49 pm Friday. (Video: CCTV)

    Vidéo intégrée

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    10:59 - 8 mai 2020

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    Source: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/vol-habite-capsule-shenzhou-retourne-terre-simulant-mission-lunaire-80865/?fbclid=IwAR0uD-9MC3FZayFugxn82YDRtA5Oq4pyYauwfGPUtskhOur_IW3eMXgF1cw#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

     

  • LE 11.05.2020: Actualité Météo /Inondations : les routes fermées à la circulation dans les Landes ce lundi

     - Mis à jour le  - 

    Par France Bleu Gascogne

    Département Landes, France

     

    Le département des Landes est repassé en vigilance orange pluie-inondation ce lundi midi. La pluie tombe quasiment sans discontinuer depuis dimanche matin. Conséquences, plusieurs routes sont fermées à la circulation. Le point de ce lundi en fin d'après-midi.​

     

    Illustration de route inondée

     

    Illustration de route inondée © Radio France - Alexandre Chassignon

    Le département des Landes est repassé en vigilance orange pluie-inondation ce lundi midi. La pluie tombe quasiment sans discontinuer depuis dimanche matin. Conséquences, plusieurs routes sont fermées à la circulation. Le point de ce lundià 17h avec le Conseil Départemental des Landes.

     

     

    Routes coupées

    Secteur Nord-Ouest :

    • RD 10E entre Labouheyre et Cap de Pin
    • RD 45 SORE/TRENSACQ secteur SORE
    • RD 340 Lit et Mixe entre les PR 5+700 et 6+300
    • RD 356 BELHADE (carrefour RD 120) / PISSOS (carrefour RD 43) entre PR 1+000 et 2+000
    • RD 327 entre Le carrefour RD 14  (PR 7+300) et PR 13+000 (VC) à 14 en surveillance
    • RD 651 HOSTENS et MANO entre PR 1+000 et 3+000 (déviation par la Gironde, vu avec le CD33)

    Secteur Nord-Est 

    • RD 11 sur la commune d'Estigarde entre les carrefours avec les RD933 et RD35 (plusieurs chutes d'arbres en travers de la chaussée dont certains sur une ligne électrique)
    • RD 651 entre Sore et Argelouse au PR17+000 fermeture du bourg d’Argelouse jusqu’à Sore (présence d’eau sur chaussée et, glissement de terrain et chutes d’arbres) 
    • RD 315 entre Luxey et Sabres PR20+000
    • RD 3 entre Souprosse et Le Leuy 
    • RD 352 entre  Larrivière et Renung PR25+000
    • RD 392 Sainte Foy PR27+100
    • RD 43 entre Sore et Pissos – quartier « Harribey », entre PR38 et 39
    • RD 1 entre Villeneuve et Bougue au niveau du carrefour RD1/RD396 PR13+000
    • RD 51 entre le carrefour de la RD 381 et la limite du Gers
    • RD 396 entre la RD 11 et le bourg de Pujo-le-Plan

    Secteur Sud-Est :

    • RD 118 Montségur / Peyre
    • RD 424 Castelnau-Chalosse / Pomarez
    • RD 399 Castelsarrazin/Gaujacq
    • RD 32 Saint-Sever / Montaut
    • RD 373 Arboucave
    • RD 449 Lacajunte / Puyol Cazalet
    • RD350 E  Eyres-Moncube
    • RD 3 Mugron / Lahosse
    • RD 158 Lahosse / RD32
    • RD 358 Samadet / Monségur
    • RD 439 Serreslous
    • RD 452 Philondenx
    • RD 454 Classun/ Eugénie-les-Bains
    • RD 350 St-Colombe
    • RD 446 Vielle-Tursan
    • RD 451 Eugénie-les-Bains

    Secteur Centre :

    • RD 339 Louts / Poyanne PR1+395 au PR 1+600
    • RD 420 entre Gamarde et Poyanne
    • RD 405  Cassen / Gamarde-les-Bains PR2+300
    • RD 368 à Préchacq-les-Bains au niveau carrefour RD411 lieu-dit « DIVIELLE » PR3+020 au PR4+220

    Secteur Sud-Ouest :

    • RD 123 entre Sorde-l’Abbaye et Saint-Cricq-du-Gave
    • RD 393 Ste Marie de Gosse PR 4+600
    • RD17/RD72 Ruisseau de Labourdeuy au carrefour RD 17 (1/2 chaussée sous l’eau) et RD 72 (fermée)
    • RD 345 Saint-Jean-de-Marsacq

    Routes sous surveillance

    Secteur Nord-Ouest :

    • RD 652 GASTES/STE EULALIE EN BORN vers le PR 34+450
    • RD 47 STE EULALIE/PONTENX LES FORGES entre 4+500 et 5+500
    • RD 651 entre Belhade et Mano entre les PR 6+700 et 6+900
    • RD 14 entre le carrefour RD834 et LUGLON au niveau du PR 33+000
    • RD 42 Linxe/CASTETS entre les PR 29+700 et 30+300 (carrefour zone artisanale du PERCQ)
    • RD 46 Sanguinet/Parentis  PR 7+800
    • RD 652 Parentis/biscarrosse PR 24+000 carrefour RD 10E/RD348 (RD 10E du PR 4+000 à 5+000)
    • RD 57 entre Goos et Garein PR 21+300
    • Carrefour RD10e-RD348 Saugnacq et Muret
    • RD10e entre PR4 et PR5 Saugnacq et Muret

    Secteur Nord-Est :

    • RD 626 et St Justin et Labstide d’Armagnac
    • RD 102 à Bergouey au PR0+500 à 1+500
    • RD 14 entre le carrefour RD834 et LUGLON
    • RD 396 à Villeneuve de Marsan PR4+300
    • RD 651 à Sore PR19+200
    • RD 933N à Roquefort PR36+800
    • RD 4 à Sore PR4+300

    Secteur Sud-Est :

    • RD 352 Nerbis / Toulouzette 
    • RD 408 Saint-Sever
    • RD 387 Montgaillard
    • RD 18 Monsegur
    • RD 58 Castelnau-Chalosse / Ozourt
    • RD 102 Bergouey
    • RD 944 Aubagnan
    • RD 56 Poudenx
    • RD 352 St-Sever Augreilh

    Secteur Centre :

    • RD 58 entre Poyartin et Castelnau
    • RD 107 entre Poyartin et Ozourt
    • RD 324 entre Sort et Clermont
    • RD 322  entre Mimbaste et Saugnac-et-Cambran (y compris agglomération)
    • RD 61 entre Pouillon et Estibeaux PR6+000 au PR6+410
    • RD 7 entre Montfort et St-Geours d’Auribat
    • RD 368 entre Hinx et Goos
    • RD 13 entre Gaas et Pouillon
    • RD 107 entre Ozourt et Estibaux
    • RD 32 Lourquen – Nousse

    Secteur Sud-Ouest :

    • RD 74 giratoire RD 12/74 St Laurent de Gosse
    • RD 154 carrefour avec la RD 362
    • RD 362 Barthes du Seignanx
    • RD 126 Barthes du Seignanx
    • RD 17 à Saubusse au niveau de France Inox

     

    Marion Dambielle-Arribagé

    Marion Dambielle-ArribagéFrance Bleu Gascogne

     

    SOURCES FRANCE BLEU