Actualité Météorologie, Astronomie
-
LE 14.04.2020: Actualité de l'astronomie / Et si l’expansion de l’Univers n’était pas la même dans toutes les directions ?
- Par dimitri1977
- Le 14/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Et si l’expansion de l’Univers n’était pas la même dans toutes les directions ?
Nathalie Mayer
Journaliste
Publié le 10/04/2020

Depuis longtemps, les astronomes décrivent un Univers homogène. Et de nombreuses études et conclusions reposent sur ce principe. Mais des chercheurs présentent aujourd'hui des observations qui semblent montrer des vitesses d'expansion différentes selon les directions.
Notre Univers est homogène. Quelle que soit la direction dans laquelle vous regardez -- sur une distance suffisamment grande --, le paysage est le même. Les propriétés de l'Univers aussi. C'est ce que l'on appelle un Univers isotrope. Un Univers qui ne privilégie aucune direction. C'est l'un des principes fondamentaux de la cosmologie. Mais une nouvelle étude -- qui repose notamment sur des observations dans le domaine des rayons X du télescope spatial Chandra et de l'observatoire spatial XMM-Newton -- remet cette idée en question.
Le saviez-vous ?
Les observations du fond diffus cosmologique montrent un Univers plutôt homogène et suggèrent qu’il devrait s’étendre à la même vitesse, quelle que soit la direction.
Rappelons que les astronomes conviennent depuis longtemps qu'après le Big Bang, notre Univers s'est continuellement étendu. Or, dans un Univers homogène, cette expansion devrait être la même dans toutes les directions. Mais les données publiées par une équipe internationale de chercheurs semblent aujourd'hui montrer des différences dans la vitesse à laquelle l'Univers s'étend en fonction de la région vers laquelle on regarde.
Par le passé déjà, certaines études avaient soulevé des doutes quant à l'isotropie de notre Univers. Mais ces travaux apportent un éclairage nouveau. Les chercheurs ont en effet travaillé sur des mesures de température des gaz chauds dans plusieurs centaines d'amas de galaxies. Ils les ont comparées à la luminosité observée de ces amas. Deux valeurs corrélées. Puisque deux amas à des températures semblables et à des distances comparables devraient apparaître aussi lumineux. Pourtant, ce n'est pas ce que les astronomes ont observé.

Sur cette carte de notre Univers, centrée sur notre Voie lactée, les couleurs indiquent des vitesses d’expansion variables selon les directions. En violet, les plus faibles et en orange/jaune, les plus élevées. © K. Migkas et al. 2020, CC BY-SA 3.0 IGO
Une répartition inégale de l’énergie sombre ?
« Dans certaines directions, les amas apparaissent plus lumineux et dans d'autres, ils apparaissent moins lumineux », explique Thomas Reiprich, chercheur à l'université de Bonn (Allemagne) dans un communiqué de l’Agence spatiale européenne (ESA). Suggérant que la vitesse d'expansion de l' Univers varie en fonction de la direction. « Avec des différences significatives, allant jusqu'à 30 %. Et suivant des schémas assez précis. » Qui se rapprochent de ceux déjà proposés par des études précédentes.
Pour expliquer cette bizarrerie, les chercheurs avancent deux hypothèses. La première envisage que de grands groupes de galaxies pourraient se déplacer ensemble sous l'effet, non pas de l'expansion, mais de la gravité. Si ce mouvement est suffisamment rapide, il pourrait conduire à des erreurs d'estimation des luminosités des amas. Ces sortes de mouvements corrélés donneraient l'apparence de différents taux d'expansion dans différentes directions. Cela a déjà été observé pour des galaxies relativement proches.
Nous allons peut-être devoir revoir notre manière d'envisager l'expansion de l'Univers. © ESA, YouTube
La seconde hypothèse considère qu'en effet, notre Univers n’est pas isotrope. Peut-être parce que la répartition de l'énergie noire n'est elle-même pas uniforme. Plus forte dans certaines parties de l'Univers, elle provoquerait donc des vitesses d'expansion différentes. Pour rappeler la célèbre analogie de la brioche aux raisins qui gonfle, ici, la levure ne serait pas bien mélangée et la brioche gonflerait plus à certains endroits qu'à d'autres.
“
Il va nous falloir totalement changer de paradigme.
« Si l' Univers est réellement anisotrope, il va nous falloir totalement changer de paradigme et prendre en compte désormais la direction de chaque objet avant d'en analyser les propriétés », commente Konstantinos Migkas, astronome, dans le communiqué de l'ESA. « Par exemple, aujourd'hui, nous estimons la distance d’objets très éloignés dans l’Univers en appliquant un ensemble de paramètres et d'équations cosmologiques. Nous pensons que ces paramètres sont les mêmes partout. Mais si nos conclusions sont justes, ce n'est en fait pas le cas. Nous devrons revoir toutes nos conclusions précédentes. »
-
LE 14.04.2020: Actualité de l'astronomie / Uranus : un disque de vapeur serait à l'origine de ses lunes
- Par dimitri1977
- Le 14/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Uranus : un disque de vapeur serait à l'origine de ses lunes
la rédaction de Futura

L'inclinaison d'Uranus, de son système de satellites et d'anneaux est communément expliquée par un impact géant, mais jusqu'à présent, les modèles ne parvenaient pas à reproduire la masse et la dimension de ces anneaux. Un nouveau modèle, présenté par une équipe d'astronomes japonais, semble y parvenir.
La planète Uranus est connue, entre autres, pour l'inclinaison importante de son axe de rotation donnant l'impression de « rouler » sur son orbite comme une balle au sol. L'explication la plus communément admise pour expliquer cette inclinaison est un impact géant. Le fait que l'orbite des satellites et les anneaux d'Uranus soient alignés avec l'équateur de la planète, et donc inclinés de la même façon (c'est-à-dire presque perpendiculaires à l'orbite de la planète), laisse penser qu'ils tirent leur origine de cet impact. Cependant, les simulations réalisées jusqu'à présent prédisaient un disque de l'ordre de dix fois plus petit et cent fois plus massif que ce qui est observé actuellement.

Le télescope spatial Hubble de la Nasa a détecté six nuages distincts dans les images prises le 28 juillet 1997. © Nasa, JPL, STScI
Un nouveau modèle à la rescousse
Une nouvelle étude, réalisée par les astronomes japonais Shigeru Ida, Shoji Ueta, Takanori Sasaki et Yuya Ishizawa et publiée ce lundi 30 mars 2020 dans Nature Astronomy, présente un modèle théorique dans lequel la formation des satellites d'Uranus est régulée par l'évolution du disque produit par l'impact. Le modèle est contraint par la période de rotation de la planète, 17,2 heures, et l'inclinaison de son axe, 98 degrés.
Étant donné que la température de vaporisation de l'eau est relativement faible et que, en raison de leur distance au Soleil, tant Uranus que l'impacteur étaient vraisemblablement constitués essentiellement de glaces, le disque produit par l'impact a certainement été en grande partie vaporisé. Le modèle prédit que le disque a perdu une quantité importante de vapeur d'eau et s'est étendu jusqu'à atteindre les dimensions du système uranien actuel, jusqu'à ce que le disque refroidisse suffisamment pour que la vapeur se condense sous forme de glace et que l'accrétion de particules glacées commence. À partir de la distribution prédite des glaces condensées, une simulation à N corps a permis de reproduire la configuration masse-orbite des satellites d'Uranus.
Ce scénario contraste avec le modèle de l'impact géant supposé être à l'origine de la formation de la Lune. En effet, dans le cas du satellite de la Terre, environ la moitié du disque condensé (solide ou liquide) compact produit par l'impact a immédiatement été incorporée à la Lune lors de l'impact.
Un modèle aussi pour d'autres planètes
Selon les auteurs de l'étude, leur modèle fournit un scénario général pour la formation des satellites de géantes de glaces, scénario qui est complètement différent de ceux pour la formation des satellites des géantes gazeuses ou des planètes telluriques. Notamment, leur modèle pourrait s'appliquer aux régions internes du système neptunien, où les perturbations de Triton (que l'on pense être une planète naine capturée par Neptune) auraient été faibles. Les observations semblent par ailleurs montrer que nombre d'exoplanètes de type superterre seraient constituées de grandes quantités de glace d'eau, donc ce modèle pourrait aussi donner un aperçu des satellites glacés auxquels on pourrait s'attendre autour de ces planètes.
-
LE 14.04.2020: Actualité de météo / Météo du mardi 14 avril : soleil et fraîcheur, quelques gelées le matin
- Par
- Le 14/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Après un lundi de Pâques un peu instable, le soleil revient ce mardi sur quasiment tout le pays. En se dirigeant vers l'extrême sud, le temps est plus mitigé, avec quelques averses entre les Pyrénées et la Corse. Le vent du Nord-est accentue la sensation de fraîcheur, et même de froid le matin au nord de la Loire.
A retenir:
Le retour du soleil.
La bise qui accentue la fraîcheur dans le nord du pays avec quelques gelées le matin
Un temps instable dans l'extrême sud avec des averses en Corse et sur les Pyrénées
Contexte général:
Un anticyclone se développe sur les îles britanniques et permet au soleil de revenir. Il rejette la dépression présente lundi sur le golfe de Gascogne vers les Baléares qui apporte un temps instable avec des averses des Pyrénées à la Corse.
Détails par régions :
De la Bretagne aux Hauts-de-France et de la Vendée au Val de Loire jusqu'au Grand Est en passant par le Bassin parisien, le soleil s'impose. La fraîcheur est de retour ce matin avec 1 à 7°C au lever du jour et un risque de gelées blanche de l'intérieur de la Normandie au Nord-Pas-de-Calais jusqu'aux Ardennes et la Lorraine. L'après-midi, on attend de 10°C seulement en bord de Manche à 16°C dans les terres, un niveau de mi-mars. La bise accentue la sensation de fraîcheur, surtout le matin où il fait même froid !
Des Charentes et de la Gironde à la Bourgogne-Franche-Comté et à l'Auvergne Rhône-Alpes, après la dissipation de quelques nuages bas le matin, le soleil domine largement. Les températures maximales s'échelonnent de 17 à 21°C.
Du Languedoc à la Provence-Alpes-Côte d'Azur, le soleil s'impose. Le mistral se lève et souffle à 70 km/h en rafales. Après un lundi frais à cause des nuages et des pluies, les températures remontent nettement l'après-midi en Roussillon.
Sur les Pyrénées et la Corse, le temps est un peu plus mitigé en raison d'une dépression centrée sur les Baléares qui apporte un ciel chargé et quelques averses l'après-midi.
Conseil du météorologue:
Pensez à vous habiller chaudement le matin à cause du froid accentué par la bise dans le nord. Méfiez-vous également des gelées blanches au lever du jour entre la Normandie, les Hauts-de-France et les Ardennes. En Corse et dans les Pyrénées, c'est le parapluie qui peut vous être utile à cause des averses.
SOURCES CHAINE METEO
-
LE 10.04.2020: Actualité de météo / Météo : une chaleur record sur une grande partie du pays
- Par
- Le 10/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
Paris a enregistré ce jeudi après-midi son record de chaleur précoce avec 27,1 °C. Il n'avait jamais fait si chaud dans la capitale à cette période de l'année. Le seuil de chaleur, dont on parle quand les températures dépassent les 25 °C, a été atteint sur une grande partie du pays. Ces valeurs correpondent aux températures moyennes d'un début d'été. Attention toutefois dans ces conditions estivales à bien respecter le confinement.
Une chaleur précoce remarquable
Des records de température maximale pour une première décade d'avril ont été battus hier, mercredi, sur le nord du pays. Des villes comme Paris ou Rouen ont ainsi observé précocement leur premier jour de chaleur (> à 25 °C) de 2020. La date moyenne du premier jour de chaleur se situe le 7 mai à Paris, le 27 mai à Rouen. Il faut remonter au 4 avril 1959 (25,2 °C) pour observer un jour de chaleur plus précoce.
On a ainsi mesuré des records pour une première décade d'avril avec :
- 25,3 °C à Rouen (+12 °C/normale);
- 24,9 °C à Lille (+12 °C), battant les 23,9 °C du 06/04/2011;
- 24,5 °C à Saint-Quentin (Aisne) (+11 °C), battant les 23,8 °C du 02/04/2011;
- 24,4 °C à Cambrai (+11°C), battant les 23,5°C du 02/04/2011.
Des températures élevées jusqu'à samedi
Cette chaleur s'étirera jusqu'au week-end. On attend ainsi 26 °C à Rennes ou à Lyon demain vendredi, 25 °C à Bordeaux ou Clermont-Ferrand, et jusqu'à 27 °C à Strasbourg dimanche. Samedi, des nuages remontent sur la façade atlantique et les Pyrénées et pourront s'accompagner d'ondées, localement orageuses.
La perturbation gagnera la moitié ouest du pays dimanche avec des températures toujours chaudes.
En début de semaine prochaine, le mercure retrouvera des niveau de saison avant de repartir à la hausse en milieu de semaine prochaine.
SOURCES Actualité par Météo-France
-
LE 10.04.2020: Actualité de météo / Météo week-end et lundi de Pâques : le temps tourne à l'orage
- Par
- Le 10/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour


Après une fin de semaine quasi estivale, une dégradation se met progressivement en place pour votre week-end et lundi de Pâques, avec davantage de nuages samedi par l'ouest et le retour des averses, parfois orageuses, le tout accompagné d'une baisse des températures lundi. Mais les éclaircies resteront bien présentes quand même.
Les hautes pressions accuseront une faiblesse avec le repli de l'anticyclone des Açores vers le proche Atlantique. Cependant, il est confirmé que la dégradation qui se profile sera retardée et moins marquée qu'initialement entrevue. Samedi resterait encore majoritairement sec et estival avant une plus nette dégradation dimanche et un rafraichissement lundi.
Une journée de samedi souvent au sec, un dimanche plus mitigé
Samedi, la journée se déroulera sous le soleil pour la plupart d'entre nous avec un ressenti toujours digne d'un début d'été mais une ambiance plus lourde à l'ouest avec le déclenchement d'averses et d'orages en fin de journée. Sur les régions centrales et de la moitié est, le temps reste sec, ensoleillé et chaud jusqu'au soir.
Dimanche, la journée sera plus nuageuse à l'ouest et dans les régions centrales avec une évolution orageuse plus marquée et généralisée que la veille dans l'après-midi et la soirée. Le soleil résistera encore de l'Alsace à la Méditerranée malgré et le long de la frontière du Bénélux.
Pour le lundi de Pâques, le ciel resterait encore mitigé avec des averses au nord de la Loire et de nouveaux orages sur l'arc atlantique. Le vent de nord-est serait sensible sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord, apportant un air beaucoup plus frais. Ainsi, on pourrait perdre jusqu'à 10°C à Lille, Cherbourg ou Rouen par exemple par rapport aux jours précédents !
Baisse des températures mais toujours de la douceur
La grande douceur de la fin de semaine pourrait donc se prolonger jusqu'au samedi avec encore localement plus de 25°C du sud-ouest au nord-est du pays. Dimanche, les maximales finiraient par baisser mais les valeurs resteraient souvent supérieures aux normales, sauf près de la Manche où le vent de nord-est se lèvera. Lundi, la douceur sera toujours présente sur le pays sauf près de la Manche où le vent d'est véhiculera plus de fraîcheur.
SOURCES CHAINE METEO
-
LE 10.04.2020: Actualité de l'astronomie / La sonde BepiColombo, en route vers Mercure, va frôler la Terre à l'aube
- Par dimitri1977
- Le 10/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
La sonde BepiColombo, en route vers Mercure, va frôler la Terre à l'aube
Rémy Decourt
Journaliste

En pleine épidémie de Covid-19, l'Agence spatiale européenne se prépare au survol de la Terre par la sonde BepiColombo en route vers Mercure. Les explications d'Agnès Montagnon, manager française à l'ESA et responsable des Opérations de vol de BepiColombo vers Mercure au Centre européen des opérations spatiales à Darmstadt de l'ESA (Esoc).
C'est dans le contexte particulier de l'épidémie du Covid-19, qui contraint l'Agence spatiale européenne à réduire au strict minimum les équipes de contrôle et d'ingénieurs du Centre européen des opérations spatiales à Darmstadt de l'ESA (Esoc) - afin de respecter les règles de distanciation sociale - que la sonde BepiColombo s'apprête à survoler la Terre à seulement 12.700 kilomètres de distance. Ce passage au plus près de la Terre est prévu demain vendredi, à 6 h 25, heure de Paris.
Lancée en octobre 2018, cette sonde européano-japonaise réalisera vendredi 10 avril sa « première des neuf assistances gravitationnelles nécessaires pour rejoindre la planète et s'insérer en orbite autour », nous explique Agnès Montagnon, responsable des Opérations de vol de BepiColombo vers Mercure au Centre européen des opérations spatiales à Darmstadt de l'ESA (Esoc). Bien que couramment utilisée, cette « manœuvre est toujours délicate à réaliser ». La sonde doit passer au « point de passage prévu, à une distance de seulement 12.700 km de la Terre, nécessaire pour modifier sa vitesse et courber sa trajectoire vers le centre du Système solaire à destination de Vénus ». Ce passage au-dessus de la Terre va « ralentir la sonde de près de quatre kilomètres par seconde ».

Agnès Montagnon, manager française à l’ESA et responsable des Opérations de vol de BepiColombo vers Mercure au Centre européen des opérations spatiales à Darmstadt de l’ESA (ESOC). © ESA
Habituellement, les manœuvres d'assistance sont plutôt utilisées pour accélérer des sondes à destination d'objets lointains du Système solaire. Mais, comme nous le rappelle Agnès Montagnon, elles peuvent être également utilisées « pour changer le plan d'inclinaison des satellites ou, comme c'est le cas pour BepiColombo, ralentir ». En fait, tout dépend des caractéristiques du survol et de la mission.
La nécessité de ralentir la sonde plusieurs kilomètres par seconde
Or, du fait de la gravité considérable exercée par le Soleil et plutôt que de prendre une trajectoire directe et embarquer une très grande quantité de carburant, jusqu'à plus de 50 % de la masse du véhicule, l'Agence spatiale européenne a préféré allonger le voyage de la sonde, en matière de distance et de temps, avant d'arriver à destination. Concrètement au lieu de parcourir les 90 millions de kilomètres qui séparent Mercure de la Terre en seulement quelques mois, BepiColombo s'astreint à un voyage de sept ans, de près de 9 milliards de kilomètres à parcourir et neuf assistances gravitationnelles ! Des contraintes fortes mais nécessaires. Pour atteindre la « vitesse requise afin d'être capturée en orbite par la gravité de Mercure, la sonde devra perdre 7,7 km/s », ce qui est énorme. Ce freinage représente sept fois la poussée nécessaire pour rejoindre Mars ! L'énergie pour la mise en orbite autour de Mercure est même bien plus élevée que pour expédier une sonde jusqu'à Pluton, pourtant située entre 4,4 et plus de 7 milliards de kilomètres. BepiColombo réussira ce ralentissement en « effectuant un total de neuf manœuvres d'assistances gravitationnelles ». Après le survol, suivront deux manœuvres autour de Vénus et six autour de Mercure.

La sonde BepiColombo. Notez les deux boucliers thermiques de la mission : au premier plan, Mosif, qui sera installé sur le dessus de la sonde pour protéger l'orbiteur japonais MMO et, déjà installé sur l'orbiteur européen MPO, le bouclier (de couleur verdâtre) qui le protégera du flux thermique et des rayonnements infrarouges. © Rémy Decourt
« Pendant la phase de survol de la Terre, nous avons besoin d'être en contact quotidien avec la sonde. » C'est pourquoi, les trois antennes de 35 mètres du réseau de l’espace lointain de l'ESA, situées à Malargüe (Argentine), New Norcia en Australie et à Cebreros en Espagne, seront utilisées. Elles resteront en « contact permanent avec la sonde jusqu'au 13 avril pour s'assurer que tout s'est bien passé, c'est-à-dire que la sonde soit sur la bonne trajectoire en direction de Vénus » où auront lieu les deux « prochaines manœuvres d'assistances gravitationnelles pour ajuster la trajectoire de la sonde en direction de Mercure et continuer à freiner la vitesse de BepiColombo ».
Le saviez-vous ?
Après Mariner 10 dans les années 1970 et Messenger (2010-2015), BepiColombo est la troisième mission, et la première européenne, vers Mercure, la plus petite planète et la moins explorée de notre Système solaire. « La moins explorée non pas parce qu'elle n'est pas intéressante mais parce qu'elle est difficile d'accès », explique Álvaro Giménez, directeur du programme scientifique de l’ESA. Avec BepiColombo, l'ESA et la Jaxa se sont donné les moyens de faire progresser notre « connaissance de Mercure, progrès qui bénéficiera des succès de Messenger et des découvertes pionnières de Mariner 10 », précise François Leblanc, planétologue au Latmos.
Lors de ce survol, les scientifiques de la mission prévoient d'utiliser huit des dix instruments embarqués à bord de l'orbiteur MPO. Pour rappel, la sonde BepiColombo se compose du module de transfert MTM (Mercury Transfert Module), de l'orbiteur MPO dédié à la planète (Mercury Planetary Orbiter), du bouclier thermique, pour protéger l'engin des quelque 350 °C au voisinage de Mercure et de l'orbiteur MMO d'étude de la magnétosphère (Mercury Magnetospheric Orbiter), fourni par le Japon.
Pour les scientifiques, il s'agit de réaliser des mesures techniques et de calibration de façon à s'assurer de leur bon fonctionnement. Comme le souligne l'ESA, il ne faut donc pas s'attendre à des données avec le niveau de qualité espéré lorsque ces mêmes instruments seront mis en service autour de Mercure. La caméra principale ne pouvant pas être mise en route, l'ESA utilisera les trois caméras de type GoPro, situées sur le module de transfert, pour prendre des photos du système Terre-Lune qui passera dans leur champ de vision. Environ 300 images seront acquises 24 heures avant et 24 heures après le passage de la sonde au plus près de la Terre.
-
LE 10.04.2020: Actualité de météo / Météo du vendredi 10 avril : le jour le plus chaud
- Par
- Le 10/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour


La chaleur s'accentue encore un peu ce vendredi : c'est la journée la plus chaude de la série avec des valeurs records pour une première décade d'avril. Cette situation provoque une pollution de l'air à l'ozone.
A retenir
Des températures un peu fraîches le matin mais dignes d'un mois de juin l'après-midi.
Des conditions propices à la pollution de l'air à l'ozone malgré la faible circulation automobile.
Un risque orageux persistant sur le relief des Pyrénées.
Contexte météo
Le pays est toujours protégé par un anticyclone situé sur l’Europe centrale. Les systèmes dépressionnaires sont bien plus à l’ouest sur l’océan atlantique et apportent un peu d’instabilité sur la péninsule ibérique. Cette instabilité tend à déborder sur la chaîne des Pyrénées avec une évolution diurne et un risque orageux en cours d’après-midi.
Détail par régions
De la Bretagne aux Pays de la Loire et à la Nouvelle-Aquitaine, il fait beau dès ce matin avec un léger vent de terre. L’après-midi est bien ensoleillée malgré l'arrivée de quelques nuages sur la côte entre la Charente-Maritime et le Finistère. Il fera chaud jusqu'en bord de mer. Attention : des orages éclateront en fin d'après-midi au sud de la Garonne : prenant d'abord naissance sur les Pyrénées, ils remonteront plus franchement sur les plaines du piémont en soirée.
La douceur s’impose dès la matinée et les températures de l’après-midi atteignent un niveau de début juin avec quasiment 24° à 27°C sur toutes ces régions.
Sur le Centre-Val de Loire, l’Île-de-France, la Normandie et les Hauts-de-France, le soleil brille sans discontinuer malgré quelques petits développements nuageux inoffensifs, les fameux cumulus de beau temps.
Il y a toujours cette relative fraîcheur matinale (3°C à Nevers) alors que les maximales gagnent encore 1°C, affichant de 23° à 27°C.
Du Grand Est à l’Auvergne-Rhône-Alpes, en passant par la Bourgogne-Franche-Comté, il fait beau avec un ciel d'azur le matin. Quelques cumulus bourgeonnent l’après-midi sur le Massif central, les Vosges, mais surtout le Jura et les Alpes du nord.
Une certaine fraîcheur est présente en matinée (avec 1°C au Puy en Velay), mais l’après-midi est estivale avec de 21 à 25°C.
De l’Occitanie à la Corse, en passant par PACA, il fait beau malgré de rares entrées maritimes sur l'Aude. Dans l’après-midi, le soleil s’impose sur le littoral du Roussillon tandis qu'en fin de journée des plaques de brumes de mer arrivent sur la côte occidentale de l’Île-de-beauté. Partout ailleurs, c’est du plein soleil !
La douceur est un peu moins marquée le long du littoral en raison des brises marines qui permettent de tempérer l’air avec en moyenne de 18° à 22°C en général. Dans l’arrière-pays et la vallée du Rhône, les valeurs atteignent de 21 à 24°C en moyenne après la fraîcheur du matin.
Pollution à l'ozone
On note aussi le retour de la pollution à l'ozone sur notre pays, liée à la combinaison de l'ensoleillement, de la chaleur et des émissions de dioxyde d'azote (circulation automobile et industries). Grâce à la circulation limitée, cette pollution reste modérée, mais en temps normal, nous aurions un pic de pollution à l'ozone actuellement en France.
Les conseils de notre météorologue
Il est certes tentant de sortir avec ce temps souvent estival, mais la situation exceptionnelle actuelle nécessite plus que jamais de respecter le confinement. Aussi restez chez vous et profitez de cette belle luminosité en ouvrant les fenêtres ou en allant sur votre balcon ou jardin si vous en disposez d’un.
Si vous devez sortir pour raison professionnelle par exemple, vous noterez la grande amplitude des températures entre la fraîcheur du matin et la chaleur de l'après-midi : difficile de s'habiller pendant ces intersaisons !
SOURCES CHAINE METEO
-
LE 8.04.2020: Actualité de l'astronomie / La comète Atlas est-elle en train de se désintégrer sous nos yeux ?
- Par dimitri1977
- Le 08/04/2020
- Dans Actualité de la météo,de l'astronomie et de la sciences à la une du jour
La comète Atlas est-elle en train de se désintégrer sous nos yeux ?
Nathalie Mayer
Journaliste
On l'attendait comme la comète de l'année, voire de la décennie. Mais depuis quelques nuits, la comète Atlas semble montrer quelques signes de faiblesse. Des observations qui suggèrent qu'elle pourrait bien être en train de se désintégrer.
Atlas pourrait être la comète de l’année voire de la décennie ! Au cours de ce printemps 2020, une comète risque fort de faire sensation : C/2019 Y4 (Atlas). Venue des confins du Système solaire, elle arrive dans les parages de la Terre et du Soleil.
La comète C/2019 Y4 Atlas -- plus simplement connue sous le nom de comète Atlas -- a été découverte fin 2019. Depuis quelque temps, sa luminosité augmentait plus vite que les astronomes l'avaient initialement imaginé. Laissant même espérer que nous pourrions bientôt l'observer à l'œil nu. Sa luminosité était même annoncée comme atteignant celle de Vénus, d'ici le mois de mai. Un spectacle grandiose allait venir égayer notre confinement. Mais, revirement de situation ces dernières nuits. La comète Atlas pourrait bien être sur le point de se désintégrer.

Astronomers believe that Comet Atlas, which in one month has grown 4,000 times brighter than when it was first spotted, has the potential to become “the comet of a generation” if it maintains its composition.
65 personnes parlent à ce sujet
Dès le 15 mars, Karl Battams, chercheur au Naval Research Lab de Washington DC (États-Unis), déclarait : « je ne serai pas surpris de voir la comète Atlas commencer à s'estomper rapidement et peut-être même à se désintégrer avant d'atteindre le Soleil. » Et en effet, une baisse de luminosité a été notée ces derniers jours.

Qicheng Zhang (Caltech) reports the possible disintegration of comet C/2019 Y4 (ATLAS), image from the (NEXT) Telescope.
on April 6. An elongated pseudo -nucleus as seen below, could be evidence of a major destructive event in the nucleus. Is it RIP Comet ATLAS?67 personnes parlent à ce sujet
Un allongement du noyau révélateur ?
Plus récemment encore, des images prises par le télescope de l'observatoire de Xinjiang (Chine) ont montré un allongement du noyau de la comète Atlas de trois secondes d'arc, selon une direction semblable à celle de sa queue. Une morphologie en totale cohérence avec le déclin soudain de la production de poussière. Un signe, selon les chercheurs, d'une rupture du noyau de la comète. La désintégration de la comète Atlas pourrait aussi expliquer les anomalies de trajectoires également observées depuis quelques jours.

Comet C/2019 Y4 (ATLAS) appears to be breaking up!
Where I was still optimistic a day earlier, my iTelescope images from this morning showed the core to be elongated with a duplicate brightness peak.78 personnes parlent à ce sujet
« L'orbite de la comète est maintenant influencée par des forces "non gravitationnelles". Ces forces résultent de gaz qui se détachent du noyau d'Atlas et provoquent un léger déplacement de ce noyau dans la direction opposée. La plupart des comètes actives en font l'expérience dans une certaine mesure, mais pour la comète Atlas, les forces "non gravitationnelles" se sont déclenchées très brusquement et sont assez fortes. Cela soutient le récit d'un petit noyau poussé très fortement par un dégazage extrême, éventuellement accomp

Français
English
Español
Italiano
Deutsch
Nederlands
Portuguesa
Swedish
Romanian
Polish
Norwegian
Finnish
Bulgarian
Danish
Czech
Croatian
Hindi
Russian
Chinese (Simplified)
Japanese
Arabic